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  • il y a 4 mois

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00:00Europe 1 Soir, 19h-21h, Pierre de Villeneuve.
00:03Avec pour cette première heure d'Europe 1 Soir, Louis Auxalter.
00:06Bonsoir, journaliste politique au Figaro.
00:08Bonsoir Jean-Michel Salvatore, chroniqueur politique et communicant.
00:12Boilem Sansal Libre, Boilem Sansal qui est dans un avion militaire en partance d'Alger.
00:17Il doit atterrir à Berlin pour recevoir des soins.
00:20On l'a dit, c'est Frank-Walter Steinmeier, le président allemand, qui a obtenu cette libération.
00:26Emmanuel Macron a remercié les présidents allemands et algériens tout à l'heure.
00:32Notre souci a toujours été d'être efficace pour permettre la libération de M. Sansal un peu plus d'un an après son emprisonnement en Algérie.
00:40Et la médiation allemande y a contribué de manière décisive.
00:43C'est le fruit d'efforts constants de la France et d'une méthode faite de respect, de calme et d'exigence.
00:48Je prends acte de ce geste d'humanité du président Tebboune et l'en remercie.
00:51Je reste évidemment disponible pour échanger avec lui sur l'ensemble des sujets d'intérêt pour nos deux pays.
00:56Et nous pensons aussi à notre compatriote Christophe Glez.
00:59Voilà, donc Emmanuel Macron qui a remercié les présidents allemands et algériens de cette libération
01:04qui transite via l'Allemagne pour des questions politiques.
01:08On y reviendra tout à l'heure.
01:09Mais d'abord, je voudrais qu'on accueille Georges-Marc Benhamou.
01:11Bonsoir.
01:12Bonsoir Pierre.
01:12Merci d'être avec nous, écrivain, scénariste, journaliste, membre du comité de libération de Boilem Sansal.
01:17Est-ce que vous vous y attendiez aujourd'hui, Georges-Marc Benhamou ?
01:20Pas aujourd'hui, mais on sentait depuis, avec Arnaud Benedetti et nos amis du comité,
01:26on sentait que depuis quelques jours, on reparlait d'une possible libération.
01:30Mais vous savez, on a été échaudés au moins par trois fois.
01:34Souvenez-vous, à chaque fois, le gouvernement algérien a brandi des libérations possibles.
01:39C'était la quatrième fois.
01:40Donc on était calme.
01:42Mais là, c'est une grande surprise, et surtout la grande surprise,
01:45contrairement à ce qu'a dit le président de la République,
01:47c'est plus qu'une médiation allemande.
01:52C'est une action allemande.
01:54Est-ce que ça devait passer par l'Utali au départ ?
01:56Et déjà, les polémiques s'enflamment.
01:57J'entends qu'on conteste la ligne de fermeté de M. Retailleau, etc.
02:00Donc il y a beaucoup d'arrière-pensées dans ces déclarations d'aujourd'hui.
02:05C'est trop soudain, selon vous, Georges-Marc Benhamou ?
02:08Non, les réactions, c'est dire que c'est l'action de la France.
02:12C'est-à-dire du Quai d'Orsay, de M. Barraud,
02:14qui était un adepte de, l'expression n'est pas de moi,
02:17mais de Philippe Valle, adepte de l'appelaventrisme par rapport à Alger.
02:22Rappelez-vous ces scènes d'humiliation devant les ministres
02:25et devant le président Tebboune, etc.
02:27Donc, on a constaté au fil des mois,
02:32et depuis un an, qu'avec Bénédetti, Noël Lenoir, Blanquer,
02:35Pascal Bruckner, on se bat,
02:37et puis une France des libraires, une France des bibliothèques,
02:40une France des lecteurs, on se bat.
02:42Qu'on nous disait, taisez-vous, ne faites pas de bruit.
02:46Comme pour Christophe Glees,
02:47c'est la ligne de gauche, si je puis dire,
02:51qui a été choisie pour Christophe Glees.
02:52Ça fait un an qu'on leur dit, taisez-vous,
02:55et Christophe Glees, le malheureux, est encore en prison.
02:58Moi, je pense que la ligne de dignité,
03:01la ligne de dire les choses,
03:02a triomphé,
03:03et que tout ce réseau, et l'Europe s'est mobilisée également,
03:09a beaucoup aidé à cette prise de conscience.
03:11Elle vient grâce à l'Allemagne.
03:13Merci aux Allemands.
03:14J'aurais aimé dire merci au cas d'Orsay,
03:17mais ce n'est pas le cas.
03:18C'est bien noté,
03:19et je note également que Sébastien Lecornu,
03:22a lui, comment dirais-je,
03:24vanté la méthode calme,
03:25donc on imagine par rapport à la méthode forte de M. Retailleau.
03:29Oui, je trouve que c'est assez indécent
03:31de transformer cela en petite polémique politique,
03:35en tirant sur M. Retailleau,
03:37alors que la vérité des choses sur cette question algérienne
03:40n'est pas connue.
03:41Souvenez-vous des menaces de M. Beyrou,
03:43Souvenez-vous de cette politique velléitaire depuis des mois
03:47qui n'a conduit à rien.
03:49C'est finalement le bras de fer germano-algérien
03:53qui a marché.
03:54Au fond, si j'en crois ce qu'on lit,
03:56c'est-à-dire la menace que M. Théboud
03:58ne puisse plus venir se faire soigner en Allemagne.
04:01Donc c'est une information à vérifier.
04:04En tout cas, c'est une ligne de fermeté,
04:05de clarté allemande.
04:07En effet, on ne pouvait pas rendre Boilem sans salle
04:10à la puissance ex-coloniale.
04:13C'est la logique du FLN à Alger.
04:17Question pour vous de Jean-Michel Salvatore sur Europe 1.
04:19Oui, justement, la question qu'on se pose quand même,
04:22c'est pourquoi maintenant ?
04:23Alors bon, vous en avez un petit peu parlé,
04:24mais est-ce que vous avez une idée
04:25de la raison pour laquelle ça se débloque maintenant ?
04:28Et est-ce que l'une des raisons,
04:29ça ne pourrait pas être la dégradation
04:31de l'état de santé de Boilem sans salle ?
04:33Écoutez, Jean-Michel,
04:35je redoute cette information.
04:37On n'a rien qui puisse le corroborer,
04:39mais des rumeurs, en effet,
04:40depuis qu'un jour sur la dégradation
04:43de son état de santé courait.
04:45Je ne peux pas vous les confirmer.
04:48Il y avait aussi la date butoir des un an,
04:50que le gouvernement...
04:51J'espère que ce n'est pas la bonne,
04:53ce n'est pas la vraie raison.
04:55J'espère que la vraie raison se trouve probablement
04:57dans l'habileté allemande,
04:59dans le fait qu'il n'y ait pas de contentieux colonial
05:00entre l'Algérie et l'Allemagne.
05:03Et dans le fait que, quoi qu'on en pense,
05:06Alger est très isolé sur le plan diplomatique
05:08depuis que l'ONU a reconnu la maroccanité récemment.
05:13Donc, il y a un consensus autour du Maroc
05:16sur cette question
05:17et un isolement diplomatique de l'Algérie
05:21qui peut-être essaye de desserrer l'étau.
05:23En tout cas, j'espère que ce n'est pas
05:25pour les raisons d'état de santé.
05:26Je lui souhaite une bonne arrivée à Berlin.
05:28Vous n'avez pas eu de contact, Georges Marc,
05:30avec Boilem sans ça ?
05:32Pas direct.
05:35En tout cas, par ses filles,
05:37par le comité qui est bien sûr en liable.
05:40Enfin, la liaison avec Alger était impossible,
05:43vous le savez.
05:43Oui.
05:44Non, mais seul le président, pour l'instant,
05:45a pu lui parler.
05:46Il s'est entretenu tout à l'heure.
05:48On n'a pas beaucoup d'éléments sur cet appel.
05:49Louis Ozalter, question pour Georges Marc Benhamou.
05:51Georges Marc Benhamou,
05:53est-ce que vous savez penser
05:54que Boilem sans salle
05:56pourrait bientôt fouler le sol français
05:58puisqu'il est en route vers l'Allemagne
06:00où il doit recevoir des soins ?
06:02Est-ce qu'on peut espérer le revoir bientôt
06:05en France, son pays,
06:06puisqu'il est franco-algérien,
06:08il a la nationalité française depuis peu ?
06:10Bien sûr.
06:10Écoutez, on l'espère.
06:11On n'a pas d'informations.
06:12Enfin, au comité,
06:14on n'a pas d'informations.
06:15Il était prévu ce samedi
06:16avec le Pen Club,
06:19une grande manifestation
06:20où on devait rappeler
06:22et appeler à la libération.
06:23elle devait se tenir
06:25ce samedi à 15h.
06:28J'imagine que cette manifestation
06:30va se tenir.
06:31Il faut demander aux organisateurs.
06:34Mais en tout cas,
06:35on n'a pas d'informations
06:36sur sa venue immédiate
06:37ni sur son état de santé.
06:39On sait que l'avion
06:39qui transporte Boilem sans salle
06:42est actuellement au-dessus du ciel
06:43tout le nez.
06:44Vous-même,
06:45Georges-Marc Bedamou
06:46ou d'autres membres
06:47du comité de soutien
06:48avaient l'envie
06:51ou la volonté
06:52ou le projet
06:52d'aller en Allemagne
06:53pour aller au contact
06:54de Boilem sans salle ?
06:55Écoutez, vous savez,
06:56c'est une petite famille
06:57qui s'est créée
06:57autour de Boilem sans salle,
06:59autour d'Arnaud Benedetti,
07:00Noël Lenoir, Blanquer,
07:01les gens que je citais.
07:02Donc, on va voir,
07:03on va se parler.
07:04En tout cas,
07:04c'est une grande joie,
07:06un grand soulagement
07:07après une année d'inquiétude
07:08quand même.
07:10Et on imagine...
07:11En fait, je veux dire,
07:12moi j'ai travaillé
07:13sur Voltaire récemment.
07:15À l'époque,
07:16au XVIIIe siècle français,
07:18on n'était pas aussi barbare
07:19dans l'embastiment
07:20et dans les lettres de cachet.
07:22Ça rappelle des scènes
07:24horribles
07:25en rapport avec notre époque
07:28et il ne faut pas
07:28qu'on s'habitue à cela.
07:30Quand on pense
07:32que des députés français
07:33et au Parlement européen également
07:36ont voté contre
07:38la libération
07:39de Boilem sans ça.
07:41LFI.
07:42Et sans ça.
07:42Certains se sont abstenus.
07:43LFI,
07:44des verts.
07:45Abstention dans les rangs socialistes.
07:46Nombreuses abstentions.
07:48Le parti de Jean Jaurès,
07:49de Léon Blum,
07:49et de Mitterrand
07:50qui s'est déshonoré là encore
07:51sauf quelques exceptions
07:53comme M. Gage,
07:55Arnaud Montour
07:56qui n'est plus OPS
07:56qui était en Oran.
07:59Il y a une drôle de maladie
08:00qui s'est emparée de la gauche
08:01qui a oublié Voltaire.
08:03Merci beaucoup,
08:04Georges-Marc Benhamou
08:04de votre témoignage
08:06sur cette libération
08:06aujourd'hui
08:07de Boilem sans ça.
08:08Merci à vous.
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