00:00Merci de passer ce début de semaine avec nous, l'édito politique d'Arthur Berda.
00:05Arthur, vous avez l'impression que les partis qui voulaient faire une dissolution,
00:09qui voulaient une dissolution, finalement, ont fait le deuil.
00:11Oui, à commencer par la France Insoumise et le Rassemblement National.
00:15Souvenez-vous, les uns rêvaient, il n'y a pas si longtemps, d'une destitution.
00:19Les autres, imaginaient une démission.
00:21Et puis, tous s'accordaient à minima sur une dissolution
00:25avec des législatives anticipées qui auraient permis de dégager une nouvelle majorité.
00:29Sauf qu'Emmanuel Macron a, pour l'instant, réussi à faire redescendre la pression.
00:34Le président, qui voulait tout faire pour éviter un retour aux urnes précipité,
00:39a gagné suffisamment de temps pour resynchroniser tous les partis
00:43sur le calendrier électoral régulier, à savoir les municipales prévues en mars prochain,
00:49dans 100 jours, très exactement.
00:51Résultat, après les troupes de Jean-Luc Mélenchon
00:53qui ont lancé leur campagne à Aubervilliers la semaine dernière,
00:57ce sont celles de Marine Le Pen qui leur emboîteront le pas tout à l'heure
01:01lors d'une conférence de presse au siège du parti, en début d'après-midi.
01:05Le tout, pendant que les Républicains de Bruno Rotaillot
01:08continuent d'essayer de préparer le terrain pour la vague bleue qu'ils appellent de leur vœu,
01:13et que les socialistes et les écologistes, eux,
01:15commencent à réfléchir à des alliances dans la plupart des villes,
01:18y compris à Paris, ce qui serait une première.
01:20Ce qu'il faut comprendre, c'est quoi ?
01:22Que la dissolution, finalement, ça y est, c'est derrière Emmanuel Macron ?
01:25Peut-être pas, donc, quand même.
01:27Parce que Sébastien Lecornu, il a, pour l'instant, réussi à se sauver,
01:31en offrant au PS la suspension de la réforme des retraites,
01:34mais le Premier ministre, il est quand même loin d'être tiré d'affaires pour autant.
01:38Il suffisait d'ailleurs de lire hier l'interview de Boris Vallaud pour s'en convaincre.
01:42Le patron des députés socialistes compte bien profiter de son rendez-vous
01:46avec ses camarades tout à l'heure à midi à Matignon
01:49pour exiger de nouveaux gains budgétaires auprès du gouvernement,
01:53notamment en matière de fiscalité.
01:56Et si la gauche n'obtient pas ses victoires supplémentaires,
01:59alors elle recommencera son chantage à la censure,
02:03ce qui nous renverra à la case dissolution,
02:05et puis peut-être qu'après tout, au regard de ce qui se dessine depuis la rentrée,
02:08ce serait un mal pour Amir.
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