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Mal-être chez les jeunes : comment agir ? 🤔 La santé mentale des jeunes est une priorité de santé publique. Découvrez les chiffres alarmants et les causes de cette détresse grandissante : violence, harcèlement, addictions, isolement...

Le Dr François Braun, conseiller au CHR et ancien ministre de la Santé, partage des solutions concrètes et les dispositifs existants pour aider les jeunes en souffrance : Mon Soutien Psy, Nightline, maisons des adolescents, CMP, et les premiers secours en santé mentale. Des outils précieux pour détecter et accompagner les troubles psychologiques.

En parler, c'est déjà commencer à se soigner ! ✨ Informez-vous et apprenez à reconnaître les signes de mal-être pour offrir un soutien adapté.

#SantéMentaleJeunes #BienÊtre #SoutienPsy #Prévention

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Transcription
00:00La rubrique santé en partenariat avec la semaine.
00:05La rubrique santé avec le fonds de dotation Merci, Talpia et le centre hospitalier régional Mestianville.
00:12Est-ce comme santé ? C'est tout de suite avec le docteur François Braune, médecin urgentiste de profession, conseiller au CHR et ancien ministre de la Santé.
00:33Comment allez-vous, monsieur Braune ?
00:35Très bien, merci, Rani.
00:36Je vous pose cette question, question anodine de prime abord, mais qui peut rapidement changer la donne quand on parle de santé mentale.
00:44Quelques chiffres parlants, on va se focaliser sur la santé mentale des jeunes en particulier.
00:4955% des jeunes de 18 à 24 ans ont déjà été affectés par un problème de santé mentale.
00:55Autre étude qui est un peu plus large, sur 19 79 ans, 15% d'entre eux déclarent au moins un épisode dépressif lors de l'année écoulée.
01:03Un tiers des jeunes présente des signes de troubles anxieux et dépressifs.
01:07D'autres chiffres plus récents, vous me disiez, hors antenne ?
01:10Oui, des chiffres qui corroborent ce que vous venez de préciser.
01:13Il y a une enquête très très récente de l'Inserm qui est d'ailleurs encore en cours, montre qu'un tiers des jeunes, en gros de 11 à 24 ans, ont des troubles psychologiques importants.
01:21Alors, deux fois plus les filles que les garçons.
01:24D'accord.
01:25Aussi à constater.
01:27Et puis parmi ceux-ci, il y a toujours cette question autour des écrans.
01:30Un quart d'entre eux passe plus de cinq heures sur les écrans.
01:33Alors, on peut toujours se demander si c'est la cause ou la conséquence.
01:36Ça peut être aussi une réponse à une question d'anxiété.
01:39Mais en tout cas, ça entraîne des troubles du sommeil qui eux-mêmes font partie de la dégradation de l'état psychologique.
01:44Alors, vu de ces chiffres qu'on vient de donner, pas besoin d'y aller par quatre chemins.
01:48Le mal-être est bien présent.
01:49Le mal-être est présent.
01:51Ce n'est pas pour rien que c'est une priorité de santé publique pour l'année 2025.
01:54Mais la santé mentale des jeunes, ça fait plusieurs années déjà que c'est une priorité.
01:57Avec beaucoup de moyens qui ont été mis sur la table, entre guillemets.
02:02Mais vous avez raison sur une chose en posant la question.
02:05En parler, c'est déjà commencer à se soigner.
02:08Et je crois que ce qui est important, c'est de bien préciser un petit peu quels sont les signes.
02:11Et surtout, quelles sont les solutions.
02:14Parce qu'il y a beaucoup de solutions sur la table que les téléspectateurs ne connaissent pas forcément.
02:19On y reviendra justement sur les différents outils qui existent et qui ont été créés ces dernières années.
02:24Peut-être revenir sur les causes qui peuvent expliquer cette hausse depuis déjà 2017 ou 2018 plus précisément.
02:31Les jeunes ne sont plus sujets à ces épisodes dépressifs.
02:35Mais pour quelles raisons ?
02:36Vous avez parlé des écrans, mais ce n'est pas la seule.
02:38Ce n'est pas la seule.
02:39Alors, il y a tout ce qui est violence.
02:41Quand on est victime de violence ou de harcèlement, c'est une des causes qui fait le lit un peu de ces troubles psychologiques.
02:48Donc, les addictions d'une façon générale.
02:50Et on revient aux écrans, toujours sans trop savoir si c'est la cause ou la conséquence, probablement un petit peu des deux.
02:56Et puis, l'isolement.
02:57L'isolement.
02:58Et on voit bien que le Covid a été une des raisons de l'augmentation de cet isolement.
03:04Mais une parmi d'autres.
03:05Cette dégradation, elle n'est pas liée directement à la crise.
03:08Mais en tout cas, c'est un des éléments qui a aggravé la situation préexistante.
03:13En tout cas, les recours aux soins restent insuffisants malgré tout.
03:17Est-ce que vous avez des raisons à donner à cela ?
03:20Surtout avec le jeune âge, peut-être ?
03:22Là aussi, il faut peut-être remettre un petit peu les choses dans l'ordre.
03:25Les recours aux soins sont insuffisants.
03:26Mais 30% d'hospitalisation en plus ces dernières années pour les jeunes, justement, dans le cadre de troubles psychologiques.
03:32Donc, il y a quand même une réponse qui est donnée.
03:35Les recours sont insuffisants aussi par méconnaissance de l'accessibilité de l'ensemble des outils qu'il y a sur le terrain, plus que par impossibilité de répondre.
03:46Et là aussi, il faut remettre un petit peu les choses d'équerre.
03:49Justement, est-ce qu'on peut choisir quelques dispositifs à mettre en avant ?
03:53Alors, il y a beaucoup de dispositifs qui existent depuis plusieurs années maintenant.
03:59L'un des premiers, c'est Mon Soutien Psy qui a été mis en place.
04:02Donc, Mon Soutien Psy a été mis en place en 2022.
04:04C'est la possibilité d'avoir des consultations auprès de psychologues prises en charge par la Sécurité sociale, 12 sur l'année, ce qui est déjà bien.
04:14Et on a un peu plus de 5600 psychologues qui font partie du dispositif.
04:19C'est 600 000 personnes prises en charge depuis trois ans, plus de 3 millions de consultations.
04:23Donc, on voit qu'il y a quand même cette prise en charge qui existe.
04:26Ça, c'est un des premiers éléments.
04:28On a ensuite des éléments qui sont spécifiques pour les étudiants.
04:31Il faut savoir que, par exemple, il y a une ligne téléphonique qui s'appelle Nightline, qui est particulière pour les étudiants en fin de journée, début de nuit, qui ne se sentent pas bien.
04:40Et puis, les maisons des adolescents.
04:43Il y a des maisons des adolescents dans tous les départements.
04:46On en a deux en Moselle.
04:47On en a une à Metz, une à Saint-Avod, qui accueillent des adolescents en mal-être ou leur famille de façon tout à fait spontanée.
04:54Les CMP, bien sûr, qui sont des outils plus psychiatriques que l'on connaît.
04:58Et puis, quelque chose qui est très intéressant, ce sont les premiers secours en santé mentale.
05:04On a la possibilité de se former du secourisme en santé mentale.
05:09Ce secourisme en santé mentale a pour objectif de dépister les cas où les gens ne sont pas bien.
05:14Des troubles de l'humeur, des troubles du sommeil, des troubles de l'appétit, la tentation d'isolement.
05:19Si on est alerte et justement formé, on peut s'en rendre compte.
05:22On doit s'en rendre compte.
05:24C'est vraiment essentiel.
05:25On a près de 300 000 personnes formées au secourisme en santé mentale.
05:28Donc, il y en a qui connaissent un petit peu les dispositifs.
05:31Puis après, quand on rentre un peu plus dans le dur, je devrais dire, il y a le 3114, ce numéro de téléphone pour la prévention du suicide,
05:39qui est accessible à toute heure du jour et de la nuit.
05:42Il y a le système Vigilance, qui est un système de prévention des récidives du suicide,
05:48qui a diminué de 40 % les récidives du suicide.
05:50Il y a bien sûr le SAMU, toujours, que l'on peut appeler quand on a un problème.
05:54Donc, vous voyez qu'on a une masse de dispositifs.
05:57Mais il faut peut-être avoir le déclic pour les utiliser.
05:59Il faut avoir le déclic.
06:00Il faut ce repérage.
06:02Il faut surtout en parler.
06:03En parler, c'est déjà se soigner.
06:05Il faut en parler autour de soi.
06:07Il faut en parler à ses proches.
06:08C'est comme ça qu'on arrive à décoincer un petit peu des situations.
06:12Vous en avez parlé, un grande cause national.
06:15Est-ce que les objectifs ont été atteints de ce côté-là ?
06:18Les objectifs ne sont jamais atteints à partir du moment où on continue à voir des jeunes qui sont en mal-être.
06:24Le mal-être, c'est quelque part un peu naturel à certaines périodes de la vie.
06:28L'adolescence est une période de mal-être.
06:30C'est normal.
06:31Ce qui n'est pas normal, c'est quand on n'arrive pas à se projeter au-delà,
06:34qu'on n'arrive pas à passer ces aléas de la vie.
06:37C'est ça, en fait, les troubles de santé mentale dont on parle.
06:39Alors, les objectifs sont partiellement atteints.
06:42Il faut continuer dans cette direction, bien entendu.
06:46Sont non plus tombés dans le catastrophisme, qui est toujours l'effet un petit peu adverse qu'on met en avant.
06:51Il y a des solutions.
06:52Il faut savoir les employer.
06:53Et puis, il va falloir demain agir de plus en plus tôt auprès des jeunes,
06:57développer ces fameuses compétences psychosociales de l'enfant,
07:01qui sont en grande difficulté.
07:02Parce que c'est lorsqu'on se connaît bien, lorsqu'on est capable d'analyser ses sentiments,
07:08lorsqu'on est capable d'interagir avec les autres,
07:10c'est là qu'on se forme une espèce de carapace pour pouvoir résister à ces aléas de la vie.
07:16Alors, très rapidement, on rappelle, si certains de nos téléspectateurs ont besoin d'aide dans les prochains temps,
07:21on appelle quel numéro ?
07:23Alors, le 31-14, pour tout le monde, les enfants, puisqu'on parle des jeunes.
07:28Après, il y a des services spécifiques en Moselle qui ont été mis en place pour les adultes, c'est autre chose.
07:31Mais le 31-14, en prévention du mal-être et du suicide,
07:35ou le 15, si on veut simplement appeler de SAMU, qui vous réorientera.
07:39Merci beaucoup, François Brun, pour toutes ces informations autour de la santé mentale.
07:43Prenez soin de vous et restez informés sur Moselle TV.
07:46La rubrique santé, avec le fonds de dotation Merci, Talpia, et le centre hospitalier régional Mestianville.
08:07La rubrique santé, en partenariat avec la semaine.
08:10Merci.
08:11Merci.
08:12Merci.
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