00:00Jamais on n'a payé autant de charges.
00:01Ça, c'est un des mots qui revient parce que vous avez commencé à recevoir des mails.
00:07Et parmi ces mails, il y a cette question des charges.
00:09J'ai mis un truc en place qui est un...
00:12Il faut déjà que je précise. Je ne me présente à rien.
00:14C'est pour ça que je suis légitime là-dedans.
00:16Je ne veux pas être président de la République.
00:18Je n'ai pas les compétences.
00:19Je n'ai pas envie d'entrer dans ce cinéma, justement.
00:21Je vais continuer à faire mes spectacles parce que je vais rester au contact des gens.
00:25Mais j'ai mis une boîte mail à disposition pour que les gens m'envoient des propositions.
00:30Et donc l'idée, c'est de faire...
00:33C'est de peser.
00:34Non, c'est de prendre ces propositions, d'en garder une quarantaine d'ici les élections,
00:37de les faire étudier par des gens pour voir ce qui est réaliste et réalisable
00:40et de faire ce que j'appelle un chantage démocratique.
00:43C'est-à-dire d'aller voir les deux qui vont rester à l'élection
00:45et de dire, voilà, est-ce que vous engagez solennellement à appliquer ce que veulent les gens,
00:50ce que veut le peuple ?
00:51Et dans ces cas-là, vous aurez nos voix.
00:53Ce qui veut dire que si on est 50 000 derrière moi, ça n'a aucun poids.
00:56Si on est 800 000 ou plus, on aura vraiment du poids.
01:00C'est ce que je pense.
01:01Et pourquoi je voudrais faire ça ?
01:03Parce que, sur ce que je ressens, si démocratiquement on ne fait pas ça,
01:08ça va vraiment dégénérer.
01:09Quand vous dites « ça va mal terminer », c'est même ce que vous dites,
01:12si on n'écoute pas le peuple, il y a des gens très sérieux,
01:15comme Jérôme Fourquet de l'IFOP, qui a analysé ce que vous incarniez.
01:19Il parle d'un phénomène social, d'un symbole anti-élite.
01:22Il dit « Patrick Sébastien, cette France des campings qui ne se sent plus représentée
01:27trouve en lui, c'est l'expression qu'il utilise,
01:29trouve en lui une espèce de champion que le système, entre guillemets,
01:33essayerait de baïonner parce qu'il dirait tout fort les vérités
01:37qui ne serait pas bonne à dire. Est-ce que vous vous reconnaissez dans ce portrait ? »
01:40Bien sûr que je me reconnais, à part que le mot « camping », justement,
01:42ça fait partie de la caricature.
01:44C'est la France des campings.
01:46Pourquoi la France des campings ?
01:47Il n'y a pas que des campings.
01:48Dans les gens qui sont derrière moi, il y a tout.
01:50Les mômes qui viennent me voir l'été, j'ai plein de monde dans mon public
01:54qui sont étudiants.
01:55Vous parlez notamment des jeunes.
01:57Qui vont devenir chirurgiens, qui vont devenir avocats,
01:59qui vont devenir chefs d'entreprise.
02:00Et puis autour de moi, j'ai plein de gens de tous milieux différents.
02:04Alors il y en a plein qui me disent « oui, mais ça ressemble beaucoup au programme du RN ».
02:08Bien sûr qu'il y a plein de choses que le RN.
02:10Il y a quand même pas mal de similitudes, on peut le dire, Patrick Sébastien.
02:12Il y a pas mal de similitudes.
02:13Mais tu sais qui je représente aussi ?
02:14Moi, je connais des familles de maghrébins.
02:17Je connais des familles d'origine africaine
02:19qui en ont, je vais être vulgaire, plein de cul,
02:22d'être stigmatisés à cause d'une minorité.
02:24Je m'attendais à ce que vous soyez vulgaire,
02:25mais pas aussi vite quand même, Patrick Sébastien.
02:27Ça ne fait que 4 minutes.
02:28D'une minorité, d'une minorité qui sont stigmatisés.
02:31Et ces gens-là, moi je les connais, ils se lèvent le matin,
02:33ils bossent, ils respectent la République.
02:35Ils élèvent leurs enfants parfois bien mieux
02:37que des Français de souche peuvent les élever.
02:40Donc je représente aussi cela.
02:41Tout au lieu de monter les gens.
02:44Notre signe de ralliement, c'est ça.
02:46C'est la solidarité.
02:47C'est la solidarité.
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