00:00Je rappelle quand même que les écologistes ont engrangé un certain nombre de choses à l'Assemblée nationale,
00:04plus l'augmentation de la CSG qui ne se fera pas sur votre petite assurance-vie, du petit épargnant, mais sur le capital.
00:11Et donc, demain ?
00:12Moi, ce que je dis, c'est que j'ai l'impression que les écologistes comptent pour les gouvernements depuis à peu près trois jours.
00:19C'est-à-dire à partir du moment où ils se sont rendus compte que leur propre majorité, étant très très friable sur le texte,
00:24ils allaient avoir besoin de nos voix.
00:25Ça a été beaucoup dit. On n'avait pas l'impression que les écologistes étaient considérés dans l'équation.
00:30Vous êtes moins fort en négociation qu'Olivier Faure ?
00:32Ah non, ce n'est pas qu'on est moins fort, c'est que je pense qu'on est peut-être plus déterminé.
00:35Donc, il commence par le plus facile, on va dire.
00:38Et surtout qu'il n'avait rien à nous répondre.
00:40Moi, j'ai fait plusieurs rendez-vous avec M. Lecornu sur le projet de loi de finances à l'époque,
00:43où on faisait des propositions claires sur l'écologie, mais même pas tellement spécifiques.
00:47On disait, alors, sur l'écologie, vous avez quoi à nous proposer ?
00:50Il répondait, j'ai pas eu le temps de regarder.
00:51C'est convoquer les écologistes à Matignon pour leur dire, j'ai pas eu le temps de regarder l'écologie.
00:55C'est soit de l'amateurie, soit du manque de respect.
00:58Et en tout cas, à ce niveau de responsabilité, les deux sont un problème.
01:00Donc, on a effectivement un sentiment, depuis trois jours, que nous sommes devenus très importants aux yeux de M. Lecornu.
01:06Ça nous a permis d'arracher un certain nombre d'avancées.
01:09C'est des milliards d'euros que les Français n'auront pas payés dans des franchises médicales
01:13ou qu'ils seront mis dans l'hôpital public.
01:14Mais moi, je ne vois toujours pas très clair sur ce qui va se passer demain,
01:18parce que je n'ai pas non plus les votes des autres groupes.
01:20Et donc, imaginez bien, vous n'attendez pas le vote des Renaissance ou des LR pour savoir ce que vous, vous allez faire.
01:28Mais imaginez bien, M. Fauvel, que si les propres troupes du gouvernement votaient contre ce PLFSS,
01:33ce serait quand même un peu cocasse de demander aux écologistes de venir à la rescousse du budget du gouvernement.
01:39Vous allez attendre de savoir ce que fait Gabriel Attal pour dire ce que font les écologistes ?
01:39Non, notre réunion de groupe est prévue demain, parce que c'est demain qu'on aura le vrai...
01:43Elle est prévue après celle de Gabriel Attal, du coup.
01:44Comment ?
01:44Elle est prévue juste après celle de Gabriel Attal.
01:46Traditionnellement, l'Assemblée nationale, vous le savez, toutes les réunions de groupe sont en même temps.
01:48Bon, donc vous aurez des experts dans la salle.
01:50Le problème, c'est que ces textes budgétaires, ça me fait penser à une fameuse recette du Nord-Pas-de-Calais,
01:53le pot de chlevesse.
01:54Vous savez ce que c'est ?
01:54C'est de la viande en gelée, on découpe tout, on mélange et ça fait une terrine.
01:58C'est qu'en fait, à force de faire un clin d'œil à la droite, un clin d'œil à la gauche,
02:02on a des textes qui, à la fin, parfois, énervent tout le monde.
02:05Là, en l'occurrence, on voit que la majorité est en colère sur un certain nombre d'avancées.
02:09Ce qui devrait, en fait, nous réjouir, c'est que nous avons obtenu des choses.
02:12Mais on a du mal à voir très concrètement,
02:14la ministre d'ailleurs a eu du mal à répondre à cette question.
02:16Elle a dit que l'ONDAM passe à 3%,
02:18mais c'est aussi un peu pour compenser le fait qu'on ne va pas augmenter les franchises médicales.
02:22De quoi on nous présente deux avancées,
02:24qui peut-être, en fait, sont une avancée,
02:27et la deuxième est en fait la conséquence de la première dans les chiffres qui sont donnés.
02:30et la deuxième est en fait la première dans les chiffres qui sont donnés.
Commentaires