00:00Oui, moi ça me navre parce qu'économiquement ça sera intenable.
00:03Et donc on sait très bien que de toute façon on sera obligé de refaire une nouvelle réforme des retraites.
00:06Donc il faudrait voter contre, il faudrait voter contre pour être précis ?
00:08Moi je vous le dis, si au Sénat la question m'est posée, je voterai contre la suspension de cette réforme.
00:13Je l'ai dit depuis le début.
00:14Et pourtant je comprends la position du Premier ministre, notamment pour trouver une stabilité gouvernementale.
00:20Parce qu'effectivement l'instabilité, la démission, enfin la censure provoquerait la démission, la démission provoquerait une dissolution.
00:27Et donc oui, effectivement, ça coûterait beaucoup plus cher demain au pays d'avoir une dissolution.
00:32Et surtout qu'on ne sait pas ce qui peut arriver ensuite pour une nouvelle majoritaire.
00:36Je ne comprends pas très bien.
00:38Non mais je comprends bien.
00:40Est-ce que vous dites que vous votez contre la suspension mais en même temps que l'instabilité s'est pire ?
00:44Rarement je me désavoue sur ce que j'ai voté.
00:49Moi j'ai voté la réforme des retraites, non pas avec joie, mais parce que je pensais qu'économiquement c'était nécessaire pour notre pays.
00:55Je ne vais pas vous dire maintenant, six mois, un an après, en fin de compte ce que j'ai fait pour le pays, ce qui était vrai il y a deux ans, n'est plus le cas maintenant.
01:04La réalité c'est que nous avons un système qui aujourd'hui ne s'équilibre plus.
01:08Nous n'avons plus assez d'actifs pour financer le nombre de retraités qui est en augmentation.
01:12D'ici 2050 nous aurons 34% de plus de 65 ans.
01:16Donc on voit bien que notre système, qui est un beau système hérité effectivement de l'après-seconde guerre mondiale, n'est plus finançable aujourd'hui.
01:24Donc il faut réfléchir à quelque chose d'autre, donc il nous faut une nouvelle réforme.
01:27C'est pour ça que nous nous avons proposé en lien avec Gabriel Aftal, une nouvelle réforme, notamment sur une part de capitalisation,
01:32avec un apport de l'État dès la naissance de l'enfant pour permettre de capitalisation.
01:36Mais tout ça, il faut qu'il y ait une majorité pour le faire.
01:40Et donc il faut qu'on puisse avoir un débat.
01:41Donc je comprends la position du Premier ministre de travailler à une suspension pour l'instant, jusqu'aux présidentielles,
01:47pour qu'il y ait ce débat avec les Français.
01:49Mais vous ne la soutenez pas.
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