00:00Je ne sais pas, mais à l'Assemblée nationale, on se rend compte que peut-être que sur cette partie-là, il n'y aura pas de difficultés pour le gouvernement.
00:09Tout comme M. Peu, moi j'arrive dans ce débat avec, non pas trois, mais quatre boussoles.
00:14La première, c'est l'absence de mesures structurelles visant à pérenniser nos comptes sociaux. Il n'y en a pas dans ce PLFSS.
00:21La deuxième, c'est la fiscalité. Hier, nous avons évité le pire avec une augmentation massive de la CSG, c'est très bien, mais je suis encore vigilant.
00:30La troisième, c'est le déficit. Nous sommes sur un déficit évalué à plus de 25 milliards d'euros sur cet exercice budgétaire,
00:38et ça ne peut pas aujourd'hui convenir aux députés horizon et indépendants dont je fais partie.
00:44Et surtout, il y a la mesure qui ne suffit pas pour mon collègue Stéphane Peu, mais qui pour moi veut dire beaucoup,
00:50c'est celle de la suspension de la réforme des retraites, qui à mon avis est un non-sens complet,
00:54qui va à l'encontre de ce que nous devons faire, notamment en vue de la diminution du déficit public
01:01et de la santé de nos comptes sociaux.
01:04C'est la raison pour laquelle, aujourd'hui, je dis encore une fois, le compte n'y est pas à nos yeux.
01:08Le gouvernement ne reviendra pas sur cette suspension ?
01:10Je ne le pense pas.
01:11Et donc, nous nous déterminerons, en fonction de ce que le gouvernement décidera,
01:15en accord avec les autres parlementaires qui composent l'Assemblée nationale,
01:19et nous déterminerons notre choix mardi, en vue du vote global.