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Mouvements politiques et islamisme : M. Philippe Baptiste, ministre de l’enseignement supérieur

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00:00:00Merci.
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00:01:00C'est un visiteur.
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00:05:58Merci.
00:05:59je vois de jeunes Français tenir dans les murs de leur université des propos antisémites.
00:06:07Inquiétude quand des personnes qui sont à peine sorties de l'adolescence, qui parfois
00:06:10sont dans leur université depuis quelques heures, quelques jours, peuvent se faire les
00:06:17porte-parole de propos qui relèvent de l'apologie du terrorisme.
00:06:22Inquiétude de constater que notre jeunesse n'est parfois pas protégée des idées qui
00:06:28sont mortifères, qui traversent notre société dans un lieu même dont la vocation est de
00:06:34former à penser en citoyen libre, en citoyen éclairé, en citoyen capable de débattre
00:06:43dans le respect et dans l'intelligence.
00:06:46Inquiétude certes, mais aussi une mobilisation que je crois être implacable de mon ministère
00:06:52en réponse à ces actes et j'y reviendrai.
00:06:55Je comprends que la commission d'enquête que vous constituez et qui a choisi de m'auditionner
00:07:00a pour objet d'étude les liens entre les représentants de mouvements politiques et des organisations
00:07:08et de réseaux soutenant l'action terroriste ou propageant l'idéologie islamiste.
00:07:14J'ai naturellement été attentif à vos travaux, du moins ce rendu public évidemment, et c'est
00:07:20dans ce cadre qu'un lien a pu être fait avec la caisse de résonance naturelle des
00:07:26faits de société que constitue le terrain universitaire.
00:07:31Double caisse de résonance, si je dois filer cette métaphore, et c'est sur cette distinction
00:07:37que je vais essayer d'établir mon propos liminaire, dans l'objectif qu'il soit le plus
00:07:40utile à la commission.
00:07:41Première résonance parce que l'université, en tant que lieu où se fabrique la recherche,
00:07:48peut et doit contribuer, par son regard scientifique, à éclairer la réflexion de la représentation
00:07:55nationale et du public.
00:07:57Deuxième résonance qui existe dans la crainte que la jeunesse étudiante soit particulièrement
00:08:03concernée par ces liens entre mouvements islamistes et mouvements politiques.
00:08:08C'est sur cette distinction des deux dimensions de l'université comme lieu de recherche et
00:08:14d'enseignement pour la communauté académique, d'une part, et comme lieu d'expression de la
00:08:18jeunesse étudiante, que je vous propose donc d'articuler ce propos liminaire.
00:08:23L'islam, l'islamisme et la radicalisation ont bénéficié, en tant que champ d'études,
00:08:28d'un effort de recherche particulier depuis les attentats islamistes qui ont frappé notre
00:08:34pays depuis 2015.
00:08:35Cet effort a porté à la fois sur l'investissement et sur la structuration des champs disciplinaires,
00:08:42des champs de recherche, afin de répondre à des enjeux scientifiques, sociétaux et
00:08:47sécuritaires.
00:08:48Cette mobilisation, elle est passée par la création de nouveaux postes, le lancement
00:08:52d'initiatives spécifiques comme l'Institut français d'islamologie, la mobilisation
00:08:56conjointe du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, du ministère
00:09:00de l'intérieur, du ministère de l'Europe et des affaires étrangères, avec l'appui
00:09:05de financements nationaux et de financements européens.
00:09:08L'objectif fixé était alors clair, construire une recherche crédible, exigeante, indépendante
00:09:14sur l'islam, à l'abri des influences idéologiques et des réseaux.
00:09:20En une dizaine d'années, nos connaissances, je crois, se sont considérablement enrichies,
00:09:24notamment sur les courants issus de l'intégrisme musulman.
00:09:26Frères musulmans, salafisme, djihadisme recouvrent des notions dont nous connaissons
00:09:31mieux aujourd'hui les nuances, y compris en dehors d'un public de chercheurs très
00:09:37spécialisés.
00:09:37Pour autant, travailler aujourd'hui sur l'islam demeure une entreprise difficile.
00:09:44Les chercheurs spécialisés dans ces sujets sont soumis à une très forte pression politique
00:09:49et médiatique dans un contexte de polarisation croissante du débat public.
00:09:54Sans compter la peur d'être cible d'attentats, certains chercheurs ont été la cible de menaces
00:09:59de mort.
00:10:01C'est intolérable.
00:10:01Le ministère a vocation à mobiliser l'ensemble des instruments à sa disposition lorsque de
00:10:07tels faits se produisent.
00:10:09Article 40, bénéfice de la protection fonctionnelle, démarche de protection polissaire au ministère
00:10:16de l'Intérieur, mais également les outils disciplinaires qui sont à la main des établissements.
00:10:23L'attention politique et médiatique sur ces sujets d'études complexes constitue, je pense
00:10:28que nous devons le reconnaître, une difficulté supplémentaire.
00:10:31Par l'inévitable simplification qui est opérée au moment où les termes de cette
00:10:38recherche sont repris et exposés tant, évidemment, par nous, élus ou responsables publics, que
00:10:44par les médias.
00:10:48S'il n'est pas étonnant que certaines polémiques, souvent amplifiées par les médias, donnent
00:10:52une image déformée du champ, je veux rappeler que la diversité des interprétations sur la
00:10:56radicalisation ou sur l'islamisme ne discrédite en rien la recherche.
00:11:01Bien au contraire, le pluralisme scientifique, sur ce champ comme sur les autres, est une
00:11:07exigence fondamentale de la communauté académique qui repose sur la rigueur méthodologique, la
00:11:14confrontation argumentée et la liberté critique.
00:11:17La responsabilité des pouvoirs publics n'est pas de trancher entre des écoles de pensée, mais de garantir les conditions d'un débat scientifique sain, protéger le plus possible des pressions idéologiques aux communautaires et dans les limites très larges que la loi fixe à la liberté d'expression et aux libertés académiques en général.
00:11:39Et je voudrais citer le collège de déontologie dans un avis qui a été rendu le 21 mai 2021.
00:11:45L'esprit sur lequel reposent les libertés académiques se caractérise par la tolérance, l'ouverture au débat, l'acceptation du pluralisme.
00:11:55Une approche scientifique suppose la rigueur des analyses et la prévention des conflits d'intérêts.
00:12:02C'est au regard de ces principes que s'apprécie tout le comportement des enseignants-chercheurs eux-mêmes, que les conditions d'organisation, tant le comportement des enseignants-chercheurs eux-mêmes que les conditions d'organisation de débat dans les établissements d'enseignement supérieur et de recherche.
00:12:19Et toujours avec le collège de déontologie, on va citer un deuxième point, plus les sujets abordés sont sensibles, plus le respect de ces obligations appelle attention.
00:12:35La grande majorité des chercheurs travaillent dans ce cadre, hors de tout militantisme.
00:12:39Ils font leur travail qui consiste à produire des savoirs objectivés et rigoureux, loin des postures.
00:12:45Mon ministère s'est fortement engagé pour soutenir une recherche sur l'islam qui réponde à ses standards.
00:12:50L'État a consacré près de 6 millions d'euros depuis 2022 à la relance de l'islamologie dans le cadre de l'Institut français d'islamologie.
00:12:58Le ministère de l'Intérieur a financé près d'une centaine de projets sur 10 ans, pour un montant, lui, de 3,4 millions d'euros.
00:13:03Il est aujourd'hui nécessaire de mieux faire connaître ces travaux, de renforcer leur visibilité et de mobiliser davantage leur expertise,
00:13:11comme l'a recommandé le rapport du ministère de l'Intérieur sur l'islam politique et les frères musulmans dans sa partie consacrée à la recherche.
00:13:18D'excellents chercheurs se sont penchés sur le sujet de l'islamisme, venus des études sur le fait religieux, de la sociologie ou de la science politique.
00:13:26Mais c'est vrai, la France manque encore de spécialistes travaillant de manière privilégiée sur l'islamisme en France et son lien avec les partis politiques.
00:13:35Le programme Réliguise, annoncé en décembre 2024 et piloté par l'Université de Strasbourg, constitue à cet égard un nouveau levier stratégique.
00:13:46Il vise à analyser les transformations des interactions entre faits religieux et sociétés dans le monde contemporain.
00:13:52En renforçant l'expertise française sur les transformations contemporaines du fait musulman et en adoptant une approche comparative et pluridisciplinaire,
00:14:01il peut contribuer à bâtir un savoir collectif, objectif, apaisé et durable sur l'islam dans ses multiples dimensions.
00:14:09Cela se suppose, je le répète encore une fois, de garantir le cadre adéquat à ses recherches.
00:14:14La liberté académique est un pilier de notre démocratie.
00:14:20Elle protège la recherche, la pluralité des idées et le débat contradictoire.
00:14:26Mais elle s'accompagne, et ce point est important, elle s'accompagne de devoirs qui engagent la responsabilité de chacun au sein de la communauté académique, des chercheurs, des enseignants, aux étudiants.
00:14:37Garantir les libertés académiques et préserver la possibilité d'un débat scientifique ouvert, c'est un devoir fondamental.
00:14:45C'est aussi la meilleure manière de préparer les étudiants d'aujourd'hui à devenir des citoyens éclairés, capables de résister à tous les endoctrinements et d'entrer dans un dialogue fondé sur la raison plutôt que sur l'invectif.
00:14:59Voilà, mesdames et messieurs les parlementaires, le premier aspect de mon propos liminaire.
00:15:05Ce n'est non pas le propos d'un chercheur engagé dans son champ d'études, ce n'est pas mon rôle, mais celui du ministre, qui, bénéficiant du recul et de la hauteur que, mécaniquement, nous, peut-être la sienne,
00:15:17peut vous dire que ce champ d'études existe dans le pays, qu'il est investi, et que mon ministère continue de tout faire pour que chaque chercheur puisse exercer,
00:15:27dans ses conditions normales.
00:15:32L'université a depuis longtemps offert un terrain favorable à l'expression des opinions politiques, jusque l'extrémisme politique et l'hyper-radicalité.
00:15:43C'est aussi cette histoire longue que nous devons avoir en tête, alors que je souhaite poursuivre sur la question des liens qui s'établiraient au sein de la jeunesse étudiantine
00:15:52entre islamisme et mouvement politique. C'est précisément parce que je ne veux rien, ni minorer, ni esquiver, que je crois essentiel d'avoir en mémoire
00:16:01certains jalons essentiels de l'histoire universitaire récente, je vous rassure, récente.
00:16:08La guerre d'Algérie, qui a concerné toute la jeunesse française par la conscription et par les débats qui ont enflammé la France,
00:16:14a été l'occasion d'une mobilisation importante qui a pu créer ce que des chercheurs ont désigné comme une véritable culture de la violence politique dans les universités.
00:16:27Quelques années plus tard, en 1966, Paris connaît une vingtaine d'affrontements violents en 15 jours entre groupes d'extrême gauche et groupes d'extrême droite.
00:16:36Les universités deviennent des champs de bataille idéologiques où l'on entre en militance par une détestation de l'autre.
00:16:45La violence politique étudiante à l'université n'est pas née avec les réseaux sociaux. Elle a un siècle d'histoire au moins.
00:16:53La jeunesse étudiante a en même temps été le terrain privilégié d'un effort explicite, d'un effort organisé, de conversion militante et d'influence.
00:17:02Durant trois décennies, l'influence soviétique sur une grande partie du milieu universitaire français s'est exercée de manière systématique.
00:17:12Les travaux de Stéphane Courtois et de Marc Lazard ont mis en évidence la manière dont l'URSS s'était forcée de peser sur les convictions d'une grande partie de la jeunesse,
00:17:20du financement d'organisations étudiantes, présentées comme indépendantes à celui des échanges universitaires avec l'URSS.
00:17:26S'y ajoutait le contrôle de maisons d'édition, de revues universitaires, un système d'intimidation, il y a la presse communiste qui lançait des interdits stricts contre les dissidents.
00:17:37La perte d'attrait relative, me semble-t-il, mais du modèle soviétique n'a pas fait disparaître les engagements militants.
00:17:45Ceux-ci ont simplement changé de référents, maoïstes, trotskisme, anarchisme, on ne va pas refaire toute l'histoire, mais tout ça a une histoire profonde.
00:17:54La situation que je suis aujourd'hui amené à commenter devant vous s'inscrit dans une forme de continuité, tout en présentant évidemment plusieurs ruptures.
00:18:03La première de ces ruptures, c'est la fragmentation des groupes militants.
00:18:07Entre les années 2010 et aujourd'hui, c'est-à-dire en une dizaine d'années, un peu plus, le modèle classique des grands syndicats et des mouvements de jeunesse des partis s'est effondré,
00:18:17au profit d'une fragmentation extrême des groupes militants.
00:18:21Le point que je veux amener avec cet exemple, c'est qu'il est immensément complexe, pour ne pas dire impossible, de construire aujourd'hui une organisation capable d'essaimer sur tout le pays
00:18:31telle idéologie ou tel objectif militant avec l'efficacité que l'on prêtait jadis aux organisations étudiantes.
00:18:39Chaque école, chaque université, j'ai envie de dire chaque campus a ses propres structures qui peuvent, sous des noms semblables,
00:18:45regrouper des positionnements qui sont très éloignés les uns des autres d'un campus à l'autre.
00:18:52La deuxième de ces ruptures, c'est l'inversion du magistère moral.
00:18:56Jusqu'aux années 80, la parole venue de l'université...
00:19:01Monsieur le ministre, toutes mes excuses de vous interrompre, on a un problème de diffusion de l'audition,
00:19:05ce qui est problématique pour une commission d'enquête.
00:19:07On regarde d'un point de vue technique, je suis vraiment désolé de vous interrompre.
00:19:10Je vous en prie.
00:19:10Voilà, et on regarde que pour que ça puisse reprendre, vous reprendrez que...
00:19:13Je vais reprendre mon souffle.
00:19:14Nous sommes contraints, voilà.
00:19:15Oui, tout à fait.
00:19:25Voilà, il suffisait de le dire, c'est réglé.
00:19:28C'est bon.
00:19:30Je vous en prie, monsieur le ministre, toutes nos excuses.
00:19:32Non, c'est passionnant, il y avait des éléments.
00:19:35Mais vous pouvez reprendre, effectivement, sur ces ruptures.
00:19:39L'art de la répétition est toujours...
00:19:40La deuxième de ces ruptures, donc après cette première rupture de fragmentation des groupes,
00:19:45c'est un système monolithique, un système qui s'est quand même éminemment fragmenté,
00:19:48donc plus difficile à suivre et à comprendre.
00:19:51Deuxième de ces ruptures, c'est l'inversion du magistère moral.
00:19:54Jusqu'aux années 80, la parole venue de l'université pouvait sembler porteuse d'une lumière
00:20:00qui éclairait les débats de société.
00:20:03Très grands intellectuels, universitaires, avaient un impact politique,
00:20:08qui était un impact politique majeur dans la société.
00:20:10Il me semble qu'aujourd'hui, le mouvement s'est un peu inversé.
00:20:14Et le mouvement, ce mouvement inverse à l'œuvre, ce sont les responsables politiques
00:20:17qui s'invitent parfois dans l'enceinte universitaire avec leur discours
00:20:22et pour certains, leur radicalité.
00:20:24La troisième de ces ruptures porte sur les nouveaux thèmes du militantisme radical
00:20:31qui deviennent parfois très sectoriels, à rebours de ce qu'on appelait l'intersectionnalité des luttes
00:20:39et particulièrement, je ne veux porter aucun jugement sur ce fait,
00:20:43sur les questions d'égalité femmes-hommes et de luttes LGBTQIA+.
00:20:48Ces nouvelles plateformes idéologiques sont très éloignées
00:20:53et particulièrement les deux derniers sujets de la vision de la société
00:20:59que peut porter l'islamisme politique.
00:21:02C'est précisément ce que dit le rapport commandé par le ministère de l'Intérieur
00:21:05et opportunément diffusé en mai 2025,
00:21:09qui n'évoque que très marginalement les universités,
00:21:11contrairement à d'autres sphères de la société.
00:21:13Et je le cite, « Les interfaces entre la mouvance frériste et militantisme intersectionnel existent,
00:21:22mais restent à ce jour ponctuelles du fait de divergences importantes,
00:21:28notamment sur la question LGBT, point de désaccord difficilement dépassable. »
00:21:36Il existe cependant, et c'est le discours de transparence que je dois vous tenir,
00:21:41des militants radicaux, qui pensent pouvoir établir un lien
00:21:45à partir d'une convergence de mobilisation,
00:21:48en particulier sur le conflit israélo-palestinien.
00:21:51Cette convergence se traduit par un antisémitisme
00:21:53tourné vers les étudiants juifs de France,
00:21:56souvent, ou par l'apologie du terrorisme, plus rarement cependant.
00:22:01Je pense que, vraiment, nous avons, nous, responsables politiques,
00:22:05la responsabilité de bien nommer les choses.
00:22:07Ce qui émerge en premier lieu aujourd'hui, ce n'est pas, je crois, l'antrisme,
00:22:13ce n'est pas l'islamisme ou tout autre terme médiatique un peu fourre-tout
00:22:17qui recouvre le problème par un amalgame dont aucune clarté ne peut ressortir.
00:22:24Quand il s'agit d'antisémitisme, c'est suffisamment abominable
00:22:28pour qu'on l'appelle par son nom.
00:22:31Quand il s'agit d'apologie du terrorisme,
00:22:33c'est suffisamment grave pour se suffire à soi-même.
00:22:37Tous les deux, antisémitisme et apologie du terrorisme,
00:22:40sont susceptibles de revêtir, évidemment, des qualifications pénales
00:22:44et font l'objet de la plus grande fermeté de ma part,
00:22:48de la part de l'ensemble du gouvernement et, évidemment, du ministère.
00:22:53Puisque c'est la dernière rupture que je veux aborder avec vous maintenant,
00:22:57depuis les années 60, les outils à la main du ministère responsable
00:23:03de l'enseignement supérieur et de la recherche
00:23:04ont profondément évolué, de même que le droit français.
00:23:09La modification de la loi sur la liberté d'expression
00:23:11a permis de constituer les propos racistes et antisémites
00:23:14en délit ou en crime,
00:23:16sans parler de l'apologie du terrorisme,
00:23:18aujourd'hui considérée comme un crime par le code pénal.
00:23:22Au sein même des universités, l'organisation a évolué
00:23:25pour que, sans remettre en cause les libertés académiques
00:23:27ou la franchise universitaire,
00:23:29le droit ne soit pas absent des campus,
00:23:31des amphithéâtres et des laboratoires.
00:23:35Les moyens dont disposent les présidents d'universités
00:23:37sont ainsi beaucoup plus importants que par le passé.
00:23:40Et la loi que vous avez votée sur l'initiative
00:23:43des sénateurs Lévy et Fialaire,
00:23:44dont je salue encore une fois le travail,
00:23:46pour lutter contre l'antisémitisme dans l'enseignement supérieur,
00:23:49continue d'y contribuer,
00:23:50en renforçant les moyens de prévention
00:23:53et en donnant enfin des outils disciplinaires
00:23:56rapides et efficaces aux universités.
00:24:01Voilà, M. le Président, M. le rapporteur,
00:24:03Mesdames et Messieurs, Madame la députée,
00:24:05Messieurs les députés,
00:24:05l'essentiel de ce que je tenais à vous dire
00:24:08pour ouvrir cette audition.
00:24:10Oui, l'université est un des lieux classiques
00:24:13d'expression exacerbée du débat politique national.
00:24:16Oui, c'est le lieu où se forme notre jeunesse,
00:24:18où se fabriquent des consciences politiques.
00:24:20Oui, l'université est un lieu où se fabrique un savoir,
00:24:22une analyse, où la recherche peut éclairer
00:24:24des phénomènes sociétaux à l'œuvre.
00:24:26C'est dans ce cadre
00:24:27que peuvent survenir des tentatives d'influence
00:24:29ou d'ingérence.
00:24:31Le récent rapport de France Université,
00:24:33rédigé par Stéphanie Balm,
00:24:35le présente clairement.
00:24:36Le secteur français de la recherche
00:24:38et de l'enseignement supérieur
00:24:39est désormais exposé à des stratégies d'influence
00:24:41menées par des puissances étrangères
00:24:43qui peuvent franchir les limites de l'ingérence
00:24:45et affecter la souveraineté scientifique française.
00:24:49C'est vrai énormément dans le domaine des sciences dures,
00:24:53mais cela passe aussi par des tentatives d'inflexion
00:24:57sur les sciences humaines et sociales
00:24:58pour obtenir des récits favorables
00:24:59à tel ou tel État concerné
00:25:02ou par diverses procédures baillons
00:25:04afin de réduire l'attrait pour telle ou telle recherche.
00:25:07C'est dans ce cadre qu'il faut prendre des mesures
00:25:11pour renforcer l'appui déjà existant aux universités
00:25:14en engageant une stratégie de prévention à grande échelle
00:25:17pour défendre davantage la liberté académique,
00:25:20défendre davantage la recherche libre
00:25:22et le travail des enseignants-chercheurs
00:25:24contre toute tentative d'ingérence
00:25:26et in fine de déstabilisation.
00:25:30Le dialogue sur ces questions entre mes services,
00:25:32le ministère de l'Intérieur, le Quai d'Orsay
00:25:34est constant
00:25:35et nous agissons en permanence,
00:25:38car le dernier message que je veux vous dire
00:25:40et que je veux rappeler encore une fois,
00:25:41c'est celui de la fermeté la plus absolue.
00:25:45Chaque fois que le ministère est saisi de ces cas,
00:25:47chaque fois que le ministère est saisi
00:25:49pour des faits d'antisémitisme,
00:25:51d'apologie du terrorisme,
00:25:53d'intimidation violente
00:25:54dans le contexte universitaire,
00:25:57face à tout acte ou toute manifestation d'idées
00:25:59ou d'idéologies contraires aux valeurs de la République,
00:26:03je montre, je crois, la fermeté
00:26:05est la plus intransigeante.
00:26:06Chaque fois que je demande immédiatement
00:26:09au recteur concerné de saisir le procureur de la République
00:26:12par un signalement au titre de l'article 40,
00:26:16chaque fois nous nous rapprochons
00:26:17systématiquement des présidences d'universités
00:26:19pour nous assurer de la mise en œuvre
00:26:21des actions nécessaires
00:26:22et je tiens à saluer la position de principe
00:26:25de France Université
00:26:26de systématiquement s'associer comme partie civile.
00:26:30Lorsque je considère que c'est opportun,
00:26:31je saisis aussi l'inspection du ministère
00:26:34pour établir les responsabilités administratives.
00:26:37Ce travail de vigilance,
00:26:38je le mène aussi avec mes collègues,
00:26:40évidemment, de l'intérieur et de la justice.
00:26:42Avec le garde des Sceaux,
00:26:44nous sommes extrêmement attentifs
00:26:45à ce que les parquets s'assurent
00:26:47du suivi des signalements des faits intervenus
00:26:49dans les établissements d'enseignement supérieur.
00:26:51Avec le ministre de l'Intérieur,
00:26:53nous évaluons au cas par cas
00:26:54les menaces qui pèsent sur des individus concernés,
00:26:58sur des personnes menacées.
00:27:00Dès le moindre risque,
00:27:01nous sollicitons la protection appropriée
00:27:03pour des chercheurs, pour des enseignants,
00:27:04pour des présidents d'universités.
00:27:06Je suis convaincu que le sujet
00:27:09qui nous rassemble mérite qu'on prenne le temps
00:27:11de poser les termes et de penser la situation
00:27:13avec l'exigence nécessaire.
00:27:16C'est la raison pour laquelle j'ai choisi
00:27:18ce propos introductif,
00:27:20dont vous me pardonnerez, je l'espère, la longueur.
00:27:23Je suis désormais à la disposition de la Commission
00:27:25pour répondre à vos questions.
00:27:27Je vous remercie.
00:27:29Merci, monsieur le ministre.
00:27:30Nous vous remercions effectivement
00:27:31pour ce propos liminaire
00:27:32qui était fourni
00:27:34et qui permet d'alimenter nos réflexions
00:27:36et peut-être nos questions.
00:27:37Monsieur le rapporteur.
00:27:41Merci, monsieur le ministre,
00:27:42pour votre présence
00:27:43et pour ce propos liminaire
00:27:45tout à fait riche.
00:27:46Vous l'avez commencé d'ailleurs en partageant une inquiétude
00:27:49face à une sorte d'antisémitisme collectif
00:27:53qu'on peut voir gangréné au sein même de nos universités.
00:27:59Et justement, à ce sujet-là,
00:28:01le 15 octobre dernier,
00:28:02une manifestation a eu lieu
00:28:04sur le campus de l'université Paris VIII
00:28:07au cours de laquelle une oratrice
00:28:09a fait applaudir les événements du 7 octobre.
00:28:12Rappelons quand même que les événements du 7 octobre,
00:28:14c'est 1219 personnes qui ont été massacrées
00:28:17et 251 personnes qui ont été prises en otage.
00:28:21Alors vous avez diligenté une mission d'inspection
00:28:23suite à ces faits,
00:28:25exprimé votre dégoût totalement légitime.
00:28:29Cette manifestation a été notamment organisée
00:28:31par la Fédération syndicale étudiante.
00:28:33Ce syndicat étudiant fait-il partie
00:28:35de vos interlocuteurs ?
00:28:37Si oui, doit-il à votre sens le demeurer ?
00:28:40Y a-t-il un lien entre ce syndicat
00:28:42et des mouvements politiques ?
00:28:43Et si oui, lesquels ?
00:28:45Y a-t-il d'autres organisations étudiantes
00:28:47qui posent problème pour des accointances
00:28:49avec des islamistes
00:28:50et qui seraient en lien avec des partis politiques ?
00:28:54Et le fait que ces applaudissements
00:28:56aient été de toute évidence naturel,
00:28:58voire enthousiaste,
00:29:00vous paraît-il un épiphénomène
00:29:02ou au contraire comme le symptôme
00:29:03d'un état d'esprit plus répandu
00:29:05dans la jeunesse étudiante française ?
00:29:08Monsieur le ministre.
00:29:11Merci beaucoup pour cette question.
00:29:12Effectivement, je voudrais rappeler
00:29:14effectivement les faits
00:29:16que vous avez rappelés
00:29:18et que vous avez résumés.
00:29:21Les vidéos, effectivement,
00:29:22circulent et sont disponibles.
00:29:26Je voudrais rappeler que, effectivement,
00:29:27j'ai condamné publiquement les faits
00:29:29dans les quelques heures
00:29:31qui ont suivi la diffusion de cette vidéo,
00:29:34qu'effectivement,
00:29:35un article 40 a été immédiatement lancé,
00:29:39que des poursuites ont été entamées.
00:29:41Le ministre, le garde des Sceaux
00:29:44a immédiatement aussi fait
00:29:45une circulaire de politique pénale
00:29:47qui a permis aussi de compléter
00:29:49les dispositifs existants.
00:29:51Et qu'à côté de ça,
00:29:53effectivement,
00:29:54la mission d'inspection a été digigentée,
00:29:58qui avait donc trois semaines
00:30:00pour répondre aux questions
00:30:04qui lui ont été posées.
00:30:06Et j'aurai les résultats
00:30:07dans une dizaine de jours.
00:30:09Donc il est malheureusement
00:30:10un tout petit peu tôt
00:30:11pour répondre aux questions
00:30:13qui ont été spécifiquement posées
00:30:15sur la nature exacte,
00:30:19sur qui était responsable de quoi,
00:30:21quel syndicat, etc.
00:30:22Mais évidemment,
00:30:25j'aurai ces résultats
00:30:26dans une dizaine de jours.
00:30:27Et évidemment,
00:30:28nous tirerons toutes les conséquences
00:30:30des conclusions
00:30:31de l'inspection générale.
00:30:34Sur la question de savoir
00:30:35si c'est un épiphénomène ou pas,
00:30:40j'ai envie de dire,
00:30:41vu le nombre de personnes
00:30:42dans la salle,
00:30:44on ne peut pas résumer ça
00:30:46à un épiphénomène.
00:30:47Enfin, j'aurais envie de dire,
00:30:48et quand bien même,
00:30:48on voit bien qu'aussi
00:30:49la multiplication des actes
00:30:51qui sont des actes antisémites
00:30:53qu'on a vus,
00:30:54qui sont parfois plus individuels
00:30:56que ceux-là,
00:30:59évidemment,
00:31:00c'est un phénomène qui existe.
00:31:02Je crois que malheureusement,
00:31:03ce n'est pas un phénomène
00:31:05qui est un phénomène universitaire,
00:31:06qui est plutôt spécifiquement universitaire.
00:31:10C'est un phénomène
00:31:11que nous avons
00:31:12et sur lequel nous devons lutter
00:31:14contre ces sujets-là
00:31:15dans toute la société.
00:31:17Et ce qu'on observe aujourd'hui
00:31:19dans les universités.
00:31:20Et je pense que les faits
00:31:21qui nous sont remontés
00:31:21sont d'ailleurs malheureusement
00:31:23qu'une petite partie
00:31:25de l'ensemble des actes antisémites
00:31:27qui ont lieu quotidiennement.
00:31:29Et quand j'entends,
00:31:30quand je reçois
00:31:31les représentants
00:31:32des étudiants juifs de France
00:31:34ou de jeunes simplement,
00:31:36on perçoit cette souffrance aujourd'hui.
00:31:39Et donc malheureusement,
00:31:40non, je ne pense pas
00:31:41que ce soit un épiphénomène
00:31:42dans la société française.
00:31:44Et donc effectivement,
00:31:45c'est pour cela
00:31:45que nous sommes mobilisés
00:31:46au quotidien systématiquement
00:31:48pour lutter,
00:31:49pour dénoncer
00:31:50et pour aussi demander
00:31:52à ce que les sanctions
00:31:53soient prises
00:31:53de la manière
00:31:54la plus efficace possible.
00:31:55Et c'est bien pour ça,
00:31:56pardon, je reviens encore une fois
00:31:57sur la loi Lévi-Fialère.
00:31:58C'est bien pour ça aussi
00:31:59qu'on a beaucoup travaillé
00:32:01avec les sénateurs
00:32:02et avec le Parlement,
00:32:03évidemment,
00:32:04pour que cette loi
00:32:05permette à la fin
00:32:06d'avoir des dispositifs
00:32:07qui soient les dispositifs
00:32:08les plus efficaces possibles
00:32:10pour répondre
00:32:11en termes de sanctions disciplinaires
00:32:12très rapidement
00:32:13aux faits antisémites
00:32:17qui peuvent avoir lieu
00:32:17dans les établissements.
00:32:20Merci, M. le ministre.
00:32:21Si M. le rapporteur le permet,
00:32:22simplement,
00:32:23quand il y aura la publication
00:32:24du rapport
00:32:25que vous avez diligenté,
00:32:27est-ce qu'il sera possible
00:32:28d'avoir des éléments
00:32:29qui sont le plus rapidement possible
00:32:31puisqu'on va être contraints,
00:32:32nous, dans les délais
00:32:33de préparation de notre rapport
00:32:34et de toute façon
00:32:35à ce qu'on puisse...
00:32:36Oui, je pense qu'on sera
00:32:37en mesure, effectivement,
00:32:39de vous fournir des éléments.
00:32:40Merci, M. le rapporteur.
00:32:42Merci, M. le ministre.
00:32:44J'allais vous demander
00:32:45la même chose.
00:32:47Certains enseignants-chercheurs
00:32:48que nous avons auditionnés
00:32:49nous ont expliqué
00:32:50qu'ils se sentaient
00:32:51en insécurité
00:32:52au sein des universités.
00:32:53D'ailleurs, lors de leurs auditions,
00:32:55on a pu apercevoir
00:32:55comme une vraie frayeur
00:32:57face à des intimidations
00:32:59et des menaces répétées
00:33:00dont ils font l'objet.
00:33:02Comment expliquez-vous
00:33:03cette grave entorse
00:33:04à la liberté académique
00:33:05et à la liberté d'expression générale ?
00:33:08Quels sont vos pouvoirs réels
00:33:09avec les présidents d'universités
00:33:11pour faire respecter
00:33:12la liberté académique
00:33:13et la liberté d'expression,
00:33:15qui sont des piliers
00:33:15de notre République ?
00:33:17Et pensez-vous
00:33:17que le législateur
00:33:18doit intervenir
00:33:20pour renforcer encore
00:33:21la législation en vigueur ?
00:33:24Alors, déjà,
00:33:25pour commencer par une position
00:33:26de principe,
00:33:27c'est qu'il est inacceptable
00:33:28que les enseignants-chercheurs
00:33:29soient empêchés
00:33:30d'assurer, par exemple,
00:33:31leurs cours
00:33:31ou leurs conférences.
00:33:32Pardon, c'est une évidence,
00:33:34mais il faut juste le rappeler.
00:33:38J'ai été, je crois,
00:33:39extrêmement clair
00:33:39et extrêmement ferme
00:33:40à ce sujet,
00:33:41notamment dans l'affaire
00:33:42concernant M. Ballanche,
00:33:43qui est maître de conférences
00:33:45à l'université Lyon 2.
00:33:47La liberté d'enseigner,
00:33:48de débattre,
00:33:49elle fait partie
00:33:49des fondements de l'université
00:33:50et c'est vrai, évidemment,
00:33:52dans tous les établissements.
00:33:54Quand cette liberté
00:33:55est remise en cause,
00:33:56nous devons être intransigeants.
00:33:58Je le suis.
00:33:59Dans le cas du professeur Ballanche,
00:34:00un article 40 a été déposé,
00:34:02une protection policière
00:34:04lui a été proposée
00:34:05et le ministère
00:34:07s'est constitué partie civile.
00:34:11Dans certains cas,
00:34:12des présidents d'universités
00:34:13ont été amenés
00:34:13à ne pas autoriser
00:34:14la tenue d'un événement
00:34:15dans les murs
00:34:16de leur établissement
00:34:17et ce,
00:34:17pour des raisons d'ordre public.
00:34:19L'appréciation des dangers
00:34:21pour l'ordre public,
00:34:22ça relève effectivement
00:34:24de l'université,
00:34:25du chef d'établissement,
00:34:27dans le cadre de l'exercice
00:34:28de leur pouvoir de police
00:34:30et dans le respect
00:34:30du principe de proportionnalité.
00:34:34Pourquoi est-ce qu'effectivement,
00:34:35il y a cette capacité
00:34:38d'interdire des rassemblements
00:34:40ou des événements ?
00:34:44C'est simplement dans le but
00:34:45de garantir la sécurité
00:34:47de tous les participants,
00:34:49dont les enseignants-chercheurs,
00:34:50qui peuvent être amenés
00:34:51à s'exprimer.
00:34:52Et donc, quelque part,
00:34:53c'est aussi logique
00:34:54cette possibilité.
00:34:55Ces décisions,
00:34:56elles sont prises
00:34:57en toute transparence
00:34:58et peuvent faire l'objet,
00:34:58je le rappelle,
00:34:59de la part des organisateurs,
00:35:01de recours
00:35:02devant le tribunal administratif.
00:35:04C'est pas...
00:35:04Là aussi,
00:35:05je veux dire,
00:35:06c'est important de le rappeler.
00:35:08Alors, peut-être,
00:35:10derrière, en fait,
00:35:11la question,
00:35:12il y a peut-être,
00:35:13au risque peut-être
00:35:14d'anticiper d'autres questions,
00:35:15mais c'est la question
00:35:16du pluralisme aussi
00:35:17qui se pose derrière le...
00:35:19Et j'entends parfois dire
00:35:20que le pluralisme
00:35:21aurait disparu
00:35:22au sein d'un certain nombre
00:35:23de départements
00:35:25ou sur un certain nombre
00:35:26de sujets.
00:35:28Je voudrais dire,
00:35:29par exemple,
00:35:29sur le sujet
00:35:30de l'islam,
00:35:32qu'on a quand même
00:35:35de nombreuses instances
00:35:36et des projets
00:35:36qui témoignent concrètement,
00:35:38à commencer par le Conseil scientifique
00:35:40de l'Institut français
00:35:41de l'islamologie,
00:35:42celui de l'appel
00:35:43à projet Islam et société,
00:35:45porté par le bureau central
00:35:46des cultes
00:35:46du ministère de l'Intérieur.
00:35:48Il y a quand même
00:35:48des dispositifs
00:35:49qui montrent,
00:35:49il y a quand même
00:35:49beaucoup de pluralité
00:35:51et de financement
00:35:51qui permettent aussi
00:35:52de porter ces sujets
00:35:54et de représenter
00:35:55la diversité des courants
00:35:56et donc derrière aussi
00:35:57avoir la diversité
00:35:58des débats scientifiques.
00:36:01Voilà.
00:36:02Je veux peut-être
00:36:02revenir aussi
00:36:04sur un instant
00:36:07sur le fait
00:36:07que quand on a
00:36:08des chercheurs
00:36:09qui peuvent être
00:36:09entravés au sein
00:36:10de l'université
00:36:11ou dans leur laboratoire,
00:36:13il y a quand même
00:36:14des voies de recours
00:36:14qui existent,
00:36:15qui sont aujourd'hui
00:36:16efficientes.
00:36:17Je voudrais rappeler aussi
00:36:18qu'il y a le collège
00:36:19de déontologie
00:36:19de l'enseignement supérieur
00:36:20et de la recherche
00:36:21qui vise à garantir
00:36:22un équilibre
00:36:22en permanence
00:36:23entre les libertés
00:36:25et puis les responsabilités
00:36:27et l'intégrité scientifique
00:36:28de l'autre.
00:36:33Merci, monsieur le ministre.
00:36:34Monsieur le rapporteur.
00:36:36Merci, monsieur le ministre.
00:36:38Alors, le cas
00:36:38d'un ancien directeur
00:36:39de recherche du CNRS,
00:36:41réputé proche
00:36:42des frères musulmans,
00:36:43a pu être évoqué
00:36:44devant notre commission.
00:36:45La personne auditionnée
00:36:46était d'ailleurs venu
00:36:47avec une photo
00:36:48de cette personne
00:36:49qui participait
00:36:51en tant que membre
00:36:53à un conseil
00:36:53des frères musulmans.
00:36:55Est-ce un cas isolé
00:36:56pour vous ?
00:36:58Un phénomène
00:36:59d'entrisme islamique
00:36:59vous semble-t-il
00:37:00exister dans les lieux
00:37:01de recherche
00:37:01et d'enseignement supérieurs ?
00:37:03Si oui,
00:37:04quelles actions
00:37:04mettez-vous en place
00:37:05pour y faire face ?
00:37:07Est-ce que ces informations
00:37:08vous sont remontées ?
00:37:09Et lorsqu'elles sont remontées,
00:37:12comment peut-on laisser
00:37:13des profils
00:37:14de ce genre
00:37:15en place
00:37:15pendant tant d'années ?
00:37:18Monsieur le ministre.
00:37:19Oui,
00:37:19alors bon,
00:37:20on est sur un cas particulier,
00:37:23donc je ne vais peut-être
00:37:24pas faire trop
00:37:25de commentaires
00:37:25spécifiquement
00:37:26sur un cas spécifique
00:37:29qui,
00:37:30sauf erreur de ma part,
00:37:31est un directeur
00:37:31de recherche
00:37:32qui n'est plus en exercice
00:37:34aujourd'hui.
00:37:37La question,
00:37:38peut-être revenir
00:37:39sur la question
00:37:40derrière,
00:37:40en fait,
00:37:41des ingérences.
00:37:43La France,
00:37:44elle est particulièrement
00:37:45ciblée par des ingérences
00:37:47qui sont des ingérences
00:37:48étrangères.
00:37:49L'enseignement supérieur
00:37:51et la recherche,
00:37:51ils constituent à la fois
00:37:52un vecteur
00:37:53et puis une cible naturelle
00:37:54parce que derrière,
00:37:55en fait,
00:37:55l'enseignement supérieur,
00:37:56il y a la capacité
00:37:57de toucher,
00:37:58en fait,
00:37:58à un public très,
00:37:59très large
00:37:59que sont les étudiants.
00:38:02Et donc,
00:38:02évidemment,
00:38:02il y a des opérations
00:38:03qui peuvent être
00:38:03des opérations d'ingérence
00:38:04qui sont susceptibles
00:38:05d'entraîner des effets
00:38:06qui sont négatifs,
00:38:07très importants,
00:38:08particulièrement vis-à-vis
00:38:09de la communauté académique.
00:38:11Je l'ai déjà indiqué,
00:38:14le rapport de France
00:38:15Université
00:38:16le présente très clairement.
00:38:18Le secteur français
00:38:18de la recherche
00:38:19et de l'enseignement supérieur,
00:38:20il est exposé
00:38:21à des stratégies
00:38:22d'influence
00:38:23qui sont menées
00:38:23par des puissances étrangères.
00:38:26L'acte d'ingérence,
00:38:26il est défini
00:38:27comme un agissement
00:38:28qui est commis
00:38:28directement ou indirectement
00:38:30à la demande
00:38:30ou pour le compte
00:38:31d'une puissance étrangère.
00:38:33Il est défini
00:38:34de manière extrêmement claire.
00:38:36Et la commission
00:38:37d'enquête sénatoriale
00:38:38sur les politiques publiques
00:38:39face aux opérations
00:38:40d'influence étrangère
00:38:41qui avait auditionné
00:38:43à l'époque
00:38:44le MENSR
00:38:44en 2024,
00:38:46avait quand même
00:38:47établi assez clairement
00:38:49un certain nombre
00:38:49de faits
00:38:50et avait fait le constat
00:38:51d'une forte exposition
00:38:52de la France
00:38:53aux menaces,
00:38:53à des menaces
00:38:54qui sont des menaces hybrides.
00:38:56On essaye de dresser
00:38:57l'état des lieux
00:38:58de ces différentes tentatives
00:38:59d'ingérence.
00:39:00Cinq axes de travail
00:39:01ont été identifiés.
00:39:02La vie de campus,
00:39:03la recherche,
00:39:04la valorisation économique,
00:39:05la coopération
00:39:06et les échanges internationaux.
00:39:08Alors certains de ces axes
00:39:09sont plus ou moins adaptés
00:39:10évidemment
00:39:11à la question
00:39:11dont on parle aujourd'hui
00:39:12autour des frères musulmans,
00:39:17etc.
00:39:17Mais on est bien
00:39:18au cœur du sujet
00:39:18qui est là aujourd'hui.
00:39:22Voilà.
00:39:25Oui, oui,
00:39:26le directeur de recherche
00:39:28qui est donc émérite
00:39:29depuis 2021
00:39:30en question,
00:39:32il a été effectivement,
00:39:34je crois,
00:39:35relaxé par la justice
00:39:36sur ces propos choquants
00:39:40et sur ces propos.
00:39:43Merci, M. le ministre.
00:39:44M. le rapporteur.
00:39:45Merci, M. le ministre.
00:39:46Alors, vous parlez d'ingérence.
00:39:48Certaines de nos auditions
00:39:49ont révélé des ingérences
00:39:50qui proviendraient
00:39:51de l'Iran.
00:39:53Est-ce que vous avez
00:39:53ces mêmes informations ?
00:39:55Est-ce que vous pouvez
00:39:55nous les confirmer ?
00:39:56Quels sont les dispositifs
00:39:57que vous pouvez mettre en place
00:39:58pour lutter
00:39:59contre ces ingérences concrètement ?
00:40:01Bon, alors,
00:40:02je crois qu'effectivement,
00:40:04les services spécialisés,
00:40:05et alors, encore une fois,
00:40:06quand on parle d'ingérence,
00:40:07je voudrais quand même rappeler
00:40:08que la très grande majorité
00:40:10des questions,
00:40:12quand on a des puissances étrangères
00:40:13qui s'intéressent aux universités,
00:40:15sont essentiellement
00:40:16sur des sujets
00:40:16qui sont des sujets
00:40:17d'intérêt
00:40:19pour des dispositifs techniques,
00:40:22ce qui n'empêche pas,
00:40:25ce qui ne réduit pas
00:40:26la question qu'on a là.
00:40:28Alors, s'agissant de l'Iran,
00:40:30les services spécialisés
00:40:32sont évidemment alertés.
00:40:33L'attention des fonctionnaires
00:40:34de sécurité et de défense
00:40:35des établissements
00:40:36a été évidemment appelée
00:40:38de nombreuses reprises
00:40:40sur ce type de phénomène.
00:40:42Des réflexions sont menées
00:40:43pour permettre
00:40:44une meilleure sensibilisation
00:40:45des acteurs,
00:40:46des étudiants,
00:40:46aux chefs d'établissement
00:40:47sur ce type de sollicitations,
00:40:49sur ce qu'ils peuvent avoir
00:40:50au quotidien,
00:40:51le type d'approche.
00:40:52Et du fait
00:40:53des problématiques sécuritaires
00:40:54en Iran
00:40:54et des restrictions
00:40:55sur les missions scientifiques
00:40:57dans ce pays,
00:40:58les services spécialisés,
00:41:00enfin le SDS,
00:41:01pardon,
00:41:02le fonctionnaire
00:41:03de défense et de sécurité
00:41:05examine très peu
00:41:06de coopération scientifique
00:41:07institutionnelle
00:41:08entre un établissement
00:41:09d'enseignement supérieur
00:41:10de recherche français
00:41:12et une institution iranienne.
00:41:14Ainsi,
00:41:14sur les quatre dernières années,
00:41:16il y a eu seulement
00:41:17dix avis,
00:41:18ce qui correspond
00:41:18à 0,5%
00:41:20ou un petit peu moins
00:41:22des projets
00:41:22de coopération internationale
00:41:24qui ont été soumis
00:41:25au SDS.
00:41:27Donc,
00:41:27ce que je veux dire,
00:41:27c'est que la part
00:41:28de travail
00:41:29qui a lieu aujourd'hui
00:41:31encore avec
00:41:32les institutions iraniennes
00:41:33sont très, très, très, très,
00:41:34très, très faibles.
00:41:36Monsieur le rapporteur.
00:41:39Merci.
00:41:40Alors,
00:41:40le rapport publié
00:41:41en mai dernier
00:41:43souligne
00:41:43qu'il apparaît
00:41:43indispensable
00:41:44de renforcer
00:41:45la recherche française
00:41:46sur l'islam
00:41:47et l'islamisme.
00:41:48Celle-ci serait,
00:41:49je cite,
00:41:50insuffisamment investie
00:41:51et extrêmement clivée.
00:41:53Or,
00:41:54pour sensibiliser
00:41:54les élus
00:41:55et plus généralement
00:41:56le public
00:41:56au risque
00:41:57que représentent
00:41:57les mouvements islamistes,
00:41:59il faut mieux connaître
00:42:00l'islam
00:42:00pour distinguer
00:42:01les demandes légitimes
00:42:02de certaines communautés
00:42:03de celles manifestant
00:42:04une forme de séparatisme
00:42:05ou d'entrisme.
00:42:07Êtes-vous d'accord
00:42:08avec cette préconisation
00:42:09et comment la mettre
00:42:10en œuvre,
00:42:11notamment quand on sait
00:42:12les difficultés
00:42:13qu'ont certains
00:42:14de vos enseignants-chercheurs
00:42:15à faire des recherches
00:42:15sur ce domaine,
00:42:17à trouver aussi
00:42:17des étudiants
00:42:18pour les épauler
00:42:19sans faire l'objet
00:42:20d'intimidations,
00:42:21de menaces,
00:42:21etc.
00:42:23Monsieur le ministre.
00:42:24Absolument.
00:42:25Et ce que vous dites
00:42:25est vrai,
00:42:26j'aurais envie de dire
00:42:26quelle que soit
00:42:27l'option
00:42:29ou la chapelle
00:42:30des enseignants-chercheurs,
00:42:33des chercheurs
00:42:33ou des étudiants.
00:42:34On a effectivement
00:42:35constaté
00:42:36cette difficulté
00:42:37à plusieurs reprises.
00:42:39Je voudrais rappeler
00:42:40que l'islam,
00:42:41l'islamisme,
00:42:42la radicalisation,
00:42:43ces sujets-là
00:42:44ont bénéficié
00:42:45depuis 2015
00:42:45d'un vrai effort
00:42:47de recherche additionnel.
00:42:48C'est un petit peu
00:42:49ce que j'ai dit
00:42:49dans mon propos liminaire
00:42:50pour rentrer un tout petit peu
00:42:51plus dans le détail.
00:42:52Cette mobilisation,
00:42:53elle est passée
00:42:54par la création
00:42:54de nouveaux postes,
00:42:56le lancement
00:42:56d'initiatives spécifiques
00:42:57comme l'Institut français
00:42:58d'islamologie,
00:42:59la mobilisation
00:43:00conjointe
00:43:01de mon ministère
00:43:02mais aussi de celui
00:43:03du ministère
00:43:03de l'Intérieur,
00:43:05du ministère
00:43:05de l'Europe
00:43:06et des Affaires étrangères,
00:43:07des financements nationaux
00:43:09et des financements européens
00:43:10qui se sont additionnés
00:43:12pour travailler
00:43:12sur ces questions-là.
00:43:13D'excellents chercheurs
00:43:15se sont penchés
00:43:16sur le sujet
00:43:17de l'islamisme
00:43:18venus des études
00:43:19sur le fait religieux,
00:43:20de la sociologie
00:43:20ou de la science politique.
00:43:22On n'a peut-être pas
00:43:23encore suffisamment
00:43:24de spécialistes
00:43:24qui travaillent spécifiquement
00:43:26sur le lien
00:43:26entre islamisme
00:43:28et partis politiques.
00:43:30C'est vrai.
00:43:31Je pense qu'il faut
00:43:32mieux faire connaître
00:43:32ces travaux,
00:43:33renforcer leur visibilité,
00:43:35mobiliser les expertises
00:43:36et ça a été
00:43:38effectivement recommandé
00:43:39par le rapport
00:43:39du ministère
00:43:40de l'Intérieur
00:43:41sur l'islam politique
00:43:42et les frères musulmans
00:43:43dans la partie
00:43:44que vous avez mentionnée
00:43:45consacrée à la recherche.
00:43:46J'ai mentionné aussi
00:43:47dans mon introduction
00:43:48le programme
00:43:49Réligiste
00:43:51de l'Université de Strasbourg
00:43:52qui est un vrai État.
00:43:54Je voudrais rappeler
00:43:54qu'un vrai,
00:43:55une vraie avancée
00:43:56et je voudrais rappeler
00:43:57que l'État
00:43:58a consacré 6 millions d'euros
00:44:00depuis 1922
00:44:00à la relance
00:44:01de l'islamologie
00:44:01et du côté intérieur
00:44:03c'est 3,4 millions d'euros.
00:44:06Après,
00:44:07tout ça,
00:44:07derrière,
00:44:07il y a aussi
00:44:08la question du temps
00:44:09de recherche.
00:44:09C'est-à-dire
00:44:09qu'entre le moment,
00:44:11c'est vrai
00:44:12quand vous faites
00:44:12de grands programmes
00:44:14technologiques
00:44:15ou de grands programmes
00:44:15scientifiques,
00:44:16mais c'est vrai aussi
00:44:17en sciences humaines
00:44:17et sociales,
00:44:18entre le moment
00:44:19où ces financements
00:44:20sont lancés
00:44:20et sont décidés,
00:44:21le moment
00:44:22où les travaux
00:44:23sont lancés,
00:44:24les thèses semaines,
00:44:25les post-doctorats
00:44:25sont lancés,
00:44:26il y a un temps
00:44:26qui est important
00:44:27et qui est significatif.
00:44:32Voilà.
00:44:33Et après,
00:44:34je pense qu'il est important
00:44:34aussi,
00:44:35je reviens un instant,
00:44:37sur le fait que,
00:44:40et on partage bien
00:44:41l'objectif du rapport
00:44:42du ministère de l'Intérieur,
00:44:44sur le fait qu'il faut informer
00:44:47le grand public
00:44:47sur la réalité des phénomènes
00:44:49qui sont liés
00:44:49à ces questions-là.
00:44:51Et évidemment,
00:44:52cette information,
00:44:53elle doit passer
00:44:53par une analyse,
00:44:54qui est une analyse scientifique,
00:44:55qui doit être la plus rigoureuse,
00:44:57la plus scientifique,
00:44:59la plus indéfendante
00:45:00et aussi la plus pluraliste
00:45:01possible
00:45:03sur ces questions-là.
00:45:05Voilà.
00:45:05Donc,
00:45:06c'est vraiment quelque chose
00:45:07qui est important.
00:45:09Moi,
00:45:09il me semble que ce serait intéressant
00:45:10qu'on arrive à avoir
00:45:11un rapport annuel
00:45:12sur les radicalités religieuses
00:45:13qui permettrait
00:45:14d'éclairer
00:45:15ces différents faits,
00:45:17à commencer,
00:45:18évidemment,
00:45:18par le sujet
00:45:18que vous mentionnez.
00:45:20Monsieur le rapporteur.
00:45:22Merci,
00:45:22Monsieur le ministre.
00:45:23L'été dernier,
00:45:24vous déclenchiez
00:45:25une polémique
00:45:26en déclarant
00:45:27que le terme
00:45:27islamo-gauchisme
00:45:28n'existait pas,
00:45:29en tout cas pas
00:45:30de manière structurée
00:45:31et visible.
00:45:32Celle qu'était alors
00:45:33votre ministre de tutelle,
00:45:35Elisabeth Borne,
00:45:36s'était opposée
00:45:36à cette déclaration
00:45:37en jugeant,
00:45:38je la cite,
00:45:38que ce courant existe
00:45:40dans la société,
00:45:42donc nécessairement
00:45:42à l'université.
00:45:44Ce sont des gens
00:45:44d'extrême-gauche
00:45:45qui considèrent
00:45:46que les musulmans
00:45:47sont une force électorale
00:45:48qui le courtise
00:45:49en encourageant
00:45:50le communautarisme
00:45:51et en banalisant
00:45:52l'islamisme radical.
00:45:54Est-ce que vous pourriez
00:45:56revenir sur cette déclaration ?
00:45:58Est-ce que vous considérez
00:45:59qu'aujourd'hui,
00:45:59il n'y a toujours pas
00:46:00d'islamo-gauchisme
00:46:01de manière structurée ?
00:46:03Alors,
00:46:03ce que j'ai dit,
00:46:04merci de me permettre
00:46:06de recontextualiser
00:46:07ce sujet,
00:46:09ce que j'ai dit,
00:46:09c'est que c'est exactement
00:46:11ce que dit le rapport
00:46:12qui a été commandé
00:46:13et publié
00:46:14par le ministère
00:46:15de l'Intérieur,
00:46:16qui n'évoque
00:46:16que très marginalement
00:46:18les universités
00:46:19et qui,
00:46:20évoquant
00:46:21une jonction
00:46:22entre les deux termes
00:46:23que vous mentionnez,
00:46:25précise,
00:46:25je vais rappeler
00:46:26cette phrase
00:46:26qui me semble être importante,
00:46:27les interfaces,
00:46:28donc je cite le rapport,
00:46:30les interfaces
00:46:30entre mouvances fréristes
00:46:32et militantisme
00:46:33intersectionnel existent,
00:46:35mais restent
00:46:36à ce jour ponctuelles
00:46:38du fait
00:46:38de divergences importantes,
00:46:41notamment sur la question
00:46:42LGBT,
00:46:43point de désaccord
00:46:44difficilement dépassable.
00:46:46C'est bien là
00:46:48mon propos
00:46:49et je le complète
00:46:51aujourd'hui
00:46:51comme je l'ai complété
00:46:52avant l'été
00:46:53en vous disant
00:46:53que oui,
00:46:54il existe des militants
00:46:55radicaux
00:46:55qui pensent pouvoir
00:46:56établir ce lien
00:46:57et c'est exactement
00:46:58ce qu'a dit Elisabeth Borne
00:46:59avec laquelle
00:47:00il n'y avait aucune
00:47:00dissension,
00:47:03qui pensent pouvoir
00:47:04établir ce lien
00:47:04à partir d'une convergence
00:47:05de mobilisations
00:47:06en particulier
00:47:07sur le conflit
00:47:08israélo-palestinien
00:47:09et tout ça
00:47:10se traduit derrière
00:47:10par un antisémitisme
00:47:12dont j'ai déjà parlé
00:47:14vers les étudiants
00:47:15juifs de France
00:47:16souvent
00:47:16ou par l'apologie
00:47:17du terrorisme.
00:47:18Je vous le redis,
00:47:19nous avons une responsabilité,
00:47:20une responsabilité politique
00:47:22et une responsabilité politique
00:47:23qui est forte
00:47:24et une responsabilité
00:47:25de bien nommer les choses.
00:47:27Et je pense que
00:47:27quand il s'agit
00:47:28d'antisémitisme,
00:47:29il faut parler d'antisémitisme
00:47:31et quand il s'agit
00:47:31d'apologie du terrorisme,
00:47:33il faut le dire
00:47:33et il faut donner
00:47:34les bons mots.
00:47:35Et je crois que
00:47:36de ce point de vue-là,
00:47:37non seulement je l'ai dit
00:47:38mais j'ai aussi combattu
00:47:39avec la plus grande fermeté
00:47:41chacun de ces actes.
00:47:43Antisémitisme
00:47:43comme apologie du terrorisme,
00:47:45c'est des qualifications
00:47:46pénales.
00:47:46Ils font l'objet
00:47:47systématiquement,
00:47:48systématiquement
00:47:49de la plus grande fermeté
00:47:50de ma part.
00:47:53Merci, monsieur le rapporteur.
00:47:55J'entends votre réponse.
00:47:57Mais est-ce que
00:47:57vous n'avez pas
00:47:58l'impression, monsieur le ministre,
00:47:59que dans les temps actuels,
00:48:02ces points de désaccord
00:48:02sont dépassés,
00:48:03peut-être momentanément ?
00:48:05Mais je ne crois pas
00:48:06qu'il y ait de points de désaccord.
00:48:08Non, mais les points de désaccord
00:48:09qui existent au niveau
00:48:10des tendances fréristes
00:48:12et islamistes
00:48:13et les courants
00:48:15qui sont effectivement
00:48:18plutôt dans une logique
00:48:20LGBT, etc.
00:48:22On voit bien
00:48:24que les désaccords
00:48:25qui vous indiquaient,
00:48:27vous semblent,
00:48:28et c'est le rapport aussi
00:48:29du ministère de l'Intérieur,
00:48:31difficilement dépassables.
00:48:33En ce moment,
00:48:34on a l'impression
00:48:34qu'ils se sont mis
00:48:35entre parenthèses
00:48:37dans une convergence
00:48:39de luttes
00:48:39qui s'expriment.
00:48:40Je pense que ce sujet-là,
00:48:42il dépasse la question...
00:48:44Enfin,
00:48:44ce n'est pas un sujet
00:48:44universitaire,
00:48:46c'est un sujet politique.
00:48:47C'est un sujet politique
00:48:48beaucoup plus global.
00:48:49Est-ce qu'il y a
00:48:50des partis politiques
00:48:51qui, aujourd'hui,
00:48:52cherchent à dépasser
00:48:53cette espèce
00:48:55de...
00:48:55quand même,
00:48:57de divergences
00:48:58qui sont...
00:48:59Moi, il me semble
00:49:00quand même
00:49:00structurellement indépassables.
00:49:03Mais oui,
00:49:03c'est évidemment...
00:49:05Enfin, il suffit
00:49:05d'ouvrir les yeux.
00:49:06On voit bien
00:49:07qu'il y a des partis politiques
00:49:08qui essayent de faire
00:49:08cette convergence.
00:49:10Je dis juste, simplement,
00:49:12que quelque part,
00:49:12cette question-là
00:49:13est une question politique,
00:49:14donc qui concerne
00:49:15toute la société,
00:49:16mais qui n'est pas du tout
00:49:17une question qui est spécifique
00:49:18à l'université.
00:49:19J'entends bien
00:49:20qu'elle ne l'est pas,
00:49:20mais les manifestations
00:49:22qu'on eue actuellement
00:49:23dans l'université
00:49:23montrent que le déplacement
00:49:24se fait, en tout cas,
00:49:25à l'occasion de ces manifestations.
00:49:27Et c'est dans l'université.
00:49:28Ce n'est pas ce que dit le rapport,
00:49:30qui n'est pas mon rapport,
00:49:32qui est le rapport
00:49:32du ministère de l'Intérieur,
00:49:34qui dit quand même
00:49:35un peu le contraire.
00:49:37Mes chers collègues,
00:49:39Madame Yadant,
00:49:40Monsieur Audoul,
00:49:41ensuite,
00:49:41vous aurez également une question.
00:49:42On va commencer par celle
00:49:43de Madame Yadant.
00:49:45Merci.
00:49:46J'aurais peut-être
00:49:46deux questions,
00:49:47Monsieur le Président.
00:49:50Merci.
00:49:51Merci beaucoup,
00:49:51Monsieur le Ministre.
00:49:53Merci pour vos mots,
00:49:55pour la clarté
00:49:55de vos explications
00:49:57et pour la fermeté
00:50:00dans vos propos
00:50:01dont on ne doute pas
00:50:02un seul instant.
00:50:03Moi, je voudrais revenir
00:50:04sur plusieurs événements.
00:50:07D'abord à Paris 8,
00:50:08ensuite à Lyon 2,
00:50:11et puis aussi à ce qui est
00:50:12en train de se passer
00:50:13en termes d'apaisement
00:50:15des conflits,
00:50:16on va dire,
00:50:16à Sciences Po
00:50:17et la méthode utilisée
00:50:19par Sciences Po
00:50:20pour faire face,
00:50:20justement,
00:50:22à ce...
00:50:22faire face
00:50:26aux événements,
00:50:27également,
00:50:28qui ont lieu
00:50:29dans les autres universités.
00:50:31Paris 8,
00:50:32mon collègue rapporteur
00:50:34vous en a déjà parlé,
00:50:36on l'a déjà évoqué,
00:50:37donc cet événement
00:50:38du 15 octobre
00:50:40qui a provoqué
00:50:41une stupeur,
00:50:43une réelle stupeur.
00:50:46Il se trouve
00:50:48que l'alerte
00:50:49avait été donnée
00:50:50non seulement
00:50:51par la production
00:50:52d'affiches
00:50:53qui mettait en avant
00:50:55Mariam Aboudaka,
00:50:56qui est un cadre
00:50:57du FPLP,
00:50:59mouvement reconnu
00:51:00comme terroriste
00:51:01par plusieurs États,
00:51:03mais également
00:51:03par une présence
00:51:05annoncée
00:51:06qui n'a pas eu lieu
00:51:06en définitive,
00:51:07mais annoncée quand même
00:51:08de Georges Ibrahim Abdallah
00:51:09qui a été condamné,
00:51:11je vous le rappelle,
00:51:12à perpétuité
00:51:13pour complicité
00:51:14d'assassinat
00:51:15terroriste.
00:51:17Et donc,
00:51:18il se trouve
00:51:19qu'en plus,
00:51:20la direction
00:51:20avait été informée
00:51:22par une association
00:51:23luttant
00:51:24contre l'antisémitisme
00:51:25avec une volonté
00:51:27qu'un commissaire
00:51:29de justice
00:51:29ancien huissier
00:51:31puisse venir
00:51:32procéder
00:51:33à un constat.
00:51:35La direction
00:51:36a refusé
00:51:37et donc,
00:51:38cette direction
00:51:39était parfaitement
00:51:40informée
00:51:41des faits
00:51:42en question.
00:51:43Donc,
00:51:43vous avez évoqué
00:51:45l'enquête
00:51:46qui a lieu,
00:51:47qui rendra
00:51:48ses conclusions
00:51:48dans une dizaine
00:51:50de jours.
00:51:51Ma question
00:51:51est la suivante.
00:51:55est-ce que
00:51:56cette enquête
00:51:57porte également
00:51:58sur les responsabilités
00:52:00des organisateurs
00:52:01de cet événement
00:52:02et notamment
00:52:02de la Fédération
00:52:03syndicale étudiante,
00:52:05c'est une chose,
00:52:06mais est-ce que
00:52:06cette enquête
00:52:07portera également
00:52:08sur la responsabilité
00:52:09des dirigeants
00:52:11de l'université
00:52:12et donc,
00:52:15voilà,
00:52:16pour que
00:52:17cette responsabilité-là,
00:52:20si elle est mise
00:52:21en cause
00:52:22et à mon sens
00:52:23elle l'est,
00:52:24soit suivie
00:52:25des faits,
00:52:25ça c'est d'une part
00:52:26et d'autre part
00:52:27par rapport
00:52:28à ces événements
00:52:28de Paris VIII,
00:52:30quid de la suite
00:52:31en termes
00:52:32peut-être
00:52:33de formation
00:52:34mais de suite
00:52:35par rapport
00:52:35aux étudiants
00:52:36qui ont assisté
00:52:37à cet événement,
00:52:39qui ont manifesté
00:52:40une,
00:52:41j'allais dire,
00:52:43une jouissance
00:52:44terrible
00:52:45face aux événements
00:52:46du 7 octobre
00:52:47qu'on retrouve
00:52:48d'ailleurs,
00:52:49c'est cette même
00:52:50jouissance
00:52:51qu'on perçoit
00:52:52chez les terroristes
00:52:53même du Hamas
00:52:54quand ils ont procédé
00:52:55au massacre
00:52:56du 7 octobre,
00:52:57lorsque des étudiants
00:52:58jubilent
00:52:59face au massacre
00:53:01du 7 octobre,
00:53:02est-ce qu'il y a
00:53:02une suite
00:53:03en termes
00:53:03de formation
00:53:04ou d'explication
00:53:06à tout le moins
00:53:06qui va être donnée
00:53:08à ces étudiants ?
00:53:10Donc,
00:53:10à la fois,
00:53:12est-ce qu'il y a
00:53:12une responsabilité
00:53:13de l'université
00:53:14qui va être recherchée
00:53:15et d'autre part,
00:53:16quid de la suite
00:53:17par rapport
00:53:17aux étudiants
00:53:18qui ont participé
00:53:20à cet événement
00:53:22absolument terrible ?
00:53:24Merci.
00:53:25Monsieur le ministre.
00:53:26Merci beaucoup.
00:53:28Bon,
00:53:28je vais,
00:53:29encore une fois,
00:53:30effectivement,
00:53:31comme je vous l'ai dit,
00:53:34donc,
00:53:35le choc des images,
00:53:37quelques heures,
00:53:38deux heures après,
00:53:39je pense que j'ai dû faire
00:53:39un communiqué
00:53:40ou un message
00:53:41exprimant effectivement
00:53:43mon profond dégoût.
00:53:45de mémoire,
00:53:47j'ai convoqué
00:53:48le président
00:53:48de l'université
00:53:49le lendemain
00:53:50dans mon bureau
00:53:51pour qu'il m'explique
00:53:53ce qui s'est passé
00:53:54et puis,
00:53:55en parallèle,
00:53:56deux enquêtes
00:53:56qui ont été lancées,
00:53:57une enquête pénale
00:53:59par le procureur
00:54:01de Pobini,
00:54:02de mémoire,
00:54:03là aussi,
00:54:04et puis,
00:54:05d'autre part,
00:54:06une enquête
00:54:06que j'ai diligentée
00:54:07qui est une enquête
00:54:08administrative
00:54:09et qui vise évidemment
00:54:10à établir
00:54:11l'ensemble
00:54:12des responsabilités,
00:54:14y compris
00:54:14les responsabilités
00:54:15internes.
00:54:17Est-ce que,
00:54:18je ne vais pas
00:54:19préempter
00:54:20les résultats
00:54:20de l'enquête,
00:54:21mais je ne vais pas
00:54:21non plus me cacher
00:54:23derrière quoi que ce soit,
00:54:25est-ce qu'il y a eu
00:54:26dysfonctionnement ?
00:54:27Je veux dire,
00:54:28à la fin des fins,
00:54:29je ne sais pas
00:54:29ce qui s'est passé
00:54:30et c'est à l'enquête
00:54:31d'établir les faits,
00:54:32mais à la fin,
00:54:33on a des étudiants,
00:54:34enfin,
00:54:35un syndicat
00:54:36qui a invité
00:54:37un certain nombre
00:54:38de personnes
00:54:39pour tenir des propos
00:54:40qui sont des propos
00:54:42abominables
00:54:43au sein
00:54:43d'un amphithéâtre
00:54:45d'une université
00:54:46de la République.
00:54:48Donc,
00:54:48il me semble
00:54:49que ça,
00:54:49ça caractérise
00:54:50un dysfonctionnement.
00:54:52Maintenant,
00:54:52je laisse
00:54:53à la commission
00:54:53d'enquête
00:54:54simplement
00:54:55le temps
00:54:56d'établir
00:54:57les faits.
00:54:59Voilà.
00:55:01Peut-être,
00:55:01si vous le voulez bien,
00:55:03un petit mot
00:55:04sur
00:55:04le cadre général
00:55:06qui est un petit peu
00:55:07applicable
00:55:08aux étudiants
00:55:09aujourd'hui
00:55:10dans,
00:55:11à la fois,
00:55:13ce qui est applicable
00:55:13aujourd'hui
00:55:14pour les étudiants.
00:55:20Les contraintes
00:55:21qui sont aujourd'hui
00:55:22imposées
00:55:23aux associations étudiantes
00:55:24et aux organisations
00:55:25syndicales
00:55:25sont celles
00:55:26qui sont,
00:55:28on peut,
00:55:28je vous renvoie
00:55:29à un avis
00:55:30du collège
00:55:30de déontologie
00:55:31du ministère
00:55:32du 19 juin 2024
00:55:33qui est relatif
00:55:35au cadre
00:55:35de la coopération
00:55:36scientifique
00:55:37et technologique
00:55:38internationale
00:55:38des universités
00:55:39et au rôle
00:55:40et à la place
00:55:41de l'université
00:55:42dans l'organisation
00:55:43des débats publics
00:55:45et aussi
00:55:46sur les libertés
00:55:47académiques.
00:55:50Il me semble
00:55:51que pour autoriser
00:55:52une manifestation,
00:55:53il y a un peu,
00:55:54il y a quatre critères
00:55:55qui sont mis en avant
00:55:56aujourd'hui
00:55:56par le collège.
00:55:58Les manifestations,
00:56:00elles ne peuvent pas
00:56:00être autorisées
00:56:01si elles vont au-delà
00:56:01de la mission
00:56:02de l'établissement.
00:56:03C'est-à-dire
00:56:03si elles perturbent
00:56:05le déroulement
00:56:06des activités
00:56:06d'enseignement
00:56:07et de recherche,
00:56:08si elles troublent
00:56:09le fonctionnement
00:56:10normal du service
00:56:11public
00:56:11ou si elles risquent
00:56:13de porter atteinte
00:56:14à l'ordre public.
00:56:16Donc,
00:56:17pour ça,
00:56:17ça,
00:56:17c'est quand même
00:56:18les quatre critères
00:56:19qui, quelque part,
00:56:19devraient un petit peu
00:56:20border le principe
00:56:22d'accepter
00:56:23telle manifestation
00:56:24ou telle autre
00:56:25de la part
00:56:26d'une université.
00:56:27Et je pense
00:56:28qu'il faut revenir là-dessus,
00:56:29il faut réexpliquer
00:56:30le sujet,
00:56:31rediscuter avec
00:56:32les présidents
00:56:32de l'université,
00:56:33mais qui suivent ça
00:56:34avec beaucoup
00:56:34de vigilance
00:56:35et beaucoup
00:56:36d'attention.
00:56:37S'agissant,
00:56:38pardon,
00:56:38je reviens encore
00:56:39sur un point
00:56:39que vous avez mentionné,
00:56:40s'agissant de la formation
00:56:42des étudiants,
00:56:44vous savez que c'est aussi
00:56:44un point qui est dans
00:56:45la loi
00:56:46Lévi-Fialaire
00:56:47qui est un point
00:56:47qui est important.
00:56:50Est-ce qu'il faut aller
00:56:50au-delà ?
00:56:51Est-ce qu'il faut aller
00:56:52sur une formation
00:56:53de tous les étudiants,
00:56:55systématiquement,
00:56:56sur ces questions
00:56:57autour de l'antisémitisme,
00:56:59mais d'autres sujets aussi
00:57:00doivent pouvoir s'y raccrocher,
00:57:01je crois,
00:57:02autour du racisme,
00:57:03autour des violences,
00:57:04un certain nombre
00:57:04de violences.
00:57:05Je pense que c'est une question
00:57:06que moi je regarde
00:57:07avec intérêt,
00:57:09on n'y est pas
00:57:10à ce stade,
00:57:11mais je trouve
00:57:12que c'est une vraie question
00:57:13qui mériterait
00:57:13d'être posée
00:57:14et d'être débattue.
00:57:15Merci, M. le ministre.
00:57:19Mme Béla,
00:57:19vous avez une deuxième question.
00:57:28Alors, je voudrais revenir
00:57:29sur le cas de Lyon 2,
00:57:31l'université de Lyon 2,
00:57:35pour rappeler plusieurs faits,
00:57:38et notamment le premier
00:57:40qui peut remonter
00:57:41au 5 octobre 2023.
00:57:45Le 5 octobre 2023,
00:57:47une conférence intitulée
00:57:48Colonisation et aparté
00:57:49d'Israéliens,
00:57:50quel avenir pour les Palestiniens,
00:57:52s'était tenue
00:57:53en présence
00:57:54de Mariam Aboudaka,
00:57:56qui est cadre,
00:57:56comme je l'ai rappelé
00:57:57tout à l'heure,
00:57:57et d'ailleurs,
00:57:58qu'on a retrouvé ensuite
00:57:59à Paris 8,
00:58:00qui est cadre
00:58:01du Front populaire
00:58:03de libération
00:58:03de la Palestine,
00:58:04donc là,
00:58:05la fameuse organisation
00:58:08reconnue comme terroriste
00:58:10par plusieurs États.
00:58:12Et il se trouve
00:58:13qu'il y avait eu
00:58:14une alerte aussi,
00:58:15une annonce
00:58:15qui avait été faite
00:58:18de la non-acceptation
00:58:20d'une personne
00:58:22telle que Mariam Aboudaka.
00:58:25Et alors même
00:58:27que la présidence
00:58:28avait accepté
00:58:29et n'avait pas voulu
00:58:30interdire sa présence,
00:58:32la préfecture
00:58:32avait été saisie,
00:58:34et était intervenue
00:58:35pour que la présidente
00:58:36demande aux organisateurs
00:58:38de retirer
00:58:38cette personne
00:58:40du programme.
00:58:40Il était donc entendu
00:58:41qu'elle ne devait pas
00:58:43entrer à l'université.
00:58:44Pour autant,
00:58:45non seulement
00:58:46elle est entrée
00:58:46à l'université,
00:58:47mais elle a participé
00:58:49à cette conférence,
00:58:50non pas à la tribune,
00:58:51mais dans le public
00:58:53et elle a pu
00:58:54déverser
00:58:57son idéologie
00:58:58dans le public.
00:59:01Et il se trouve
00:59:02qu'il n'y a pas eu
00:59:03de suite
00:59:03à cet événement
00:59:04d'un point de vue
00:59:05disciplinaire,
00:59:07d'un point de vue
00:59:07des sanctions
00:59:08entreprises
00:59:09et surtout
00:59:12par rapport
00:59:12à l'autorisation
00:59:13implicite
00:59:14à ce moment-là
00:59:15de la présidente
00:59:16de l'université
00:59:17qui depuis 2024
00:59:19n'exerce plus
00:59:20à Paris,
00:59:21à Lyon,
00:59:22à Lyon 2,
00:59:23pardon,
00:59:23mais est montée
00:59:24en grade.
00:59:25Voilà.
00:59:26Et donc,
00:59:27puisqu'elle coiffe
00:59:27aujourd'hui
00:59:28tous les établissements
00:59:29d'enseignement supérieurs
00:59:30de Lyon-Saint-Étienne,
00:59:31donc ça,
00:59:32c'est le premier événement.
00:59:34Il y a eu
00:59:35évidemment
00:59:36le 7 octobre
00:59:38et
00:59:39le 7 octobre
00:59:41et ensuite,
00:59:44vous en avez parlé,
00:59:44monsieur le ministre,
00:59:46le géographe
00:59:46professeur Fabrice Balanche
00:59:48a été contrainte
00:59:49d'interrompre son cours
00:59:50et de quitter
00:59:50l'amphithéâtre
00:59:51face à une quinzaine
00:59:52d'individus masqués,
00:59:53scandants,
00:59:54racistes,
00:59:55terroristes,
00:59:55sionistes
00:59:56et vous les terroristes.
00:59:59Il y a donc
01:00:00une plainte
01:00:00qui a été déposée,
01:00:01vous l'avez dit,
01:00:02suite à cet événement
01:00:03du 1er avril 2025.
01:00:07Pourtant,
01:00:08il semble que l'université
01:00:09n'ait pas été
01:00:10en mesure
01:00:10de donner
01:00:11un seul nom
01:00:12des étudiants
01:00:13qui ont pu
01:00:14participer
01:00:15à cet événement
01:00:18alors même
01:00:19que ce sont apparemment
01:00:20les mêmes étudiants
01:00:20qui avaient demandé
01:00:21des locaux
01:00:22notamment
01:00:23pour la fin
01:00:24du Ramadan
01:00:27et qui avaient fait
01:00:30la demande
01:00:31d'une salle de prière.
01:00:32Est-ce que vous avez
01:00:33des nouvelles
01:00:33suite à cette plainte-là ?
01:00:35C'est ma première question.
01:00:38Et ma deuxième question
01:00:40par rapport à Lyon 2,
01:00:43c'est le cas
01:00:43de l'ex-vice-président
01:00:46de cette même université,
01:00:47un ex-vice-président
01:00:49qui est connu
01:00:49pour avoir exprimé
01:00:50sa sympathie
01:00:52pour le Hezbollah
01:00:53sur les réseaux sociaux,
01:00:55pour avoir glorifié
01:00:55la mémoire
01:00:56de Hassan Nasrallah,
01:00:58chef du Hezbollah.
01:00:59Il a dit,
01:01:00je cite,
01:01:01il a gravé
01:01:01les échelons
01:01:02du Panthéon
01:01:03de nos cœurs.
01:01:04Donc,
01:01:05il a démissionné
01:01:06de son poste
01:01:07de vice-présidente,
01:01:08mais
01:01:08il continue
01:01:09d'enseigner,
01:01:11il continue
01:01:11de siéger
01:01:12au conseil
01:01:13d'administration
01:01:14de l'université
01:01:15et même,
01:01:16et même,
01:01:17et c'est là
01:01:17ma question aussi,
01:01:19d'animer
01:01:19un séminaire
01:01:20prétendument scientifique
01:01:22en lui conférant
01:01:23une apparance académique
01:01:25qui est en fait
01:01:26liée à une idéologie
01:01:28sur que nous enseigne
01:01:29la Palestine
01:01:30avec des intervenants
01:01:32qui sont
01:01:33extrêmement problématiques,
01:01:36organisés
01:01:36avec le laboratoire
01:01:37triangle,
01:01:38donc avec
01:01:40le soutien
01:01:40du CNRS,
01:01:41de l'ENS Lyon,
01:01:42de Sciences Po Lyon
01:01:43et de l'université
01:01:44Jean Monnet,
01:01:45donc sur des fonds
01:01:47publics,
01:01:48sur des fonds
01:01:49publics,
01:01:50comment peut-on
01:01:51expliquer
01:01:52qu'un tel
01:01:54séminaire
01:01:55qui,
01:01:56sous des apparentes
01:01:57savantes,
01:01:57réduit en fait
01:01:58un conflit tragique
01:02:00à une cause idéologique,
01:02:01puisse se tenir
01:02:02en érigeant
01:02:03l'antisionisme
01:02:05en dogme
01:02:06et provoquant
01:02:06ensuite
01:02:07la haine
01:02:08des juifs
01:02:09dans ces universités,
01:02:10dans ces mêmes universités
01:02:12puisque évidemment
01:02:12tout est lié.
01:02:14Je vous remercie.
01:02:15Merci chers collègues.
01:02:16Avant de vous laisser
01:02:17répondre,
01:02:19M. le ministre
01:02:19simplement indiquer
01:02:20que quand il y a
01:02:20une enquête judiciaire,
01:02:21notre commission
01:02:21d'enquête
01:02:22n'interfère pas
01:02:23à l'intérieur
01:02:23de l'enquête
01:02:24elle-même,
01:02:24c'est bien sûr,
01:02:25donc ce qui relève
01:02:26de la justice
01:02:27relève de la justice,
01:02:28par contre ce qui est,
01:02:29ce qui relève
01:02:30de votre ministère
01:02:31c'est effectivement
01:02:32des éléments
01:02:32sur lesquels
01:02:33nous n'intervenons pas
01:02:34dans une enquête judiciaire.
01:02:36M. le ministre.
01:02:37Merci beaucoup
01:02:38Mme la députée,
01:02:39M. le Président
01:02:39pour ce rappel.
01:02:42S'agissant
01:02:42de l'organisation
01:02:44des événements,
01:02:45je voudrais rappeler
01:02:46le principe
01:02:47de la franchise universitaire.
01:02:48La franchise universitaire
01:02:49ce n'est pas un concept
01:02:50qui est nouveau
01:02:51et donc quelque part
01:02:53un grand pouvoir
01:02:55qui est laissé
01:02:55aujourd'hui au président
01:02:56ça ne veut pas dire
01:02:58pour autant
01:02:58que ce pouvoir
01:02:58s'exerce
01:03:00n'importe comment
01:03:00et selon
01:03:01n'importe quel cadre
01:03:03et donc j'ai eu
01:03:04très souvent l'occasion
01:03:05de discuter
01:03:05avec les présidents
01:03:07de l'université
01:03:07et les directeurs
01:03:08de composantes
01:03:09qui sont directement
01:03:10exposés
01:03:11à ces questions.
01:03:13Je voudrais quand même
01:03:13juste rappeler
01:03:14qu'on est en train
01:03:15de parler
01:03:16de quelques établissements
01:03:19qui sont effectivement
01:03:20qui sont très exposés
01:03:21à ces questions
01:03:22et à ces faits-là
01:03:23pas du tout
01:03:24pour minorer ces faits
01:03:25qui sont totalement
01:03:26inacceptables.
01:03:28Juste rappeler
01:03:28qu'on a 70 universités
01:03:30150 écoles d'ingénieurs
01:03:33autant d'écoles
01:03:34de commerce
01:03:34etc.
01:03:35Et que quelque part
01:03:36il faut aussi
01:03:37à un moment donné
01:03:37avoir aussi
01:03:38une vision globale
01:03:39de l'ensemble
01:03:40du secteur.
01:03:42Mais donc là
01:03:43où il y a des difficultés
01:03:44effectivement
01:03:44on a resserré
01:03:45les liens
01:03:45avec les présidents
01:03:47d'universités
01:03:48et rediscuté
01:03:49justement des principes
01:03:50dans le cadre
01:03:50de leur autonomie
01:03:51et de cette franchise
01:03:52universitaire
01:03:52pour qu'ils jouent
01:03:54pleinement leur rôle
01:03:55tout en faisant
01:03:55respecter évidemment
01:03:56la loi.
01:03:59S'agissant du cas
01:04:00de Fabrice Balanche
01:04:02effectivement
01:04:03le 1er avril
01:04:04il était interrompu
01:04:05au cri de raciste
01:04:06sioniste
01:04:07c'est vous les terroristes
01:04:08on a porté plainte
01:04:10immédiatement
01:04:10le ministère
01:04:11manifesté le soutien
01:04:13le plus total
01:04:13à ce professeur
01:04:14je l'ai appelé
01:04:15je crois dans les jours
01:04:16ou les heures qui viennent
01:04:17enfin qui suivait
01:04:17l'événement
01:04:20assuré qu'il puisse
01:04:22reprendre ses cours
01:04:24je voudrais rappeler
01:04:26de mémoire
01:04:27les étudiants
01:04:29enfin les étudiants
01:04:30les personnes
01:04:30qui avaient
01:04:31qui avaient fait
01:04:32qui avaient crié
01:04:34et qui avaient interrompu
01:04:35le cours
01:04:35étaient masquées
01:04:36il y a une enquête
01:04:39qui est menée
01:04:41par
01:04:41une enquête judiciaire
01:04:44et donc quelque part
01:04:46l'identification
01:04:47de ces personnes
01:04:48c'est
01:04:49quand même très difficile
01:04:51à faire
01:04:51donc c'est à dire que
01:04:52quelque part
01:04:53le travail
01:04:53il est mené
01:04:54aujourd'hui
01:04:54il faut attendre
01:04:55les résultats
01:04:55de cette enquête
01:04:56et je veux dire
01:04:56derrière
01:04:57d'éventuelles sanctions
01:04:58qui pourraient avoir lieu
01:05:00disciplinaires
01:05:01et qui là
01:05:01me semblerait être
01:05:02assez mécanique
01:05:03si ça devait être
01:05:04des étudiants
01:05:05qui étaient identifiés
01:05:06il faut bien
01:05:07les identifier d'abord
01:05:08les personnes en question
01:05:10en tout cas
01:05:11moi à ce stade
01:05:12je ne dispose
01:05:13d'aucun nom
01:05:14ou d'un autre élément
01:05:14voilà
01:05:17peut-être
01:05:18revenir maintenant
01:05:19un instant
01:05:20sur le cas
01:05:22le cas
01:05:23du vice-président
01:05:26Beauvalet
01:05:26qui était
01:05:28vice-président
01:05:30à l'époque
01:05:30de l'université
01:05:32fin avril
01:05:34les propos
01:05:34m'avaient été
01:05:35portés
01:05:35à ma connaissance
01:05:37donc du vice-président
01:05:38de l'université
01:05:39de Lyon 2
01:05:40propos que vous avez
01:05:41rapporté
01:05:42qui faisait l'apologie
01:05:43de Hassan Nasrallah
01:05:44j'ai considéré
01:05:46que c'était
01:05:46de mon point de vue
01:05:47une forme d'apologie
01:05:48du terrorisme
01:05:49et de ce fait
01:05:49j'ai fait un article 40
01:05:50enfin j'ai demandé
01:05:52au recteur
01:05:52pardon
01:05:53de porter un article 40
01:05:54je constate
01:05:56que ce vice-président
01:05:57a démissionné
01:05:58de ses fonctions
01:05:5810 jours plus tard
01:06:00donc ce que je veux dire
01:06:01c'est
01:06:01enfin
01:06:02ils ont été assez
01:06:04fermes
01:06:04sur ces questions
01:06:06maintenant
01:06:07s'agissant des suites
01:06:08que vous mentionnez
01:06:09c'est le temps
01:06:10de la justice
01:06:11qui n'est
01:06:11forcément un peu
01:06:13décalé
01:06:14par rapport
01:06:14au temps
01:06:15politique
01:06:16et au temps
01:06:16de l'indignation
01:06:17et donc
01:06:18il faut maintenant
01:06:19attendre les résultats
01:06:20effectivement
01:06:21de l'enquête
01:06:23qui est en cours
01:06:24merci monsieur le ministre
01:06:27monsieur Odom
01:06:28merci monsieur le président
01:06:38monsieur le ministre
01:06:40malgré la fermeté
01:06:42la plus absolue
01:06:43que vous affichez
01:06:45et que vous exprimez
01:06:46devant nous
01:06:46aujourd'hui
01:06:48force est de constater
01:06:49que nos universités
01:06:50les universités françaises
01:06:52bon nombre d'entre elles
01:06:53sont devenues
01:06:54des zones de non-droit
01:06:55et même des zones
01:06:57d'un autre droit
01:06:58celui de l'islamo-gauchisme
01:07:00monsieur le rapporteur
01:07:02a parlé
01:07:03et a rappelé
01:07:03les tristes événements
01:07:04de l'université de Paris 8
01:07:06ma collègue
01:07:07Caroline Adan
01:07:08a évoqué
01:07:09ceux de Lyon 2
01:07:11je vais vous parler
01:07:12de Lyon 3
01:07:13puisqu'il y a quelques jours
01:07:15sur Instagram
01:07:17un groupe
01:07:18d'étudiants
01:07:19le Lyon 3
01:07:20a été
01:07:22identifié
01:07:23avec
01:07:23un sondage
01:07:25inquiétant
01:07:26et nauséabond
01:07:27sondage
01:07:29qui aime les juifs
01:07:30avec comme réponse
01:07:31pas moi
01:07:32je leur tire dessus
01:07:33alors première question
01:07:35est-ce que
01:07:36ces étudiants
01:07:37ont été identifiés
01:07:38est-ce qu'ils ont pu
01:07:40être détectés
01:07:41quelles seront
01:07:43les suites
01:07:43et
01:07:44les éventuelles
01:07:46sanctions
01:07:47ensuite
01:07:49je voulais vous alerter
01:07:50sur une enquête
01:07:51du magazine
01:07:52Valeurs Actuelles
01:07:54concernant
01:07:55l'université
01:07:56de la Sorbonne
01:07:57Paris Nord
01:07:58à Ville-Tanneuse
01:07:59l'enquête
01:08:00a révélé
01:08:00une multiplication
01:08:02d'étudiantes
01:08:04voilées
01:08:04du prosélytisme
01:08:06affiché sur les murs
01:08:07des prières
01:08:08dans les couloirs
01:08:09des repas
01:08:11halal
01:08:12venant concurrencer
01:08:13ceux
01:08:14du Crous
01:08:15là aussi
01:08:16quelle est la réponse
01:08:17de l'Etat
01:08:18et de votre
01:08:19ministère
01:08:20et puis
01:08:22quelques questions
01:08:22concernant
01:08:24justement
01:08:25cette implantation
01:08:26de l'islamisme
01:08:27et cette banalisation
01:08:28de l'antisémitisme
01:08:29est-ce que
01:08:30vous considérez
01:08:30que
01:08:31la tournée
01:08:32des facs
01:08:33de la part
01:08:34de certains députés
01:08:35d'extrême gauche
01:08:36a tendance
01:08:38à jeter
01:08:38de l'huile
01:08:39sur le feu
01:08:39et à favoriser
01:08:40la propagation
01:08:41ou l'infiltration
01:08:42de ces messages
01:08:44est-ce que
01:08:46vous considérez
01:08:46également
01:08:47que
01:08:48la multiplication
01:08:49de provocations
01:08:51liées
01:08:52au drapeau
01:08:52palestinien
01:08:53favorise
01:08:55un endoctrinement
01:08:56politique
01:08:57liées
01:09:00à l'islamo-gauchisme
01:09:01à cette idéologie
01:09:02est-ce que
01:09:04vous considérez
01:09:05qu'il faudrait
01:09:05peut-être
01:09:06compte tenu
01:09:06de la situation
01:09:07qui est extrêmement
01:09:08alarmante
01:09:09et du symbole
01:09:10que représente
01:09:11ce drapeau
01:09:11qui n'est
01:09:12ni un emblème
01:09:13national
01:09:13aujourd'hui
01:09:14mais qui est
01:09:14l'étendard
01:09:15de tous ceux
01:09:16qui détestent
01:09:17les juifs
01:09:17et détestent
01:09:18l'Etat d'Israël
01:09:19est-ce qu'il serait
01:09:20bon et utile
01:09:22de bannir ce drapeau
01:09:23dans les enceintes
01:09:25des universités françaises
01:09:26je remercie
01:09:27merci chers collègues
01:09:29monsieur le ministre
01:09:30merci
01:09:30merci beaucoup
01:09:31donc beaucoup
01:09:33beaucoup de remarques
01:09:33peut-être un point
01:09:34sur lequel je me permets
01:09:36d'exprimer une forme
01:09:37de désaccord
01:09:38est-ce que les universités
01:09:39sont devenues
01:09:39des zones de non-droit
01:09:40non je pense qu'on peut pas
01:09:43on peut
01:09:43enfin pardon
01:09:44je crois vraiment
01:09:46que c'est pas le cas
01:09:47est-ce que par contre
01:09:48on a effectivement
01:09:49des actes
01:09:50qui sont des actes
01:09:51qui sont condamnables
01:09:53et qui doivent être condamnés
01:09:54et qui doivent faire l'objet
01:09:55de procédures disciplinaires
01:09:56d'enquête etc
01:09:57oui bien sûr
01:09:58et d'action en justice
01:10:00bien sûr
01:10:00mais je ne crois pas
01:10:02que les universités
01:10:02je ne reprendrai pas
01:10:04ce propos
01:10:05ce propos
01:10:06à mon compte
01:10:08je voudrais aussi insister
01:10:10sur le fait
01:10:10alors
01:10:11s'agissant de Lyon 3
01:10:13et de l'abominable
01:10:14questionnaire
01:10:15que vous
01:10:16que vous
01:10:16que vous mentionnez
01:10:17que j'ai condamné
01:10:18évidemment
01:10:19là aussi
01:10:20je voudrais souligner
01:10:21la réaction
01:10:22assez exemplaire
01:10:23du président
01:10:24de l'université
01:10:25de Lyon 3
01:10:26sur cette question
01:10:28il me semble
01:10:30de mémoire
01:10:31que
01:10:32le groupe d'étudiants
01:10:34en question
01:10:34c'était des étudiants
01:10:36de jeunes étudiants
01:10:37de L1
01:10:37de droit
01:10:39voilà
01:10:40j'insiste
01:10:43sur le
01:10:44pourquoi est-ce que je parle
01:10:45de ça
01:10:45parce que
01:10:45cette même question
01:10:47s'était posée aussi
01:10:48à Paris 1
01:10:48ou si c'était
01:10:50de très très jeunes étudiants
01:10:51qui étaient là
01:10:52j'insiste sur le fait
01:10:54que
01:10:54on voit des phénomènes
01:10:57et des prises de position
01:10:59scandaleuses
01:11:00honteuses
01:11:00illégales
01:11:01voire
01:11:01qui sont
01:11:02scandaleuses
01:11:05de très très jeunes adultes
01:11:08et de très jeunes étudiants
01:11:09qui viennent d'arriver
01:11:10à l'université
01:11:11s'agissant de Paris 1
01:11:12quelques jours
01:11:14ou quelques heures
01:11:15depuis leur inscription
01:11:17ce que je veux dire
01:11:18c'est qu'on peut pas dire
01:11:19que c'est l'université
01:11:21qui les a rendus
01:11:21comme ça
01:11:22le problème
01:11:23est bien plus prof
01:11:24bien plus sérieux
01:11:25que ça
01:11:25je ne nie pas du tout
01:11:26les difficultés
01:11:26qu'on peut avoir
01:11:27nous dans nos établissements
01:11:29mais je pense que le problème
01:11:30est bien plus profond
01:11:31que ça
01:11:32pardon
01:11:33c'était un petit peu
01:11:34général
01:11:35alors s'agissant
01:11:36de Paris 13
01:11:40je voudrais rappeler
01:11:42deux ou trois points
01:11:42d'abord
01:11:43les principes
01:11:44de neutralité
01:11:45du service public
01:11:46à la fois
01:11:47de la présidence
01:11:48de l'université
01:11:49de tous les agents
01:11:49publics
01:11:50évidemment
01:11:50y compris
01:11:51les doctorants
01:11:52qui sont derrière
01:11:53et puis la liberté
01:11:56pour les usagers
01:11:57contrairement à l'école
01:11:59les signes
01:12:01qui sont les signes
01:12:02religieux
01:12:03à l'école
01:12:03qui sont interdits
01:12:04sont autorisés
01:12:05à l'université
01:12:06et en particulier
01:12:08le voile
01:12:09est autorisé
01:12:10à l'université
01:12:11et la raison derrière
01:12:13elle s'explique
01:12:14de manière assez simple
01:12:15c'est que
01:12:16on a affaire
01:12:16à des adultes
01:12:17qui sont des adultes
01:12:18qui ont leur liberté
01:12:19de conscience religieuse
01:12:21leur liberté
01:12:22de conscience politique
01:12:23et qui donc
01:12:24derrière
01:12:25évidemment
01:12:26enfin
01:12:26c'est pas la même chose
01:12:28que de jeunes
01:12:29des jeunes
01:12:29qui sont au collège
01:12:31ou au lycée
01:12:31ou qui quelque part
01:12:33sont pas dans ce
01:12:34sont pas des adultes
01:12:35et ils sont encore
01:12:36en pleine
01:12:37en pleine formation
01:12:38pour autant
01:12:39évidemment
01:12:40le voile intégral
01:12:41il est interdit
01:12:42là comme
01:12:43partout ailleurs
01:12:44dans l'espace public
01:12:46et en particulier
01:12:46si on voit
01:12:48aujourd'hui
01:12:48des gens
01:12:48qui ont un voile
01:12:50avec un masque
01:12:50chirurgical en plus
01:12:52et bien
01:12:52effectivement
01:12:53il faut rappeler
01:12:53que ça
01:12:54c'est interdit
01:12:55et c'est vrai
01:12:58en tout cas
01:12:59c'est vrai
01:12:59j'ai vu des images
01:13:01comme vous
01:13:01c'est vrai
01:13:03dans d'autres endroits
01:13:04aussi
01:13:04et je veux dire
01:13:04qu'il faut avoir
01:13:05quelque part
01:13:06rappelé simplement
01:13:07qu'aujourd'hui
01:13:07le cadre légal
01:13:08ne permet pas ça
01:13:09donc il faut le dire
01:13:11et il faut le redire
01:13:13voilà
01:13:13mais encore une fois
01:13:14le droit par contre
01:13:15d'expression
01:13:17de port de signes religieux
01:13:19qui sont autorisés
01:13:21à l'université
01:13:22et le droit aussi
01:13:24d'exprimer
01:13:24ses opinions politiques
01:13:25d'en débattre
01:13:26etc
01:13:26tout ce cadre là
01:13:28pour les étudiants
01:13:28il est garanti
01:13:29par la loi
01:13:30et il faut
01:13:30je crois que ça fait partie
01:13:32de leur liberté
01:13:32de la liberté de débat
01:13:33vous avez le droit
01:13:34de venir à l'université
01:13:35avec vos convictions religieuses
01:13:36vos convictions politiques
01:13:37vous n'avez pas le droit
01:13:38de les imposer
01:13:39à vos camarades
01:13:40mais vous avez le droit
01:13:41d'en débattre
01:13:41et il faut que ce soit
01:13:42un lieu de débat
01:13:43il faut que ce soit
01:13:44un lieu de discussion
01:13:45je crois
01:13:46c'est le cas aujourd'hui
01:13:48et ça correspond aussi
01:13:49à quelque chose
01:13:50auquel je crois profondément
01:13:51j'ai envie de dire
01:13:59ce qui est fondamental
01:14:00derrière là aussi
01:14:01c'est la libre appréciation
01:14:02du président de l'université
01:14:03savoir s'il peut le faire
01:14:04s'il ne peut pas le faire
01:14:04moi je suis attentif au fait
01:14:05qu'il y ait pluralité
01:14:06je pense que c'est important
01:14:08de le rappeler
01:14:08et qu'il puisse y avoir
01:14:09aussi une forme de débat
01:14:11je veux dire là aussi
01:14:12l'université
01:14:13ça doit être le cadre
01:14:13de débat
01:14:15est-ce que derrière
01:14:16votre question est très politique
01:14:18derrière
01:14:18je ne suis pas sûr
01:14:19que le cadre de la commission
01:14:20d'enquête soit parfaitement adaptée
01:14:21mais la question derrière
01:14:23est-ce qu'il y a des partis politiques
01:14:24qui cherchent effectivement
01:14:25à augmenter la température
01:14:28sur les campus
01:14:28la réponse est oui
01:14:30le micro
01:14:34chers collègues
01:14:35s'il vous plaît
01:14:36excusez-moi monsieur le ministre
01:14:37la dernière question
01:14:38concernant le drapeau palestinien
01:14:40qui est instrumentalisé
01:14:41et qui est aujourd'hui
01:14:42un vecteur de violence
01:14:44de haine
01:14:45à l'endroit de nos compatriotes
01:14:47de confession juive
01:14:47de position
01:14:51sur cette question-là
01:14:51en particulier dans le cadre
01:14:52d'une commission d'enquête
01:14:53sur cette discussion
01:14:55aujourd'hui
01:14:56moi ce que je veux rappeler
01:14:57c'est
01:14:57je suis
01:14:58je considère
01:14:59qu'un de
01:15:00de Bérol
01:15:01et une partie
01:15:02très importante
01:15:02de l'énergie
01:15:03que j'ai pu mettre
01:15:04ces derniers
01:15:04ces derniers mois
01:15:05depuis ma prise
01:15:06de fonction
01:15:07comme ministre
01:15:08c'est bien de lutter
01:15:09contre tous les phénomènes
01:15:10d'antisémitisme
01:15:11à l'université
01:15:12et c'est ça
01:15:13et c'est ça
01:15:14qui me semble être fondamental
01:15:15merci monsieur le ministre
01:15:17vous aviez encore une question
01:15:19merci monsieur le président
01:15:26monsieur le ministre
01:15:26Louis Voici
01:15:29à Sciences Po
01:15:30a considérablement
01:15:32serré la vis
01:15:32suite
01:15:33suite aux événements
01:15:34que l'on connaît
01:15:35exclusion
01:15:36réforme des admissions
01:15:37modification
01:15:38du règlement intérieur
01:15:39de l'établissement
01:15:40donc une méthode
01:15:41une méthode musclée
01:15:42qui a fait de l'effet
01:15:44puisque et avec
01:15:45une intransigeance
01:15:46absolue
01:15:47sur l'antisémitisme
01:15:49en faisant passer
01:15:50en fait l'excellence
01:15:51avant le militantisme
01:15:52et en ne pas hésitant
01:15:55à procéder
01:15:55à plusieurs exclusions
01:15:57il a sauf erreur
01:15:59de ma part
01:15:59écrit une sorte
01:16:01de vadémécom
01:16:02sur la méthode
01:16:04qu'il avait employée
01:16:05à destination
01:16:06de collègues
01:16:07qui voudraient
01:16:08qui voudraient
01:16:09éventuellement
01:16:09l'utiliser
01:16:10est-ce que
01:16:11cette méthode
01:16:13appliquée
01:16:15à Sciences Po
01:16:15pourrait le cas échéant
01:16:17faire l'objet
01:16:18d'une circulaire
01:16:19de votre part
01:16:20d'une circulaire
01:16:22de votre part
01:16:22puisque
01:16:23la crainte
01:16:25que l'on a
01:16:26et à mon avis
01:16:26cette crainte
01:16:27est fondée
01:16:28c'est que
01:16:28si aujourd'hui
01:16:29la problématique
01:16:31concerne
01:16:32une dizaine
01:16:32comme vous l'avez dit
01:16:3310-15 universités
01:16:35sur 70
01:16:36c'est qu'un sentiment
01:16:38d'impunité
01:16:39s'empare
01:16:40des futures
01:16:41universités
01:16:42qui voudraient
01:16:43le cas échéant
01:16:44suivre
01:16:44cet exemple
01:16:46voilà
01:16:46est-ce qu'une réponse
01:16:48ferme
01:16:48prenant les méthodes
01:16:50de Louis Vassi
01:16:50dans le cadre
01:16:51d'une circulaire
01:16:52est-ce que c'est
01:16:52quelque chose
01:16:52qui pourrait être
01:16:53envisageable
01:16:54et dans la négative
01:16:57est-ce qu'il y aurait
01:16:58quelque chose
01:16:59d'autre à envisager
01:17:00merci monsieur le ministre
01:17:02oui oui absolument
01:17:02d'abord je soutiens
01:17:04pleinement
01:17:05le positionnement
01:17:06ferme
01:17:08de Louis Vassi
01:17:09c'est ça
01:17:10il exerce ça
01:17:11dans le cadre
01:17:12de son établissement
01:17:13avec les règles
01:17:14qui sont spécifiques
01:17:14à son établissement
01:17:15qui sont pas forcément
01:17:17exactement les mêmes
01:17:18qui est celle
01:17:18qui s'applique
01:17:19aujourd'hui
01:17:19aux universités
01:17:20donc le cadre
01:17:21est pas forcément
01:17:22exactement le même
01:17:23mais soyons très clairs
01:17:25je reviens
01:17:26sur la loi
01:17:27Lévy-Fialer
01:17:28qui a été
01:17:29qu'on a travaillé
01:17:30avec
01:17:31avec la représentation nationale
01:17:32et avec
01:17:33avec le Sénat
01:17:34évidemment
01:17:34sur
01:17:34sur en particulier
01:17:37le renforcement
01:17:38des dispositifs
01:17:39qui sont des dispositifs
01:17:41de sanctions disciplinaires
01:17:42pour donner
01:17:44sur
01:17:46au libre choix
01:17:47du président
01:17:48de l'université
01:17:48la capacité
01:17:49à aller
01:17:50quelque part
01:17:51mobiliser des commissions
01:17:53qui sont des commissions
01:17:53en dehors de l'établissement
01:17:54avec quelque part
01:17:56des délais de réaction
01:17:56qui sont des délais de réaction
01:17:57plus rapide
01:17:58et plus distanciés
01:17:59par rapport aux événements
01:18:00et donc derrière
01:18:01des capacités de sanctions
01:18:03qui sont aussi
01:18:03beaucoup plus efficaces
01:18:04c'est bien aussi
01:18:05exactement
01:18:06dans cette même idée
01:18:08et cette même direction
01:18:09et je crois que
01:18:10ce qui est fait aujourd'hui
01:18:11à Sciences Po
01:18:12et encore une fois
01:18:12je pense que c'est
01:18:14bien de souligner
01:18:15cet exemple
01:18:15c'est à la fois
01:18:16des dispositifs
01:18:17de formation
01:18:18vis-à-vis des étudiants
01:18:19et je pense que
01:18:20c'est très efficace
01:18:21j'ai eu l'occasion
01:18:22d'en discuter plusieurs fois
01:18:23avec Louis Vassy
01:18:24d'une part
01:18:25et puis
01:18:26d'autre part
01:18:27c'est aussi
01:18:27des dispositifs
01:18:28qui sont des attitudes
01:18:30qui sont aussi plus fermes
01:18:31en laissant moins
01:18:31passer de choses
01:18:32et je pense qu'on est bien
01:18:33dans cette logique-là
01:18:34et c'est bien moi
01:18:35ce que aussi
01:18:36quand je réunis
01:18:37les présidents d'universités
01:18:38qui sont des universités concernées
01:18:39et je les ai réunis
01:18:41à plusieurs reprises
01:18:42depuis que je suis ministre
01:18:44c'est bien
01:18:45dans cette logique-là
01:18:47qu'on travaille
01:18:47et je crois qu'aujourd'hui
01:18:49il y a
01:18:49derrière
01:18:50les présidents d'universités
01:18:51sont vraiment conscients
01:18:52des enjeux
01:18:52et sont quand même
01:18:53mobilisés
01:18:54sur ces questions-là
01:18:55dans la diversité
01:18:57des approches
01:18:58des uns et des autres
01:18:58mais ils sont mobilisés
01:18:59j'insiste aussi
01:19:01sur le fait
01:19:01qu'on dit
01:19:02une dizaine d'universités
01:19:03c'est souvent
01:19:05en fait
01:19:05quelques départements
01:19:08au sein
01:19:08de ces mêmes universités
01:19:09qui sont très très soumis
01:19:11à cette tension
01:19:11aujourd'hui
01:19:12donc il y a un effet
01:19:14et encore une fois
01:19:15quand on a des incidents
01:19:16quand on a
01:19:17des actes antisémites
01:19:19quand on a des propos
01:19:20d'apologie
01:19:20du terrorisme
01:19:21c'est abominable
01:19:22et il faut les condamner
01:19:23de manière extrêmement ferme
01:19:24mais extrêmement claire
01:19:25je crois que j'ai été
01:19:26j'ai été clair
01:19:27sur le sujet
01:19:28et puis je l'ai démontré
01:19:29je suis attentif aussi
01:19:31à un effet
01:19:32de loupe
01:19:33très fort
01:19:36en fait
01:19:36sur le monde
01:19:38sur le monde
01:19:39universitaire
01:19:40et ce que je veux dire
01:19:41c'est que
01:19:41l'université
01:19:42ne se résume pas
01:19:43mais vraiment pas
01:19:44du tout
01:19:44du tout
01:19:45du tout
01:19:45à ce qu'on a pu voir
01:19:47dans un amphithéâtre
01:19:48et qui était abominable
01:19:49un jour
01:19:49c'est pas ça
01:19:51l'université
01:19:51l'université
01:19:52c'est la liberté
01:19:53c'est le débat
01:19:54c'est le débat public
01:19:55c'est le fait
01:19:56d'avoir des points de vue
01:19:57qui se confrontent
01:19:58des personnalités
01:19:59qui se construisent
01:20:01qui se forment
01:20:01au travers du débat
01:20:02et c'est bien ça
01:20:03qui est porté aujourd'hui
01:20:04je crois par les présidents
01:20:05et par les directeurs
01:20:06d'établissement
01:20:07merci monsieur le rapporteur
01:20:10pour une dernière question
01:20:11merci monsieur le président
01:20:13oui une dernière question
01:20:15pour conclure
01:20:16je vais revenir
01:20:17sur la problématique
01:20:18de formation
01:20:18des étudiants
01:20:20des élèves
01:20:20en général
01:20:21ma collègue
01:20:22Caroline Yadon
01:20:23l'a évoqué
01:20:24tout à l'heure
01:20:25vous parlez
01:20:26d'antisémitisme
01:20:27finalement
01:20:28on porte à croire
01:20:30que l'ignorance
01:20:31est un moteur
01:20:32de haine
01:20:32absolument
01:20:33puissant
01:20:34ce qui se passe
01:20:36dans les universités
01:20:37ce qu'on observe aussi
01:20:38à l'extérieur
01:20:39c'est à dire
01:20:40lors de ces manifestations
01:20:41pro-palestine
01:20:42où des étudiants
01:20:43qui sont dans nos universités
01:20:45sortent dans la rue
01:20:47fréquentent
01:20:48des organisateurs
01:20:51quelquefois
01:20:52peu recommandables
01:20:53en séquençant
01:20:55par une fusion
01:20:56de différents combats
01:20:59qui pourraient
01:21:00paraître antagonistes
01:21:01alors eux
01:21:02viennent souvent
01:21:03dans le cadre
01:21:04du problème
01:21:06de Gaza
01:21:06pour défendre
01:21:07une cause
01:21:08qui peut être légitime
01:21:09mais quand on interroge
01:21:10ces étudiants
01:21:11au sein de ces manifestations
01:21:12on se rend compte
01:21:13qu'il y a une ignorance
01:21:14absolument galopante
01:21:15ils sont incapables
01:21:16de définir le sionisme
01:21:17ils sont incapables
01:21:18d'appréhender
01:21:19la complexité
01:21:20finalement
01:21:21du conflit
01:21:21israélo-palestinien
01:21:22qui n'est pas nouveau
01:21:23finalement
01:21:24est-ce que tout ça
01:21:25n'est pas le constat
01:21:26d'une défaillance
01:21:27totale
01:21:27d'un échec total
01:21:28de l'état
01:21:28et de notre système éducatif
01:21:30parce qu'on a quand même
01:21:31des gamins
01:21:31qui arrivent
01:21:32à la fac
01:21:33qui sont passés
01:21:34par le secondaire
01:21:35et qui sont
01:21:36dans l'incapacité
01:21:37de faire la part
01:21:38des choses
01:21:39sur une problématique
01:21:41de géopolitique
01:21:42mais qui n'est pas nouvelle
01:21:43et qui depuis
01:21:44fort longtemps
01:21:45excite les passions
01:21:46est-ce que finalement
01:21:47il n'y a pas là
01:21:48le signe
01:21:49d'une défaillance
01:21:50de notre système éducatif
01:21:51comment peut-on
01:21:52le renforcer
01:21:53est-ce qu'il faut mettre
01:21:54en place
01:21:54des formations particulières
01:21:56sur ces sujets
01:21:56pour éclairer
01:21:58un petit peu
01:21:59nos gamins
01:22:00et pour éviter
01:22:00qu'ils soient
01:22:01si faciles
01:22:02à manipuler
01:22:03et endoctriner
01:22:04pour défendre
01:22:05des causes
01:22:05qui sont totalement
01:22:06incompatibles
01:22:07avec les valeurs
01:22:08de notre République
01:22:08Monsieur le ministre
01:22:10Non mais ce constat
01:22:14que vous posez
01:22:15j'ai pu le constater
01:22:18aussi
01:22:18c'est-à-dire
01:22:19on voit effectivement
01:22:20des mobilisations
01:22:21qui sont des mobilisations
01:22:22très fortes
01:22:22très expressives
01:22:25je parle de celles
01:22:26qui sont légales
01:22:27évidemment
01:22:27mais qui sont
01:22:28enfin qui restent
01:22:28dans le cadre
01:22:29et qui sont
01:22:31et ou parfois
01:22:32les sous-jacents
01:22:33ou la compréhension
01:22:33effectivement
01:22:34de la complexité
01:22:35de ce qui est
01:22:36de ce qui est l'histoire
01:22:37de ce qui s'est passé
01:22:38de ce qui se passe
01:22:39aujourd'hui
01:22:39manque cruellement
01:22:41il y a
01:22:45possiblement
01:22:46effectivement
01:22:46des sujets
01:22:47qui sont même
01:22:48en amont
01:22:48de l'université
01:22:49puisque ces questions
01:22:50sont au programme
01:22:51dans les programmes
01:22:53scolaires
01:22:54ce soit fait
01:22:55lors de ma part
01:22:55sont au programme scolaire
01:22:57et donc effectivement
01:22:58ça peut poser
01:22:58ça peut poser
01:22:59évidemment
01:23:00évidemment question
01:23:01et je pense
01:23:02qu'il faut qu'on y travaille
01:23:02il faut qu'on y travaille
01:23:03au sein des universités
01:23:04encore une fois
01:23:05il y a des modules
01:23:06spécifiques
01:23:06qui sont
01:23:07qui sont intégrés
01:23:08aujourd'hui
01:23:09enfin qui doivent être
01:23:10intégrés
01:23:11sur les questions
01:23:11de lutte contre
01:23:12l'antisémitisme
01:23:13et donc derrière
01:23:13une partie de ces questions
01:23:14mais aussi sur le racisme
01:23:16sur
01:23:16pour les étudiants
01:23:18qui sont les étudiants
01:23:19qui vont siéger
01:23:19dans les composantes
01:23:20est-ce qu'il faut aller
01:23:21plus loin
01:23:21de manière plus large
01:23:22comme je le disais
01:23:23tout à l'heure
01:23:23j'y suis plutôt
01:23:24j'y suis plutôt ouvert
01:23:25après
01:23:27je voudrais rappeler aussi
01:23:28que le 4 juillet dernier
01:23:30je me suis rendu
01:23:30au séminaire national
01:23:31de formation des référents
01:23:33racisme et antisémitisme
01:23:34justement
01:23:35qui s'est tenu
01:23:36pour la première fois
01:23:37à ma demande
01:23:39au mémorial
01:23:39de la Shoah
01:23:40j'ai souhaité
01:23:42que nos équipes
01:23:43et celles du mémorial
01:23:44travaillent ensemble
01:23:45justement
01:23:45sur des ressources pédagogiques
01:23:46qui permettraient
01:23:47d'être
01:23:48de rendre disponibles
01:23:49des modules
01:23:50et du matériel
01:23:50de formation
01:23:51au plus grand nombre
01:23:52c'est-à-dire
01:23:53quelque part aussi diffuser
01:23:54quelque part
01:23:55simplifier l'effort
01:23:56des différents établissements
01:23:57mais cette question
01:23:58de la formation
01:23:58à la complexité du monde
01:24:00elle est essentielle
01:24:01elle est essentielle
01:24:02Monsieur le ministre
01:24:05il me reste à vous remercier
01:24:06Mesdames et Messieurs
01:24:07pour votre participation
01:24:08à cette audition
01:24:10si vous en êtes d'accord
01:24:11vous pourrez compléter
01:24:12par écrit
01:24:13le questionnaire
01:24:15que nous vous avions
01:24:16transmis
01:24:17mais également
01:24:17avec les éléments
01:24:18que nous avons évoqués
01:24:19au cours de cette audition
01:24:21mes chers collègues
01:24:22je vous remercie
01:24:22nous nous retrouverons
01:24:23à 14h
01:24:25pour une table ronde
01:24:25réunissant des ambassadeurs
01:24:27la séance est levée
01:24:29par exemple
01:24:31de la possibilité
01:24:31du inhabité
01:24:32la intention
01:24:33pour leüyor
01:24:33suruka
01:24:34de l' bridges
01:24:35et la Odd
01:24:50qui服
01:24:56Merci.
01:25:26Merci.
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