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  • il y a 2 mois
À 18 heures débutera la cérémonie de commémoration des attentats du 13-Novembre, pilotée par Thierry Reboul. Il indique qu'il a voulu créer une cérémonie "digne et ambitieuse", qui s'adresse à tous, "aux morts et aux vivants"

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Transcription
00:00Vous disiez on va essayer quand même d'être aussi fidèles à ceux qui sont les principales victimes,
00:05c'est-à-dire ceux qui étaient aussi dans le Bataclan, qui étaient des gens qui étaient des fous de rock.
00:09Oui, tout à fait. Je pense qu'ici, on veut bien rendre hommage.
00:15Il faut repartir de leur passion, de ce qu'ils étaient.
00:20Et un des grands éléments de ce qu'ils étaient, c'était leur amour du rock, plutôt anglo-saxon.
00:27Et on va se servir d'un certain nombre de références de ce rock, pas que anglo-saxon.
00:34Mais à chaque fois, on va essayer de le faire avec du sens.
00:37Donc il y aura toute une série à chaque fois, ça dit des choses.
00:40Ça dit des choses de la résilience, ça dit des choses de la souffrance, ça dit des choses de l'absence.
00:46À la hauteur de votre parcours de créateur, le rendez-vous de ce soir, il est plus stressant que ne l'étaient les Jeux Olympiques,
00:54compte tenu de la gravité, évidemment.
00:56Il est différent.
01:00Moi, j'essaie de remplacer, si vous me passez l'expression, mais la taille par le sens.
01:06Les Jeux Olympiques, je ne peux pas faire...
01:09C'est le stress absolu, parce qu'en plus sur la scène, en plus avec tout ce qui s'est passé, je passe la météo.
01:15C'est colossal.
01:19Là, c'est tellement émouvant.
01:22Il y a tellement, effectivement, de pression, de devoirs de sobriété aussi, de mesures,
01:28de ne pas faire le pas de côté qui peut faire mal.
01:34C'est pour ça que j'ai beaucoup travaillé avec les associations.
01:36Et avec les victimes, c'était très fort.
01:38Moi, j'ai entendu une des victimes qui disait que, justement, un des moments où elle a vraiment réussi à sortir de la souffrance,
01:44c'est quand elle avait regardé la cérémonie d'ouverture des JO.
01:47La vôtre.
01:48Parce qu'elle disait, c'est ce moment-là où je me suis dit, mais en fait, on peut encore vivre ensemble.
01:51On peut encore se réjouir ensemble.
01:53C'était, au fond, pour elle, la meilleure réponse aux terroristes.
01:57Oui, je m'allais venir me voir.
01:59Donc, elle m'a dit ça.
02:00Et je peux vous dire que si on reste dans leur culture et si on continue à parler de rock,
02:05ils ont tous été marqués par le tableau de la conciergerie et de l'Ugira,
02:09qui pour eux était presque quelque chose qui était sur le 13 novembre.
02:14En tout cas, ils l'ont reçu comme ça.
02:16Est-ce que les Eagles of Death Metal seront là ce soir ?
02:19Ils font partie des victimes.
02:22Donc, ils sont invités.
02:24Déjà, après, on verra.
02:27On verra.
02:28Point de suspension.
02:28On imagine que vous voulez garder un petit peu de surprise.
02:31Oui.
02:31On va vous la laisser, cette surprise, mais chacun aura quand même compris dans votre silence
02:34que quelque chose se joue.
02:35Merci beaucoup, Thierry Reboul, d'être venu nous en donner un avant-goût.
02:39Et merci de vous charger de cela.
02:41Tous ces moments, on le sent, sont très importants aussi.
02:43Les victimes, je recevais ce matin Arthur de nouveau.
02:46Je continue à vraiment recommander son livre.
02:49vivre après le Bataclan.
02:50Il est à la tête de cette association Life for Paris,
02:53qui était cette association de victimes.
02:54Et il va dissoudre cette association aujourd'hui, très symboliquement,
02:58en se disant que, justement, ils estiment avoir fait tout ce chemin,
03:01être aujourd'hui dans ce partage, y compris avec le reste des Français,
03:04mais qu'ensuite, ils veulent aussi pouvoir voler autrement de leur propre aile.
03:07Merci, Thierry Reboul, ancien directeur de la création des JO de Paris 2024,
03:11et chargé d'imaginer cette cérémonie de commémoration de ce soir.
03:14Elle sera diffusée, je vous le rappelle, à partir de 18h, en direct sur BFM TV.
03:20Boilem sans salle, Boilem sans salle est libre.
03:24Il est arrivé hier soir en Allemagne, après près d'un an de détention en Algérie.
03:31Et nous accueillons l'ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romattet.
03:35Bonjour.
03:36Bonjour.
03:36Merci d'avoir accepté de nous répondre ce matin.
03:39Vous aviez été très discret ces dernières semaines.
03:42On imagine que ça œuvrait aussi en coulisses.
03:44On rappelle également que si vous êtes sur le sol français,
03:46et non pas sur le sol algérien, c'est parce que vous en aviez été...
03:50Alors, on ne dit pas expulsé, mais on dit...
03:52Rappelé pour consultation.
03:53Rappelé pour consultation, en ces termes diplomatiques, comme c'est dit.
03:58Stéphane Romattet, quel a été le rôle, d'abord, de la France et de l'Allemagne ?
04:01D'abord, il faut immédiatement tourner nos pensées vers Boualem Sansal.
04:07Cette première nuit qu'il a passée dans un hôpital militaire à Berlin, enfin libre.
04:14Et une liberté acquise au terme de mois et de mois de travail diplomatique.
04:21De travail engagé par les autorités françaises.
04:23Le président, dans ses contacts, même parfois difficiles,
04:27avec le président algérien, le ministre de l'Assemblée étrangère.
04:31Le travail mené avec l'Allemagne.
04:33Car très vite, effectivement...
04:34Effectivement...
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