L'experte en éducation Anne Coffinier s'est exprimée sur le déni des politiques sur le lien entre immigration et délinquance, après la publication d'un rapport édifiant.
00:00Il y a plusieurs aspects. La première chose, c'est qu'on a pris l'habitude depuis quelques temps de donner un statut presque autonome à la parole.
00:07La parole n'est plus ce qui décrit le réel ou qui est confronté par le réel.
00:11Et on a d'ailleurs des hommes politiques qui sont tout à fait spécialisés dans le fait de parler sans agir.
00:15Et on voit même parfois que c'est beaucoup plus profitable de ne pas exercer de responsabilité du tout.
00:19Comme ça, on n'a que la parole et on ne peut pas être pris en défaut.
00:22Et donc, je pense par exemple à Attal, qui est de ce point de vue-là incroyable, puisqu'il passe très rapidement d'un poste à l'autre.
00:29Il fait des déclarations qui sont pleines de punchlines, tout à fait bien marquetées.
00:34Et puis, il s'en va.
00:35Et là, on a des gens qui finissent par croire qu'ils peuvent parler sans avoir...
00:41Désolée.
00:41Non, on va pas très vulnérables à vous répondre.
00:44On va déjeuner à Gabriel Attal pour qu'il approfondisse sa réflexion sur la sécurité, cher ami.
00:49Elle a fait preuve d'humilité.
00:51En tout cas, ce qui est impressionnant, c'est qu'il y a presque le sentiment qu'on peut parler comme ça
00:57sans que c'est de lien avec le réel.
01:00Et la deuxième chose qui me paraît très importante, c'est qu'à force de mentir éhontément à ce niveau-là sur des médias d'État,
01:08on crée une défiance structurelle chez le peuple français.
01:12Et en fait, on s'appelle les institutions.
01:14Et ça, moi, ça me préoccupe.
01:16En concernant aux fonctionnaires, ça me préoccupe vraiment.
01:19Parce qu'on a besoin de pouvoir faire confiance à nos institutions.
01:22On a besoin de se dire que la télévision publique, la radio publique, traitent authentiquement les sujets.
01:29Or, on voit qu'il y a des sujets qui sont évités, il y a des sujets qui sont minimisés.
01:32C'est 1984.
01:33Et il y a quand même une inversion, exactement, pendant 1984.
01:37La guerre, c'est la paix.
01:38La guerre, c'est la paix.
01:39Le bien, c'est le mal.
01:40Les chiffres, on les retourne.
01:42Les chiffres, on les�� đã dors de laadora.
01:46La guerre, c'est la paix.
01:47La guerre, c'est ça.
01:48Les chiffres, on les réponses avec tes saufs.
Écris le tout premier commentaire