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  • il y a 1 semaine
Retrouvez le replay de la chronique Pourquoi ? de l'Équipe de Greg du 17/11/2025.

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Sport
Transcription
00:00Bonsoir Andréa, enfin le pourquoi, plutôt le perquet.
00:05Le perquet, on va parler d'un terrible déclin qui concerne l'une des sélections les plus titrées de l'histoire.
00:11Rendez-vous compté pourtant qui prie pour aller en Amérique lors de la prochaine Coupe du Monde évidemment.
00:16Une troisième Coupe du Monde ratée, pourquoi l'Italie tremble de peur ? Donnarumma, le point d'interrogation évidemment.
00:22Alors on va commencer par du basique, c'est quoi la situation de l'Italie dans ses éliminatoires ?
00:26Il faut savoir qu'avant le match d'hier face à la Norvège, il y avait un infime espoir pour que l'Italie se qualifie directement.
00:32Pour cela, l'Italie devait gagner 9-0 face à la Norvège, il y avait trois points de retard et un gros golaverage en moins pour les Italiens.
00:38Ils étaient donc dans l'objectif peut-être de gagner ce match 9-0, on ne sait jamais.
00:41Les plus optimistes se sont peut-être dit qu'il y a peut-être un coup à jouer quand le jeune talent Pio Esposito a marqué au bout de 11 minutes.
00:48Pourquoi pas, la folle remontada des Italiens, évidemment que non parce que l'Italie a fait une bonne première période et puis derrière, c'est la cata.
00:54Ils en prennent quatre, il y a Nusa qui a marqué, il y a Haaland qui a mis un doublé, voilà un joli but, 78e et 79e.
01:00Comme quoi elle a vraiment coulé cette équipe italienne et puis dans le temps additionnel, c'est Larsen qui a marqué défaite 4-1 à domicile face à la Norvège.
01:08Passage par la case barrage, ouvrez grand les oreilles pour écouter Abel Bronca de San Siro.
01:12Alors j'imagine que la presse italienne a dû se déchaîner.
01:32Comme d'habitude, n'allez pas tendre, Il Fato Quotidiano qui dit arrêtez de vous plaindre des règles, l'Italie ne mérite pas plus d'aller à la Coupe du Monde que le Congo ou Curaçao.
01:40Alors je pense qu'il parle du Congo et pas de la RDC parce que la RDC risque d'y aller.
01:44La Corriere de la Serra, même pas le luxe d'un demi-regrès, d'une demi-vengeance.
01:48La dure labeur des barrages attend l'Italie qui s'est effondrée en seconde période sous le poids de 4 buts norvégiens.
01:53Et puis la Gatvetta, cette défaite nous fait prendre conscience que nous ne sommes pas encore au niveau des meilleures équipes d'Europe, sachant que la Norvège n'avait plus participé à la Coupe du Monde depuis 1998.
02:03Ce qui est surtout très triste selon notre correspondant Valentin Poludi, c'est qu'on sent qu'il y a un manque d'intérêt pour la sélection, à la fois pour l'équipe italienne, pour les joueurs italiens, mais aussi pour les supporters.
02:15Il faudrait que les joueurs se transcendent un peu plus en sélection parce qu'il y a de très bonnes individualités en club.
02:21L'Inter a fait deux finales de Ligue des Champions 2023-2025 avec un noyau dur d'intégration d'Italien, Bastogne, Ibarrella, Di Marco.
02:28Par rapport aux générations précédentes, il y a moins de joueurs qui arrivent à se transcender en sélection.
02:31Peut-être parce que la sélection italienne a moins d'importance, même aussi aux yeux des supporters.
02:35Hier, moi j'étais au stade, malheureusement qu'on commence à prendre l'habitude de ces contre-performances.
02:39Il n'y avait pas de gens qui se roulaient par terre en train de pleurer, ah non, on va louper un travail mondial de filet, limite, sinon on ne rigolait pas.
02:45Ça se comprend, parce qu'on est quand même sur un pays traumatisé là.
02:48Si vous êtes italien, c'est le moment de fermer les yeux, pas de changer de chaîne, mais de fermer les yeux.
02:52Italie-Suède, novembre 2017, défait à l'aller l'Italie qui ne marque pas à San Siro et qui est éliminée piteusement en barrage.
02:59Pour la première fois depuis 58 ou 60 ans, un mondial va se disputer sans l'Italie.
03:05Ce sera la dernière apparition en match officiel avec l'Italie d'un bouffon en larmes.
03:09On pensait que l'euro les avait guéris avec cette victoire, mais rien du tout.
03:32Quatre ans plus tard, rebolote cette fois-ci face à la modeste Macédoine du Nord, élimination en demi-finale de barrage.
03:38On vous met le but avec le commentaire du Yoen Rio italien.
03:42On n'a pas pu traduire parce qu'il ne fallait pas traduire.
03:43On n'a pas pu traduire.
04:13Cauchemardesque, éliminer du coup des barrages de la Coupe du Monde.
04:16La dernière fois que l'Italie était à la Coupe du Monde, c'était en 2014.
04:19Regardez un petit peu la composition d'équipes qu'il y avait.
04:21Il y avait quand même de sacrés joueurs, notamment une sacrée défense, un sacré gardien aussi.
04:25Il y avait Balotelli encore à l'époque.
04:27Un beau milieu aussi, Pirlo Verratti-Marquillo, sachant que Thiago Mota était rentré en cours de jeu.
04:31On était en 2014.
04:33L'équipe de Greg n'existait pas.
04:34L'émission qu'on pouvait regarder sur l'iPhone 6, c'était le bachelor avec Greg évidemment.
04:39Plus encore que Greg sur le bachelor, c'est qu'un enfant qui avait deux ans en 2014.
04:42Et donc, qui n'a pas de souvenirs de cette Coupe du Monde, à deux ans n'a pas de souvenirs.
04:46Du coup, en 2026, il a 14 ans et il n'a jamais vraiment vu l'Italie à la Coupe du Monde.
04:50Et si jamais elle est éliminée en barrage, en 2030, il aura 18 ans, il sera majeur.
04:54Il n'aura toujours pas vu l'Italie qualifiée en Coupe du Monde, c'est quand même fou.
04:57Il vit ma vie de quand j'avais cet âge-là.
04:59C'est encore un, tout simplement.
05:01Alors maintenant, les racines de cet échec, quelles sont-elles ?
05:05D'abord, le problème du championnat de la Serie A, selon notre correspondant sur place.
05:10Deux tiers des joueurs qui évoluent en sérieux ne sont pas sélectionnables.
05:12Les joueurs étrangers, le réservoir de sélectionnables, ça me nuise année après année.
05:18Là où le bas blesse, c'est le passage du football de jeunes au football professionnel.
05:22Les coachs italiens préfèrent miser sur les joueurs expérimentés.
05:26En Italie, plus qu'ailleurs, les coachs, après 2-3 mauvais résultats, ils sont directement sous pression.
05:31Et quand tu es sous pression, forcément, tu te réfugies en alignant les joueurs d'expérience.
05:35Autre souci plus structurel, cette fois-ci, la concurrence de plus en plus grosse en Italie, d'autres sports.
05:41Il y a moins de jeunes qui jouent au football.
05:43Moi, j'habite à Milan, dans les parcs, on ne voit pas beaucoup de gamins jouer au football.
05:46Actuellement, c'est la meilleure nation européenne sportivement.
05:49Dans tous les sports, elle est compétitive, même les sports de niche.
05:52Donc, le football en Italie a plus de concurrence qu'avant.
05:55On peut notamment, évidemment, citer le tennis.
05:58Avec Siner, évidemment.
05:59Qui fait la une aujourd'hui, au contraire de l'Italie.
06:01Évidemment, il a gagné le Masters, pour tout vous dire.
06:03Gennaro Gattuso, lui, il a trouvé d'autres explications.
06:06Oui, il est parti sur une autre piste, Gattuso.
06:08C'était avant le match, Gattuso qui disait ça.
06:09En 90 et 94, il y avait deux équipes africaines.
06:12Maintenant, il y en a huit.
06:13Ce n'est pas une polémique, mais à notre époque, les meilleurs deuxièmes européens se qualifiaient directement pour la Coupe du Monde.
06:18Le lendemain, il a remis une couche.
06:20De toute façon, on vit dans un monde où on ne peut plus rien dire.
06:22Laissons tomber.
06:22En Afrique aussi, ils ne sont pas contents.
06:24Oui, je le sais, je ne peux plus me rendre nulle part.
06:26Moi, je dirais plutôt que le problème de l'Italie, c'est que le sélectionneur s'appelle Gennaro Gattuso.
06:29Quand on a eu quand même Marcelo Lippi, quand on a eu Capello, quand on a eu Ancelotti.
06:33Non, pas Ancelotti, mais qu'il y a Ancelotti qui est italien ou encore Sacchi.
06:36A voir pour entraîneur Gennaro Gattuso qui, on le rappelle, sur ses dernières expériences de coach,
06:41est resté trois semaines à la Fiorentina, sept mois à Valence, cinq mois à Marseille et un an au Croisi.
06:46Ça s'est plutôt bien passé.
06:49Ce n'est quand même pas le club du siècle, la Juke Spitz.
06:51Oui, mais personne ne veut y aller. On en reparlera, j'imagine, dans le débat.
06:54Bon, maintenant, on fait quoi en Italie pour changer ça ?
06:56D'abord, on prépare les barrages.
06:58Les Italiens, s'il vous plaît, ne changez pas de chaîne, mais fermez encore une fois les yeux
07:01parce que les prochains adversaires, certes, sont plutôt modestes, entre guillemets,
07:05mais vous vous rappelez d'être pris souvenir.
07:06Alors, ça sera soit Macédone ou Pays de Galles, ça vous rappelle aussi en 2002,
07:10soit la Suède, 2018.
07:12L'Irlande du Nord, la dernière fois que l'Italie avançait, avait été éliminée en barrage de Coupe du Monde,
07:15c'était face à l'Irlande du Nord en 1958 ou la Roumanie.
07:19Et on essaye, évidemment, de changer de système.
07:21En 2022, déjà, Fabio Carpello avait donné quelques pistes pour changer un petit peu le modèle du foot italien.
07:27C'est un calcio qui utilise les passagini latérales.
07:31Chaque fois qu'il y a un contraste qui se met sur terre,
07:35pour que nous devons copier le modèle tedesco comme détermination,
07:39un jeu en vertical, un jeu en profondeur.
07:41Il y a un autre déclat que j'ai trouvé très intéressant,
07:44c'est celle de l'ancien sélectionneur italien, César Prondelli,
07:46qui a été nommé pour changer la formation des jeunes.
07:49Il dit ça en 2025.
07:50Si nous avions eu un talent comme l'ami Niamal, dans nos équipes de jeunes, nous l'aurions perdu.
07:54Nos entraîneurs lui aurions enlevé la joie de jouer en l'abrutissant de schémas, de diagonales.
07:58L'objectif, pour Prondelli, c'est vraiment de révolutionner ça.
08:03Donc lui, il a un projet destiné aux écoles de football,
08:06c'est-à-dire les moins de 14 ans, pas de tactique.
08:08On ne parle pas de fauneuf, de pressing, de système.
08:10Il faut absolument leur rendre le plaisir de jouer.
08:12Si un gamin veut driveler, qu'il le fasse.
08:15Mais avant de tout changer, évidemment, il faut gagner en mars,
08:18parce que ce n'est plus une question de déclin,
08:20c'est carrément une question de survie pour l'Italie.
08:21Merci, Aléa, merci à Arthur et Baptiste,
08:24et qui vous ont aidé, à Jean-Girand Baptiste Bautier.
08:27Évidemment, Raymond Domenech, j'ai à vous voir en premier,
08:29alors non pas pour vous délecter de cette situation-là,
08:32parce qu'on le sait, c'est un cheval de bataille classique,
08:35mais est-ce que vous pensez que c'est la faute des entraîneurs,
08:39ou des sélectionneurs italiens ?
08:40Parce que là, il y a quand même une remise en cause.
08:41Parce que ce qui a fait leur succès des années,
08:43le fameux Catenaccio quand on était gamin,
08:45la rigueur italienne, truquer à bon escient,
08:48le vice italien qu'on n'avait pas,
08:50aujourd'hui, ça se retourne contre eux ?
08:51Non, ils avaient quelque chose en plus.
08:53Il y avait toujours des attaquants de talent.
08:55Il y avait toujours des gens qui faisaient la différence
08:56à un moment ou à un autre, ce qu'ils n'ont plus à l'heure actuelle.
09:00Et ils peuvent jouer maintenant, ils jouent sur leur organisation.
09:03Et avec Gattuso, ils jouent juste sur le Oura Football,
09:06qui a tenu une mi-temps contre les Norvégiens.
09:08On ne voit pas de jeu, de schéma de jeu.
09:12On y va en cours, mais à un moment, ça ne suffit pas.
09:15Mais c'est vrai que leur culture tactique de mise en place,
09:19de sécurité permanente, empêche les prises de risques permanentes.
09:24Et ils n'ont plus d'attaquants.
09:25C'est vraiment ça, leur vrai problème.
09:27Ils ont perdu la créativité qu'ils pouvaient avoir avant.
09:31Alors que nous, en 98, on s'est un peu inspirés de ça.
09:33J.M. et Jacquet avaient le modèle italien de bien défendre, bien structuré.
09:37Les attaquants, ils avaient du talent, mais ils étaient jeunes.
09:39À un moment, leur football de sécurité, c'est-à-dire, était la clé du foot.
09:43Oui, parce que Didier a repris la culture qu'il avait eue
09:48dans des footballs organisés en place.
09:50Et je suis d'accord, leur séance d'entraînement,
09:52tous ceux qui sont là-bas, c'est des schémas.
09:55C'est des mises en place et ça commence très jeune.
09:57Donc, leur objectif, c'est le schéma, c'est l'organisation, c'est la base.
10:04Et ils oublient la créativité.
10:07Alors, le problème, et Raymond en parle, oubliez la créativité.
10:09En fait, moi, je dirais que leur souci principal, c'est l'absence de talent.
10:14Ils ont naturalisé des joueurs un peu obscurs,
10:18auxquels ils n'auraient même pas pensé à un moment.
10:21Et quand on regarde leur 11 et encore plus leur groupe élargi,
10:24sincèrement, il y en a 3 ou 4 qui rentrent dans la discussion
10:27pour être dans le groupe des Bleus.
10:28Non, mais c'est très compliqué.
10:29C'est vrai qu'il y a un vrai creux générationnel dans cette Italie.
10:32Il y a un déficit de qualité incroyable.
10:35Il a raison, Raymond, quand il parle des attaquants.
10:37Nous, Marcus Turam, tous les jours, il est titulaire dans cette équipe d'Italie.
10:40Nous, on est en train de débattre pour savoir s'il est dans les 26.
10:43Rendez-vous compte que leur meilleur joueur, c'est Kezak,
10:44qui n'est même pas titulaire en club.
10:46C'est dire devant à quel point ils n'ont personne,
10:47mais vous en avez aussi un petit peu parlé.
10:49Le socle défensif qui est la base, qui a fondé les succès de l'Italie.
10:53Il n'y a plus personne non plus.
10:54Ils en prennent 4 chez eux à San Siro, contre la Norvège.
10:57Adrien, il le dit, le problème, il vient d'en bas, dès la formation.
11:01Ils ne veulent plus donner aucune bille pour que ces joueurs soient talentueux.
11:04Mais ça va jusqu'à Gattuso qui...
11:06Alors, ces déclarations, franchement, moi, elles me donnent envie de vomir.
11:09Parce qu'il se trouve des excuses à une époque où c'est très facile de se qualifier.
11:12Il y a beaucoup plus de qualifiés qu'avant.
11:13Mais même dans le jeu, sur le terrain, ce qu'il montre,
11:15les déclarations, il en a fait d'autres.
11:16Où il dit, moi, je n'ai pas du tout envie de faire de la tactique.
11:19Je ne suis pas là pour faire ça.
11:20On est là pour gagner.
11:21Ça se voit.
11:22Oui, ça se voit.
11:22Ça se voit et ça se paye.
11:25Donc, la rigueur, il n'y en a plus.
11:27Mais à tous les étages dans cette Italie.
11:28Et ça fait très peur aussi.
11:29Vous avez connu l'Italie triomphante, tous les deux.
11:32Moi aussi, d'ailleurs.
11:33On a pris même du plaisir à commenter.
11:34Moi, j'ai pris du plaisir à commenter l'Italie.
11:36Bon, pour la finale de 2006, il serait bon.
11:38Calmez-vous, Jeannot, quand même.
11:39Non, non, mais on a pris du plaisir avec des joueurs comme Pirlo,
11:44avec Del Piero.
11:45Même Toto Skilac.
11:48Il y a eu des joueurs qui ont marqué leur génération
11:52et les tournois internationaux.
11:53Mais là, j'ai bien écouté le dossier.
11:56C'est un problème générationnel.
11:58C'est un problème de formation.
11:59C'est un problème de mise en place d'une vraie structure football
12:03qui part des tout-petits et qui va jusqu'à la sélection des A.
12:08Mais aujourd'hui, c'est une équipe qui a complètement perdu son équilibre
12:12et qui a perdu, comme le disait Raymond, ses valeurs.
12:14C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est une équipe d'Italie.
12:18Alors, j'espère pour eux que par rapport au barrage,
12:20avec une demi-finale, où ils vont recevoir.
12:22Et ensuite, il y aura la finale pour aller chercher la qualification.
12:26Mais ça ne va pas être simple.
12:27Quand on les voit.
12:27Il reçoit avant la demi-finale et après la finale, ça sera tirage au centre.
12:31Et on parlait de Rétegui.
12:32On parlait de Rétegui.
12:33Bon, Scamac, ça n'a pas marché non plus.
12:35Là, il y a le jeu en exposition.
12:36Peut-être qu'ils vont arriver à avoir un déclic sur un moment précis d'un match
12:41où il y en a un qui va sortir du lot.
12:43Mais ce n'est pas le collectif qui va faire la différence.
12:45C'est ça qui est dramatique.
12:45Jérôme, vous êtes inquiet ou pas pour leur qualification ?
12:47Ah oui, parce que c'est juste une question de talent, en fait.
12:50C'est tout bête.
12:51Non, mais l'Irlande, par exemple.
12:52S'ils vont jouer la finale là-bas, par exemple.
12:54Si l'Irlande se qualifie, s'ils ne jouent pas en demi-finale,
12:57quand je vois l'ambiance à Dublin...
12:59C'est juste que si c'est une bonne équipe d'Italie,
13:03tu vas en Irlande, je suis déjà un peu inquiet
13:04parce qu'on est perso-létérés à l'Abril,
13:06à l'Irlande, à un match comme ça.
13:07C'est un exemple.
13:08Mais cette Italie-là,
13:11moi, le premier match de la nuit que j'ai vu,
13:13de sélection, c'est Brésil-Italie 82.
13:16Vous vous rappelez de ce match ?
13:17À Barcelone.
13:19Et depuis ce jour, j'aime suivre l'Italie.
13:21C'est une équipe qui était...
13:23Pas au Lerossi.
13:24Pas au Lerossi, mais pas au Lerossi.
13:27Et depuis, il y a toujours eu des grands attaquants,
13:29des grands milieux, des joueurs qu'on aimait voir jouer.
13:31Même nous, Français, c'était un peu le classico en Europe.
13:33France-Italie, c'était toujours...
13:34Même des gardiens.
13:34Et les gardiens, alors n'en parlons pas.
13:36C'était une génération...
13:37Enfin, bon, fabuleuse.
13:38Nous en avons toujours un bon.
13:39Mais Donnarumma n'est pas bon, non ?
13:40C'est peut-être le seul dans cette équipe.
13:42Mais moi, je trouve que c'est l'euro en trompe-l'œil aussi.
13:44Parce qu'on parle de Donnarumma.
13:46Il gagne l'euro tout seul, en vrai.
13:47Tu regardes les matchs d'Italie.
13:48C'est Donnarumma, il a 9 à chaque match.
13:50Oui ou non ?
13:51D'ailleurs, il est élu...
13:52D'ailleurs, il est...
13:53Oui, oui.
13:54Verratti revient après sa blessure.
13:57Mais c'est l'euro.
13:58Mais c'est l'euro de Donnarumma.
13:59Il est élu meilleur joueur de l'euro.
14:00Meilleur joueur.
14:01Pas gardien, meilleur joueur de l'euro.
14:02Ça veut quand même tout dire sur le niveau d'Italie, je trouve, non ?
14:04Quand votre gardien est le meilleur joueur d'une compétition, vous gagnez.
14:06Ça veut un peu tout dire.
14:07Et depuis, quand il ne fait pas de miracle, l'Italie, elle perd.
14:10Et ils finissent deuxième à trois points de la Norvège.
14:13Mais quand tu vois les matchs, il y a 10 points d'écart entre les deux.
14:16Oui, parce que le reste du groupe était faible.
14:17Donc, contre quasiment toutes les équipes qu'Adrien a montré,
14:20oui, il y a grand danger, évidemment.
14:21C'est vrai dire le Land du Nord, Massé...
14:22C'était pas de chance de jouer la Norvège, quand même.
14:24Les deux matchs contre Israël, c'est de Donnarumma qu'il leur gagne, quoi.
14:28En plus.
14:30Il ne doit pas les gagner, ces matchs-là.
14:31Il a mis quelque chose qui rend assez triste.
14:33C'est l'image du gamin qui grandit.
14:35Parce qu'on se dit qu'aujourd'hui, les enfants vont grandir avec l'idée
14:37que l'Italie n'est pas une grande nation du foot.
14:39Nous, quand on sait qu'elle en a gagné quatre des Coupes du Monde,
14:42que c'était que des Fiori-class, ça fait un peu de pète.
14:44Vous voulez dire que moi, quand j'ai souffert de 86 à 98,
14:47comme on était nuls avant, c'est pas grave.
14:48Ça fait de la peine.
14:49Eh ben non, on était malheureux quand même.
14:50Alors qu'on avait gagné l'euro 84, vous voyez, un peu comme l'Italie
14:53qui avait gagné un euro au milieu.
14:55Puis entre-temps, alors on a eu Guadarrara 86,
14:56mais enfin derrière, ça a été compliqué.
14:58Je leur souhaite quand même.
14:58Merci Adrien.
15:01Je ne suis pas sûr que l'Italie vous porte dans son cœur là tout de suite
15:03parce que vous avez été factuel.
15:05Dans un instant, alors attention, autre danger, autre nation.
15:08Vous parliez de classico en Europe.
15:10On va parler de l'Allemagne, car ce soir, l'Allemagne joue sa calife
15:13sur la chaîne équipe contre la Slovaquie.
15:15Une finale, tout simplement, pour aller à la Coupe du Monde.
15:17Comment l'Allemagne a perdu de sa grandeur ?
15:19C'est l'instant revanche, les gars.
15:20A tout de suite.
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