00:00Tout était dans le titre de ce premier livre, Victime et après, que j'avais écrit avec Antoine Garapon.
00:04On comprend très bien comment on devient une victime.
00:06Vous l'avez dit tout à l'heure, il y a un agresseur qui fait de vous une victime.
00:08C'est hyper passif.
00:10On comprend assez bien, je crois, l'intérêt des associations, de se rassembler,
00:13parce qu'on a une communauté de destin qui fait qu'on essaie de faire des choses.
00:16Quand on a créé l'association, on s'est donné une certaine liste de tâches à essayer de faire,
00:21se regrouper, se soigner, se faire indemniser, aller devant la justice, perpétuer la mémoire.
00:26Puis on est arrivé au bout des tâches avec l'inauguration d'un jardin, ce 13 novembre,
00:29et on s'est dit pourquoi est-ce qu'on garderait l'association ouverte finalement ?
00:32On ne peut pas à la fois dire j'ai plus envie d'être victime et je garde une association de victimes ouvertes.
00:37Et nous, notre étonnement, c'est plutôt d'être les premiers à le faire, pour être tout à fait honnête.
00:41Je pense que c'est le destin normal d'une association de victimes d'un événement unique,
00:46une fois le temps de la justice passé et ainsi de suite, d'essayer d'arrêter et de passer à autre chose.
00:52Donc ça fait des années qu'on en discute entre nous, parce qu'il fallait gérer les cas particuliers,
00:55parce qu'il fallait y réfléchir, mais je pense que c'est assez simple.
00:59Merci d'avoir regardé cette vidéo !