Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 mois
Porte-parole de l’administration pénitentiaire, Justine Gerbaud a réagi sur CNEWS à l’évasion de deux détenus de la maison d’arrêt de Dijon en Côte-d’Or. 

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00La nomenclature à proprement parler, mais effectivement, il y a eu plusieurs programmes immobiliers successifs dans l'immobilier pénitentiaire.
00:07Et donc, effectivement, les bâtiments, les établissements les plus anciens dont fait partie la maison d'arrêt de Dijon
00:11sont effectivement plus vétustes que des établissements construits plus récemment.
00:16Donc, il y a un certain nombre de maisons d'arrêt qui sont identifiées comme ayant des fragilités structurelles
00:22et des nécessités de renforcer à la fois la sécurité, mais aussi les infrastructures.
00:27Et donc, c'est pour ça que la maison d'arrêt de Dijon avait d'ailleurs été ciblée comme prioritaire sur le plan de renforcement annoncé par le garde des Sceaux la semaine dernière.
00:34Alors, pardon pour la question peut-être qui fâche, mais dans quelle proportion ces vétustés d'établissements sont-elles établies ?
00:42C'est-à-dire que ça concerne quoi ? 10, 20, 30% du parc aujourd'hui ? Ou on n'a pas une connaissance aussi fine de ce qui ne va pas ?
00:50Non, alors je ne vais pas donner un chiffre exact.
00:52Donc, il y a plusieurs failles qui ont pu être identifiées dans plusieurs établissements.
00:58Maintenant, identifier ces failles ne veut pas dire qu'on ne fait rien, qu'on ne met rien en place.
01:06Évidemment, le besoin le plus important, le plus massif, mais aussi qui prend le plus de temps, c'est le besoin de travaux.
01:12Donc, c'est à ce titre que le plan annoncé par le garde des Sceaux engage d'ailleurs 29 millions d'euros pour renforcer la sécurité de plusieurs établissements pénitentiaires.
01:24Maintenant, dans les établissements où, effectivement, on peut détecter ces failles, il y a des travaux aussi, des menus travaux.
01:31Là, d'ailleurs, plusieurs personnes en ont parlé. Effectivement, cet établissement, comme d'autres, ont fait l'objet de renforcement, déjà de remplacement plutôt du caille-botis déjà existant.
01:42Ils pouvaient être dégradés. Donc, il y a déjà des choses qui sont mises en place.
01:44Et puis après, il y a des procédures de sécurité quand même au sein des établissements qui visent aussi à compenser peut-être ces failles structurelles.
01:51Voilà, des ronds.
01:53Justement, c'est la question suivante. C'est-à-dire que quand vous procédez à des remises à jour graduelles, parce qu'effectivement, on ne peut pas fermer un établissement pour s'atteler à des travaux de fonds, ça, j'entends bien.
02:04Qu'est-ce que vous faites des détenus ? Dans ce cas-là, ils sont transférés ailleurs. Ça implique des bouleversements quand même dans la prise en charge ?
02:10Alors, tout dépend de la nature des travaux qui sont réalisés. Aujourd'hui, beaucoup de travaux de réhabilitation le sont avec les détenus à l'intérieur de l'établissement.
02:18Parce que, déjà, il y a une réalité assez objective de surpopulation carcérale.
02:22Ils sont mis à plusieurs ?
02:23Soit effectivement, sur un secteur de détention, on fait secteur par secteur et on libère les secteurs les uns après les autres.
02:31Ou alors, selon les travaux à mettre en place. Par exemple, dans le plan annoncé par le garde des Sceaux, vous avez par exemple l'installation de systèmes de brouillage, de systèmes de détection et de neutralisation de drones.
02:41Ça, c'est des travaux pour lesquels vous n'avez pas besoin de vider la prison.
02:45Justement, c'est ça le problème.
Commentaires

Recommandations