Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 11 heures

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Europe 1 Soir Week-end, 19h, 21h, Stéphanie Demureux.
00:04Toujours en compagnie de Sébastien Ligné, Jules Torres, on était il y a quelques instants avec Philippe Ballard,
00:10invité hier à l'issue du reportage sur France 2, sur CNews, complément d'enquête,
00:17qui a fait quand même un petit flop, parce que ça les téléspectateurs ne le savaient pas,
00:23mais ils ont dû couper au montage certaines séquences mensongères,
00:27qui se basait notamment sur un rapport d'RSF, qui expliquait qu'en gros la chaîne ne respectait pas ses obligations de pluralisme.
00:33Faux, a dit Larcom dans la journée. Ça vous a inspiré quoi, Jules Torres ?
00:38Moi ça m'inspire que c'est un immense fiasco, ce complément d'enquête,
00:41ce complément d'enquête qu'on nous avait vendu comme une magnifique enquête qui devait montrer toute la vérité
00:47sur une chaîne d'information, sur la première chaîne d'info, en réalité, est un flop total.
00:53Moi je retiens beaucoup de choses. Je retiens d'abord qu'ils ont mis 8 mois pour produire,
00:58pour comment ne pas être vulgaire, un avait pareil,
01:02parce qu'en réalité on le sait depuis mars dernier qu'ils prévoyaient de faire ce complément d'enquête,
01:07là pardonnez-moi, mais le résultat pour par exemple des militants de gauche
01:10qui attendaient quelque chose de vraiment croustillant, il n'y a rien dedans.
01:14La seule chose qu'il y avait, c'était donc ce rapport sur deux reporters sans frontières,
01:18complètement biaisé, mensonger sur le pluralisme qui a été complètement désavoué, contredit par l'ARCOM,
01:24qui, je le crois, n'est pas l'organisme public le plus sympathique avec CNews ces dernières années,
01:30et encore moins avec sa cousine C8 qui a été fermée.
01:35Donc là on salue leur honnêteté, d'autant plus qu'on ne peut pas tricher sur la question du pluralisme,
01:39les règles sont extrêmement claires, et surtout, pardonnez-moi, reporters sans frontières,
01:43alors je sais que c'est quelque chose qui correspond parfaitement à l'époque,
01:46mais reporters sans frontières, c'est absolument pas son rôle de gérer le pluralisme.
01:50Il y a un organisme public qui s'appelle l'ARCOM,
01:52qui est financé à 150 millions d'euros chaque année par les Français,
01:56et qui est là pour ça, et donc ils le font, et donc à ce titre-là,
01:59ils vont complètement à l'encontre.
02:01Ce n'était pas leur mission à l'origine, à la création par Robert Ménard notamment,
02:04mais ils ont un petit peu dévoyé quand même leur mission au fil des années.
02:07D'ailleurs je suis allé sur leur site, ils le disent quand même,
02:10agir pour la liberté, le pluralisme et l'indépendance du journalisme,
02:13et défendre celles et ceux qui incarnent ces idéaux.
02:16Alors Boalem Sansal et Christophe Glez, vous leur demandez...
02:19Alors ils ont fait deux, trois trucs, c'est vrai, mais...
02:22Sans frontières est venu à leur secours, c'est non.
02:23Mais bien sûr, parce que j'ai discuté plein de fois avec Robert Ménard justement de ça,
02:26je lui demandais moi comment il avait perçu l'évolution de Reporters sans frontières,
02:31et c'est vrai qu'à la base, c'était pour aller sauver, aider des journalistes à Cuba,
02:36c'est pour aller aider des journalistes au Moyen-Orient qui étaient emprisonnés.
02:39Aujourd'hui, ça devient, et Reporters sans frontières,
02:42eh bien une machine de propagande contre les médias du groupe Bolloré,
02:46contre le journal du dimanche, contre CNews, contre Europe 1,
02:48donc c'est ça la vérité.
02:49Mais j'ai envie de vous dire, quand on regarde les financements
02:52et ceux qui dirigent Reporters sans frontières,
02:54on n'est pas étonné.
02:56M. Pierre Aski, qui est président de Reporters sans frontières,
03:00est notoirement à gauche, c'est lui qui a cofondé Rue 89,
03:04qui est un site d'information qui est l'équivalent de Mediapart,
03:06mais Mediapart qui n'a pas réussi,
03:07qui travaille au Nouvelle Obs, qui travaille à France Inter,
03:10et qui, souvenez-vous, en 2018,
03:13assumait de recevoir de l'argent de l'Open Society de George Soros.
03:17Open Society de George Soros, c'est pas moi qui le dis,
03:18c'est France Info, qui dit qu'ils sont là pour faire avancer
03:21les combats de la gauche américaine.
03:22Bon, ben voilà, je crois que tout est dit.
03:25Sébastien Nini.
03:26Non, mais la démonstration est implacable,
03:28et moi, encore une fois, à aucun moment donné,
03:31je m'étonne en tout cas que le gouvernement,
03:35en tout cas des responsables politiques en place,
03:37s'indigne du traitement de France Télévisions dans cette affaire,
03:43s'indigne de la mainmise qu'a prise la direction de France Télévisions
03:46sur leur canal.
03:48Moi, je suis désolé, mais en fait,
03:50on a l'impression, quand on écoute certains dirigeants de France Télévisions,
03:53certains journalistes de France Télévisions,
03:54que finalement, le service public leur appartient,
03:56qu'il n'appartient plus aux Français,
03:57mais que c'est devenu une arme,
03:58un outil pour déverser leur haine idéologique.
04:02Moi, ça me pose un problème.
04:03Je suis désolé que la direction de France Télévisions
04:05ait validé ce complément d'enquête,
04:08malgré le fait qu'il y avait des fake news payantes.
04:10Ça me choque.
04:11Le fait qu'aucun membre du gouvernement
04:13s'indigne de ce traitement-là,
04:16ça m'agace.
04:16Je suis désolé.
04:17On aurait très bien pu avoir au moins un tweet,
04:19au moins une réaction, par exemple,
04:21de la ministre de la Culture,
04:22qui nous explique simplement
04:22qu'elle allait se pencher sur la question.
04:26Je suis désolé, mais quand est-ce qu'on va enfin mettre
04:28les mains dans le cambouis de ce service public ?
04:30J'ai envie de vous dire, c'est même l'inverse.
04:32Alors, ce n'était pas spécifiquement sur cette émission,
04:34mais vous avez entendu Emmanuel Macron,
04:35aujourd'hui dans les Vosges,
04:37il débattait de l'utilisation des réseaux sociaux.
04:40Il a fait un petit peu le tour des pop-up médiatiques.
04:43En ce moment, c'est ce qu'il fait dans toute la France.
04:45Il est revenu sur l'idée d'un label professionnel
04:48pour distinguer les médias et lutter contre la désinformation.
04:51Écoutez le chef de l'État.
04:52Il y a un sujet très délicat,
04:53qui est celui d'un label.
04:55Les gens qui travaillent dans un titre de presse,
04:58ils ont une déontologie
04:59et ils doivent vérifier cette information.
05:01C'est ce qui fait que cette information,
05:03elle sera fiable.
05:04Je crois que ça a beaucoup de valeur
05:05que les rédactions elles-mêmes,
05:08en quelque sorte, renforcent ce muscle.
05:10Et ce que vous avez fait,
05:11puisque vous l'avez dit tout à l'heure,
05:12avec justement la labellisation que vous avez adoptée
05:15par la méthodologie que Reporters sans frontières
05:17avait mis en place,
05:19c'est aussi un point important de qualité.
05:20Parce que si on laisse l'espace informationnel
05:23de manière totalement indifférenciée,
05:25le lecteur est un peu perdu.
05:26Là, vous garantissez que vos journalistes
05:28ont une déontologie,
05:29une méthodologie de travail
05:31et donc vont vérifier.
05:32Ce n'est pas l'État qui doit vérifier.
05:34Alors, la blague justement,
05:35ce qu'il ne dit pas, le chef de l'État,
05:38c'est que ça serait vérifié par l'ARCOM
05:40et RSF justement, les revoilà.
05:43Garant du bien et du mal,
05:46les médias qui font bien leur travail et les autres.
05:48Emmanuel Macron veut une Pravda
05:51à la française.
05:52Il faut le dire avec ces termes-là.
05:53D'abord, la création de ce label
05:55est objectivement un scandale
05:56parce que tout cela se fait
05:58sur la lutte contre la désinformation,
06:01comme si le vrai sujet aujourd'hui
06:02de la lutte contre la désinformation,
06:05c'était les médias traditionnels
06:06et non pas les réseaux sociaux.
06:08Mais s'il veut qu'on aille sur le fond des sujets,
06:10on peut y aller Emmanuel Macron.
06:12Quand France 5 en 2023
06:15fait son horrible documentaire
06:18sur la fabrique du mensonge
06:19après l'affaire Lola,
06:20où il y a des mensonges partout
06:21pendant une heure et demie de documentaire,
06:23est-ce que France 5 peut être considéré
06:25avec ce label comme un organisme non fiable ?
06:28Quand l'AFP, avec le meurtre du petit Elias,
06:30vous dit qu'il a été tué
06:31parce que par des coups de couteau...
06:35Il a voulu donner son téléphone.
06:37Parce qu'il avait voulu...
06:37Ça, c'est Patrick Cohen,
06:38mais je vais justement y venir.
06:39Croyez-moi, il est dans ma liste.
06:40Mais quand l'AFP vous dit
06:41qu'Elias a été tué par des coups de couteau
06:44et non pas par des coups de machette,
06:45ce qui, je crois,
06:46mérite en tout cas d'être informé,
06:48est-ce que l'AFP,
06:48on doit leur couper
06:49toutes leurs subventions
06:50et leur donner un label
06:51de journal non fiable ?
06:53Quand Patrick Cohen,
06:54à deux reprises,
06:55d'abord sur le bal de Crépole,
06:57vous dit que c'était une soirée,
07:00une simple bagarre,
07:01et décrivant des jeunes hommes
07:03venus s'amuser pour draguer des filles.
07:05Est-ce que là,
07:06on est dans une information
07:07qui est flabbe ?
07:07Quand le même Patrick Cohen
07:09vous dit justement
07:10sur l'affaire Elias
07:11qu'il transforme une horreur
07:13en une sauvagerie
07:15et juste un vol qui tourne mal
07:17lié à un refus de donner son téléphone,
07:19en gros, Elias aurait refusé
07:21de donner son téléphone,
07:22c'est pour ça qu'il a été tué,
07:23est-ce que ça aussi,
07:24c'est une information
07:24qui est flabbe ou non fiable ?
07:26Donc à un moment donné,
07:27cette lutte contre la désinformation,
07:29elle peut amener
07:29à ce qu'on va appeler
07:30une censure douce,
07:31une censure qui va s'opérer
07:32sur des médias
07:33qui ne sont pas
07:34dans le politiquement correct,
07:35qui ne pensent pas bien,
07:37autrement dit,
07:38les médias qui ne sont pas de gauche.
07:39Et voici en tout cas
07:40un sujet qu'on va aborder à présent
07:42qu'on n'aurait certainement pas
07:43apprécié les équipes
07:45de complémentantes.
07:45qu'on va aborder à présent.
07:46Merci.
07:47Merci.
07:47Merci.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations