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  • il y a 11 mois
Présent sur le plateau de CNEWS, l'ancien ministre Philippe de Villiers s'est exprimé sur la guerre en Ukraine. «On a l'impression qu'Emmanuel Macron regrette la paix à venir», selon ce dernier.

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Transcription
00:00On est à un moment important, donc tant pis pour l'apologue, il va passer à l'as, mais là on est vraiment à un moment important.
00:09Ce que je voudrais dire c'est qu'il y a un mouvement ataxique de l'Europe qui est incompréhensible, c'est-à-dire que pendant qu'il y a une tentative de paix entre les Américains, les Russes et maintenant les Ukrainiens,
00:22l'Europe elle devient de plus en plus une Europe de va-t'en-guerre, ça se sent. C'est-à-dire qu'en fait on a l'impression que Macron regrette la paix à venir et il voudrait continuer la guerre.
00:35Pourquoi ? Pour deux raisons. Premièrement parce que la guerre lui donne un rôle évidemment en France, chef de guerre, qui est le monceau du pauvre, voilà, ok, mais aussi pour une autre raison,
00:45c'est qui c'est qui va tout perdre ? Et c'est la fin pour l'Europe. Pourquoi ? Parce que l'Europe elle a tout misé sur la victoire de l'Ukraine.
00:55Or l'Ukraine va perdre. C'est inéluctable. Pourquoi elle va perdre ? Pour trois raisons. La première c'est que la ligne de front est en train de bouger.
01:07Lentement mais elle bouge. Inéluctablement. Il n'y a pas un spécialiste qui peut croire ou même qui peut dire que l'Ukraine va gagner sur le terrain.
01:20Sur le terrain, les carottes sont cuites. Il y a même beaucoup de désertion et beaucoup de démoralisation du côté ukrainien.
01:26C'est pathétique ce qui se passe. Deuxièmement, les Etats-Unis ont décidé de se retirer. Et donc si les Etats-Unis se retirent, c'est pas l'Europe qui n'a pas d'industrie de l'armement
01:40en dehors de la France qui va combler la différence. Et troisièmement, et surtout on vient de l'apprendre, c'est drôle parce que j'allais vous dire,
01:49et là maintenant, à mon avis, les jours de Zelensky sont comptés. Pour une histoire de corruption. C'est-à-dire qu'on va découvrir que notre argent,
01:5921 milliards, pendant que le poulet ukrainien est en train de liquider notre agriculture, 21 milliards, beaucoup de cet argent a servi
02:11dans les réseaux de corruption autour de Zelensky. Le directeur de cabinet de Zelensky vient de démissionner, là, aujourd'hui, cet après-midi.
02:22Après plusieurs ministres. Donc c'est la mer qui monte au Mans-Saint-Michel, là. Et Zelensky, il est cerné, vous voyez.
02:31Et comme je connais le personnage, je me permets de vous dire que je ne serais pas étonné que dans les jours qui viennent,
02:37dans les semaines qui viennent, dans les mois qui viennent, le parquet anticorruption qui continue à travailler
02:42et à perquisitionner arrive jusqu'à M. Zelensky. Donc il n'est pas en situation aujourd'hui de négocier une paix à son avantage.
02:54Alors maintenant, je vais aller plus loin. Premièrement, cette guerre n'est pas notre guerre.
03:01Et deuxièmement, la Russie n'est pas notre ennemi. Je suis le seul à dire ça avec Pierre Lelouch et Luc Ferry, dimanche dernier,
03:12avec un grand courage et une grande intelligence, qui a dit ça sur une autre chaîne. Nous sommes peu nombreux, c'est le moins qu'on puisse dire.
03:20Mais c'est nous qui avons raison. Pourquoi ? L'Ukraine n'est pas notre guerre. Alors ça tombe sous le sens, mais quand même, je vais le dire.
03:27Pourquoi ce n'est pas notre guerre ? Parce que l'Ukraine n'est pas en Europe. L'Ukraine, ce n'est pas l'Union Européenne.
03:32Donc on n'a rien à faire en Ukraine. Ce n'est pas notre problème. Deuxièmement, ce sont deux peuples slaves.
03:42Son génocide m'avait dit deux cousins germains qui se battent entre eux. Et il y a une histoire intriquée qui dure depuis neuf siècles entre eux.
03:51Par exemple, le baptême du peuple russe, c'est le Dniepr à Kiev en 988. Le baptême du premier tsar Vladimir, c'est Karsionese en Crimée.
04:05Donc il est évident que pour les Ukrainiens et pour les Russes, la relation est une relation affectueuse, une relation affective,
04:13aujourd'hui contrariée, mais une relation quasi familiale. Donc ça n'a strictement rien à voir avec 1938.
04:19Mais tout à voir avec 1914, si on continue. C'est-à-dire que c'est vraiment une guerre interne, à la fois une guerre de sécession et une guerre civile.
04:31Une guerre intrafamiliale. Ensuite, la Crimée a toujours été russe. Elle a été donnée à l'Ukraine en 1954, mais avant elle était russe.
04:42Du temps de Catherine, elle était russe. Les régions russophones du Donbass sont des régions qui parlent russe.
04:52Et il y a eu deux fautes de l'Occident. Deux fautes graves. Deux fautes.
04:56Premièrement, l'OTAN n'aurait jamais dû dire « on va intégrer l'Ukraine ».
05:02C'est ça qui a mis le feu au poudre, parce que Poutine a répondu « je ne veux pas d'une puissance nucléaire à mes portes ».
05:10On peut le comprendre. C'est une erreur stratégique, majeure. Et c'est ce que pense Trump.
05:16Events, aujourd'hui. Et ils ont raison. Et beaucoup de gens ont de bon sens, même en Europe.
05:22Et deuxième erreur, les accords de Minsk. Parce que les accords de Minsk, s'ils avaient été appliqués, on n'aurait pas eu la guerre.
05:28Or, Merkel et Hollande, je ne sais pas si vous vous souvenez, ont fait une confidence aux médias.
05:34Scandaleuse. En disant, en fait, on n'a jamais cru aux accords de Minsk, c'était pour gagner du temps, pour faire gagner du temps à l'armée ukrainienne.
05:42Voilà. Alors maintenant, je dis, non seulement ce n'est pas notre guerre, mais la Russie n'est pas notre ennemi.
05:49Si on cherche un ennemi, comme l'avait dit Nicolas Sarkozy dans Le Figaro, il y a peu de temps,
05:55la menace existentielle pour nous, elle vient du Sud. Il faut regarder ce qui se passe en ce moment en Afrique.
06:03Et surtout, la menace existentielle, c'est une menace démographique. Avant tout.
06:07Donc, ce n'est pas la Russie. La Russie, elle était 2500 kilomètres.
06:11Et Poutine vient de répéter qu'il n'a aucune intention d'attaquer la France.
06:18Voilà. Et j'ajoute la chose suivante. Quand bien même il attaquerait les pays de Balte, nous, on n'est pas dans...
06:24Qu'est-ce qu'on fait dans l'OTAN, nous ? Nous, on est la France.
06:27Et la France, elle est protégée, grâce au général de Gaulle, par la puissance atomique.
06:32Donc, nous, on a un sanctuaire. Voilà.
06:35Et donc, notre problème, nous, c'est la France, les intérêts vitaux français.
06:39Donc, vouloir faire la guerre chez les autres, pour les autres, pour les Lituaniens, etc., c'est absurde.
06:47Par contre, il faut qu'on défende le sanctuaire français. Voilà.
06:51Et, en fait, il y avait un article dans Le Point, excellent, cette semaine, qui dit très bien les choses.
07:00Il dit que l'Europe déclassée est en phase de trois menaces.
07:05La première menace, c'est les États-Unis. Pourquoi ?
07:08Parce que les États-Unis ne nous considèrent plus comme des partenaires, même plus comme des protégés, mais comme des consommables.
07:16Et nous, on est encore dans l'OTAN.
07:19Alors qu'on est les seuls à avoir, en Europe, une industrie de défense indépendante.
07:25Deuxièmement, la Chine.
07:27La Chine, elle aspire notre industrie.
07:31Elle aspire notre commerce dans nos villes, avec les colis Chine.
07:34Et, enfin, elle est en train de racheter les ports, en Bourg, après le Piret.
07:40Et, enfin, elle est le fournisseur du Green Deal.
07:43Panneaux photovoltaïques, éoliennes, etc.
07:45Tout ça, c'est la Chine.
07:47De bien et bientôt, on va devenir un protectorat chinois, un protectorat américain, un protectorat chinois.
07:53Quant à la Russie, elle regarde maintenant vers la Chine.
07:57Et vous savez ce que c'est, tout ça ?
08:00Eh bien, je vais vous faire une confidence.
08:02C'est l'application de la doctrine Brzezinski.
08:06En 1997, Brzezinski, qui était un Polonais, devenu américain, a fait un livre qui s'appelle Grand Échiquet,
08:12dans lequel il a dit « Celui qui dominera l'Eurasie dominera le monde ».
08:17Mais, il avait dit, voilà, il y a deux précautions à prendre.
08:20Soit servir des Européens comme de proxy, les proxys, les Européens, les proxys,
08:25comme le Hamas pour l'Iran.
08:29Et ensuite, deuxièmement, couper l'Europe en deux et la séparer de la Russie.
08:36Or, je le répète, l'histoire commande tout, sauf la géographie.
08:40Ce que disait très bien Lelouch dans le Figaro Magazine, de manière brillante comme d'habitude,
08:44il faudra bien qu'un jour, on se retrouve.
08:48Il faudra bien qu'un jour, quand tout ça sera fini, on fasse la grande Europe.
08:52Sinon, c'est fini pour nous.
08:55C'est fini pour l'Europe et c'est fini pour la France.
08:58Il faut que la France redevienne une grande puissance, une puissance mondiale
09:01et qu'elle quitte ce boulet qu'est l'Union Européenne de Van der Leyen.

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