- il y a 7 semaines
Cette semaine, Estelle Poret est l'invitée de La victoire est en elles. Issue d'une famille spécialiste du motonautisme et plus particulièrement du jet-ski, Estelle a passé toute son enfance à apprivoiser cette machine extraordinaire de puissance. Cette saison, elle est devenue pour la première fois championne du monde de la discipline, en remportant notamment le dernier GP du Qatar fin octobre. Désormais, elle aspire à concurrencer les hommes sur la scène internationale, ce qu'elle a déjà accompli en France.
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00:00Musique
00:00C'est bien la victoire éternelle. Bienvenue sur Sport en France et ce plateau que vous connaissez parfaitement.
00:24Bonjour à toutes et à tous. C'est votre émission dédiée aux femmes dans le sport sur Sport en France.
00:31Toutes celles qui font le sport dans l'hexagone, qu'elles soient sportives de haut niveau, qu'elles soient coachs, qu'elles soient suiveuses, qu'elles soient évidemment dirigeantes.
00:40Elles se succèdent sur ce plateau pour parler de leur parcours et de ce qui les caractérise.
00:46Aujourd'hui sur ce plateau, face à moi, j'ai le plaisir de recevoir Estelle Poré. Bonjour Estelle.
00:51Bonjour.
00:52On se vous voit ou on se tutoie ?
00:54On peut se tutoyer.
00:55Allez, on se tutoie. Tu as 29 ans Estelle, tu es jet skieuse, pas jet setteuse, quoique peut-être, mais ça pour le coup.
01:03Dans une prochaine vie peut-être.
01:04Ce n'est pas la raison de ta présence en tout cas sur ce plateau.
01:08La raison de ta présence sur ce plateau, c'est un accomplissement que l'on va voir tout de suite.
01:14Cet accomplissement-là qui a eu lieu le 1er novembre dernier du côté de Doha au Qatar, puisque tu es devenu championne du monde de GP1.
01:29On parle de jet à bras en circuit pour la première fois de ta carrière.
01:33Tu es devenu championne du monde.
01:36J'ai parlé d'accomplissement.
01:39Le terme n'est pas galvaudé.
01:40J'imagine que tu as vécu beaucoup de choses malgré tes 29 ans seulement pour en arriver là.
01:46Qu'est-ce que tu as ressenti au moment de franchir la ligne ?
01:50C'était juste génial.
01:51C'est vrai que ça fait un paquet d'années que je me bats pour avoir ce titre.
01:55C'est vrai que c'est l'accomplissement d'une carrière, même si ça ne s'arrête pas là et je rêve de bien plus grand.
02:00C'était des émotions incroyables d'enfin y arriver quand tout se réunit.
02:04En plus de vivre ça avec mes proches qui étaient là-bas, c'était vraiment chouette.
02:10De cette saison de GP1, de cet accomplissement, de ces objectifs et défis à venir, on parlera évidemment durant cette prochaine demi-heure.
02:18Mais avant ça, j'aimerais qu'on s'attarde sur ton parcours, sur la personne aussi que tu es, Estelle, si tu le veux bien.
02:26Avec deux, trois questions un petit peu hors des sentiers battus pour apprendre à te connaître.
02:31Si tu étais une ville, si en tout cas une ville t'inspire et où tu te sens bien, quelle serait cette cité ?
02:39J'aime beaucoup hier en ce moment parce qu'il y a la mer déjà.
02:42Dans le Var ?
02:42Dans le Var, c'est ça.
02:43D'accord, ok.
02:44Il y a la mer, c'est très très beau.
02:46J'y passe souvent du temps pour m'entraîner ou simplement en loisir, faire du sport, courir sur la presqu'île où c'est magnifique, faire du jet en mer.
02:54C'est un coin que j'aime beaucoup en ce moment.
02:56Cette période de l'année, ça fait envie en tout cas.
02:58C'est ça.
02:58Clairement, Estelle, tu...
02:59J'en ai été.
03:00Oui, c'est ça.
03:01On va dire ça.
03:02Allez, si tu devais être une autre sportive, en tout cas si tu as une modèle de sportive ou sportif d'ailleurs.
03:11Côté sportive, Périne Laffont, je pense qu'il y a un modèle pour moi parce que pareil, pionnière dans sa discipline.
03:17Et voilà, j'aime beaucoup le profil et la réussite qu'elle a.
03:21Elle m'inspire.
03:22Elle m'a beaucoup inspiré.
03:23Elle continue de m'inspirer encore aujourd'hui.
03:25Tu aurais pu faire du freestyle en jet à bras ou pas du tout ?
03:28J'y suis pas allée, mais j'aurais pu, qui sait, peut-être dans une prochaine vie.
03:32Ça me tente en tout cas de tenter de faire le backflip en jet.
03:36Je veux bien te croire.
03:37Si tu étais enfin une compétition, une épreuve ou une discipline que tu aurais aimé essayer ou que tu as essayé, mais que tu as mis de côté, ce serait quoi ?
03:45Alors, j'ai jamais essayé, mais la MotoGP, j'aurais vraiment adoré.
03:50C'est étonnant parce qu'on est sur une discipline, la tienne en l'occurrence, qui peut s'y rapprocher quelque part sur quelques aspects.
03:56C'est ça, elle s'y rapproche, sauf qu'on est sur l'eau.
04:00Mais c'est vrai que depuis quelques années, je suis la MotoGP de près quand même, parce que j'ai un entraîneur en commun qui est dans ce milieu-là.
04:09Et voilà, j'adore vraiment ce sport et j'aurais bien aimé en faire.
04:15Et peut-être qu'un jour, j'essayerai la moto sur piste, j'espère en tout cas.
04:18Cet entraîneur en commun n'est pas ton père, mais il aurait pu l'être parce que tu es né il y a donc 29 ans dans l'Ain.
04:26On casse tout de suite un cliché, on peut faire du jet ski, du jet à bras en n'étant pas à la mer, n'est-ce pas ?
04:33C'est ça.
04:33Tous les cours d'eau sont potentiellement des lieux.
04:35Exactement, les lacs, les fleuves et donc j'ai démarré sur le Rhône.
04:39Donc comme quoi, c'est possible de faire du jet sans être à la mer, effectivement.
04:43Ton papa, on le disait donc, était déjà dans le domaine, concessionnaire, réparateur de jet, ta maman pilote.
04:50On va le voir d'ailleurs avec quelques coupures de presse que notre chef d'édition, Julien Perroné, a déniché.
04:57Tu as droit à ton faire part de naissance dans la presse et on y voit en lisant attentivement que tes parents, Gilles et Nathalie, sont présentés comme des passionnés de jet.
05:04Voilà ce qui les caractérise.
05:06Donc déjà, tu sais dans quel milieu tu es.
05:09Tu arrives après trois frères aînés, Mickaël, Morgane et Jérémy, qui font tous du jet.
05:14Tu en as franchement la première fois fait.
05:20À quel âge, si on peut convoquer les souvenirs ?
05:23Je suis née dans ce milieu, j'ai toujours connu ça.
05:26C'était vraiment une passion de famille.
05:28Après, la première fois que j'en ai fait seule, c'était réellement à 12 ans parce qu'avant, ça reste quand même un engin motorisé.
05:34Donc, il faut faire attention.
05:36Mais j'en ai fait, je pense, très jeune avec mon papa à deux, on va dire, où il m'accompagnait.
05:42Et depuis toute petite, j'accompagne mes frères et ma famille au jet.
05:47Les porés, regardez en action.
05:48Comme un loisir.
05:49Exactement.
05:50Voilà, on a les images.
05:52C'était notre loisir du dimanche quand on était petit.
05:55Voilà, on allait au bord de l'eau.
05:56Ma maman préparait le goûter.
05:58On faisait du jet.
05:58C'est vraiment des chouettes souvenirs qu'on a tous ensemble.
06:01Ça devait être de beaux rallies, cette organisation familiale du week-end.
06:05En tout cas, à l'époque où ce n'était qu'un loisir.
06:07C'est ça.
06:07Oui, mes parents, ils avaient un gros 4x4, je crois, pour pouvoir nous amener tous ensemble au jet.
06:14Et ça nous a fourni plein de souvenirs.
06:16Et après, bien évidemment, c'est devenu un peu plus sérieux avec la compétition.
06:19Mais ça a vraiment commencé en passion, loisir.
06:23Et ça l'est toujours aujourd'hui, d'ailleurs.
06:24Tu disais dans une interview en 2024, ça a été une vraie école de la vie tous les jours, je te cite.
06:29Au-delà de ce partage familial, avec ce crew de 4 enfants et les 2 parents qui sont complètement infusés au jet également.
06:37Tu peux développer sur cet aspect éducatif de la discipline, peut-être de la compétition aussi ?
06:44Oui, je pense que c'est le sport en général qui est une très belle école de la vie parce qu'elle apprend les bonnes valeurs.
06:50On apprend aussi qu'en travaillant, on y arrive, on progresse.
06:54Ça donne une certaine rigueur, une certaine organisation.
06:57Et c'est pour ça que je pense que c'est une bonne école de la vie.
07:00Parce que c'est, en tout cas pour ma part, c'est le sport qui me fait me lever le matin,
07:04qui me donne envie, qui me motive à faire plein de choses pour performer dans mon sport.
07:09Et je pense que pour ça, c'est une très belle école de vie et qui donne de bonnes valeurs et de respect envers ses concurrents.
07:15Mais aussi de dépassement de soi et tout ça fait que le sport apporte vraiment beaucoup de choses, je pense, dans la vie de tous les jours.
07:23Alors, il y a la Estelle avec le Bob à Caro-Vichy.
07:26À cet âge-là, on n'imagine probablement pas ce que l'on veut faire.
07:32Quand est-ce que tu t'appropries cette passion ?
07:34Quand est-ce que tu te dis, c'est ce que je veux faire et pas ce que l'on attend de moi ?
07:38Je ne sais pas si la question te paraît logique.
07:41Si, si, bien sûr, et la question résonne très bien parce que c'est vrai que quand je suis, moi, arrivée en compétition,
07:46mes frères faisaient déjà de la compétition, donc j'avais aussi cette petite pression en moi.
07:51Voilà, il faut que je performe. Est-ce que j'ai vraiment envie de faire ça ?
07:55Je faisais plein de sports quand j'étais jeune.
07:56J'ai fait du basket, j'ai fait du hand, j'ai fait de l'équitation, je fais de la danse.
08:01Ah oui ?
08:01J'ai été un peu multi-sport. J'ai commencé la compétition à 14 ans en jet et je pense que c'est réellement autour de mes 17-18 ans
08:11que je me suis vraiment investie en me disant, OK, c'est ça que je veux et je veux travailler pour gagner.
08:19Entre-temps, j'ai fait mes études, donc je me suis consacrée à mes études en école d'ingénieur en bâtiment,
08:24de 18 ans à 23 ans. C'est ça. Donc c'est finalement après que je me suis organisée pour vraiment m'entraîner à la hauteur de mes objectifs.
08:36Tu t'appropries cette passion. Comment tu t'appropries cette machine, ce jet, cette espèce d'engin ultra protéiné
08:46qui peut aller de 0 à 120 km heure en 4 secondes, qui pèse plus de 200 kg ?
08:52Est-ce que tu as toujours eu des facilités avec ou est-ce qu'il a vraiment fallu dompter cette bestiole ?
09:00Vous l'avez vu en image, je suis née quasiment dessus. Du coup, ça va, j'ai toujours eu certaines facilités à les conduire.
09:11Après, ça reste des engins effectivement très puissants.
09:14Hyper nerveux !
09:15Hyper nerveux où il y a vraiment une technique de pilotage très importante pour pouvoir accrocher en virage,
09:20pas tomber, une certaine forme d'équilibre parce qu'au début, quand on démarre le jet à bras, on ne tient pas forcément debout dessus.
09:28Exactement.
09:28C'est comme le vélo, en fait. Si on n'accélère pas, on perd l'équilibre.
09:32Et tu ne peux pas freiner, c'est l'inertie.
09:34Il n'y a pas de frein. Il n'y a qu'une gâchette, on ne peut qu'accélérer.
09:38Donc voilà, il n'y a pas trop de choix.
09:41Et après, de tout jeune, mon papa nous entraînait en jet plutôt sous le ton du jeu.
09:48Et on faisait beaucoup d'exercices techniques pour aborder les virages, les courbes, etc.
09:53où là, on venait vraiment travailler la position et le pilotage de la machine.
09:57Et je pense que ça m'aide toujours aujourd'hui d'avoir cette très bonne base technique
10:02et de pouvoir m'adapter facilement à n'importe quelle machine.
10:06Alors, ça fait partie des savoir-faire et qu'on ne détecte peut-être pas forcément avec ces images on board.
10:11Mais il y a après tout ce qui est de l'ordre du travail.
10:14Parce que sur des manches de compétition qui font une vingtaine de minutes,
10:18ton cardio ne descend jamais en-dessous des 180 pulses par minute.
10:22C'est juste monumental.
10:25Il faut pouvoir aller bouger ces 200 kilos.
10:28Donc j'imagine qu'au niveau des bras et ta tenue du corps, il faut des abdos.
10:32J'imagine que la préparation physique.
10:34C'est hyper complet.
10:35On s'entraîne tous les jours.
10:36Enfin, moi, je m'entraîne tous les jours sportivement pour ça.
10:40Et c'est environ 80% du temps d'entraînement.
10:43C'est en dehors de la machine, finalement.
10:45C'est entraîner son corps, entraîner son cœur, comme tu l'as dit.
10:47Parce que ça va très, très vite.
10:49On est aussi dans l'eau, donc on ne respire pas forcément comme on le veut tout le temps.
10:54Un peu d'eau qui s'engouffre.
10:56C'est ça.
10:57Et on est très, très haut en pulsation.
10:59Et pour tenir 25 minutes, effectivement, il faut s'entraîner.
11:03Et aujourd'hui, c'est vraiment un entraînement de tous les jours.
11:06Et malgré ça, on sort des manches.
11:09On est quand même très fatigué.
11:10On rembobine sur ton parcours.
11:14Il y avait déjà de la fatigue à l'époque.
11:16Mais en 2011, à seulement 15 ans, et après des premières compétitions qui y sont déjà arrivées très vite,
11:20tu l'as mentionné tout à l'heure, tu participes à ton premier championnat du monde féminin.
11:24Tu finis quatrième.
11:25On avait déjà dû te dire que tu avais des prédispositions, une forme de don.
11:28Ce travail mené très jeune avec ton papa.
11:31Mais accéder à ce niveau de compétition aussi jeune, ou en tout cas, arriver à performer très vite à l'échelon international,
11:40est-ce que c'est là où tu as, c'est un peu un game changer, tu te dis,
11:43oula, là, quand même, ça peut devenir sérieux et vraiment aller au-delà du hobby, quoi.
11:52C'est exactement ça.
11:53Parce qu'à l'époque, c'était donc ma première participation.
11:55Et je n'avais pas forcément la machine pour gagner, ni le, entre guillemets, le niveau d'investissement,
12:00parce que j'étais sur mes études, que mes parents m'ont toujours poussé à faire de mes études une priorité.
12:06Du coup, atteindre cette quatrième place, finalement, sans avoir trop investi sur moi-même et sur la machine,
12:14m'a fait comprendre que le niveau, il était là.
12:18Après, pour aller chercher les places de devant, il allait falloir travailler, forcément.
12:21Mais pour une première, j'étais déjà contente.
12:25Je savais où je voulais arriver.
12:27Ça a mis un peu de temps, parce qu'entre 2011 et 2025, il s'est passé un peu de temps jusqu'à ce que j'y arrive.
12:34Mais ça reste un sport difficile, un sport mécanique,
12:37où il faut vraiment que tous les paramètres soient réunis pour jouer la victoire du championnat,
12:41qui ne se déroule pas en une épreuve.
12:43Et c'est ce qu'on a fait cette année, du coup.
12:46Eh oui, on va y revenir.
12:47Mais avant cela, même si tu dis que le Graal a mis du temps,
12:51effectivement, cette grosse décennie, tu as quand même entre-temps enchaîné une kyrielle de médailles.
12:57Écoutez donc, vice-championne du monde 2014-2017.
13:01En 2014, d'ailleurs, je crois que tu es derrière ta belle-sœur, c'est ça ?
13:04Oui, c'est ça.
13:04Ménard Poré, et évidemment, également, vice-championne d'Europe en 2020 notamment.
13:10Il ne te manque donc qu'à l'époque ce titre suprême.
13:14Mais tu l'as dit, tu ne peux pas te dédier à 100% aux jets.
13:18Il y a les études et il y a derrière une activité professionnelle qui va découler de ces études.
13:24Tes parents qui y sont passés avant, je crois, ont toujours été manier un peu le frein.
13:30Enfin, tu devras aussi gérer une passion qui ne te fera pas gagner ta vie.
13:36C'est un peu ça l'idée ?
13:36Exactement, c'était ça l'idée.
13:39Et donc, il fallait travailler quand même, faire ses études, préparer son avenir.
13:44Aussi parce que ça reste un sport mécanique et que forcément, ça coûte cher.
13:49Donc, il fallait préparer ses arrières et puis réunir le budget nécessaire pour faire la saison.
13:57Donc, c'est vrai que la priorité, elle a d'abord été sur les études.
14:01D'ailleurs, je me suis lancée en entrepreneuriat pour essayer de lier les deux, c'est-à-dire le travail et le sport.
14:09Ça a plutôt bien fonctionné, mais j'ai eu du mal à arriver là où je voulais encore arriver.
14:14J'ai dû faire de nouveau des changements pour m'entraîner plus, avoir la tête un peu plus libérée au sport et faire ça plus intensément, on va dire.
14:25Tu as monté une entreprise de conseil dans le secteur industriel, dans le secteur secondaire, sur de la rénovation.
14:32Et je crois que tu as même eu une entreprise de menuiserie avec ton frère.
14:35C'est ça, avec deux de mes frères.
14:36Deux frères ?
14:37Avec lesquels on s'est associés.
14:39La menuiserie, c'est aussi un peu une histoire de famille puisque mon papy avait une entreprise à l'époque de métallerie, serrurerie, un peu menuiserie.
14:47Et donc avec mes frères, on s'est associés pour monter une entreprise dans la menuiserie, enfin deux entreprises même.
14:56Et donc moi, je gérais la partie avec les professionnels.
14:58C'était très intense.
14:59On retrouve vraiment beaucoup de similitudes dans le sport et dans l'entreprenariat.
15:03J'ai été pris de passion pour l'entreprenariat.
15:05Parfois même, ça a pris le dessus sur le jet.
15:08Et je ne le regrette pas du tout parce que là aussi, c'était une très belle expérience.
15:14Mais ça m'a pris le dessus en termes de temps, en termes de passion aussi.
15:19Et du coup, c'est devenu difficile de lier les deux.
15:21Parce que quand on veut exploser dans les deux domaines, forcément, il y en a un qu'on délaisse un peu plus et à l'inverse pour travailler sur l'autre.
15:29Et à cette patte d'oie, tu t'es retrouvée en quelle année ?
15:32Exactement, en fait, je me suis blessée trois fois.
15:36Donc, ça fait trois ans que je me blesse.
15:38Et ma première blessure, j'ai déjà eu une petite sonnette d'alarme en me disant,
15:43bon, une blessure, ça n'arrive jamais pour rien, généralement.
15:46J'ai déjà fait quelques changements.
15:48C'était la cheville à l'époque ?
15:49C'était la cheville, c'est ça.
15:51Donc, j'ai pris une vague encore.
15:52C'était la première compétition de l'année.
15:54Et à la réception, la cheville a vrillé.
15:56Je me suis fait une fracture déplacée de la maléole.
15:59Oui, parce qu'à 100 km heure, tu ne tombes pas dans l'eau.
16:02Tu rebondis sur du béton, c'est ça ?
16:04Là, c'est plutôt en retombant sur la machine, d'ailleurs.
16:07Ah oui ?
16:07Comme il n'y a pas de frein, j'ai pris une vague un peu vite et je suis montée un peu haut.
16:12Et j'avais accumulé beaucoup de fatigue parce qu'on avait une entreprise qui se développait très bien.
16:17Et c'est vrai que c'est quand même du souci.
16:21Moi, je suis plutôt perfectionniste dans mon travail.
16:23J'ai envie d'atteindre tous les défis que je me fixe.
16:26Et du coup, je m'étais beaucoup engagée dans mon travail.
16:30Et ça a un peu joué sur, je pense, le côté fatigue.
16:34Donc, il y a cette première blessure qui arrive, qui ne met pas en chemin tout de suite mon changement de vie,
16:41mais en tout cas qui prépare.
16:44Je me remets de cette blessure, je reviens à un haut niveau et paf, je me refais une seconde blessure un an et demi après, quasiment à l'épaule cette fois-ci.
16:52Donc là, les tendons sont foutus ?
16:55Exactement.
16:56Donc, réopération, rééducation, tout ce qui suit pour revenir d'une blessure à nouveau.
17:03Et là, les gains marginaux, tu dois les mettre quelque part, c'est ça ?
17:05Exactement.
17:06Et là, il y a encore une troisième blessure après parce que du coup, je suis revenu encore à haut niveau.
17:11Et la troisième blessure, cette fois-ci, un accident.
17:13Mais là, ça fait un peu électrochoc dans ma tête.
17:17Je me dis, allez, maintenant, je vais m'investir dans le sport et je vais essayer d'organiser ma vie pour vivre ça à fond pendant les trois, quatre prochaines années.
17:28Donc, il y a ce petit creux de la vague qui est lié au double projet et donc à ses blessures.
17:34On l'a bien compris.
17:35Tu as toujours donc cru en ce retour et en cette capacité d'avoir la volonté de travailler pour revenir.
17:42Oui, je crois que je ne me suis jamais posé la question est-ce que j'y arriverais.
17:46J'ai au fond de moi toujours su que j'y arriverais.
17:49Je me suis juste dit que quand j'ai échoué, en tout cas, que tout n'était pas réuni pour que je gagne.
17:55Et du coup, j'ai toujours travaillé pour essayer de réunir tous les paramètres.
17:59Et la blessure a été, entre guillemets, un leitmotiv plutôt facile parce que quand on se blesse, on n'a qu'un objectif.
18:08Finalement, c'est revenir au plus haut niveau.
18:09Donc, ça, ça a été, entre guillemets, les parties un peu faciles, même si au bout de trois fois, on est fatigué à chaque fois de refaire tout le chemin.
18:17Et une fois remis sur pied, entre guillemets, là, on peut se reconcentrer sur la performance.
18:23Et cette année, j'ai vraiment essayé de tout mettre en phase pour aller décrocher cette victoire, ce qui n'était pas forcément le cas les années d'avant.
18:312025, on y arrive.
18:32Donc, tu fais ce choix important et j'imagine qu'il ne devait pas être simple de prioriser le sport.
18:38eu égard à ses accroches aussi perso dans le travail.
18:43Est-ce que tu débutes l'année avec l'objectif titre mondial ?
18:45Oui.
18:46Et ça fait plusieurs années que je débute la saison avec cet objectif-là.
18:51Les années d'avant, il y a eu les blessures.
18:53Donc, forcément, ça a cassé l'objectif, on va dire.
18:58C'est l'Indonésie, la première course de la saison.
19:01C'est ça.
19:01En l'occurrence, où on te retrouve.
19:03Pour être championne du monde, le principe, il est globalement le même qu'en F1 ou en MotoGP, par exemple.
19:07Tu en parlais tout à l'heure.
19:09Je cite ces disciplines, car on parle de course en circuit.
19:12Vous concourez dans des écuries.
19:13Il y a plusieurs étapes dans l'année et des points en fonction du classement à l'arrivée qui déterminent un classement général.
19:19La première est sacrée.
19:20Et là, on voit ton parcours.
19:22Cette saison, il y avait par exemple trois GP, mais vous disputez trois courses par GP.
19:26Donc, neuf courses par saison.
19:27C'est ça.
19:28Plus une pole position par GP.
19:29Exactement.
19:30Plus des qualifs le vendredi dans ces courses pour déterminer le départ.
19:34Et on voit donc ce qui sera à jamais une photographie de ton premier titre mondial.
19:41Oui, ça fait quoi ?
19:42D'ailleurs, quand tu franchis la ligne au Qatar, tu as un souvenir, là, quelques semaines après, du ressenti que tu as ?
19:51La course au Qatar était très stressante parce qu'à l'arrivée sur ce GP,
19:54on était trois filles à pouvoir gagner très proches en classement.
20:00Tu arrives au Qatar avec 15 points d'avance au général, je le rappelle.
20:02Non, 7 points.
20:037 points, pardon.
20:03Oui, 7 points d'avance, mais ce n'est pas beaucoup parce qu'on gagne 25, 22, 20 points en fonction du classement.
20:11Donc, c'était très peu.
20:11C'était celle qui allait gagner, on les voit d'ailleurs, mais deux autres concurrentes sur cette image,
20:15qui allait gagner le Grand Prix qui remportait le championnat.
20:17Donc, une arrivée très stressante où je me dis, voilà, à la pole position, il faut tout de suite montrer que je suis là.
20:25Chose faite, je remporte la pole position.
20:27Donc, déjà, je peux souffler un peu en me disant, j'ai l'air d'être plus rapide sur circuit ce week-end, c'est chouette.
20:32Je fais la première manche sans prendre trop de risques, donc un peu frustrante parce que je n'ai pour moi pas piloté mon potentiel, on va dire.
20:42Mais je fais quand même troisième.
20:43Oui.
20:43Donc, ça me permet d'assurer les points.
20:47Deuxième manche où je réalise une deuxième place, donc pareil, c'est là que je me retrouve avec 15 points d'avance avant la dernière manche.
20:53Donc, normalement, tout est gagné.
20:56Il suffit que je termine la manche, j'aurais pu perdre la course.
21:00Mais non.
21:00Il me restait juste à finir.
21:02C'est parce que tu as fait.
21:03Et j'ai fait troisième, mais quand même, pareil, pas à mon plus haut potentiel parce que dès le premier tour, j'avais, entre guillemets, déjà l'alarme aux yeux en me disant, j'ai juste à finir cette course.
21:14Et ça y est, on sera titré, quoi.
21:16Bravo.
21:17C'est incroyable.
21:17C'était vraiment chouette.
21:18Ce sentiment de courir avec déjà ce coup d'avance et de penser à la suite avec ses vitesses.
21:26On a noté en revoyant tout à l'heure ton parcours que tu n'es pas descendu du podium tout au long de la saison, quand même.
21:33C'est vrai.
21:34C'était très régulier cette année.
21:37Et c'est de ça, d'ailleurs, je pense, dont je suis le plus fier, même si le titre, c'est une finalité.
21:42J'ai fait cette année cinq courses internationales, donc trois Grands Prix du Mondial et deux Grands Prix du Championnat d'Europe.
21:48Et 100% de podium.
21:50Et ça, c'est vraiment chouette parce que ça image forcément une régularité, la régularité de mon travail, de mon entraînement, mais aussi de toute l'équipe.
22:00Parce que pour faire des podiums à chaque Grands Prix, ce n'est pas rien.
22:04Derrière, il y a toute une équipe qui est là pour m'aider, pour me soutenir.
22:07Et c'est vraiment chouette d'avoir fait une saison comme ça.
22:10Alors, tu as cette médaille devant toi, là.
22:12On la voit.
22:13Merci à Enzo et à François à la réalisation.
22:16Ce mois de recul depuis ce titre, j'imagine qu'il t'a fait penser au chemin parcouru.
22:26Et puis aussi, parce que tu as l'air d'avoir un agenda bien rempli à la suite, au défi, au challenge.
22:31Quel serait-il pour toi pour 2026 ou au plus près de nous, d'ailleurs ?
22:36Qu'est-ce que tu aimerais voir maintenant après cette quête d'or ?
22:40C'est vrai qu'après la victoire, je me suis finalement vite remise à préparer 2026 parce que ça va vite.
22:46Et que de toute façon, quand on est sportif, je pense qu'on est adepte des défis, du challenge.
22:52Et voilà, on a toujours envie de plus.
22:56Donc forcément, 2026 en grande préparation, je vais tout faire pour conserver mon titre.
23:01Ça, c'est vraiment l'objectif l'année prochaine.
23:03Donc je vais de nouveau participer au championnat du monde et avec l'objectif de conserver ce titre-là.
23:10Et en plus, j'aimerais continuer parce que je cours avec les hommes au championnat de France pour m'entraîner pour le mondial.
23:16Et j'aimerais continuer à courir avec les hommes, mais aller un peu plus loin.
23:21Et pourquoi pas faire des courses internationales dans la catégorie reine masculine, du coup.
23:26Les règlements le permettent aujourd'hui ?
23:27Les règlements le permettent, oui.
23:29On peut courir.
23:30Alors les hommes ne peuvent pas courir dans les catégories féminines, mais nous, on peut aller courir avec eux.
23:36Et j'ai vraiment envie de me challenger un peu plus à ce niveau-là.
23:40Et voilà, de montrer que les femmes peuvent aussi avoir leurs atouts en sport mécanique.
23:44D'autant plus en sport mécanique physique aussi, parce que c'est ça le plus dur aujourd'hui.
23:48Ça va être vraiment la partie physique, aller battre un homme physiquement.
23:54On va dire qu'on n'a pas la même physiologie et ça, il va falloir s'entraîner deux fois plus.
23:58Et des femmes en jet qui s'imposent chez des hommes, eh bien ce sera l'objet de notre deuxième partie d'émission.
24:06On va s'intéresser à ces légendes du sport, comme nous le faisons habituellement dans notre rubrique Sacré Championne.
24:12Estelle Poré, championne du monde de jet à bras et notre invictée dans LVEE, épisode 177.
24:25Eh oui, on accueille aussi évidemment Julie Caron, rédactrice en chef d'OFéminin.
24:29Bonjour Julie.
24:30Merci, mais enchantée Estelle.
24:32Alors moi, ce que j'aime vraiment dans cette émission, c'est de pouvoir découvrir des parcours très inspirants de femmes comme le vôtre.
24:38Et en faisant mes recherches sur votre discipline, j'ai été interpellée par une autre athlète qui a elle aussi été pionnière de son côté de l'océan.
24:47C'est Anna Glennon.
24:49Alors on la surnomme Jet Girl 777.
24:51Elle a littéralement bousculé les vagues, mais surtout les idées reçues.
24:55Cette Américaine, elle s'est imposée dans ce sport, on l'a dit, qui est physique, qui est très exigeant et qu'on croit à tort très masculin.
25:03Et pourtant, de son côté, Anna, il n'y a rien qui l'a prédestiné à affronter la mer.
25:08Elle est née dans le Missouri, donc c'est à des kilomètres de l'océan.
25:12En revanche, elle a passé son enfance dans les ateliers mécaniques avec son père, qui lui est très fan de la discipline.
25:20Donc, il a mis des bébés sur le jet ski.
25:24Ça me rappelle quelque chose.
25:25Et de là est née une véritable passion commune et familiale.
25:30Elle a à peine 14 ans quand elle construit avec lui son premier jet, pièce par pièce.
25:35Donc, c'est vraiment leur langage commun.
25:38Et très vite, on comprend qu'elle n'est pas là pour faire la figuration.
25:41Elle est talentueuse comme vous.
25:42Elle s'entraîne dur.
25:44Elle tombe.
25:44Elle recommence.
25:45Vous connaissez ça par cœur.
25:46Et elle se met à voyager sur les circuits où elle gagne dès sa première saison,
25:51notamment aux États-Unis avec des titres nationaux,
25:54jusqu'au jour où elle réussit ce que personne jusque-là dans l'histoire de l'IJSBA n'avait accompli.
26:00Elle devient la première femme championne du monde dans une catégorie masculine.
26:04Donc, c'était la Men's Classic to Stroke.
26:06On est en 2016 à ce moment-là.
26:08Moteur de temps.
26:09Donc, on pourra débattre de la valeur de ce championnat versus les championnats du monde
26:14organisés par la Fédération internationale.
26:17Mais ce qui est sûr, c'est que ça reste un moment historique,
26:20puisqu'on voit une femme battre les hommes sur leur terrain et sans concession.
26:24Et d'ailleurs, à la fin de la compétition, elle a déclaré
26:26« C'est l'un des jours les plus fun de ma vie. »
26:28Et on peut la comprendre.
26:29Je pense que la reconnaissance de ce titre, il déparasse largement le cadre de la simple victoire sportive.
26:36Oui, parce que c'est ça. Au-delà du sport, c'est clairement un symbole immense qu'elle représente à ce moment-là.
26:40C'est la preuve magistrale, s'il en fallait une, que la puissance, l'endurance et la technique,
26:46il n'a pas de genre, en fait, qu'une femme peut être non seulement légitime,
26:50mais surtout dominante dans un sport mécanique.
26:53Et c'est ce qui rend Anna Glennon, à mes yeux, très spéciale.
26:56C'est qu'elle a construit autour de cette victoire quelque chose de plus grand que le sport.
27:02En 2012, elle a fondé la Jet Girls Racing.
27:05Donc, on est déjà même avant cette victoire historique.
27:08C'est une équipe familiale dans laquelle, en fait, elle fait tout elle-même.
27:12C'est très artisanal avec son père et sa sœur.
27:15Donc, ça reste aussi familial.
27:17Et donc, année après année, son but, c'est vraiment d'aller inspirer des jeunes filles partout dans le monde.
27:22Parce qu'évidemment, elle milite pour plus de visibilité des femmes dans les sports motorisés.
27:28Et donc, ce qu'elle incarne, en réalité, c'est la notion plus simple.
27:32Et la plus simple et la plus puissante du sport, c'est la liberté.
27:35Puisqu'elle a eu la liberté de choisir son chemin, même si ce n'était pas vraiment prévu pour elle.
27:40Et la liberté, surtout, de faire voler en éclat ce que les autres pensent que vous pouvez ou ne pouvez pas accomplir.
27:47Waouh !
27:47Toute ressemblance avec une personne sur ce plateau serait purement fortuite.
27:52Non, mais un papa qui développe et fait de la mécanique autour des jets, une passion dévorante et transmise.
28:00Vous connaissiez le parcours d'Anna ?
28:02Oui, oui, je le connais.
28:04C'est un parcours aussi inspirant.
28:07À l'époque, il y a eu d'autres femmes, même avant Anna, je pense, qui l'ont inspirée aussi,
28:11qui commençaient un petit peu à se frotter aux hommes, mais ça ne se faisait pas autant.
28:16Et maintenant, on voit que de plus en plus de femmes osent.
28:19Et ça, c'est juste génial.
28:21Et ça fait partie, c'est aussi moi ce qui m'inspire, c'est pouvoir aujourd'hui dire aux jeunes filles,
28:26ne vous limitez à rien.
28:27Si vous avez envie de faire de la voiture, de la moto, du jet ou peu importe,
28:31vous pouvez y arriver et vous pouvez en plus battre les hommes.
28:36C'est possible aujourd'hui.
28:37Vous l'avez dit au niveau des règlements, les barrières n'existent pas dans votre discipline.
28:42Et en plus, également, dans le regard des garçons,
28:45votre machine, vous la partagez à temps partiel avec votre frère.
28:49Ça a été le cas, en tout cas, Jérémy, qui fait comme vous en 2025.
28:51Exactement, c'est la preuve.
28:52C'est ça, on s'est partagé.
28:54Alors, ce n'était pas forcément notre choix,
28:55parce que ça a été des contraintes de budget et de logistique,
28:58mais on s'est partagé la même machine avec mon frère cette année sur le championnat du monde.
29:01Et je pense qu'on l'a tous les deux très bien exploité,
29:04parce que lui fait deuxième et moi, je remporte le championnat.
29:07Donc, c'est plutôt génial.
29:10Il n'y a pas de barrière, effectivement.
29:12Les seules barrières qu'on peut se mettre, comme vous le disiez,
29:14c'est finalement les barrières mentales.
29:16Et aujourd'hui, c'est chouette qu'il y ait des athlètes comme Anna,
29:19je me mets aussi dans la boucle, mais il y en a d'autres,
29:21qui soient là pour inspirer les jeunes femmes
29:24et leur dire que la seule barrière, finalement, c'est simplement elle.
29:28Et après, il suffit de travailler et on y arrive, quoi.
29:33Estelle nous a amené le soleil de Doha sur son visage et son sourire.
29:37Est-ce que dans l'image de la semaine, Julie, on va garder le sourire ?
29:41Alors, on garde le sourire, un peu moins le soleil.
29:44Mais c'est le visage rayonnant des trois jeunes femmes
29:46qui ont remporté le rallye jeune organisé par la FFSA.
29:51Donc, cette compétition entre amateurs,
29:53elle offre aux gagnants l'opportunité de courir une saison entière en rallye.
29:57Et pour la première année, trois places étaient réservées à des femmes.
30:00Donc, on a hâte de les suivre dans cette aventure.
30:03Très bien. FFSA, Fédération Française de Sport Automobile.
30:07Et bien, on suivra effectivement leurs aventures en 2026
30:11dans la Victoire Éternel. On viendra en parler, Julie.
30:13Avec plaisir.
30:14Merci, Julie Caron, en tout cas, pour toutes les actualités du site
30:17auféminin.com, l'actualité pour vous et vos équipes.
30:21On suit attentivement ce que vous produisez, évidemment, du côté d'Auféminin.
30:26Nous aussi, Estelle, on suit attentivement ce que vous allez produire.
30:30On a bien compris que la défense de votre titre en 2026
30:33serait l'objectif principal, l'un de vos nombreux objectifs.
30:36C'est ça, l'un des objectifs.
30:37On vous souhaite le meilleur, en tout cas.
30:39Merci beaucoup.
30:39Merci d'avoir répondu à notre invitation, Estelle.
30:42Ça a été un vrai plaisir.
30:43Merci à celles et ceux qui, dans l'ombre,
30:46nous permettent de réaliser cette émission.
30:48On pense à Sandrine, on pense à Clément,
30:50on pense à François, à Julien, à Enzo.
30:52Bref, toutes celles et tous ceux qui nous permettent de vous proposer
30:56ces rendez-vous que vous pouvez retrouver sur sportenfrance.com.
31:00À très bientôt pour un nouvel opus de la victoire éternelle.
31:03Bye bye.
31:04Sous-titrage Société Radio-Canada
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