00:00En fait, je suis très ému par ce qu'on a vu là, parce que moi j'ai connu BFM avec Alain au tout début,
00:05il y avait un grand bureau, un open space, c'était pas très loin d'ici,
00:08il y avait un rédacteur en chef, Marc Cantarly et Marc Bombard, Guillaume Dubois,
00:12et on savait pas du tout ce qu'on allait faire, et quand on voit ce que c'est devenu,
00:15on s'est beaucoup amusé, on a beaucoup travaillé, mais on n'a jamais transigé sur les principes,
00:22et les principes, c'est ce qu'on a vu, c'est le terrain, c'est l'image, c'est le reportage.
00:26Moi c'est pour ça que j'ai adoré travailler sur cette chaîne, et c'est pour ça que j'adore toujours la regarder,
00:31parce qu'il y a du reportage, c'est pas une chaîne de blabla, il y a de l'analyse, il y a du commentaire,
00:35mais il y a aussi du reportage, on va au contact, pardon je dis encore on, c'est fou ça,
00:40vous allez au contact des gens, et puis Alain c'est drôle, parce que pendant le petit film qu'on a vu,
00:45il commentait tout, ah oui ça on n'avait pas été bon, ah oui là-dessus on est arrivé en retard,
00:48ah oui là on a été bon, etc. Alain, je peux vous le dire maintenant,
00:51on était tous terrorisés de prendre l'ascenseur avec vous, parce qu'on se disait,
00:54Alain c'est un taiseux, donc à l'époque BFM était au 7ème, rue Dorado-sur-Glamme, 7ème étage,
00:59et on se disait merde à partir du 2ème étage, qu'est-ce qu'on va se dire ?
01:02Et moi la première fois où j'ai eu une vraie conversation avec vous,
01:05j'étais au Liban en 2006 avec Jean-Marie Marchaud qui est encore dans la maison,
01:09on couvrait la guerre là-bas, et ce que disait Mathieu,
01:13on testait des nouvelles technologies, on testait des moyens de direct, etc.
01:17Et un jour le téléphone sonne un matin, Alain Veitch, oh la merde, qu'est-ce qu'il se passe ?
01:22Oui, comment ça se passe ? Comment vous transmettez ? Vous voulez plus de moyens ?
01:24Et à chaque fois, Alain, et ça il faut lui rendre hommage pour ça,
01:28mettez les moyens, mettez à disposition les moyens techniques, les moyens humains,
01:32et ça c'est irremplaçable.
01:33Et cette chaîne était tellement dingue, pardon, qu'en rentrant du Liban, un samedi,
01:39le lundi suivant on me dit tu veux pas aller finir la Coupe du Monde en Allemagne en 2006 ?
01:43Et c'était unique de vivre ça, c'était une sorte d'une start-up.
01:46Ça vous manque le terrain ? Parce que vous êtes maintenant dans un studio ?
01:48Ça manque toujours le terrain.
01:49Qu'est-ce qui est mieux, le studio ou le terrain ?
01:50C'est pas que c'est mieux, mais quand on est en studio,
01:53on est un chef d'orchestre qui essaie de faire jouer les musiciens,
01:55on est là pour mettre en valeur le travail du terrain.
01:57Mais l'âme de ce métier, ça reste le terrain, ça reste le reportage.
02:02Mais ce que l'on voit à travers ces reportages aussi,
02:04Thomas, Christophe, Pascal et Mathieu,
02:07c'est qu'en fait on est les témoins d'une société qui change,
02:09d'une société qui évolue, ce n'est pas nous qui la faisons changer, on est juste...
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