00:00Parallèlement, vous avez lancé un mouvement, ça s'appelle « Ça suffit »
00:03et vous voulez être le porte-parole des revendications des Français.
00:07Et je vais vous dire aussi pourquoi je vous ai invité, Patrick Sébastien.
00:09Je voudrais aussi l'expliquer à ceux qui nous écoutent et qui nous regardent.
00:11Parce que depuis des semaines, notre quotidien, notre vie politique
00:15est rythmée par des discussions sur un budget dont on ne sait même pas
00:19s'il va aboutir et s'il en restera quelque chose.
00:22Et les mots utilisés par les politiques eux-mêmes, y compris les plus sérieux,
00:26c'est cinéma, spectacle, sorcellerie, guignol.
00:30On n'est pas loin du grand cabaret.
00:33Mais au fond, vous prenez-vous la politique malgré tout au sérieux.
00:38Et je me suis dit que c'était intéressant d'avoir votre regard sur ça,
00:42sur ce que même appelle le cinéma.
00:43Ce n'est pas malgré tout.
00:45C'est que moi, je suis la caricature.
00:48Tu sais, je suis une caricature.
00:49D'ailleurs, quand j'ai commencé à parler de ce moment,
00:51« Retourne, faire tourner tes serviettes ».
00:53Cette sorte de mépris qu'il y a pour moi,
00:56c'est un mépris général pour toute une France
00:59qui n'a plus la parole, qui en a marre.
01:01Si je vous dis que ça suffit, c'est parce que c'est ce que j'entends
01:03le plus autour de moi.
01:05Et je suis très légitime pour ça,
01:06parce que tout mon parcours de vie,
01:09je n'ai jamais lâché ces gens-là.
01:11Ce n'est pas forcément la France la plus pauvre.
01:13C'est toute une classe moyenne.
01:16Ça va des pauvres, évidemment,
01:19jusqu'à une classe moyenne, même haute,
01:20qui n'y arrive plus, qui n'en peut plus.
01:22qui regarde ce spectacle
01:24plus que désolant de ces hommes politiques.
01:28J'ai fait le comparatif avec un couple.
01:33On a l'impression de voir...
01:34C'est quelqu'un qui m'a dit ça.
01:35J'aurais l'impression de voir des parents
01:36qui s'engueulent devant des enfants.
01:37Moi, quand j'ai eu des ruptures
01:40avec mes épouses différentes,
01:43on est passé sur notre orgueil,
01:44on est passé sur notre égo
01:45pour protéger nos enfants.
01:47Là, on a l'impression...
01:48Pour qu'ils sont irresponsables ?
01:49On a l'impression que c'est leur égo...
01:51De toute façon, c'est ça.
01:52C'est leur égo, c'est leur orgueil,
01:54c'est des petites bagarres.
01:55C'est un cinéma, effectivement,
01:57tellement déconnecté des réalités,
01:59parce que tous les matins,
01:59les mecs qui se lèvent,
02:01ils vont bosser,
02:02ils sont écrasés de charge.
02:04Écrasés de charge.
02:05Jamais on n'a payé autant de charges.
02:07Ça, c'est un des mots qui revient
02:08parce que vous avez commencé
02:09à recevoir des mails.
02:11Juste finir ça, ils ont...
02:13Et parmi ces mails,
02:14il y a cette question des charges.
02:15J'ai mis un truc en place
02:16qui est un...
02:17Il faut déjà que je précise.
02:19Je ne me présente à rien.
02:20C'est pour ça que je suis légitime là-dedans.
02:22Je ne veux pas être président de la République.
02:24Je n'ai pas les compétences.
02:25Je n'ai pas envie d'entrer dans ce cinéma, justement.
02:27Je vais continuer à faire mes spectacles
02:29parce que je vais rester au contact des gens.
02:31Mais j'ai mis une boîte mail à disposition
02:33pour que les gens m'envoient
02:34des propositions.
02:36Et donc l'idée, c'est de faire...
02:39C'est de peser.
02:40Non, c'est de prendre ces propositions,
02:41d'en garder une quarantaine d'ici les élections,
02:43de les faire étudier par des gens
02:45pour voir ce qui est réaliste et réalisable
02:46et de faire ce que j'appelle
02:47un chantage démocratique.
02:49C'est-à-dire d'aller voir les deux
02:50qui vont rester à l'élection
02:51et de dire, voilà,
02:52est-ce que vous engagez solennellement
02:54à appliquer ce que veulent les gens,
02:56ce que veut le peuple ?
02:57Et dans ces cas-là,
02:58vous aurez nos voix.
02:59Ce qui veut dire que
03:00si on est 50 000 derrière moi,
03:02ça n'a aucun poids.
03:02Si on est 800 000 ou plus,
03:05on aura vraiment du poids.
03:06C'est ce que je pense.
03:07Et pourquoi je voudrais faire ça ?
03:09Parce que, sur ce que je ressens,
03:11si démocratiquement on ne fait pas ça,
03:14ça va vraiment dégénérer.
03:15C'est ce que je veux dire.
03:17C'est ce que je veux dire.
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