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  • il y a 7 semaines

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00:00La grande interview sur CNews et Europe 1. Mon invité est ancien ministre du logement, de la fonction publique aussi.
00:06Il est député ensemble pour la République d'Heure-et-Loire. Bonjour et bienvenue Guillaume Casbarian.
00:10Bonjour.
00:11Merci de votre présence ce matin. On va évoquer évidemment votre loi, votre offensive anti-squat, ses conséquences,
00:16car vous avez été menacé, je le rappelle, au programme le budget bien sûr.
00:20Mais tout d'abord, le projet de labellisation des médias est-il en train de faire pchit ?
00:24Il n'y aura pas de label d'État martel. L'exécutif, il ne s'agit pas du tout de contrôle.
00:29C'est à la profession de s'autoréguler. Est-ce que c'est un rétro-pédalage en règle selon vous ?
00:34Écoutez, je crois que le président n'a jamais dit en réalité qu'il voulait un label d'État.
00:38Personne n'a dit dans l'exécutif qu'il fallait un label piloté par le politique, par l'institution, par l'État,
00:44pour dire quels sont les bons journalistes, quels sont les mauvais journalistes.
00:46Donc moi je ne vois pas ça comme un rétro-pédalage, je vois ça comme une réaffirmation de la liberté d'expression,
00:51de la liberté de la presse, à laquelle nous sommes tous attachés.
00:54Et moi je suis très heureux qu'il y ait un pluralisme dans notre pays qui permette d'avoir plusieurs lignes éditoriales,
01:00plusieurs lignes de presse, qui se confrontent et qui proposent une vraie offre aux auditeurs, aux téléspectateurs.
01:08Donc voilà, et moi je pense que dans le cadre de la liberté d'expression, de la liberté de la presse,
01:12l'État ne doit pas se mêler de dire quels sont les bons journalistes, quels sont les mauvais journalistes,
01:16quels sont les bons médias, quels sont les mauvais médias.
01:17Après qu'il y ait des initiatives privées, des labellisations privées, venant de vous en tant que journaliste,
01:23ça c'est votre liberté, encore une fois, de fact-checker les infos des uns et des autres,
01:27et de faire un label si vous le souhaitez.
01:29Mais encore une fois, laissons l'État en dehors de tout ça, et laissons les journalistes se débrouiller,
01:34le laisser faire dans la liberté de la presse, ça a du bon.
01:36Et moi je suis attaché encore une fois à cette liberté de la presse, cette liberté d'expression.
01:38Mais est-ce que vous reconnaissez encore une question sur ce sujet, Guillaume Gasbarien,
01:41par exemple qu'une labellisation par Reporteurs sans frontières,
01:44et cela a été évoqué par le Président de la République, c'est difficile à contester,
01:48est quand même teinté de partialité.
01:50L'ancien fondateur qui a présidé Reporteurs sans frontières, Robert Ménard,
01:54affirme que c'est une officine gauchiste, dit-il.
01:57Mais que Reporteurs sans frontières fassent un label,
01:59ou que vous-même d'ailleurs vous fassiez un label,
02:01ou que vos confrères d'une autre chaîne fassent un label, c'est leur liberté.
02:04Et si moi je disais qu'il ne faut pas qu'ils fassent un label,
02:05justement je ne serais pas respectueux de la liberté de la presse et de la liberté d'expression.
02:09Là où ça pourrait devenir problématique, c'est si ce label était érigé comme un label d'État
02:13qui aurait le monopole et qui serait soutenu par les pouvoirs publics.
02:17Ce n'est absolument pas le projet, ce n'est absolument pas ce qui a été évoqué,
02:20et ce n'est pas ce que je souhaite pour notre pays.
02:22Donc que Reporteurs sans frontières, que CNews, que Europe 1, que BFM, que LCI,
02:28que toutes les chaînes fassent des labels...
02:30On va s'auto-labelliser.
02:31Mais faites ce que vous voulez, vous êtes libres, vous n'allez pas demander...
02:34Moi je ne souhaite pas en tout cas que le politique intervienne dans votre liberté.
02:38Et donc sentez-vous libres de créer le média que vous souhaitez Madame Mabrouk
02:42et de labelliser qui vous voulez si ça vous chante.
02:44Eh bien sentez-vous libres.
02:45Alors de répondre toujours aussi librement dans la suite de l'InTV,
02:48Monsieur le député, parlons quand même de l'actualité politique et budgétaire
02:51qui concerne beaucoup de Français.
02:52Rien ne va plus s'enblottir dans le bloc central auquel vous appartenez.
02:56L'ancien Premier ministre Edouard Philippe, qui avait appelé, rappelons-le,
02:59à une présidentielle anticipée,
03:00et affirme que ses députés, Horizon, ne pourraient pas voter pour le budget de la Sécurité sociale,
03:05ce qui compromettrait son adoption de façon quasi certaine.
03:09Est-ce qu'il est le meilleur ou le premier opposant aujourd'hui au pouvoir, Edouard Philippe ?
03:13Écoutez, les députés sont face à un choix.
03:16Ils défendent chacun leur conviction.
03:17Moi j'ai défendu mes convictions en essayant de lutter contre la folie fiscale
03:21et la folie dépensière sur plein de sujets
03:22et en proposant des amendements pour baisser la dépense publique
03:25et ne pas augmenter les impôts.
03:27Ça c'est ma ligne.
03:28Il est vrai que vous n'avez jamais voté une taxe ou un impôt supplémentaire ?
03:31Voilà, je vous le dis, vous l'avez vérifié, preuve à l'appui.
03:34Non, moi je ne dépose que des amendements qui baissent la dépense publique
03:36et je ne rentre pas dans cette folie fiscale et folie dépensière.
03:39Mais à la fin, on va avoir une copie qui est issue de nos débats.
03:42Il se trouve que je n'ai pas la majorité.
03:44Nous n'avons pas la majorité au Parlement
03:45et la copie qui va nous être présentée sur le PLFSS,
03:48intrinsèquement, ne peut pas être alignée avec mon idéologie libérale
03:51et avec ce que j'ai défendu dans la totalité.
03:53Et donc j'ai fait mon deuil d'une copie idéale de mes rêves à la fin.
03:58Le raisonnement est différent.
03:59Donc en l'État, vous ne le votez pas ?
04:01Ce n'est pas ce que je dis.
04:01Parce qu'à la fin, justement, ce qui se passe, c'est que j'ai deux choix.
04:05Soit, et comme tous les députés,
04:07soit je vote une copie qui certes ne correspond pas à 100% à mon idéologie,
04:11qui produit un niveau de fiscalité, un niveau de déficit X.
04:14Et de l'autre côté, c'est je refuse de la voter
04:16et il n'y a pas de projet de loi de financement de la sécurité sociale.
04:19Dans ce cas-là, le seuil est à 29 milliards.
04:23C'est-à-dire que s'il n'y a pas de PLFSS,
04:25ça veut dire que j'accepte que la Sécu, sans dette,
04:29ait un déficit de 29 milliards d'euros.
04:31Donc si j'ai d'un côté un budget qui n'est certes pas mon rêve,
04:35mais qui a un déficit qui est inférieur à 29 milliards d'euros,
04:39une fiscalité qui est inférieure à ce que produirait l'absence de budget,
04:42eh bien je choisis la moins pire des options,
04:44c'est-à-dire que je fais passer une copie qui est moins pire
04:47Vous dites que ce n'est pas votre rêve, mais c'est un véritable cauchemar fiscal
04:49dans ce cas-là que vous nous promettez.
04:51Est-ce que vous ne le faites pas, Guillaume Casparian,
04:52plutôt pour maintenir le gouvernement, pour une soi-disant stabilité
04:55qui nous coûte davantage qu'une probable instabilité s'il n'y a pas de budget ?
04:59Deux questions dans votre question.
05:00La première, moi je lutte encore une fois contre la folie fiscale, la folie dépensière.
05:04Donc je m'oppose systématiquement aux hausses d'impôts et aux hausses de dépenses publiques.
05:08Mais je ne gagne pas toujours parce qu'il se trouve que vous avez des socialistes de gauche
05:11et des socialistes du RN qui souvent votent ensemble
05:13pour augmenter les impôts et augmenter la dépense publique.
05:16Et je perds, comme mes collègues, comme de mon groupe,
05:19parce qu'on n'a pas la majorité.
05:20Donc ça c'est la bataille qu'on a au quotidien au Parlement.
05:22Mais à la fin, encore une fois, vous avez le choix entre deux mauvaises options,
05:26vous choisissez la moins pire.
05:27Vous pouvez aussi être cohérent vous-même en tant que député personnalité et individualité,
05:31dire je ne vote pas en l'État le budget, ça ne correspond pas tout simplement à mes convictions.
05:34Mais on verra bien à la fin déjà de la semaine.
05:35Donc vous ne l'expluez pas ?
05:36Non mais si à la fin de cette semaine, on a une copie qui fait n'importe quoi,
05:42qui aboutit à 40 milliards d'euros de déficit et une hausse de 10 milliards de la fiscalité,
05:47vous voyez bien que du coup cette copie-là serait pire que l'absence de budget.
05:51Si à l'inverse, on a tous réussi à bien discuter cette semaine,
05:54et qu'on arrive à une copie qui est plus raisonnable que l'absence de budget...
05:57C'est fait avec l'encre et le stylo des socialistes,
06:00vous croyez vraiment que ça va changer en une semaine ?
06:01Je ne vais pas m'accuser d'être...
06:02Non mais je vous dis, est-ce que c'est sous tutelle socialiste, ce budget ?
06:05Mais le socialisme ambiant dans notre pays et au Parlement, il est partout.
06:09Certes, mais est-ce que là, aujourd'hui, plus qu'hier...
06:11Je vous dis que les socialistes, ce n'est pas que les socialistes.
06:12Les hausses d'impôts, ce n'est pas juste les socialistes qui les ont votées.
06:14Quand il y a des hausses d'impôts qui sont votées, c'est parce que le groupe...
06:16Il me semble que M. Lecornu discute surtout et consulte les socialistes.
06:19Oui, mais pour que ça passe au Parlement, c'est bien qu'il y ait un vote.
06:22Et pour avoir une majorité, ce n'est pas les députés socialistes seuls
06:24avec 80 députés qui font passer un truc.
06:26Quand ça passe, c'est parce qu'il y a la gauche qui vote ensemble avec le RN
06:29pour des hausses d'impôts et pour des hausses de dépenses publiques.
06:33Et ça s'est produit depuis 4 semaines, et je crois que vous le voyez très très bien.
06:36Et vous l'avez ici même dénoncé.
06:38Mais aujourd'hui, c'est vous qui êtes faite face à vos responsabilités.
06:40La responsabilité, ce n'est pas de se dire je maintiens un gouvernement
06:43parce que j'aime bien les ministres, mais j'aime bien les ministres et les ministres.
06:45Ça donne cette impression.
06:45Mais ce n'est pas mon argument.
06:47Madame Mabrouk, ce que je vous dis, ce n'est pas mon sujet,
06:49ce n'est pas la stabilité pour la stabilité.
06:50Ce que je vous dis, c'est un argument budgétaire.
06:52Pardon, on fait un budget.
06:53C'est un argument rationnel.
06:55C'est un argument sur les conséquences pour les Français.
06:57Alors vous appelez M. Dord-Philippe...
06:58Si l'absence de copie a des impacts plus négatifs sur les Français
07:01qu'une copie qui est certes imparfaite,
07:04qui ne me correspond pas idéologiquement,
07:05eh bien je préfère une copie imparfaite
07:07que l'absence de copie qui aurait des impacts sur les Français.
07:09Alors pourquoi M. Philippe a déjà tranché ?
07:11Vous l'inviterez, vous lui poserez la question.
07:13Il me semble que vous êtes un peu proche de lui dans le bloc central.
07:16Notre groupe, en tout cas, est dans la recherche de compromis
07:19et de la moins mauvaise des options à la fin pour les Français.
07:22Et vous savez, sur la question idéologique,
07:24il y aura un temps ensuite aux présidentielles en 2027,
07:27aux législatives qui suivront,
07:28pour défendre son idéologie pure
07:31et convaincre les Français de sa ligne.
07:34Là, on est dans un moment budgétaire.
07:35On essaye de trouver une solution d'ici le 1er janvier
07:38et d'éviter aux Français la pire des solutions.
07:41Et je vous dirai à la fin de la semaine
07:42quelle est la pire des solutions.
07:43Mais parlons-en déjà à votre ligne
07:45et je pense que vous sentez arriver à la question
07:47pourquoi vous restez chez Renaissance ?
07:49Vous auriez davantage votre place dans un courant libéral
07:51avec des proximités avec David Lissnard
07:54ou encore Sarah Knafo qui a la même,
07:56je ne dirais pas la même passion,
07:57mais en tout cas qui a une admiration décomplexée
08:00pour Ravi Herméléhi.
08:02Pourquoi rester encore ?
08:03Écoutez, moi j'ai toujours défendu la liberté
08:06depuis 9 ans que je suis au Parlement.
08:08Et vous l'avez dit,
08:08je n'ai jamais déposé de fiscalité en plus
08:10et jamais déposé d'amendement
08:12qui venait faire exploser la dépense.
08:13Ce n'est pas mon style.
08:14J'essaye au maximum, avec d'autres collègues,
08:16de peser au sein de mon collectif.
08:18Dans mon grand groupe, dirigé par Gabriel Attal.
08:21Non, ce n'est pas vrai.
08:22Il y a plein d'amendements
08:22où il y a plusieurs dizaines de députés.
08:24Si témoins d'autres personnes
08:25qui comme ça affirment
08:26qu'il y a une passion, une admiration
08:28pour Ravi Herméléhi.
08:29Comme vous avez...
08:29Alors, Miléléhi, ça c'est autre chose.
08:31Vous êtes le seul.
08:32Sur mes amendements,
08:32sur mes amendements
08:33qui baissaient la dépense.
08:34Moi, j'ai eu des députés
08:35qui les ont co-signés.
08:36Olivia Grégoire,
08:37Charles Rodoel,
08:38Priska Thévenot,
08:39Laure Miller.
08:41Enfin voilà,
08:41j'ai plein de députés
08:42qui signent mes amendements
08:43et qui veulent, eux aussi,
08:44dans mon groupe,
08:44baisser la dépense publique.
08:45Et la semaine dernière,
08:47quand vous avez reçu Gabriel Attal,
08:48vous avez bien vu que lui-même
08:49s'opposait à des hausses d'impôts
08:51et souhaitait lui aussi
08:52réduire la dépense publique.
08:53Donc, on est...
08:54Après, bien sûr qu'il y a
08:55des sensibilités différentes
08:56dans mon parti.
08:56Il y a des gens
08:57qui sont plus sociodémocrates.
08:58Moi, je suis beaucoup plus libéral.
08:59On fait vivre ce débat-là
09:00et j'essaie de peser en interne.
09:01Vous avez reproché plus largement
09:02et en particulier
09:03par les socialistes
09:04et les insoumis.
09:05Est-ce que vous dites ce matin
09:06qu'il vaut mieux admirer
09:07Milley que Maduro,
09:09par exemple,
09:09comme je dis que Mélenchon ?
09:10Sans aucun doute.
09:12Et moi, ce que je trouve scandaleux,
09:13c'est qu'on me reproche
09:13de m'intéresser à ce que fait Milley
09:15qui est un vrai libéral
09:16sur tous les aspects,
09:17mais que personne ne s'offuse
09:18que quand la France insoumise
09:19admire Maduro
09:20ou fait l'éloge de Chavez.
09:24Si je peux me permettre,
09:24ça leur a frisé la moustache
09:25qu'ils n'ont pas, eux.
09:27Monsieur Jean-Luc Mélenchon
09:28qui vous a accusé
09:28de dérive libertarienne.
09:29Oui, il a même fait
09:30de dérive libertarienne.
09:32J'ai même été sa cible
09:32dans un de ses meetings
09:33où il a dit
09:34nous te maudissons,
09:35nous te maudissons.
09:35Bref, c'est le langage
09:36de la France insoumise,
09:37c'est son style.
09:39Bien évidemment,
09:40je suis à l'opposé
09:40de cette idéologie-là
09:42et moi, je m'intéresse
09:43à toutes les expériences libérales,
09:44qu'elles soient en France,
09:46qu'elles soient à l'étranger
09:46et je n'ai pas à rougir
09:48de défendre la liberté.
09:50Ceux qui devraient rougir
09:51sont ceux qui défendent
09:52des régimes communistes,
09:53autoritaires,
09:54qui ont mené le drame
09:55dans les pays
09:56où ils ont sévi.
09:57Vous regardez,
09:57Guillaume Casparin,
09:58la réalité,
09:59si je puis dire en face,
09:593 milliards d'euros
10:01sont destinés aujourd'hui
10:02à l'hébergement d'urgence
10:03qui a vocation à loger
10:04normalement des SDF,
10:06sauf que les deux tiers
10:07à peu près
10:08des places d'hôtels disponibles
10:10sont occupées à long terme
10:11par des immigrants
10:12en situation irrégulière.
10:14Pendant une moyenne
10:14de trois ans.
10:14Vous assumez de dire
10:16il faut les expulser
10:17parce que c'est ce qui finance
10:18aussi nos impôts.
10:19Cela a fait beaucoup réagir,
10:20y compris dans votre camp.
10:21Oui, tout à fait.
10:22Moi, j'ai porté un amendement
10:23qui visait à dire
10:24qu'on ne va pas demander
10:26un papier et un SDF
10:27que vous retrouvez dans la rue
10:28et que vous sortez du froid.
10:29Ce n'est pas ça le sujet.
10:30Donc, on accueille les personnes.
10:31Par contre,
10:32ce que je demande,
10:32c'est qu'au bout de 30 jours,
10:34vous vérifiez
10:34si cette personne-là
10:35est bien régulière.
10:37Mais on ne peut pas avoir
10:38des migrants irréguliers
10:40dans les chambres d'hôtel
10:41qui restent pendant
10:42une durée moyenne
10:43de trois ans.
10:44Ça, il n'y a aucun pays européen
10:45qui nous entoure
10:46qui le fait ni de gauche
10:47ni de droite.
10:48Donc, on peut se dire
10:49qu'il n'est pas normal
10:49qu'on paye une chambre d'hôtel
10:51au-delà de 30 jours
10:52à des personnes
10:53qui n'ont pas de statut régulier
10:55dans notre pays.
10:55Donc, expulsion,
10:56expulsion plus territoire également.
10:57Ça veut dire que vous avez
10:57plusieurs solutions.
10:58Soit c'est effectivement
10:59l'expulsion,
11:00parce que ces personnes
11:01sont irrégulières
11:02et qu'elles n'ont rien à faire
11:03dans notre pays.
11:04Soit c'est une question
11:05administrative
11:06et vous pouvez éventuellement,
11:08au cas par cas,
11:08voir si la régularisation,
11:10si on est sur des métiers
11:11en tension,
11:12si on est sur des personnes
11:12très intégrées,
11:13si on a un casier judiciaire vierge,
11:16si on a des personnes respectueuses,
11:17peuvent éventuellement travailler.
11:18Je préfère que ces gens-là
11:19travaillent,
11:20payent des impôts
11:20et se logent par eux-mêmes
11:21plutôt que le contribuable
11:23leur paye des chambres d'hôtel.
11:24Mais on ne peut pas
11:25demander au contribuable
11:26de payer
11:27pendant trois ans en moyenne
11:29des chambres d'hôtel
11:30à des migrants irréguliers.
11:32Ça n'existe nulle part ailleurs
11:33et ça ne fonctionne pas.
11:34Donc, il faut sortir
11:35de cet hébergement d'urgence à vie
11:37qui n'est absolument pas
11:38un beau modèle.
11:39Soit les gens ont vocation
11:40à rester,
11:41vous les régulariser
11:42sous condition,
11:43soit ils ont vocation
11:44à partir et vous les expulser.
11:46Expulser des migrants irréguliers,
11:47sortir les squatteurs,
11:48être pour la propriété privée,
11:49on a compris que vous assumez
11:51cette ligne.
11:52Vous êtes volontariste d'ailleurs
11:53sur l'expulsion des squatteurs.
11:55Mais n'y a-t-il pas,
11:56monsieur le député,
11:56monsieur l'ancien ministre,
11:57un angle mort dans votre loi
11:58qui est de plus en plus
11:59dénoncé et exploité,
12:01à savoir entrer
12:02via des plateformes locatives,
12:04Airbnb, Booking,
12:05et de toute façon y rester,
12:06ne pas entrer par la force,
12:08ce qui semble-t-il
12:09n'est pas indiqué explicitement
12:11dans votre loi.
12:12Ça se développe de plus en plus.
12:13Comment contrer ça ?
12:14La loi, ce qu'elle permet,
12:16c'est que si ce soir
12:17vous rentrez chez vous
12:17et que vous avez un squatteur,
12:18vous portez plainte,
12:19vous faites la preuve
12:20que vous êtes propriétaire,
12:21vous faites constater le squat
12:22et vous saisissez le préfet.
12:24Le préfet,
12:24au bout de deux jours,
12:26met en demeure
12:26le squatteur de partir
12:27et 24 heures plus tard,
12:29il sort par la force publique
12:30le squatteur.
12:31Ça, c'est la procédure
12:32express d'expulsion
12:33qu'on a créée,
12:34qu'on a renforcée.
12:35Il n'y a pas de trévis
12:35hivernal pour les squatteurs,
12:37ça marche hiver comme été,
12:38ça marche pour les résidents
12:38secondaires.
12:39On a élargi le nombre de cas
12:40où le préfet peut agir.
12:42Il peut bien sûr
12:43y avoir des angles morts.
12:44C'est le cas, par exemple,
12:45comme dans n'importe quelle loi,
12:46il y a des angles morts.
12:47Mais c'est le cas, par exemple,
12:48si vous faites une entrée licite
12:50et que vous vous y maintenez.
12:51Il y a même un contrat de location.
12:53Ou voire même parce que
12:53c'est quelqu'un que vous avez
12:56laissé rentrer
12:57où il n'y avait pas de porte,
12:58où il n'y a pas de serrure,
12:59etc.
13:00Il s'installe de façon illicite,
13:03mais il s'y maintient
13:04de façon illicite,
13:05c'est-à-dire sans le consentement
13:06du propriétaire.
13:06Votre loi ne s'applique pas.
13:08Là, dans ce cas-là, non.
13:09Moi, j'avais proposé à l'époque,
13:10dans ma première version de loi,
13:11que ce soit soit l'introduction,
13:14soit le maintien
13:14qui déclenche l'expulsion.
13:17Et dans le débat parlementaire,
13:18ça a été le cumul des deux.
13:20C'est-à-dire qu'il faut et s'introduire
13:21et se maintenir de façon illicite
13:23pour être expulsé.
13:23Je pense qu'on peut encore
13:24améliorer la loi.
13:25Là, ça devient une filière,
13:27d'ailleurs, pour certains.
13:28Ça devient pour certains.
13:29Mais comme toutes les lois,
13:29vous savez, il y a toujours
13:30des petits malins pour contourner la loi.
13:31Donc moi, je ne prétends pas
13:32que la loi est parfaite.
13:33La loi, elle s'améliore en permanence.
13:35Elle fait déjà beaucoup de choses
13:36puisqu'on a un record d'expulsion
13:37qui met d'ailleurs suffisamment reproché
13:38par l'extrême gauche sur le sujet.
13:40Donc moi, j'assume le record d'expulsion.
13:42J'assume que cette loi marche
13:43dans énormément de cas.
13:44Qu'il y ait des failles,
13:45qu'il y ait des angles morts
13:46et qu'il fallait améliorer la législation,
13:49bien sûr, ça fait partie
13:49de l'amélioration continue.
13:51Et c'est le travail du législateur.
13:52Guillaume Casparin,
13:53il nous reste une minute.
13:54Quelques questions rapides
13:55et si vous pouvez,
13:55des réponses aussi rapides.
13:57Mettre fin au logement social à vie,
13:58remettre de l'ordre dans les HLM,
14:00comme le dit d'ailleurs
14:01le nouveau ministre du logement,
14:02c'est du bon sens ?
14:02Comme il le dit,
14:03comme je l'avais dit,
14:04j'avais même déposé
14:04un projet de loi sur le sujet.
14:06Donc oui,
14:06mille fois oui,
14:07il faut mettre fin
14:07au logement social à vie
14:09et que ceux qui vraiment en ont besoin
14:11en bénéficient en priorité
14:12et qu'à l'inverse,
14:13quand on n'en a plus besoin
14:13ou quand on ne respecte pas les règles,
14:14bien qu'on en sorte.
14:15Autre sujet à l'approche
14:16des fêtes de Noël,
14:17la place de la crèche de Noël pour vous,
14:19c'est à la mairie ou à l'église ?
14:22Écoutez, moi-même,
14:23j'ai des convictions religieuses,
14:25mais voilà,
14:25donc j'ai toujours été attaché à Noël,
14:28à la crèche de Noël,
14:29au sapin de Noël.
14:30Voilà, je pense que moi,
14:31j'y suis très attaché,
14:32ça fait partie de notre culture française,
14:33de notre identité française.
14:34Ça ne vous choque pas
14:34que ce soit par exemple
14:35à la mairie de Béziers ?
14:36Personnellement, ça ne me choque pas.
14:37Le voilement des fillettes
14:38qui divise le gouvernement,
14:39faut-il l'interdire ?
14:40Oui, le voilement des fillettes,
14:42il faut l'interdire.
14:44Que les adultes s'habillent
14:45comme ils le souhaitent,
14:46on peut avoir un avis critique
14:48sur leur choix, bien sûr.
14:50Mais par contre,
14:51voiler une fillette,
14:51voiler un mineur,
14:52là, on n'est plus
14:53dans le cadre de la liberté.
14:54Y aura-t-il un jour
14:55un président totalement libéral en France ?
14:57J'espère.
14:57J'espère que ce président
14:59ou cette présidente
14:59aura une majorité clairement libérale
15:01qui voudra réformer le pays
15:02et sortir le pays
15:03de décennies de socialisme ambiant.
15:04Donc, on peut être député macroniste
15:06et libéral assumé ?
15:07Oui.
15:07Vous n'êtes pas schizo ?
15:08Pas du tout.
15:10Donc, pour la liberté ?
15:11Pour la liberté intégrée.
15:12Et puis, largement,
15:13la liberté d'expression
15:14et des médias,
15:14je le note également.
15:15Oui, toutes les libertés.
15:16Quand on aime la liberté,
15:17on la défend partout,
15:18tout le temps,
15:18sur tous les sujets.
15:19Nous sommes d'accord.
15:19On signe sur cette conclusion.
15:21Merci Guillaume Casbarian.
15:22Merci à vous.
15:22C'est votre grande interview
15:23et à bientôt.
15:24Merci Guillaume Casbarian.
15:25Merci.
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