00:00J'ai voulu faire une pause de 5 minutes sur TikTok et ça fait 45 minutes que je scrolle.
00:04Et ça, c'est un des nombreux effets de l'appli sur notre cerveau et sur notre santé mentale.
00:08Je t'explique.
00:09D'abord, consommer des vidéos à la chaîne peut perturber les capacités de concentration.
00:14De passer d'un contenu émotionnellement chargé à un autre contenu, le cerveau ne retient plus.
00:19Il est sans arrêt en train de zapper à la recherche de stimulation, donc de dopamine.
00:23Et pour obtenir cette même dose de l'Hormone du Bonheur, il faut consommer toujours plus de vidéos.
00:28Et ça, ça a un impact direct sur l'hygiène de vie.
00:30Puisque le temps passé sur les plateformes remplace les heures d'activité sportive ou de sommeil.
00:35Et d'après l'Institut du Sommeil et de la Vigilance, 75% des personnes en dépression ou souffrant de maladies psychiques ne dorment pas suffisamment.
00:43De plus, les réseaux sociaux peuvent être à l'origine d'une addiction au like.
00:46On est dans une piège parce qu'on est dans une forme de récompense aléatoire, un peu comme dans les machines à sou.
00:50Comme le cerveau ne sait pas trop ce qui marche ou ce qui ne marche pas, il va toujours être un peu en affût.
00:54On va vérifier sans arrêt si on a des notifs et créer une forme de dépendance.
00:58Et ce système de like, il a un autre désavantage, c'est qu'il entretient une forme de comparaison avec les autres et peut diminuer la confiance en soi.
01:05Les contenus partagés sur les réseaux sociaux sont souvent une version améliorée du quotidien.
01:10Ils provoquent de l'envie, voire de la frustration chez les jeunes followers, qui peuvent ensuite développer des troubles du comportement.
01:15C'est le cas de certaines jeunes filles qui tombent dans l'anorexie par volonté de ressembler à leur modèle virtuel.
01:20Et les risques peuvent aller encore plus loin et ça à cause de l'algorithme.
01:24Car les plateformes, elles ont tendance à proposer le même type de vidéos que celles précédemment likées.
01:28De fait, un jeune qui s'intéresse à des contenus sombres ou violents comme la dépression peut se retrouver bloqué dans cette spirale.
01:34C'est ce qu'on appelle le sad talk, c'est-à-dire qu'à un moment, si on regarde des vidéos sur la dépression, on va ne voir que ça.
01:41Ça peut entraîner là encore une espèce de banalisation de la dépression et enfermer la personne dans quelque chose de très négatif.
01:48Mais attention, les réseaux sociaux sont aussi une plateforme d'informations importante pour les jeunes et notamment sur les sujets de santé mentale.
01:56En revanche, il est important d'en parler à son entourage, d'abord pour éviter les erreurs d'auto-diagnostic et surtout pour être bien accompagné.
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