00:00Écoutez, il faut toujours avoir de l'espoir, mais c'est vrai qu'on est quand même nourris d'un sentiment de colère, de tristesse à la fois,
00:06parce que c'est vrai qu'on s'est battus, en tout cas depuis plus d'un an, tout le monde se bat, tout le monde se bat pour sauver ce site,
00:13et je pense qu'on a réellement raté un coche, en tout cas l'année dernière, et malheureusement, forcément, quand on voit demain,
00:20on sait que demain, le tribunal se prononcera, et quelque part, on se doute bien que la liquidation judiciaire, en tout cas, va être prononcée,
00:30et que le site de Agondan, bien sûr, est très, très compromis, oui.
00:34Novasco, c'est la dernière assierie de Moselle, on est d'accord que cette probable fermeture, elle a une dimension aussi symbolique très forte ?
00:43Mais bien sûr, on a une assierie électrique, une assierie électrique qui s'est inscrite dans la décarbonation depuis de nombreuses années,
00:49même si on sait que cette assierie mérite de nouveaux investissements, mais ils se sont engagés, en tout cas, à cette décarbonation,
00:56on a une assierie avec une coulée verticale, qui est quelque chose de très particulier, puisqu'on produit des aciers fins et des aciers spéciaux,
01:03en tout cas ici en Moselle, vous savez, on a subi, en tout cas en Moselle, déjà, de nombreuses fermetures d'assierie,
01:09de nombreuses fermetures de sidérurgie, il y a de nombreuses années, et là, on arrive sur une des dernières qui existe encore,
01:15qui était le fleuron, en tout cas, de l'industrie, puisque c'était la société des aciers fins de l'Est qui a été créée par Louis Renaud,
01:23et là, on arrive à une fermeture, et on ne peut s'y résigner, en tout cas.
01:27Novasco, Valérie Romy, avait été repris en 2024 par un fonds britannique qui, d'après les syndicats, n'a pas tenu ses engagements en matière d'investissement.
01:34Ils ont de quoi être en colère, les salariés, quand même.
01:36Mais bien sûr, on est tous en colère.
01:39Vous savez, ce que je vous disais à l'instant, c'est qu'il y a un an, il y avait un repreneur potentiel,
01:44qui, malheureusement, s'est désisté un petit peu comme métal blanc.
01:48C'était le seul investisseur en qui tout le monde croyait.
01:51Alors, bien sûr que quand Grébul est arrivé, on s'est dit,
01:54« Hourra, l'entreprise est sauvée, mais pour combien de temps ? »
01:56On n'imaginait pas du tout, en tout cas, que ça ne serait que pour une seule année.
01:59Voilà.
02:00Voilà.
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