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  • il y a 2 mois
Son départ d'Affaire Conclue, sa mise à l'écart de l'antenne à France 2, ses projets professionnels avec William Leymergie, les cadeaux les plus étranges qu'elle a reçus ou encore ses boulettes du Téléthon, Sophie Davant refait avec Éric Dussart et Jade le samedi 15 novembre 2025.

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Transcription
00:00Ça vous a fait quoi de retrouver les équipes d'Affaires Conclus deux ans après votre départ de l'émission, Sophie Davon ?
00:04Alors d'abord j'étais très touchée que la production me demande de co-animer cette émission, ça m'a touchée parce que j'étais partie, donc c'était pas évident.
00:16Et j'étais très émue et très bien accueillie par toute l'équipe, aussi bien l'équipe technique que l'équipe de prod qui était contente de me retrouver et je l'ai perçue, donc ça m'a touchée.
00:28On sent l'émotion dans votre voix encore ce matin.
00:30J'étais au bord des larmes et d'ailleurs je ne suis pas restée très longtemps, je suis arrivée au dernier moment et je suis repartie assez vite parce que j'avais envie de me protéger un peu quand même.
00:39Ça a été très très dur, c'était ma décision de répondre à la proposition d'Europe 1, mais il n'en reste pas moins que faire le deuil de cette émission, ça a été très dur, très long, très dur, très douloureux parce que j'étais attachée à cette équipe.
00:55C'est pas rien d'avoir porté un programme comme ça, d'être partie d'une case vraiment naufragée à l'époque.
01:03On est partie de genre 200 000 téléspectateurs et on a fait des records à 2 millions quand même à 17h l'après-midi.
01:10Alors justement, est-ce que c'est pas avec le recul une erreur d'avoir lâché affaire conclu ? Est-ce que vous avez eu à le regretter ?
01:17Je ne l'ai pas regretté, mais j'ai eu du mal à faire mon deuil, mais ça c'était indépendant de ma décision.
01:23A l'époque, on venait me chercher, j'étais en face de gens qui me désiraient et ça me faisait du bien à France 2.
01:31Je sentais que j'étais un peu considérée comme un meuble qui fait bien son boulot, qui orne bien une pièce, mais sans plus.
01:39Il n'y avait plus de propositions, plus d'envie ?
01:41Plus de propositions et puis quand j'en ai parlé à la direction, ils ont mis du temps avant d'être réactifs et de me répondre
01:49et j'ai trouvé qu'ils ne faisaient pas grand-chose pour tenter de me retenir.
01:53Plus à l'antenne depuis janvier, depuis l'arrêt de cette émission sur les animaux qui a été ballotée dans la grille et supprimée au bout de quelques numéros seulement.
02:00Oui, alors ça on n'a pas bien compris parce qu'on m'a expliqué qu'on l'a supprimée pour des raisons d'économie
02:05et là je vois exactement la même émission reprise à la même heure avec Bernard Montiel.
02:12Alors je n'étais pas surprise parce que Bernard a eu la délicatesse de m'appeler au mois de juin pour m'en parler.
02:19Là j'ai vu qu'ils ont diffusé deux numéros à la suite, espérant probablement attirer un peu plus de monde sur le deuxième.
02:25Ce qui n'a pas je crois été franchement le cas, donc on verra.
02:29Depuis l'arrêt de cette émission, aucune nouvelle proposition de France 2 ?
02:32Non, de France 2 non, non, non.
02:34L'animation télé vous manque, Sophie Avant ?
02:37L'animation me manque.
02:39Voilà, l'animation en général.
02:42Ne plus montrer ma tête tous les jours à la télé, j'avoue que ça me soulage un peu parce que c'était exigeant.
02:49Ça ne me dérange pas de ne plus être à l'antenne de cette manière-là.
02:52Mais oui, faire mon métier, j'adore ça, on est passionnés par ce métier.
02:55Donc c'est sûr que je me sens tout à fait apte à reprendre une émission et à recommencer avec la plus grande envie et le plus grand dynamisme.
03:06Sauf que pour l'instant, ce ne sera pas sur France Tédévision parce qu'il n'y a pas de proposition en ce sens.
03:11Non.
03:11Il n'y a pas de projet avec eux.
03:12Non.
03:12Après, vous êtes libre, vous n'avez plus de CDI.
03:14Ah, je suis libre.
03:15Ça veut dire que votre avenir pourrait s'écrire sur une chaîne de services privée.
03:19Pourquoi pas ?
03:20Ça dépend des propositions.
03:21Et pourquoi pas présenter une émission en duo avec William Lémergie, autre grand professionnel de la télévision que vous connaissez bien ?
03:27Je sais qu'il y a des projets en ce sens.
03:28Ça ne nous déplairait pas.
03:30Mais c'est vrai qu'on a des projets ensemble.
03:33On vous en parlera en temps voulu.
03:35Pas forcément de télé.
03:37Pas forcément de télé, c'est-à-dire de spectacle ?
03:39Peut-être.
03:39Et en télé, oui, ça ne nous déplairait pas.
03:42Bon, après...
03:43On se dit tout ce matin.
03:44C'est vrai qu'il y a un projet pour que vous présentiez tous les deux une nouvelle version de Tournée Manège.
03:49Alors, ça, on y a pensé.
03:50On aurait trouvé ça super rigolo parce qu'on est en couple.
03:55Ce n'est pas un secret.
03:56Et parce que je crois qu'on aurait pu faire une version au deuxième ou au troisième degré qui aurait été sympa.
04:04Donc, j'en ai parlé.
04:05Je crois que c'est un format, comme on dit maintenant, que le groupe d'Arthur détient.
04:12C'est Arthur qui a le concept, les droits, c'est ça ?
04:14C'est ça, oui.
04:15Donc, pourquoi pas ?
04:17Après, je ne sais pas si William aurait assumé jusqu'au bout.
04:19Parce que moi, je suis un peu plus fofolle et un peu plus ouverte aux idées un peu saugrenues.
04:25Lui est quand même plus classique.
04:27On n'est pas de la même génération.
04:28Il a un passé télé en animant des magazines, en étant producteur, en présentant le Trésor.
04:36C'est quand même assez sérieux.
04:38Mais écoutez, nous, on est ouverts et en tout cas, on a envie de continuer à faire notre métier.
04:43Donc, avec plaisir.
04:45Couple hors normes, comme la thématique de votre émission, comme dans Passionnément.
04:48Vous êtes un couple hors normes.
04:50Vous avez travaillé ensemble pendant quoi ? 30 ans ?
04:52Pendant 30 ans, on a été très proches, à la fois professionnellement, amicalement.
04:58Nos deux familles, on avait même une maison en Normandie à côté l'un de l'autre.
05:03Et quand on ne travaillait pas ensemble, on jouait, on faisait du sport ensemble.
05:06On jouait au tennis, on jouait au golf le week-end.
05:08Donc, on passait déjà notre vie ensemble.
05:10Mais c'était, pardon, mais de l'amitié.
05:12Comment on transforme ça en amour au bout de 30 ans ?
05:15C'est intéressant.
05:16Ce n'était pas du tout prévu.
05:17Jamais je n'aurais imaginé me retrouver dans ce cas de figure.
05:25Il se trouve que William a perdu son épouse et qu'il a été, vraiment, il a perdu son pilier.
05:34Il s'est retrouvé seul et malheureux et triste jusqu'au jour où son fils est né,
05:39parce que ses enfants, il a trois enfants, ses enfants étaient très proches de lui.
05:43Un jour, son fils aîné m'a appelée en disant, écoute, on ne sait plus quoi faire avec papa.
05:46On ne peut pas s'en occuper ce week-end.
05:48Est-ce que tu pourrais lui proposer de venir chez toi en Normandie ?
05:52Et j'ai vu cet homme, radicalement différent de ce que je connaissais, éteint.
05:59Il était éteint.
06:00Et je l'ai vu revenir à la vie.
06:02On l'a reçu avec Valentine, qui était là ce jour-là.
06:05On lui a fait la cuisine.
06:06On a invité l'un de ses amis, qui n'est autre que Claude Lelouch.
06:12Et je l'ai vu revenir à la vie.
06:14Donc voilà, je lui ai dit qu'il était chez lui, qu'il pouvait revenir quand il voulait.
06:17Et il est revenu, quelques fois.
06:19Et puis, on a retrouvé une complicité qu'on avait déjà et qui s'est transformée.
06:24Voilà, ça fait partie des...
06:27Des mystères de la vie, voilà.
06:28Et des...
06:29Des bonnes surprises, parfois.
06:30Des bonheurs de la vie, ouais.
06:31Voilà, c'est une histoire à laquelle on ne s'attendait pas.
06:35Moi, à l'époque, je m'étais dit que c'était terminé.
06:38Je prends un chien, d'où Raoul ?
06:39Raoul est arrivé à ce moment-là ?
06:40J'avais pris un chien dans ma vie, en me disant, je vais devenir une mère à chien.
06:45Et ça sera très bien comme ça.
06:47Je ne veux plus d'histoire d'amour.
06:48Terminé.
06:49Et la vie, on a décidé autrement.
06:51Voilà.
06:51Et donc, William doit composer avec Raoul.
06:55Ce qui...
06:55Ce qui est pas simple.
06:56Il s'en serait passé volontiers.
06:57Vous vouliez nous parler de votre chatte Isis, qui est restée coincée pendant deux semaines.
07:05Non, non, quatre semaines.
07:06Quatre semaines, dans un...
07:07Oui, un mois pile.
07:09Dans quoi ?
07:09Dans quoi ?
07:11Dans un canapé lit.
07:12Oh mon Dieu !
07:14C'est pas vrai.
07:16Oui, et je vous jure qu'au bout d'un mois, j'ai sorti de là une vieille fourrure
07:20vraie bitée de deux centimètres d'épaisseur.
07:25Mais c'est pas possible.
07:26Vous vous jurez que c'était pas un canular ?
07:27C'est pas un canular.
07:29Alors, ce qui est marrant, c'est que William, donc, en était le producteur, et il n'était
07:33pas toujours très rassuré, parce qu'il avait un grand concept, une punchline.
07:40Attention au syndrome de la salle de bain.
07:43Qu'est-ce que c'est que le syndrome ?
07:44Vous n'êtes pas dans votre salle de bain.
07:46Vous faites de la télé en direct.
07:48Donc, il craignait toujours qu'on dépasse les limites et qu'il y ait un drame suite
07:55à un fou rire ou un truc comme ça.
07:57Et donc, il était dans son bureau au moment où l'émission passait en direct.
08:01Il avait la télé comme ça au fond de la pièce, tout en préparant son émission du lendemain,
08:07recevant ses chroniqueurs.
08:08Et il a toujours un œil sur la télé.
08:09Et dès qu'il me voyait avoir un fou rire, il mettait le son.
08:12Totalement inquiets.
08:14Oh là là, qu'est-ce qu'il va nous faire encore aujourd'hui ?
08:16Il descendait en régie parfois pour parler dans l'oreillette ?
08:18Oui, bien sûr.
08:19Parfois, c'était terrible.
08:21Je me souviens les premières fois où j'ai eu des invités culturels.
08:26Il était là tous les jours, surtout quand il les aimait bien.
08:30Mon premier invité était Claude Lelouch, je me souviens.
08:33Et puis, une fois où j'ai eu Fabrice Uchini, ou je ne sais plus ce que j'avais dit,
08:37je lui avais dû dire à Fabrice,
08:39« Bon, là, vous nous faites votre numéro traditionnel de Fabrice Uchini. »
08:42Et là, il me hurlait dans l'oreillette.
08:44« On ne bouge pas comme ça, un gros texte ! »
08:47Et donc, j'ai tellement tremblé.
08:49Vous n'êtes pas rancunière parce qu'il est devenu votre mec.
08:52Bon, ben...
08:52Mais on continue.
08:54Ah, ça continue à être punché comme ça.
08:56Il y a bien de l'ambiance.
08:57Mais on est dans l'oreillette.
08:58Vous lui rappelez parfois tout ce qu'il a pu vous dire ?
09:00Oui, tout le temps.
09:01Oui, bien sûr qu'on a quand même quelques souvenirs communs.
09:05Mais bon, on continue.
09:06On n'a jamais cessé d'avoir un dialogue professionnel et amical.
09:12Donc, à l'époque, on faisait le show devant tout le monde.
09:15Donc, un coup, c'était des fourrures.
09:16Un coup, c'était des disputes.
09:18Et donc, ils étaient tous au spectacle.
09:19Il y avait un marqueur déjà d'un attachement.
09:21Voilà, c'était intense.
09:22Et ça continue aujourd'hui.
09:23Vous n'avez pas de collection un peu bizarre ?
09:25Alors, j'ai collection de fringues.
09:26Alors là, j'en ai beaucoup.
09:27Et là, c'est vrai que, de temps en temps, il faut que je vide mes placards.
09:32Et comme pour tout, je m'attache.
09:34Donc, j'ai du mal à les vider.
09:35Je suis attachée à des fringues que je ne mets plus jamais.
09:39Et que je n'ai souvent pas beaucoup mises.
09:41Voilà.
09:42Donc, c'est plutôt ça que j'aurais à vendre.
09:44Peut-être que vous pourriez essayer de revendre tous les cadeaux
09:45que vous ont fait les téléspectateurs au long de votre carrière.
09:48Parce que vous avez dû en recevoir pas mal.
09:50Oui, j'en ai reçu beaucoup.
09:51C'était quoi, essentiellement ?
09:52Justement, des vêtements ?
09:52Alors, il y a eu beaucoup, beaucoup de portraits, plus ou moins ressemblants, plus ou moins réussis.
09:58Genre, le Père Noël est une ordure, c'est ça ?
09:59Oui, on peut dire ça.
10:02J'ai eu, à l'époque où je faisais la météo, avec Laurent Cabrol, on recevait des pulls.
10:07Et d'ailleurs, lui, à l'époque, il les portait à l'antenne.
10:10Donc, des pulls qui ne s'étaient pas toujours très bien tricotés, avec ce qu'on appelait chez moi, à Bordeaux, des margagnes.
10:16Vous savez, des trous, des mailles qui avaient sautées.
10:18Ah, il manquait une petite partie.
10:19Non, mais on aurait dit des pulls de Zezet.
10:21Il les portait, lui, à l'antenne à 20h30.
10:26Bon, et après, j'ai reçu des cadeaux un peu dégueulasses.
10:28Par exemple, des trucs un peu sexuels, des préservatifs usagés.
10:33Non, à l'époque où vous présentiez la météo ?
10:34Oui.
10:35La météo, c'est très porteur.
10:36Ça inspire beaucoup.
10:38Ça ne faisait pas augmenter que la température à l'extérieur aussi, chez certains téléspectateurs.
10:42Exactement, exactement.
10:42Donc, à chaque fois, je suis flattée.
10:45Je me dis, si j'inspire ce genre de choses, c'est que je ne dois pas être trop moche.
10:49Je crois que le moment le plus formidable, c'est quand j'ai pris un technicien de la SFP pour le maire d'un village.
10:57Ça, c'est pas mal, racontez-nous.
10:58Ah oui, c'était formidable.
11:00À l'époque, je n'animais pas encore l'émission, mais on m'avait demandé d'animer des fils rouges.
11:05Donc là, je descendais le gaffe de peau en canoë kayak, ce qui déjà, en soi, n'est pas rien.
11:11Et donc, on arrivait, donc on descendait le gaffe de peau, on s'arrêtait, on arrivait, on garait le kayak comme on pouvait, parce qu'il y avait du courant, etc.
11:19On devait monter à l'échelle et on arrivait sur la place d'un village.
11:23Donc, je fais ça et j'arrive sur la place de Peyrorad, je crois, c'était dans les Pyrénées Atlantiques.
11:30Et là, 500 personnes, 500 moutons, il y avait un monde fou, un bazar pas possible, évidemment, pas de répétition.
11:39Et j'étais censée interviewer le maire du village.
11:42Et je m'approche d'un monsieur, je me suis dit, tiens, ça doit être lui, un monsieur qui était là, je m'approche.
11:49Et donc, je l'interview sur Peyrorad et je vois le cadreur derrière qui fait...
11:55Un petit nom !
11:56Je ne sais pas ce qui se passe.
11:57Et le monsieur répond formidablement aux questions.
12:01C'est-à-dire qu'il ne se démonte pas quand vous dites monsieur le maire, lui, il va, il continue.
12:04Bon, je suis repartie avec mon canoë, on n'a pas eu le temps de débriefer.
12:06Et on arrivait à Bayonne, à minuit, le soir, dernière intervention en direct.
12:12Et je redonne l'antenne et on se retrouve, toute l'équipe, et ils me regardent tous et ils me disent,
12:19tu sais quand même qui t'as interviewé à Peyron ?
12:22Je dis, non, le maire.
12:24Il me dit, non, c'est un technicien de la SFP.
12:27Je suis qui, il s'appelle Alain.
12:29Donc Alain était là, ils étaient tous morts de rire.
12:32Vous êtes fait arnaquer, quoi, dans les grandes largeurs.
12:34On s'est repassé la séquence pendant des heures et des heures.
12:38Et ce monsieur que j'ai interviewé, chaque année, venait me voir à France 2.
12:43C'est la seule fois où toute sa famille l'a vue à l'antenne.
12:47Et le vrai maire, il n'était pas furieux ?
12:49Et le vrai maire n'est jamais passé à l'antenne, du coup, alors qu'ils avaient passé l'année à préparer l'arrivée du Téléthon à Peyrorade.
12:57Donc, monsieur le maire, si vous êtes encore maire des années...
13:00Sophie vous interviewera au 5 ou 6 décembre, peut-être.
13:02Merci beaucoup, Muriel.
13:04Bonne journée, bonne grosse journée, quand même.
13:07Je ne sais pas comment vous en faites.
13:09On est si à peine, j'ai écrit dans la langue française.
13:12Pourquoi pas, il y a de bonnes grosses, quatre, comme j'en fais l'émission.
13:14Sur les bonnes jolies, sur les bonnes délicieuses, sur les bonnes...
13:18Bien, je me regarde, bonne grosse...
13:20Comment dire à quelqu'un d'une bonne grosse journée ?
13:23Vivez, vivez, vivez, vivez, vivez.
13:23Mais vous êtes à vous, c'est pas la journée que je veux.
13:27N'empêche, grand moment, ça.
13:28Parce qu'en fait, Muriel Robin vous écrit un sketch en direct, c'est un privilège rare.
13:32Elle est formidable pour ça, c'est qu'elle a une capacité d'improvisation, comme ça, en direct.
13:37Elle venait souvent le matin, on s'entendait bien.
13:40Jusqu'à ce jour.
13:42Et je ne sais pas pourquoi j'ai dit grosse, ça, j'en sais rien.
13:46Cet archive culte, on l'avait évidemment diffusé à Muriel Robin, quand elle était venue nous voir.
13:52Et voici sa réaction.
13:54Non mais c'est bizarre, personne ne dit pas ça à Catherine Deneuve.
13:58Bonne grosse journée.
14:00Tu ne dis pas ça à Nathalie Marie, bonne grosse journée.
14:04C'est quand même si tu dis le mot gros, c'est qu'il y a quelque chose qui t'y fait penser.
14:08Elle voulait vous souhaiter beaucoup de bonheur au-delà de tout.
14:10La grosse bonne journée.
14:12Bonne grosse journée à toi, la grosse comédienne.
14:15C'est vrai que c'est bizarre, on est d'accord ?
14:20Vous n'aviez jamais dit ça à personne d'autre.
14:22Je ne sais pas d'où c'est sorti, d'où c'est venu, c'est la fatigue.
14:27Faites se lever tôt tous les jours.
14:29Je ne sais pas.
14:30Moi, je fais de la médecine esthétique.
14:32C'est quoi ça ? C'est les petites injections ?
14:33Les injections.
14:35Mais bon, il m'est arrivé à avoir recours à la chirurgie esthétique
14:39pour certaines petites choses que je devais me faire enlever.
14:42Je ne vais pas entrer dans les détails.
14:43Mais je ne suis pas du tout hostile à ça.
14:46Ce que je trouve dommage, c'est quand les visages changent
14:49au point qu'ils deviennent méconnaissables.
14:53Mais faire ce qu'il faut pour avoir l'air reposé, pourquoi pas ?
14:57Surtout qu'en plus, aujourd'hui, il y a une batterie d'outils
15:01de médecine esthétique.
15:04Et puis, on arrive à faire de la chirurgie esthétique très naturelle.
15:07Il y a quelque chose de pas du tout naturel que vous avez fait une fois, je crois.
15:10On ne vous y reprendra pas une fois où vous faites une injection dans la lèvre.
15:13Je n'avais pas du tout prévu de faire ça.
15:15Et je vais visiter...
15:17Un copain me dit, viens avec moi visiter telle clinique.
15:20Et donc, je l'accompagne pour lui faire plaisir.
15:23Et on va visiter une clinique de médecine esthétique.
15:26Moi, à l'époque, dans ces deux programmes, j'avais des chroniques.
15:28Donc, dans l'espoir, certainement, de me faire faire une chronique là-dessus.
15:33Et là, le patron de la clinique me dit, ah ben tiens, je veux une petite injection là.
15:39Lèvre supérieure ?
15:39Je n'avais pas du tout envisagé ça.
15:42Et puis moi, comme je suis un peu folle d'un, je dis, bon, si vous voulez, pourquoi pas ?
15:46Sauf que le gars, il ne devait pas en faire tous les jours.
15:49Je suis ressortie, mais c'était catastrophique.
15:52Une bouche de canard, quoi, un truc.
15:54Pas si loin du chef des Indiens Raouni.
15:57Ah non, c'est horrible, horrible.
15:58Mais vous êtes allée à l'antenne avec ça ?
16:00Alors, comment voulez-vous que je fasse ?
16:01J'étais en direct tous les matins.
16:03Donc déjà, je suis rentrée chez moi en rasant les murs.
16:06Et donc, je me suis fait recevoir par mon mari et mes enfants à l'époque.
16:12Et surtout...
16:12Ils vous ont grillé, quoi ?
16:14Oh ben, évidemment, on ne voyait que ça.
16:16Et quand je suis arrivée le matin, alors là, je ne vous raconte pas.
16:18Quand William m'a vu arriver, j'étais tellement catastrophée que j'ai choisi d'en rire.
16:24Ah, vous pouviez encore rire ? C'est une bonne nouvelle.
16:26Donc, je riais, bêtement, en disant...
16:29Ça a mis combien de temps à se résorber ?
16:32Ça a mis... Je ne sais pas, je n'en sais rien, je ne me souviens plus.
16:35Mais au moins un mois, un bon mois.
16:37Et puis, les critiques à l'époque, il n'y avait pas les réseaux sociaux.
16:40Heureusement.
16:41Votre fille, Valentine, nous a laissé un petit message pour vous.
16:43Coucou, maman, c'est Valentine.
16:46Je voulais te faire un gros bisou pour ton passage sur RTL.
16:48Je suis actuellement en tournage en Charente-Maritime, dans une serre de citronniers.
16:53Et je me régale.
16:55Je voulais t'envoyer plein de force et te dire que j'étais très, très fière de toi pour tous tes nouveaux projets.
17:01Je trouve que c'est trop cool que tu te sois lancée sur YouTube.
17:03Et je trouve que ton émission, elle est super chouette.
17:06Donc, voilà, bravo pour ça.
17:07Je t'embrasse très, très, très, très fort.
17:09Et j'espère te revoir bientôt parce qu'on ne se voit pas suffisamment.
17:13C'est vrai.
17:13C'est vrai, ça ne vous arrive pas à avoir aussi soin que souhaité ?
17:16On ne se voit plus du tout parce qu'elle part tout le temps.
17:19Parce que non seulement elle travaille pour Flavie,
17:21mais elle présente elle-même une émission sur France 3, Nouvelle-Aquitaine.
17:27Donc, elle a ça à tourner.
17:29Et puis, son documentaire.
17:31Donc, elle est très prise.
17:33Avant, on se voyait pas mal parce qu'elle travaillait
17:34sur le plateau d'Affaires conclues.
17:36Donc, c'était sympa.
17:38Elle vous manque ?
17:39Elle me manque.
17:40Mais d'ailleurs, il me manque tous les deux.
17:42Et je les ai invités à dîner, figurez-vous, vendredi soir.
17:45Voilà.
17:46Vous êtes au courant.
17:47Nicolas, son frère qui a deux ans de plus qu'elle,
17:49il n'est pas du tout dans le monde de la télé ?
17:50Pas du tout.
17:51Alors, lui, il n'est pas du tout.
17:53Ce n'est pas son truc.
17:55Lui, il est en train de réussir dans le monde de la finance.
17:58Il commercialise des outils de paiement.
18:01C'est bien.
18:01Tout ce que j'aime.
18:02Parce qu'il y a de moins en moins de sous à la télévision.
18:03Donc, c'est bien que le fiston travaille dans la finance.
18:06Non, il travaille dans la tech.
18:07Voilà.
18:08Donc, pour moi, c'est des notions qui me sont extrêmement étrangères.
18:12Donc, j'essaie d'apprendre.
18:12Il essaie de vous expliquer, parfois ?
18:13Il essaie de m'expliquer, mais ça a du mal à rentrer, quand même.
18:18Les improbables.
18:19Les improbables.
18:21Bonjour, Eva Crévert.
18:22Bonjour, tout le monde.
18:22Bonjour, Eva.
18:23Sophie, d'abord, je pense pouvoir dire qu'avec vous,
18:25cette chronique des improbables n'aura jamais aussi bien porté son nom
18:27qu'arriver à retrouver des archives qui pourraient se vendre à prix d'or à affaire conclue.
18:31Alors, premier scoop, Sophie Davant a présenté le journal télévisé.
18:36Exactement.
18:36Vous n'aviez que 22 ans.
18:38Il s'agissait en fait d'un exercice pratique lors de vos études de journalisme à Bordeaux,
18:42une simulation de JT, même si le générique ressemblait davantage à une musique de film un peu coca.
18:47Madame Monsieur Bonfoy, l'explosion de la navette Challenger ne remet pas en cause le programme spatial de la NASA.
18:58La 6, c'est parti, elle sera musicale et gratuite.
19:03Le maire de Nantes entreprend une action musclée contre les locataires de HLM.
19:08Toute petite voix, c'est trop mignon, 22 ans, Sophie Davant à l'IUT.
19:11L'info, c'est votre premier objectif.
19:13Ah oui, j'avais fait un mémoire sur Christine O'Kreint.
19:15Oui, qui a été l'un de vos modèles.
19:16J'ai lu dernièrement d'ailleurs que vous disiez que vous auriez peut-être finalement dû continuer dans l'info pure et dure.
19:22Ça aurait été une autre carrière, mais je pense que j'en aurais été capable et ça m'aurait intéressée.
19:28Peut-être que j'aurais aimé présenter une émission d'interview, un peu la manière d'Anne Sinclair à l'époque.
19:36Ce n'est pas trop tard en même temps, Sophie Davant ?
19:39Eh bien, peut-être pas.
19:40Qui sait ?
19:43Elle est pas, je voulais dire.
19:44Eva, vous allez maintenant nous emmener au Mexique ?
19:47Quand on dit que vous êtes une animatrice tout terrain, ça peut aussi être des terrains très accidentés à l'autre bout du monde.
19:53Ce fut le cas dans la piste de Xapatane, un jeu d'aventure tourné au Mexique que vous avez animé sur Antenne 2 en 1992.
20:00Un concept créé par Jacques-Antoine, le papa de Fort Boyard, dont vous étiez à l'époque la co-animatrice avec Patrice Laffont.
20:06Et comme dans Fort Boyard, il y avait un univers très mystérieux dans cette piste de Xapatane dont la voix off était Jean-Luc Reichman.
20:14Au cœur du Mexique, dans l'état de San Luis Potosí, dont le nom signifie richesse en Quechuan, se dresse un lieu mythique, Xapatane.
20:22Vous qui êtes tranquillement installé devant votre téléviseur, bienvenue à Xapatane.
20:30Que tal, señor ? Votre piste est aussi jolie que votre casquette, monsieur le chef des gars.
20:34La musique, la légende, le Mexique, mais un temps de mierda, comme on dit là-bas.
20:38C'était génial, cette émission, c'est dommage, elle n'a duré qu'une saison à l'antenne.
20:45Alors que je pense que si on l'avait un peu retravaillée, là encore, le problème c'est qu'on était au Mexique,
20:52mais on aurait pu tourner ça en Auvergne, on ne sentait pas bien qu'on était au Mexique à l'image.
20:56Oui, parce que le temps n'était quand même pas forcément, ce n'était pas les meilleures conditions météo.
21:00Oui, et qu'il n'y avait pas vraiment une végétation adaptée.
21:02Et c'est vrai que quand on a tourné, ça devait être en pleine saison sèche, mais il n'avait fait que pleuvoir.
21:06Donc, on était restés sur place pendant trois mois, ça avait été une galère pas possible.
21:12C'était une chouette émission.
21:14Oui, c'était sympa.
21:15Eva, vous avez retrouvé la preuve d'un complot contre Sophie Davant.
21:19Oui, à l'époque de CETO Programme, il y avait de toute évidence des gens de votre équipe
21:23qui voulaient vous savonner la planche en vous donnant des fiches truffées d'erreurs,
21:27carrément des mauvaises fiches.
21:29Ça avait été le cas, par exemple, lorsque vous aviez reçu Laurent Boulez.
21:32Donc Laurent, vous serez samedi à Béziers, le 4 décembre à Lille, le 14 à, je ne sais
21:37pas où, à Bélé, le 17 à Maux.
21:39Non, il dit non, il dit non.
21:41Non, pas du tout, ça doit être une autre fiche.
21:46Non, parce que ma tournée, par l'instant, est finie.
21:48Donc, cette pièce s'appelle Tous déjantés.
21:52Tous les malades.
21:52Tous les malades.
21:53Venez applaudir Marion Gammes et Alexandre Prel.
21:58Marion Gammes et Alexandre Prel.
22:01Alors, ça aurait été un triomphe du début.
22:04Que voulez-vous, il y a des matins comme ça ?
22:06C'est terrible.
22:07C'est avoir reçu Jean-Louis Borloo que j'ai appelé Jean-Louis Bordeaux.
22:10C'est bien.
22:11En référence à ma vie.
22:12Ça lui est resté d'ailleurs, je crois.
22:14C'est absolument qu'il est resté.
22:15C'est drôle.
22:16Ça la fait rire.
22:18Cela dit, ça pouvait aussi virer au grand n'importe quoi en cuisine.
22:20Je me souviens d'un matin où il y avait eu de la casse.
22:23Le principe, le but étant de s'accorder du temps.
22:27Vraiment, dans la tendance, on développe beaucoup, beaucoup de choses le matin.
22:31Oh mon Dieu !
22:32C'est un triomphe de la cuisine.
22:34L'Ouena signe le sapin sans arrimer dans notre réaction.
22:38On va terminer avec le talon d'Achille de Sophie Davant.
22:42C'est votre mémoire, Sophie.
22:43Par exemple, vous avouez que vous avez du mal à vous souvenir des gens que vous rencontrez sur les tournages.
22:48Ce qui peut donner lieu à des situations gênantes lorsqu'ils reviennent vers vous quelques temps plus tard.
22:52n'est-ce pas ?
22:52Ça, c'est possible.
22:54Il faut dire qu'à une époque, j'en rencontrais beaucoup.
22:56Problème de mémoire aussi, parfois avec les prénoms.
22:59On a pu le constater dans Affaires conclues.
23:01Bertrand, bonjour.
23:03Bernard, pardon.
23:04À bord de Liguel, il y avait Neil Armstrong et Buzz Aldrin.
23:11Ah, c'est Armstrong, c'est le sapin.
23:13Voilà, rien à voir.
23:14Josette.
23:15Bonjour Sophie.
23:16Josette, un petit accent du Sud ?
23:18Pas du tout.
23:19Alors, vous venez aussi pour rendre hommage à votre grand-mère.
23:23C'est ça.
23:24Qui est décédée récemment.
23:25Non, pas du tout.
23:26Elle est toujours en hommage.
23:28Je suis désolée.
23:29Et voilà, encore une fiche piégée.
23:32Il y a vraiment quelqu'un qui vous en veut, ça, finalement.
23:34Mais c'est vrai que je suis un côté un petit peu...
23:37Peut-être en l'air.
23:38Jean-Michel à peu près.
23:39Ouais, ouais.
23:40Micheline à peu près.
23:41Ah ben, ne changez rien pour nous, c'est parfait.
23:42Ouais.
23:42Merci beaucoup Eva Crudert.
23:45Merci à la suite.
23:45Merci Eva.
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