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«Emmanuel Macron veut une Pravda à la française. Il faut le dire avec ces termes-là» dénonce Jules Torres
Europe 1
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il y a 11 heures
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00:00
Europe 1 Soir Week-end, 19h, 21h, Stéphanie Demureux.
00:04
Toujours en compagnie de Sébastien Ligné, Jules Torres, on était il y a quelques instants avec Philippe Ballard,
00:10
invité hier à l'issue du reportage sur France 2, sur CNews, complément d'enquête,
00:17
qui a fait quand même un petit flop, parce que ça les téléspectateurs ne le savaient pas,
00:23
mais ils ont dû couper au montage certaines séquences mensongères,
00:27
qui se basait notamment sur un rapport d'RSF, qui expliquait qu'en gros la chaîne ne respectait pas ses obligations de pluralisme.
00:33
Faux, a dit Larcom dans la journée. Ça vous a inspiré quoi, Jules Torres ?
00:38
Moi ça m'inspire que c'est un immense fiasco, ce complément d'enquête,
00:41
ce complément d'enquête qu'on nous avait vendu comme une magnifique enquête qui devait montrer toute la vérité
00:47
sur une chaîne d'information, sur la première chaîne d'info, en réalité, est un flop total.
00:53
Moi je retiens beaucoup de choses. Je retiens d'abord qu'ils ont mis 8 mois pour produire,
00:58
pour comment ne pas être vulgaire, un avait pareil,
01:02
parce qu'en réalité on le sait depuis mars dernier qu'ils prévoyaient de faire ce complément d'enquête,
01:07
là pardonnez-moi, mais le résultat pour par exemple des militants de gauche
01:10
qui attendaient quelque chose de vraiment croustillant, il n'y a rien dedans.
01:14
La seule chose qu'il y avait, c'était donc ce rapport sur deux reporters sans frontières,
01:18
complètement biaisé, mensonger sur le pluralisme qui a été complètement désavoué, contredit par l'ARCOM,
01:24
qui, je le crois, n'est pas l'organisme public le plus sympathique avec CNews ces dernières années,
01:30
et encore moins avec sa cousine C8 qui a été fermée.
01:35
Donc là on salue leur honnêteté, d'autant plus qu'on ne peut pas tricher sur la question du pluralisme,
01:39
les règles sont extrêmement claires, et surtout, pardonnez-moi, reporters sans frontières,
01:43
alors je sais que c'est quelque chose qui correspond parfaitement à l'époque,
01:46
mais reporters sans frontières, c'est absolument pas son rôle de gérer le pluralisme.
01:50
Il y a un organisme public qui s'appelle l'ARCOM,
01:52
qui est financé à 150 millions d'euros chaque année par les Français,
01:56
et qui est là pour ça, et donc ils le font, et donc à ce titre-là,
01:59
ils vont complètement à l'encontre.
02:01
Ce n'était pas leur mission à l'origine, à la création par Robert Ménard notamment,
02:04
mais ils ont un petit peu dévoyé quand même leur mission au fil des années.
02:07
D'ailleurs je suis allé sur leur site, ils le disent quand même,
02:10
agir pour la liberté, le pluralisme et l'indépendance du journalisme,
02:13
et défendre celles et ceux qui incarnent ces idéaux.
02:16
Alors Boalem Sansal et Christophe Glez, vous leur demandez...
02:19
Alors ils ont fait deux, trois trucs, c'est vrai, mais...
02:22
Sans frontières est venu à leur secours, c'est non.
02:23
Mais bien sûr, parce que j'ai discuté plein de fois avec Robert Ménard justement de ça,
02:26
je lui demandais moi comment il avait perçu l'évolution de Reporters sans frontières,
02:31
et c'est vrai qu'à la base, c'était pour aller sauver, aider des journalistes à Cuba,
02:36
c'est pour aller aider des journalistes au Moyen-Orient qui étaient emprisonnés.
02:39
Aujourd'hui, ça devient, et Reporters sans frontières,
02:42
eh bien une machine de propagande contre les médias du groupe Bolloré,
02:46
contre le journal du dimanche, contre CNews, contre Europe 1,
02:48
donc c'est ça la vérité.
02:49
Mais j'ai envie de vous dire, quand on regarde les financements
02:52
et ceux qui dirigent Reporters sans frontières,
02:54
on n'est pas étonné.
02:56
M. Pierre Aski, qui est président de Reporters sans frontières,
03:00
est notoirement à gauche, c'est lui qui a cofondé Rue 89,
03:04
qui est un site d'information qui est l'équivalent de Mediapart,
03:06
mais Mediapart qui n'a pas réussi,
03:07
qui travaille au Nouvelle Obs, qui travaille à France Inter,
03:10
et qui, souvenez-vous, en 2018,
03:13
assumait de recevoir de l'argent de l'Open Society de George Soros.
03:17
Open Society de George Soros, c'est pas moi qui le dis,
03:18
c'est France Info, qui dit qu'ils sont là pour faire avancer
03:21
les combats de la gauche américaine.
03:22
Bon, ben voilà, je crois que tout est dit.
03:25
Sébastien Nini.
03:26
Non, mais la démonstration est implacable,
03:28
et moi, encore une fois, à aucun moment donné,
03:31
je m'étonne en tout cas que le gouvernement,
03:35
en tout cas des responsables politiques en place,
03:37
s'indigne du traitement de France Télévisions dans cette affaire,
03:43
s'indigne de la mainmise qu'a prise la direction de France Télévisions
03:46
sur leur canal.
03:48
Moi, je suis désolé, mais en fait,
03:50
on a l'impression, quand on écoute certains dirigeants de France Télévisions,
03:53
certains journalistes de France Télévisions,
03:54
que finalement, le service public leur appartient,
03:56
qu'il n'appartient plus aux Français,
03:57
mais que c'est devenu une arme,
03:58
un outil pour déverser leur haine idéologique.
04:02
Moi, ça me pose un problème.
04:03
Je suis désolé que la direction de France Télévisions
04:05
ait validé ce complément d'enquête,
04:08
malgré le fait qu'il y avait des fake news payantes.
04:10
Ça me choque.
04:11
Le fait qu'aucun membre du gouvernement
04:13
s'indigne de ce traitement-là,
04:16
ça m'agace.
04:16
Je suis désolé.
04:17
On aurait très bien pu avoir au moins un tweet,
04:19
au moins une réaction, par exemple,
04:21
de la ministre de la Culture,
04:22
qui nous explique simplement
04:22
qu'elle allait se pencher sur la question.
04:26
Je suis désolé, mais quand est-ce qu'on va enfin mettre
04:28
les mains dans le cambouis de ce service public ?
04:30
J'ai envie de vous dire, c'est même l'inverse.
04:32
Alors, ce n'était pas spécifiquement sur cette émission,
04:34
mais vous avez entendu Emmanuel Macron,
04:35
aujourd'hui dans les Vosges,
04:37
il débattait de l'utilisation des réseaux sociaux.
04:40
Il a fait un petit peu le tour des pop-up médiatiques.
04:43
En ce moment, c'est ce qu'il fait dans toute la France.
04:45
Il est revenu sur l'idée d'un label professionnel
04:48
pour distinguer les médias et lutter contre la désinformation.
04:51
Écoutez le chef de l'État.
04:52
Il y a un sujet très délicat,
04:53
qui est celui d'un label.
04:55
Les gens qui travaillent dans un titre de presse,
04:58
ils ont une déontologie
04:59
et ils doivent vérifier cette information.
05:01
C'est ce qui fait que cette information,
05:03
elle sera fiable.
05:04
Je crois que ça a beaucoup de valeur
05:05
que les rédactions elles-mêmes,
05:08
en quelque sorte, renforcent ce muscle.
05:10
Et ce que vous avez fait,
05:11
puisque vous l'avez dit tout à l'heure,
05:12
avec justement la labellisation que vous avez adoptée
05:15
par la méthodologie que Reporters sans frontières
05:17
avait mis en place,
05:19
c'est aussi un point important de qualité.
05:20
Parce que si on laisse l'espace informationnel
05:23
de manière totalement indifférenciée,
05:25
le lecteur est un peu perdu.
05:26
Là, vous garantissez que vos journalistes
05:28
ont une déontologie,
05:29
une méthodologie de travail
05:31
et donc vont vérifier.
05:32
Ce n'est pas l'État qui doit vérifier.
05:34
Alors, la blague justement,
05:35
ce qu'il ne dit pas, le chef de l'État,
05:38
c'est que ça serait vérifié par l'ARCOM
05:40
et RSF justement, les revoilà.
05:43
Garant du bien et du mal,
05:46
les médias qui font bien leur travail et les autres.
05:48
Emmanuel Macron veut une Pravda
05:51
à la française.
05:52
Il faut le dire avec ces termes-là.
05:53
D'abord, la création de ce label
05:55
est objectivement un scandale
05:56
parce que tout cela se fait
05:58
sur la lutte contre la désinformation,
06:01
comme si le vrai sujet aujourd'hui
06:02
de la lutte contre la désinformation,
06:05
c'était les médias traditionnels
06:06
et non pas les réseaux sociaux.
06:08
Mais s'il veut qu'on aille sur le fond des sujets,
06:10
on peut y aller Emmanuel Macron.
06:12
Quand France 5 en 2023
06:15
fait son horrible documentaire
06:18
sur la fabrique du mensonge
06:19
après l'affaire Lola,
06:20
où il y a des mensonges partout
06:21
pendant une heure et demie de documentaire,
06:23
est-ce que France 5 peut être considéré
06:25
avec ce label comme un organisme non fiable ?
06:28
Quand l'AFP, avec le meurtre du petit Elias,
06:30
vous dit qu'il a été tué
06:31
parce que par des coups de couteau...
06:35
Il a voulu donner son téléphone.
06:37
Parce qu'il avait voulu...
06:37
Ça, c'est Patrick Cohen,
06:38
mais je vais justement y venir.
06:39
Croyez-moi, il est dans ma liste.
06:40
Mais quand l'AFP vous dit
06:41
qu'Elias a été tué par des coups de couteau
06:44
et non pas par des coups de machette,
06:45
ce qui, je crois,
06:46
mérite en tout cas d'être informé,
06:48
est-ce que l'AFP,
06:48
on doit leur couper
06:49
toutes leurs subventions
06:50
et leur donner un label
06:51
de journal non fiable ?
06:53
Quand Patrick Cohen,
06:54
à deux reprises,
06:55
d'abord sur le bal de Crépole,
06:57
vous dit que c'était une soirée,
07:00
une simple bagarre,
07:01
et décrivant des jeunes hommes
07:03
venus s'amuser pour draguer des filles.
07:05
Est-ce que là,
07:06
on est dans une information
07:07
qui est flabbe ?
07:07
Quand le même Patrick Cohen
07:09
vous dit justement
07:10
sur l'affaire Elias
07:11
qu'il transforme une horreur
07:13
en une sauvagerie
07:15
et juste un vol qui tourne mal
07:17
lié à un refus de donner son téléphone,
07:19
en gros, Elias aurait refusé
07:21
de donner son téléphone,
07:22
c'est pour ça qu'il a été tué,
07:23
est-ce que ça aussi,
07:24
c'est une information
07:24
qui est flabbe ou non fiable ?
07:26
Donc à un moment donné,
07:27
cette lutte contre la désinformation,
07:29
elle peut amener
07:29
à ce qu'on va appeler
07:30
une censure douce,
07:31
une censure qui va s'opérer
07:32
sur des médias
07:33
qui ne sont pas
07:34
dans le politiquement correct,
07:35
qui ne pensent pas bien,
07:37
autrement dit,
07:38
les médias qui ne sont pas de gauche.
07:39
Et voici en tout cas
07:40
un sujet qu'on va aborder à présent
07:42
qu'on n'aurait certainement pas
07:43
apprécié les équipes
07:45
de complémentantes.
07:45
qu'on va aborder à présent.
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Merci.
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Merci.
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