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  • il y a 3 mois
A la une de cette édition, Emmanuel Macron a donné la leçon écologique au Brésil. Entre communication affligeante et bilan minable, il est temps que son règne prenne fin.

Nous évoquerons ensuite la nouvelle coalition gouvernementale tchèque, qui commence fort avec le retrait symbolique du drapeau ukrainien du Parlement de Prague.

Et enfin, une page parlementaire avec les députés qui planchent toujours sur le budget.

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Transcription
00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir à la une de cette édition.
00:16Emmanuel Macron a donné la leçon écologique au Brésil.
00:19Entre communication affligeante et bilan minable,
00:22il est temps que son règne prenne fin.
00:25Nous évoquerons ensuite la nouvelle coalition gouvernementale tchèque
00:28qui commence fort avec le retrait symbolique du drapeau ukrainien du Parlement de Prague
00:32et enfin une page parlementaire avec les députés
00:35qui planchent encore sur le budget de la Sécurité sociale.
00:42Au SS, au Brésil, Emmanuel Macron s'est rendu à Belém,
00:45aux portes de l'Amazonie, loin de la France,
00:47où plus personne ne veut de lui s'y aperçu du dernier sketch présidentiel.
00:52Est-ce qu'il y a un effet de poids de vérité ?
00:54Je vais arriver à Belém.
00:55Est-ce que tu as des messages que tu veux que je porte ?
00:58Et des choses aussi que je dois dire à Lula ?
01:00Je suis content d'abord de te voir.
01:02Tu peux compter sur moi.
01:03Je vais porter des messages sur l'exploration pétrolière,
01:10sur la question de la paix
01:12et les engagements aussi pour la protection de la forêt.
01:15Ciao !
01:16Macron, plus attentif au discours d'un vieux monsieur au drôle de babine
01:21qu'à ses 70 millions de concitoyens.
01:23Le président français s'est rendu jeudi au Brésil, à Belém,
01:26aux portes de l'Amazonie, au nord du pays,
01:28avec une cinquantaine de dirigeants mondiaux
01:30pour un sommet préliminaire à la COP30,
01:33censé lancer une dynamique avant les négociations officielles.
01:37Emmanuel Macron a affiché une complicité de circonstances main dans la main
01:41avec son homologue brésilien Luis Ignacio Lula da Silva.
01:46Souvent critiqué à gauche pour son manque d'intérêt pour l'écologie,
01:49le président entend profiter de son voyage américain
01:51pour prendre une bouffée d'air loin du pays.
01:54La France, où 82% de la population ne souhaite plus entendre parler de lui
01:58après 2027, selon un sondage paru jeudi.
02:02Mais l'avis des Français l'intéresse bien peu.
02:05Ceux-ci sont majoritairement contre le Mercosur,
02:07mais lui continue de pousser pour conclure cet accord,
02:10comme il a pu l'affirmer lors de son séjour brésilien.
02:13Les échanges que j'ai pu avoir et avec le président Lula,
02:16et avec le président Milley par téléphone,
02:19et avec la présidente von der Leyen,
02:22je suis plutôt positif.
02:24Il est plutôt positif.
02:25Côté blabla, sans nommer Donald Trump,
02:28absent, Emmanuel Macron a fustigé les prophètes de désordre
02:31qui sèment le doute sur l'urgence climatique
02:33et remettent en cause les certitudes les mieux étayées.
02:37Une petite pique qui pourrait coûter cher aux Français
02:39si le président américain venait à s'agacer
02:41et choisir de punir, par exemple,
02:43nos vins et spiritueux.
02:45Dans ses envolées lyriques quasiment religieuses,
02:47le président Macron a invoqué
02:48l'esprit de l'accord de Paris de 2015.
02:51Et alors que s'ouvre la COP 2030,
02:55nous devons donc convoquer à nouveau
02:57l'esprit qui a présidé à l'adoption de l'accord de Paris.
03:01Le choix du multilatéralisme face au repli sur soi,
03:05de la science face à l'idéologie
03:06et de l'action face au fatalisme.
03:10Il a par ailleurs exhorté les grands émetteurs
03:13à suivre la voie de l'Union européenne
03:15qualifiée sans modestie excessive
03:16de l'une des politiques les plus ambétieuses au monde.
03:21Résolument obsédé par le contrôle de l'information,
03:23il a fustigé la désinformation présente
03:25comme une menace sur nos démocraties
03:27et la sécurité collective.
03:30En se disant du côté de la science,
03:32face à l'idéologie ou même contre le repli sur soi,
03:35le président entretient des oppositions binaires
03:37prononcées devant un parterre
03:38où manquaient justement des voix dissidentes.
03:40Généreux avec nos sous,
03:43Emmanuel Macron a promis 500 millions d'euros
03:45d'ici 2030 pour les forêts,
03:46pour abonder sous condition
03:48le fonds lancé par Lula pour les tropiques.
03:51Derrière les slogans et la litanie d'engagement
03:53et autres vœux pieux,
03:54on cherche en vain la trace d'une autocritique
03:56chez le président qui n'a pas un bilan écologique
03:59vraiment reluisant,
04:00que l'on se place du côté de la gauche écologiste
04:02ou même du côté du bon sens.
04:04En effet, en poussant pour des accords commerciaux
04:06avec l'Amérique du Sud ou la Nouvelle-Zélande,
04:08Emmanuel Macron n'est pas crédible.
04:10Et l'empreinte carbone de ces échanges
04:12qui se font au détriment de nos agriculteurs
04:15et de notre production
04:16est autrement plus polluante
04:18que les déplacements des travailleurs français
04:19en voiture.
04:21A Bélème, Emmanuel Macron a continué
04:23son rôle de donneur de leçons
04:24loin des réalités françaises
04:26ou même de la réalité écologique.
04:28Il s'est ensuite envolé pour le Mexique
04:30pour resserrer les liens avec ce pays,
04:32un état submergé par le narcotrafic,
04:35un sujet qui ne doit pas laisser
04:36notre président indifférent.
04:40Le nouveau gouvernement populiste en Tchéquie
04:43n'est pas encore formé
04:44que la nouvelle coalition frappe déjà fort.
04:47Le nationaliste Tomio Okamura
04:49a été élu président du Parlement tchèque,
04:51le décryptage de Nicolas de Lamberterie
04:53et Alimoudine Ousmani.
04:54Un peu comme le retour au pouvoir
04:57de Viktor Orban en Hongrie en 2010,
05:00le retour aux affaires d'Andrei Babich
05:03en Tchéquie s'annonce tonique
05:05et beaucoup plus percutant
05:07que son premier mandat
05:08qui a eu lieu de 2017 à 2021.
05:11Sans doute qu'entre-temps,
05:13les persécutions judiciaires
05:14dont Babich a été l'objet
05:16et la politique ultra-atlantiste
05:19du gouvernement de Peter Fiala
05:21ont quelque peu contribué
05:22à radicaliser les positions
05:24des uns et des autres.
05:26Un doute subsistait
05:27sur la coalition gouvernementale
05:29qui verrait le jour
05:30après les élections de début octobre,
05:32étant donné que les 15 députés du SPD,
05:35le parti nationaliste
05:37dirigé par Tomio Okamura,
05:39étaient indispensables
05:40pour mettre sur pied la coalition,
05:43mais que les positions radicalement
05:45anti-UE d'Okamura
05:46posaient question.
05:47Au final,
05:48un accord a été trouvé.
05:49Tomio Okamura a hérité
05:51de la présidence du Parlement tchèque
05:53et ne sera donc pas lui-même
05:55membre du gouvernement.
05:56D'un point de vue programmatique,
05:58le rejet de plusieurs éléments
05:59de la politique européenne,
06:01notamment le Green Deal,
06:03ou pacte vert en français,
06:04et le maintien de la couronne tchèque
06:07comme monnaie nationale,
06:09sont de la partie.
06:10Et le gouvernement n'est pas encore formé
06:12que d'ores et déjà
06:13le changement de ton est annoncé,
06:15puisqu'à peine élu
06:16à la présidence du Parlement,
06:18Tomio Okamura a fait retirer
06:20le drapeau ukrainien du Parlement.
06:22Le programme du nouveau gouvernement tchèque
06:24revendique un positionnement
06:26souverainiste et eurosceptique affirmé.
06:29La nouvelle majorité tchèque
06:30s'inscrit dans une logique
06:31de priorité aux intérêts nationaux.
06:34Dans ce cadre,
06:35le soutien tchèque à l'Ukraine,
06:36qui a été jusqu'ici actif
06:38et constant depuis 2022,
06:40est appelé à être réévalué.
06:42Le futur gouvernement
06:43souhaite concentrer ses efforts
06:45sur les défis internes,
06:46notamment la maîtrise
06:47des coûts énergétiques,
06:49la stabilité économique
06:50et la protection sociale des citoyens.
06:53L'idée affichée
06:54est de ne plus faire primer
06:55automatiquement
06:56des engagements extérieurs
06:58sur la défense
06:59des priorités nationales.
07:00Pour Kiev,
07:01cette évolution
07:02pourrait être perçue
07:03comme un recul
07:04du soutien politique.
07:06Le retrait du drapeau
07:07ukrainien du Parlement,
07:08décidé par le président
07:09de la Chambre,
07:10Tomio Okamura,
07:12illustre parfaitement
07:13cette logique.
07:14Ce geste,
07:15symbolique mais puissant,
07:16marque la fin
07:17d'une posture
07:17de solidarité automatique.
07:20Il s'inscrit
07:20dans une vision
07:21de neutralité pragmatique
07:23et de priorité
07:24aux affaires intérieures,
07:25valeur centrale
07:26pour le nouveau gouvernement.
07:28Loin d'être
07:28une rupture
07:29ou une hostilité,
07:30il s'agit d'un signal clair.
07:32La République tchèque
07:33entend décider
07:34par elle-même
07:35de ses alliances
07:36et de ses engagements
07:37plutôt que de suivre
07:38la ligne générale
07:39dictée par des pressions externes.
07:41Cette réorientation
07:43rapproche Prague
07:44de la Slovaquie
07:45et de la Hongrie,
07:46deux pays d'Europe centrale
07:48qui n'hésitent pas
07:48à contester Bruxelles
07:50lorsque les décisions
07:51communautaires
07:52ne correspondent pas
07:53à leur priorité nationale.
07:54Dans cette perspective,
07:56la République tchèque
07:57pourrait devenir
07:57un allié central
07:58dans un bloc d'État
08:00d'Europe centrale
08:00défendant une UE
08:02plus souple
08:03et respectueuse
08:04de la souveraineté
08:05de ses membres.
08:06L'idée n'est pas
08:07de rompre avec l'Union,
08:08mais de réclamer
08:09que l'adhésion
08:10soit un partenariat
08:11équilibré.
08:12Mais au-delà
08:13de ce symbole,
08:14le futur gouvernement
08:15Babich
08:16a d'ores et déjà
08:17annoncé
08:17qu'il allait s'opposer
08:19à Bruxelles
08:19sur un dossier
08:20explosif,
08:21celui du pacte
08:22migratoire européen
08:23qui consiste
08:24à répartir
08:25les migrants
08:26dans tous les pays
08:26membres de l'Union
08:27ou bien imposer
08:28en cas de refus
08:29de ces derniers
08:30de colossales amendes.
08:32Le futur gouvernement
08:33tchèque,
08:33composé du parti
08:34Hanno de Babich,
08:36du SPD
08:36d'Okamura
08:37et des Motoristés,
08:39se prépare
08:39à rejeter
08:40le pacte
08:41sur la migration
08:41et l'asile
08:42de l'Union européenne,
08:43marquant ainsi
08:44une rupture nette
08:45avec la politique
08:46centralisée
08:47et pro-migration
08:48de Bruxelles.
08:49Le mécanisme
08:49de solidarité
08:50du pacte
08:51oblige
08:52chaque État membre
08:53à accueillir
08:53un nombre déterminé
08:54de migrants
08:55ou à verser
08:56une contribution financière.
08:58Karel Havlicek,
08:59vice-président
09:00de Hanno,
09:01a confirmé
09:01que Prague
09:02refuserait
09:03de participer
09:04à ce mécanisme.
09:05Je cite
09:05« Nous ne serons pas
09:06gouvernés
09:07par l'Union européenne.
09:08Nous respecterons
09:09certaines règles
09:10qui s'y appliquent,
09:11mais nous sommes
09:11responsables
09:12devant nos électeurs. »
09:13Fin de citation.
09:14L'ensemble
09:15de la coalition
09:16s'oppose
09:17à toute obligation
09:17de solidarité
09:18imposée par l'UE.
09:20Cette posture
09:20risque fortement
09:21d'irriter Bruxelles
09:22pour plusieurs raisons.
09:24Elle conteste
09:24directement le principe
09:26de solidarité européenne
09:27qui est au cœur
09:28du pacte
09:29et affaiblit
09:29la capacité
09:30de l'UE
09:30à répartir
09:31équitablement
09:32les responsabilités
09:33migratoires
09:34entre ses membres.
09:35Le refus tchèque
09:36envoie également
09:37un signal politique
09:38à d'autres pays membres,
09:39ce qui pourrait
09:40encourager d'autres États
09:41à ne pas se conformer
09:42aux obligations européennes.
09:44Enfin,
09:44cette opposition
09:45pourrait conduire
09:46la Commission européenne
09:47à engager
09:48des procédures
09:49d'infraction
09:49ou à envisager
09:50des sanctions financières,
09:52créant un conflit
09:53juridique et politique
09:55entre Prague et Bruxelles,
09:56tout en mettant en lumière
09:57les limites
09:58de l'application centralisée
09:59des politiques migratoires
10:01au sein de l'UE.
10:02Même s'il ne faut pas
10:03en surestimer l'importance,
10:06le retour aux affaires
10:07d'Andrei Babich
10:08en Tchéquie
10:08va donc constituer
10:10une petite épine
10:11dans le pied
10:12des euro-mondialistes
10:13bruxellois,
10:14notamment si l'on prend en compte
10:15la présence
10:16de gouvernements similaires
10:18en Slovaquie
10:19et en Hongrie.
10:20On s'approche donc
10:21d'une ébauche
10:22de reconstitution
10:23de ce qu'a été
10:24le groupe dit
10:25de Vichégrad
10:25il y a une décennie,
10:27lorsque les dirigeants
10:28de Pologne,
10:28Hongrie,
10:29Tchéquie
10:30et Slovaquie
10:31avaient bruyamment
10:32émergé ensemble
10:33dans leur désaccord
10:34de l'immigration
10:35de masse
10:36lors de la crise
10:37de 2015.
10:38Depuis,
10:39beaucoup d'eau
10:39a coulé sous les ponts
10:40et le monde
10:41a bien changé.
10:42Les positions dictatoriales
10:44de l'euro-goulag
10:45bruxellois
10:45se sont lourdement
10:47radicalisées.
10:48Reste à voir
10:49si la contestation
10:50centre-européenne
10:51qui émerge de nouveau
10:52saura relever
10:53le défi
10:54de cette radicalité.
10:59Les députés
11:00examinent le budget
11:00de la sécurité sociale
11:02mais le chronomètre
11:03tourne.
11:03Les élus
11:04ne parviennent pas
11:04à s'entendre.
11:05Chaque formation
11:06ayant choisi
11:06son propre bouc émissaire.
11:08Explication,
11:09Édouard Chaneau.
11:10Les débats
11:11sont durs
11:12dans l'hémicycle
11:12alors que les députés
11:13examinent le budget
11:15de la sécurité sociale
11:16depuis mardi.
11:17Des comptes
11:18de la Sécu
11:19qui sont,
11:19rappelons-le,
11:20dans une situation
11:21de dégradation continue
11:22avec un déficit global
11:24prévu en 2025
11:25de 23 milliards d'euros
11:26en augmentation
11:27de 7,7 milliards
11:28par rapport
11:29à 2024
11:30en raison
11:31d'une explosion
11:31des dépenses.
11:33Ce budget
11:33refusé en commission
11:34des affaires sociales
11:35il y a quelques semaines
11:36visait à réaliser
11:375 milliards d'économies
11:38en intégrant
11:39la suspension temporaire
11:40de la réforme
11:41des retraites
11:42réclamée par les socialistes.
11:43Mais tout porte à croire
11:44qu'il sera lourdement
11:45modifié.
11:46Le débat se poursuit
11:47après celui sur les recettes
11:49qui a vu l'adoption
11:50de 43 milliards
11:51de nouvelles taxes.
11:52Du côté du gouvernement
11:53et de Stéphanie Riste,
11:54ministre de la Santé,
11:55on admet des discussions
11:56difficiles
11:56mais des débats
11:57très profonds.
11:58L'exécutif se veut
11:59donc rassurant
12:00et écarte toujours
12:01un passage en force
12:02par ordonnance.
12:03Or, selon l'économiste
12:04Philippe Murer,
12:05cofondateur du mouvement
12:06politique citoyen,
12:07le spectacle politique
12:08révèle une chasse
12:09au bouc émissaire
12:10absolument tragique.
12:11Le budget n'étant pas
12:12construit comme d'habitude
12:13par le gouvernement
12:14mais par des amendements
12:15de trois parties
12:16inconciliables
12:18à l'Assemblée nationale,
12:20nous assistons
12:20à une surenchère
12:21de déclarations
12:22et de mesures
12:22censées plaire
12:23à des parties
12:24de l'électorat
12:24en faisant tout simplement
12:26payer d'autres parties
12:27de l'électorat.
12:29Ceci s'appelle
12:30la stratégie
12:31du bouc émissaire.
12:32Pour Beyrou,
12:33il s'agissait d'agiter
12:34le bouc émissaire
12:35boomer
12:35et faire baisser
12:36les retraites.
12:37Pour la gauche,
12:37il faut faire payer
12:38les riches par la taxe
12:39Zuckmann
12:39pour ne pas toucher
12:40aux prestations sociales.
12:42Pour la droite Wauquiez,
12:43ce sont tous les assistés,
12:44les chômeurs
12:44et les personnes au RSA
12:45qu'il faut faire payer
12:46en baissant les prestations.
12:49Pour le gouvernement
12:49Lecornu,
12:50tous les Français
12:51sont des bouc émissaires
12:52qui doivent payer
12:53à l'exception des plus riches.
12:55Les retraites
12:55et les salaires
12:56des fonctionnaires
12:57doivent être gelés
12:58ainsi que les APL,
12:59le RSA
12:59et les allocations familiales.
13:02Dernière nouvelle,
13:02une victoire des Républicains.
13:04Les députés ont approuvé
13:05jeudi à minuit
13:05un amendement
13:06qui étant aux entreprises
13:08de plus de 250 salariés,
13:09une déduction forfaitaire
13:11de cotisations patronales
13:12sur les aires supplémentaires.
13:14Seule celle de moins
13:14de 250 salariés
13:15en bénéficiait jusque-là.
13:17Le coût pour les finances publiques
13:18serait de moins
13:19de 150 millions d'euros
13:20selon la ministre
13:21des Comptes publics,
13:22Amélie de Montchalin.
13:23Avant-hier,
13:24néanmoins,
13:24c'est une hausse
13:25de la CSG
13:25de 1,4 points
13:26sur les revenus du capital,
13:28à savoir le patrimoine
13:29et les produits de placement
13:30visant à rapporter
13:312,6 milliards d'euros
13:32en 2026
13:33pour financer
13:34la suspension des retraites
13:35qui a été adoptée
13:36en dépit de l'opposition
13:37de la droite
13:38qui a fustigé
13:39une victoire des socialistes
13:40au détriment
13:41de la liberté économique.
13:42En même temps,
13:43les élus de gauche,
13:44LR et RN
13:45se sont tous vivement opposés
13:46au gel du barème
13:47de la CSG
13:48qui aurait pu coûter
13:49selon les estimations
13:501 000 euros par an
13:50aux ménages modestes,
13:52notamment les retraités
13:53et les demandeurs d'emplois.
13:54Dans un autre registre,
13:55le RN a déclenché
13:56une offensive inédite
13:57dévoilant mardi
13:58la création
13:59d'une commission d'enquête
14:00sur les finances
14:01de la sécurité sociale
14:02pour disséquer les flux,
14:03les pertes
14:04et les recouvrements
14:04jamais contrôlés.
14:05Selon la députée
14:06Joël Mélin,
14:07la caisse familier
14:08aurait perdu 16 milliards
14:09en 3 ans
14:09et 30 milliards
14:10de cotisations
14:11resteraient impayées
14:12au 31 décembre 2024.
14:14Le RN exige aussi
14:15un chiffrage précis
14:16des coûts directs
14:17et indirects
14:18de l'immigration.
14:19Dans le collimateur,
14:19les soins apportés
14:20aux ressortissants étrangers.
14:22La ministre Amélie
14:23de Montchalin
14:23a assuré
14:24qu'elle répondrait
14:25à toutes les questions
14:25et que rien n'était caché.
14:27Une affaire à suivre donc,
14:28mais qui prendra du temps.
14:30Dans les médias,
14:30la date butoir du 23 décembre
14:32pour ficeler le budget 2026
14:34se rapproche inéluctablement.
14:36Les députés ont
14:36jusqu'au 23 novembre
14:37pour étudier le budget
14:38de la sécurité sociale
14:39et 2000 amendements
14:41doivent encore être examinés.
14:42Le Sénat pourrait
14:43hériter d'une transmission
14:44seulement partielle.
14:45Et dans la Chambre haute
14:46où la droite est majoritaire,
14:48tous les compromis
14:49entre les socialistes
14:49et le gouvernement
14:50pourraient être remis en cause,
14:52ce qui pousserait
14:53à des examens
14:53en commission mixte paritaire,
14:55puis à une nouvelle adoption
14:56par les deux chambres.
14:57Une situation
14:58qui ferait le jeu
14:58de l'exécutif,
15:00comme l'explique
15:00Philippe Murer.
15:01Cette foire d'empoigne
15:03à l'Assemblée nationale
15:04n'a de plus aucun sens.
15:06En effet,
15:06le budget qui sortira
15:07d'un hémicycle coupé en trois
15:09sera forcément
15:10un budget Frankenstein.
15:12Avec l'examen
15:13des tombeaux
15:14d'amendements déposés,
15:15les allers-retours
15:16entre Sénat
15:17et l'Assemblée,
15:18les commissions
15:19de conciliation,
15:21le chronomètre tourne
15:22et aucune ligne
15:23directrice
15:23ne se dégage.
15:24Le gouvernement
15:25Lecornu
15:26se délecte
15:27de voir le temps
15:27tourner
15:28et l'Assemblée nationale
15:29dans l'impasse.
15:31Quoi qu'il arrive,
15:32la Constitution
15:32lui permettra
15:34de trouver une solution
15:34pour que le budget
15:352026
15:36soit en place.
15:37Le 23 décembre,
15:38si les parlementaires
15:39n'ont pas voté le budget,
15:41Lecornu
15:41pourra faire passer
15:42son budget initial
15:43par l'article 47
15:44de la Constitution
15:45qui stipule
15:47qu'après le dépôt
15:47du budget
15:48par le gouvernement,
15:49si le Parlement
15:50ne s'est pas prononcé
15:51dans un délai
15:51de 70 jours,
15:52les dispositions
15:53du projet
15:54peuvent être
15:54mises en vigueur
15:55par ordonnance.
15:56Un gouvernement
15:58ultra minoritaire
15:59avec 160 députés
16:01à l'Assemblée nationale
16:02va donc réussir
16:03à faire passer
16:04son projet de budget.
16:06Les Français
16:06seront cocus
16:07et les partis
16:08dits d'opposition
16:09auront été
16:10roulés dans la farine
16:11avec leur
16:12approbation tacite.
16:14L'essentiel pour eux
16:15aura été préservé.
16:17Ils auront conservé
16:18pour un temps
16:18leur siège
16:19de députés
16:20en évitant
16:21la dissolution
16:22et la case d'élection.
16:23Et si aucune loi
16:25de finances
16:25n'est promulguée
16:26avant le 1er janvier
16:272026,
16:28l'exécution budgétaire
16:29serait limitée
16:30à un douzième
16:31des crédits
16:31de l'année précédente
16:32par mois.
16:33Tous les ajustements
16:34économiques seraient
16:34suspendus
16:35au risque de provoquer
16:36de nouvelles crispations
16:37dans le pays.
16:42Passons à présent
16:43à l'actualité
16:43en bref
16:44en France.
16:47Les syndicats
16:48préparent Noël.
16:49La CGT,
16:50Solidaires
16:51et la FSU
16:51appellent à la grève
16:52et aux manifestations
16:53le 2 décembre
16:54contre le budget
16:552026.
16:56Les centrales
16:56d'extrême-gauche
16:57dénoncent des régressions,
16:583000 postes supprimés
16:59dans la fonction publique,
17:00le doublement
17:01des franchises médicales,
17:02des arrêts maladie
17:02limités à 15 jours,
17:04le gel des pensions,
17:05la baisse des budgets
17:05hôpitaux et des EHPAD.
17:06Après les mobilisations
17:07du 18 septembre
17:08et du 2 octobre,
17:09qui ont débouché
17:10sur l'abandon
17:10de deux jours fériés
17:11hypothétiquement supprimés,
17:13les syndicats
17:13entendent remettre
17:14le couvert,
17:15grisés par le report
17:16de la réforme retraite
17:17et l'engagement
17:17contre le 49-3.
17:18La police de la pensée
17:20toujours active.
17:20Mercredi,
17:21le militant patriote
17:22Jean-Hudde Ghana,
17:23fondateur du collectif
17:23L'Alvarium,
17:24a été placé
17:25en garde à vue.
17:26Le motif,
17:27mardi,
17:27il avait publié
17:28une vidéo sur TikTok,
17:29il s'y filmait
17:30sur le parking
17:30d'un supermarché
17:31à Segrès,
17:31commune de 7000 habitants
17:32du Maine-et-Loire.
17:34Il y raconte
17:34comment la campagne
17:35française a changé.
17:36Salut à tous,
17:37vous voyez,
17:37là je suis dans la ville
17:38dans laquelle j'ai grandi,
17:4010 000 habitants je crois,
17:42et depuis quelques années
17:43maintenant,
17:43tous les soirs,
17:44on est comme ça,
17:46voilà,
17:46assorti,
17:48on se demande un peu
17:48ce qui se passe,
17:50mais en gros,
17:51t'as des réfugiés afghans
17:52qui traînent,
17:54voilà,
17:54toujours au Leclerc
17:55en train de t'acheter
17:55de la bouffe,
17:56rien branler,
17:57bienvenue,
17:58bienvenue dans la campagne française.
17:59Une vidéo qui lui vaut
18:00une garde à vue
18:02pour incitation à la haine raciale,
18:03une garde à vue prolongée
18:04au bout de 24 heures,
18:06alors qu'une comparution immédiate
18:07était envisagée,
18:09Jean-Hudde Ghana
18:09a finalement été libéré
18:10ce vendredi
18:11et placé sous contrôle judiciaire
18:13avec interdiction
18:14d'utiliser les réseaux TikTok
18:16et X
18:16pour une durée d'un mois.
18:18Il sera jugé
18:19en mai prochain.
18:20Est-ce une énième importation
18:21du conflit israélo-palestinien ?
18:23Jeudi soir,
18:24un concert
18:24de l'Orchestre National d'Israël
18:26a été perturbé
18:27à la Philharmonie de Paris.
18:28A trois reprises,
18:29les spectateurs
18:29ont tenté d'interrompre le concert,
18:31dont deux fois
18:32avec l'usage de fumigène.
18:33Les spectateurs
18:34se sont interposés
18:35et les affrontements ont eu lieu.
18:37Blanche,
18:38merdeux,
18:40ça ne va pas.
18:42Qu'est-ce que la fumeuse ?
18:43Toutefois,
18:48après l'évacuation,
18:49le concert a pu se terminer
18:50dans le calme.
18:51Quatre personnes
18:51ont été placées
18:52en garde à vue ce vendredi.
18:54Attention aux faux policiers.
18:55Mardi,
18:56dans le 15e arrondissement
18:57de Paris,
18:57un tireur sportif
18:58a reçu la visite
18:59à son domicile
19:00d'un individu
19:00se faisant passer
19:01pour un policier.
19:02Le faux agent
19:03aurait forcé sa victime
19:04à ouvrir son coffre-fort
19:05dans lequel des armes longues
19:06et de poing
19:06légalement détenues
19:08ainsi que des bijoux
19:08sont disposés.
19:09Le suspect
19:10a pris quelques photos
19:11avant de quitter l'appartement.
19:12Après cette visite
19:13pour le moins louche,
19:14la victime s'est rendue
19:15au commissariat
19:16du 15e arrondissement,
19:17un fait qui pourrait être lié
19:18à un piratage de fichiers
19:19de la Fédération française
19:20de tir.
19:21Cette cyberattaque
19:22effectuée quelques jours plus tôt
19:23aurait permis d'accéder
19:24à des fichiers
19:25contenant les noms
19:25et adresses des adhérents.
19:27Florian Zeller,
19:27dramaturge et réalisateur
19:29oscarisé âgé de 46 ans,
19:30entre à l'Académie française
19:31au fauteuil
19:32d'Hélène Carrère-Dancos.
19:33Auteur du père,
19:34du fils
19:35et de la mère,
19:36il est l'écrivain francophone
19:37le plus joué au monde.
19:38Précoce,
19:39il a publié son premier roman
19:40en 23 ans,
19:41Neige artificielle,
19:42emporté le prix interallié
19:43à 25 ans,
19:44puis conquis le théâtre
19:45dès 2004
19:45avec L'Autre.
19:46Ses pièces,
19:47servies par Catherine Fraud,
19:48Pierre Arditi
19:49ou Isabelle Huppert,
19:50explorent la famille
19:51avec virtuosité.
19:52Au cinéma,
19:53le film The Father
19:54avec Anthony Hopkins
19:55a décroché en 2021
19:57deux Oscars,
19:58lui a valu l'Oscar
19:59du meilleur scénario.
20:00Multi-récompensé,
20:01Florian Zeller
20:01rajeunit la coupole
20:02et y ramène le théâtre
20:04sur le fauteuil,
20:05jadis occupé par Pierre Corneille.
20:06Pour Davine Fuenquinos,
20:07il croit en ses rêves
20:08et représente
20:09la culture française
20:10dans le monde.
20:10Ce même jour,
20:11Éric Neuhoff,
20:12romancier et critique au Figaro,
20:14âgé de 69 ans,
20:15est élu au fauteuil
20:16de Gabriel de Breuil.
20:17Auteur de 33 ouvrages,
20:19lauréat du Grand Prix
20:20du Roman de l'Académie
20:21en 2001
20:21et du Prix Interallié
20:22en 1997,
20:24ce disciple de Nimier,
20:25cinéphile passionné
20:26de François Truffaut,
20:27cultive une nostalgie
20:28élégante et caustique.
20:34L'actualité internationale
20:35en bref.
20:39Il veut tirer sur les criminels
20:41pour protéger les citoyens.
20:43Johannes Kaiser,
20:44candidat nationaliste
20:45à la présidentielle chilienne
20:46du 16 novembre,
20:48a dénoncé
20:48les organisations
20:49de défense
20:50des droits humains
20:51accusées de protéger
20:52terroristes délinquants
20:53et narcotrafiquants.
20:55Kaiser propose
20:55d'expulser
20:56vers la méga-prison
20:57salvadorienne
20:58de Nayib Bukele
20:59les migrants illégaux
21:00avec casier judiciaire,
21:01notamment les membres
21:02du gang Trendy-Aragois.
21:04En progression
21:05dans les sondages,
21:06il s'impose
21:06à la troisième place
21:07et pourrait perturber
21:08le duel attendu
21:09entre José Antonio Cast
21:10de droite
21:11et Jeannette Jarrah,
21:12communiste,
21:13favorite de la gauche.
21:15La retraite
21:15à 85 ans.
21:16Nancy Pelosi,
21:1785 ans donc,
21:19icône démocrate
21:20et première femme speaker
21:21de la Chambre
21:21des représentants,
21:23a enfin annoncé
21:24sa retraite
21:24pour janvier 2027
21:26après 40 ans
21:27au Congrès.
21:28Représentante
21:29de San Francisco
21:30depuis 1987,
21:31elle fut une farouche
21:33opposante à Donald Trump,
21:34orchestrant deux impeachments
21:36et déchirant un peu
21:37ridiculement
21:38son discours en 2020
21:39devant les caméras.
21:40Le 6 janvier 2021,
21:42elle jura de virer Trump
21:43à coup de poing
21:44lors des incidents
21:44du Capitole.
21:46Sa carrière fut
21:46entachée de scandale,
21:48par exemple avec des accusations
21:49de délit d'initié
21:50opérée avec son mari Paul.
21:52Surnommée Crazy Nancy
21:53par Donald Trump,
21:54elle laisse un parti démocrate
21:56en ruine derrière elle.
21:57Nouvelle frappe aérienne
21:58américaine en mer
21:59des Caraïbes
22:00visant un bateau
22:01accusé de narcotrafic
22:02par le Pentagone.
22:03Trois hommes ont été tués.
22:04Le ministre de la Défense
22:05Putex 7 a diffusé
22:06sur X une vidéo
22:07de l'attaque
22:08les qualifiant
22:09de narcoterroristes.
22:10Cette opération
22:11porte à au moins 70
22:12le bilan des morts
22:13depuis le lancement
22:14début septembre
22:15d'une campagne de frappe
22:16contre des embarcations
22:17suspectes.
22:18Washington a détruit
22:1918 navires,
22:20les opposants dénoncent
22:21des exécutions
22:22extrajudiciaires,
22:23des familles
22:24et gouvernements locaux
22:24affirment que
22:25de nombreuses victimes
22:26étaient des pêcheurs civils.
22:28Les Etats-Unis
22:28justifient l'offensive
22:29en désignant les cartels
22:30comme organisation terroriste
22:32dans un conflit armé.
22:34L'ONU a exigé
22:34l'arrêt média
22:35des frappes
22:35et des enquêtes indépendantes.
22:371 000 milliards de dollars
22:38sur 5 ans.
22:39Les actionnaires de Tesla
22:40ont approuvé
22:41jeudi 6 novembre
22:42un plan de rémunération
22:43potentiellement record
22:44pour Elon Musk.
22:45Ce package voté
22:46à 75%
22:47en Assemblée générale
22:48prévoit l'attribution
22:49de 12 tranches
22:50de 35 millions
22:51d'actions chacune.
22:52Il doublerait
22:53la participation de Musk
22:54qui passerait de 13
22:55à environ 25%
22:56du capital.
22:58L'entrepreneur
22:58justifie cette exigence
22:59pour sécuriser son contrôle
23:01face aux actionnaires
23:02et activistes
23:02tout en restant renvoyable
23:04en cas de dérapage.
23:05Pour débloquer la totalité,
23:07Tesla devra quintupler
23:08sa valeur
23:08atteignant 8 500 milliards
23:09de dollars
23:10de capitalisation
23:11sur 5 ans.
23:12Les premières tranches
23:12s'activent
23:12dès 2 000 milliards
23:13puis 4 000 et 6 milliards.
23:15Actuellement valorisé
23:16à 1 540 milliards,
23:18l'entreprise devrait dépasser
23:19deux fois l'entreprise
23:20d'intelligence artificielle
23:21Nvidia
23:21ou 700 fois Renault.
23:23Malgré les doutes
23:23sur l'engagement de Musk,
23:25les actionnaires
23:25parient sur sa vision
23:26exponentielle.
23:31Ce soir,
23:32tête à clash
23:32dans le samedi politique.
23:33Élise Blaise reçoit
23:34l'avocat et philosophe
23:36Guylain Benessa
23:37pour parler
23:37de la lente dérive
23:39autoritaire
23:39d'Emmanuel Macron
23:40et ses amis européistes.
23:42Dimanche,
23:43un Zoom
23:43avec Steven
23:44et Sabrina Gunel
23:45sur le succès
23:46de leur film
23:46Sacré-Cœur
23:47et Terre de Mission.
23:49Lundi,
23:49dès 7h,
23:50un Zoom
23:50à découvrir
23:50sur le mouvement
23:51littéraire
23:52des Hussars.
23:53C'est la fin
23:53de cette édition.
23:54Merci de votre fidélité.
23:55Bonne fin de semaine
23:56et à lundi.
23:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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