00:00Écoutez, sur la question de l'imprime de Noël, c'est surtout une question de projet de budget,
00:05puisque ce n'est pas le PLFSS qui est concerné pour cette mesure.
00:09Après, il faut en effet attendre concrètement de voir comment le Premier ministre,
00:13s'il dit qu'il est prêt à revenir dessus, concrètement comment.
00:15Et on sait que s'il revient dessus, c'est qu'il va aller prendre ailleurs,
00:18parce qu'ils ne font jamais de cadeaux à la population.
00:22Alors on parlait effectivement aujourd'hui, c'est ça qui va démarrer l'examen du PLFSS,
00:26donc du budget de la sécurité sociale.
00:27Il y a évidemment toute une série de mesures qui sont annoncées.
00:32Pour vous, quelles sont les mesures contre lesquelles vous souhaitez vous battre ?
00:37C'est presque le projet global sur lequel nous nous battons,
00:40et c'est pour ça que nous avons une motion de projet de rejet préalable en amont de l'examen du texte.
00:46C'est la philosophie même du texte, où on voit qu'on va chercher toujours les recettes chez les mêmes,
00:52chez les apprentis, chez les malades, chez les malades chroniques, chez les assurés,
00:55et qu'on ne va pas chercher par exemple du côté des exonérations des cotisations sociales,
01:00qui coûtent un pognon de dingue pour la sécurité sociale.
01:03Là où nous avons fait les calculs, nous sommes à 9 milliards de dépenses sur la sécurité sociale,
01:07contre 2 milliards à peu près de recettes, essentiellement sur les classes populaires.
01:11Donc pour nous, le compte n'y est pas du tout.
01:12Et c'est vraiment la philosophie de ce texte, de toujours taper chez les plus faibles,
01:16plutôt que d'aller chercher chez les plus riches ou chez les grandes entreprises.
01:19Mais il y a tout de même des déficits gigantesques, on ne peut pas fermer les yeux là-dessus aussi.
01:23Comment est-ce que vous, vous proposez de financer tout ça, ou de limiter ?
01:27En tout cas, il faudra faire des économies.
01:30Non, on peut aussi surtout aller chercher l'argent ailleurs, c'est ce que je vous ai dit.
01:33Par exemple, sur la question des exonérations des cotisations sociales,
01:36ça rapporterait des milliards à la sécurité sociale,
01:39mais qu'il y a un choix politique qui est fait de ne pas aller chercher ces recettes-là.
01:42Il y a aussi une mesure qui peut paraître comme ça assez banale,
01:46on se demande pourquoi on ne l'a pas encore fait,
01:47c'est l'égalité salariale entre les femmes et les hommes, par exemple,
01:50qui pourrait rapporter 10 milliards de recettes à la sécurité sociale.
01:53Donc en fait, c'est surtout des choix politiques,
01:55et là on voit bien que ce gouvernement continue de faire des choix
01:58qui continuent d'être une crise austéritaire,
02:01de ne pas combler le trou de la sécurité sociale,
02:04pour toujours avoir des excuses,
02:05pour taper sur les poches des assurés, des malades et des malades chroniques.
02:10Mais vous reconnaissez qu'il y a aussi des points positifs dans ce budget ?
02:13On évoquait à l'instant avec Swazik-Keminer le congé de naissance,
02:17aussi les améliorations pour la retraite des femmes notamment.
02:19Vous reconnaissez que ça, ce sont des bonnes nouvelles ?
02:22Vous prenez l'exemple des mesures pour la retraite des femmes,
02:25là aussi c'est des petites mesurettes,
02:27où quand on regarde bien dans le détail,
02:28cela ne va concerner que très peu de femmes,
02:31celles qui ont des carrières longues.
02:32Donc toutes les femmes qui ont des carrières hachées,
02:34qui sont particulièrement dans les métiers les plus pénibles,
02:37elles ne seront pas concernées,
02:38alors qu'elles ont déjà une petite retraite.
02:40Donc même ces mesures qui semblent comme ça sur le papier des bonnes mesures,
02:43si on regarde dans le détail,
02:44elles concernent une minorité de personnes.
02:47Donc quand on regarde le balance de l'équilibre,
02:50le compte n'y est pas du tout.
02:51Merci.
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