- il y a 7 semaines
L'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 touche à sa fin. Le 9 décembre dernier, après des semaines d'examen, les députés ont finalement adopté de peu le budget de la sécurité sociale pour 2026 à 247 voix pour, 234 contre et 93 abstentions. Le 12 décembre, le Sénat a, lui, rejeté le PLFSS en nouvelle lecture. Comme le permet la procédure législative, c'est donc à l'Assemblée nationale que revenait le dernier mot mardi 16 décembre. Retrouvez la position de chaque groupe politique et le dernier scrutin sur le budget de la sécurité sociale 2026.
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue sur notre antenne, ça se passe à l'Assemblée Nationale, c'est sur LCP.
00:00:13Et aujourd'hui, il y a un vote crucial puisque les députés doivent se prononcer avec un ultime vote sur le budget de la Sécurité Sociale pour 2026.
00:00:24Ce texte-là, il était passé de justesse il y a une dizaine de jours avec seulement 13 voix d'écart entre les votes pour et les votes contre.
00:00:32Ce budget est ensuite allé devant les sénateurs qui l'ont d'emblée rejeté et là, il revient à l'Assemblée Nationale pour un dernier vote.
00:00:40Mais pas si vite, la France Insoumise qui ne veut pas de ce budget a déposé une motion de rejet, motion défendue par Mathilde Panot.
00:00:49La séance est ouverte, à tout à l'heure.
00:00:51Je vous indique que j'ai reçu de madame Mathilde Panot et des membres du groupe La France Insoumise une motion de rejet préalable déposée en application de l'article 91 aligné à 5 du règlement.
00:01:03La parole est à madame la présidente du groupe Mathilde Panot.
00:01:07Présidente, ministre, collègues, il y a 80 ans, dans un pays ravagé et ruiné par la guerre, des femmes et des hommes ont arraché la sécurité sociale portée par une idée simple mais révolutionnaire.
00:01:25Chacun cotise selon ses moyens et chacun reçoit selon ses besoins.
00:01:29Plus d'un cinquième de la richesse produite annuellement est socialisée pour assurer chaque personne face à la maladie, aux accidents, au chômage, à la vieillesse.
00:01:39Telle est l'œuvre magnifique.
00:01:41Des luttes qui, contre les nazis et dans le creuset de la résistance, ont donné naissance à ce système de solidarité qui fait notre fierté.
00:01:48La sécurité sociale est regardée depuis le monde entier.
00:01:53Depuis 80 ans, l'oligarchie rapace tente de détruire cet immense progrès social.
00:01:59Ils ont en horreur cette création de richesses sans capital, ces centaines de milliards qui échappent aux logiques de marché et aux dividendes des actionnaires.
00:02:08Offense ultime, la gestion de la sécurité sociale revenait aux travailleurs.
00:02:12Mesdames les ministres, votre budget s'inscrit dans cette histoire longue des attaques contre la sécurité sociale.
00:02:19S'il faut voter contre ce texte, c'est parce qu'il renforce la destruction de notre système de santé et ne répond pas aux besoins.
00:02:27Il prévoit 4 milliards de coupes dans la santé publique.
00:02:30Voici la grande victoire des socialistes.
00:02:33Voter pour un budget qui ne maintient même pas les moyens des hôpitaux et des EHPAD à niveau constant.
00:02:39Voter contre ce texte, c'est une évidence.
00:02:41Car depuis 8 ans, vous organisez la pénurie.
00:02:45Pénurie de soignants, pénurie de lits d'hôpitaux, pénurie de médicaments, pénurie de recettes pour la sécurité sociale.
00:02:51Et vous voilà ensuite à rabâcher les mêmes mensonges sur les trous de la sécu que vous avez vous-même créés.
00:02:5780 milliards d'euros en moins avec les exonérations de cotisations du Rassemblement National à la Macronie.
00:03:04On applaudit des deux mains la liquidation des caisses de la sécurité sociale.
00:03:07Ce disque rayé n'en finit pas de tourner au point qu'il interroge sur votre cohérence.
00:03:13Si vos solutions fonctionnaient, nous n'en serions pas là.
00:03:17La réalité, c'est que la sécurité sociale n'a aucun problème de financement.
00:03:21Elle est cinq fois moins chère que n'importe quel système assurantiel et mille fois plus juste.
00:03:26La vérité, c'est que vous la sabotez.
00:03:30Quand le ministre du Travail ose expliquer que la générosité qu'on a connue pendant des décennies est arrivée à son terme,
00:03:37il ressasse cette même idée dangereuse.
00:03:39La santé coûterait trop cher.
00:03:41Mais ce qui coûte cher, monsieur le ministre, ce n'est pas de soigner.
00:03:44Ce qui coûte cher, c'est de ne pas soigner.
00:03:46Ce qui coûte cher, ce sont les fermetures d'hôpitaux, les retards de diagnostic, le burn-out des soignants, la prévention sacrifiée, la médecine à deux vitesses que vous laissez s'installer.
00:03:57Ce qui coûte cher, c'est de refuser de faire contribuer les dividendes, les grandes fortunes, les gros pollueurs qui rendront des millions de personnes malades demain.
00:04:06La sécurité sociale ne relève pas d'une forme de générosité.
00:04:10C'est une solidarité, une autodéfense populaire contre la cupidité du marché.
00:04:14La première trace de civilisation, selon l'anthropologue Margaret Mead, est un fémir brisé et ressoudé, trouvé dans une sépulture.
00:04:23Quelqu'un a été blessé, immobilisé et son entourage l'a nourri, soigné.
00:04:28La sécurité sociale est l'héritage de ce qu'il y a de plus beau dans notre humanité.
00:04:33Quiconque vote ce budget se rend complice de ses pires horreurs.
00:04:37Voter ce budget, c'est voter pour faire les poches des 1,5 million de diabétiques avec des déremboursements de soins.
00:04:45Voter ce budget, c'est voter jusqu'à 900 euros en moins par an de baisse des allocations familiales.
00:04:52C'est approuver l'augmentation des prix des mutuelles pour tout le monde.
00:04:55Surtout, voter ce budget, c'est valider la retraite à 64 ans, qui n'a pourtant jamais été votée.
00:05:03Et ce, alors que l'abrogation de ces deux années volées est toujours majoritaire dans le pays et dans cette Assemblée.
00:05:09Voter ce budget, c'est précisément sauver Macron.
00:05:12Il y a deux mois, le débat politique et médiatique portait sur le départ du président et du monarque présidentiel.
00:05:19Désormais, le débat se concentre sur qui va payer l'addition des cadeaux faits aux ultra-riches,
00:05:24les malades du cancer, les allocataires du RSA, les personnes en situation de handicap ou les trois à la fois.
00:05:30Nous devons cela à un changement d'alliance piteux qui a vu le Parti Socialiste se transformer en force d'appoint du régime macroniste finissant.
00:05:39Ce changement d'alliance, personne n'en parle mieux qu'Olivier Faure lui-même en août 2024, je cite.
00:05:44Macron vous dira que vous pourrez faire quelque chose sur les retraites, que vous aurez un peu d'argent sur le SMIC.
00:05:50La seule condition, c'est que vous rapportiez le scalpe du nouveau Front populaire.
00:05:53Que vous puissiez dire désormais, c'est à ceux qui ont été battus à trois reprises dans les urnes de gouverner.
00:05:58Voilà ce que nous n'accepterons jamais.
00:06:00Aucun socialiste n'acceptera de devenir le supplétif de la Macronie.
00:06:04J'invite donc les députés de ce parti à refuser d'être les supplétifs de cette Macronie
00:06:09et les députés écologistes à unir leurs raisons à leur cœur pour rejeter ce budget de malheur.
00:06:15Nous, insoumis, nous opposons à ce texte et fondons notre vote sur les mots du communiste Ambroise Croizat.
00:06:21Jamais nous ne tolérons que soit rogné un seul désavantage de la sécurité sociale.
00:06:27Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie, cette loi humaine est de progrès.
00:06:32La parole est à madame Amélie de Manchalin, ministre en charge des comptes publics.
00:06:40Allez-y madame la ministre.
00:06:42Merci madame la présidente.
00:06:47Madame la présidente Pannot, quand on convoque l'histoire, il faut quand même se montrer à la hauteur du présent.
00:06:54Dire que voter ce budget, je cite, ce serait sauver le président de la République, c'est d'oublier de dire que ne pas voter ce budget,
00:07:04c'est à coup sûr faire couler la sécurité sociale.
00:07:08Ne pas voter ce budget, madame la présidente, c'est empêcher à nos hôpitaux de pouvoir fonctionner dans exactement 15 jours,
00:07:19quand nous serons le 1er janvier 2026.
00:07:22Ne pas voter ce budget, c'est renoncer à toute négociation conventionnelle avec les infirmières.
00:07:30Ne pas voter ce budget, c'est renoncer à 4 500 recrutements dans nos EHPAD.
00:07:35Ne pas voter ce budget, c'est renoncer au congé de naissance,
00:07:39dont je remarque que vous n'êtes pas les derniers à revendiquer que c'est une de vos victoires.
00:07:44Ne pas voter ce budget, c'est aussi renoncer à 50 000 solutions pour les personnes en situation de handicap.
00:07:50Ne pas voter ce budget, c'est renoncer à des moyens pour nos hôpitaux psychiatriques.
00:07:56Et ne pas voter ce budget, enfin, c'est de dire aux Françaises qui ont eu des enfants,
00:08:02qu'elles pourront donc encore attendre pour qu'enfin un jour, il y ait de l'équité dans le calcul de leur retraite.
00:08:08Alors je voudrais, mesdames et messieurs les parlementaires, rappeler ce qu'il y a dans le budget.
00:08:14Il y a 8 milliards d'euros d'investissement collectif de nos ressources collectives pour la santé.
00:08:198 milliards de plus.
00:08:218 milliards de plus.
00:08:23C'est un choix, et je pense que madame Panot parler de pénurie est bien un mot qui ne convient pas à cette réalité.
00:08:29Dans ce budget aussi, je voudrais dire, il faudrait que les mesures que vous avez votées par vos compromis et vos accords
00:08:36ne soient pas l'occasion ou le prétexte pour un parti politique qui ne cherche que le désordre
00:08:41à faire peur aux Français, à inquiéter, à porter des contre-vérités.
00:08:48Et il me semble que la démocratie s'honore à ce que nous ayons des désaccords,
00:08:52mais pas que nous concordions des désinformations.
00:08:55Enfin, et je terminerai là, quand j'entends dire que nous aurions asséché la sécurité sociale
00:09:01de 80 milliards d'euros de recettes du fait de la réforme des allègements généraux,
00:09:06je crois que certains ont oublié qu'il y a 67 milliards de transferts de TVA à la sécurité sociale,
00:09:11et que oui, monsieur le président de la Commission des Finances,
00:09:14et monsieur la présidente de la Commission des Affaires Sociales,
00:09:16je pense que c'est aussi à l'honneur de ce Parlement que de manière transpartisane,
00:09:21tant par l'action du rapporteur général ici, Thibaut Bazin,
00:09:23que par la rapporteure générale au Sénat, Elisabeth Douaneau,
00:09:27que par l'action du député Davy, du député Gage, des députés sur tous les bancs,
00:09:32des députés également du groupe horizon,
00:09:34nous ayons enfin répondu à une demande qui n'est pas une générosité,
00:09:39mais qui est un dû, c'est que l'État compense ce qu'il doit à la sécurité sociale,
00:09:44quand les exonérations des heures supplémentaires ont été décidées,
00:09:47c'est l'État qui a décidé, il doit compenser,
00:09:50de même, quand je lis les rapports de la Cour des comptes,
00:09:52il me semble qu'il était attendu que l'État compense un peu mieux ce qu'il devait à la sécurité sociale.
00:09:58Je tiens d'ailleurs à remarquer, et je m'arrêterai là,
00:10:01que le Sénat comptait sur 5,5 milliards d'euros de transferts entre l'État et la sécurité sociale,
00:10:07et que le compromis trouvé ici, ce n'est pas 5,5 milliards comme le demandaient les sénateurs et sénatrices,
00:10:11mais c'est 4,5 milliards d'euros,
00:10:13et je crois que la démocratie aussi s'honore toujours, avec moins de vacarme,
00:10:17à reposer les faits au centre de votre vote.
00:10:19Je vous remercie.
00:10:20Je vais maintenant mettre au voie la motion de rejet préalable.
00:10:24Je vous prie de bien vouloir regagner vos places.
00:10:28Le scrutin est ouvert.
00:10:32Le scrutin est clos.
00:10:34Votant 472, exprimé 456, majorité 229 pour 171, contre 285.
00:10:48L'Assemblée nationale n'a pas adopté.
00:10:51Motion de rejet des insoumis qui n'est pas adoptée.
00:10:53Les explications de vote sur le budget de la Sécu pour 2026 peuvent donc avoir lieu.
00:10:59Les orateurs des différents groupes politiques qui composent l'Assemblée nationale vont se succéder à la tribune pour donner leur position de vote.
00:11:07A tout à l'heure.
00:11:08Madame la Présidente, Messieurs, Mesdames les Ministres, mes chers collègues, mes bien chers collègues,
00:11:14Sénèque affirmait, la vie est une pièce de théâtre, ce qui compte, ce n'est pas qu'elle dure longtemps, mais c'est qu'elle soit bien jouée.
00:11:22Monsieur le Premier Ministre, voilà plus d'un an que la même mauvaise comédie dure.
00:11:29Un an que vous jouez sur les peurs, un an que vous entretenez un climat malsain, tout ça pour alimenter le récit du chaos.
00:11:39Bref, un an que vous fuyez les urnes et le peuple de France.
00:11:43La vraie peur, c'est la vôtre, celle de perdre vos postes.
00:11:46Après Michel Barnier, après François Bayrou, après Sébastien Lecornu 1, c'est maintenant le tour de Sébastien Lecornu 2,
00:11:56de nous interpréter la tragédie du moi ou le chaos.
00:12:01C'est devenu la pièce de théâtre, une troupe composée de gauchistes de droite,
00:12:07de gauchistes du centre, de gauchistes de gauche, de gauchistes écolo et comme figurant les gauchistes de l'extrême gauche.
00:12:18C'est le grand retour de l'incroyable tirade du « quoi qu'il en coûte », surtout lorsque ce sont les Français qui payent.
00:12:26Vous nous expliquez que sans budget de la sécurité sociale, nous nous dirigeons vers le néant,
00:12:33sans services de santé, sans prestations sociales, bref, le black-out total.
00:12:40Ce drame a déjà été joué par Elisabeth Borne il y a un an.
00:12:44Elle prédisait alors, avec une certaine vision, la fin des versements des retraites, la fin des cartes vitales.
00:12:51L'inconvénient avec les macronistes, c'est qu'ils osent tout et c'est à ça qu'on les reconnaît.
00:12:57En réalité, tout ce théâtre d'ombre est uniquement joué pour sauver le soldat Macron.
00:13:05Vous voulez faire glisser l'anti-macronisme vers l'anti-parlementarisme.
00:13:10Ni vu, ni connu.
00:13:11Vous cherchez à rendre le Parlement coupable de vos échecs, coupable de vos décisions, monsieur le président Macron,
00:13:18coupable de la crise politique.
00:13:20Pour illustrer votre niveau de cynisme, il faut rembobiner quatre mois en arrière déjà.
00:13:26Le prétendu socle commun avec ses complices de LR soutenait alors la déclaration de François Bayrou.
00:13:33Il fallait impérativement trouver 40 milliards d'économies et poursuivre les réformes sur les retraites.
00:13:39Il y a quatre mois, c'était 40 milliards d'économies ou l'apocalypse.
00:13:43Aujourd'hui, vous nous présentez sans aucune honte un budget de la sécurité sociale
00:13:47avec plus de 24 milliards de déficit.
00:13:51Dans le film et dans les vieux films, les rôles sont répartis.
00:13:55Olivier Faure tient le pistolet, Sébastien Lecornu 2 creuse.
00:14:01Sans budget de la sécurité sociale, monsieur Lecornu 2,
00:14:04vous menacez avec une intensité exceptionnelle d'une perte totale de contrôle.
00:14:09Mais c'est déjà le cas.
00:14:12Insécurité, une agression toutes les trois minutes, 40 attaques au couteau par jour,
00:14:17hausse des prix de l'électricité, de l'essence, de l'alimentation et maintenant des mutuelles.
00:14:23Raquettes fiscales, taxes sur les dons, taxes sur les toilettes, taxes sur les bénéfices,
00:14:27explosion des normes et des contraintes, 400 000 normes en France,
00:14:30faillite des entreprises, démantèlement et fermeture.
00:14:34Et la dernière en date, Brandt, grise agricole, répression violente des agriculteurs
00:14:40avec hélicoptères et blindés, il manquait juste le Charles de Gaulle et les rafales.
00:14:47Et enfin, désindustrialisation massive, le grand remplacement des véhicules thermiques
00:14:53par les véhicules électriques chinois, avec le carnage industriel que cela prépare.
00:14:59Ah ben vous ne voulez pas l'entendre, mais c'est le cas, moi je vous le dis.
00:15:01Vous vous laissez tomber la France dans la désolation
00:15:06et vous essayez d'en faire porter la responsabilité au Parlement.
00:15:10Ce budget de la sécurité sociale, c'est le budget de ceux qui n'aiment pas la France,
00:15:14de ceux qui n'aiment pas l'entreprise, de ceux qui n'aiment pas les retraités,
00:15:18de ceux qui n'aiment pas les Français.
00:15:19Pourtant la France est belle, la France est généreuse, la France est éternelle.
00:15:23Elle mérite mieux que vos tragédies et vos alliances de circonstances.
00:15:27A ceux qui aiment encore la France, vive la République et vive la France !
00:15:32Merci beaucoup Monsieur le député.
00:15:36La parole est à présent à Madame Joëlle Mélin pour le Rassemblement National.
00:15:39Merci Madame la Présidente.
00:15:57Mesdames et Monsieur le Ministre, chers collègues,
00:16:00nous allons nous opposer fermement au dernier vote du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2026.
00:16:06Non parce que nous ignorons l'incertitude qui va entourer pour un an encore notre système de protection sociale
00:16:12et les difficultés à le financer à sa juste valeur,
00:16:16ou que nous ignorons la détresse des entrepreneurs et leurs salariés
00:16:19face à la folie des prélèvements sociaux et fiscaux de notre pays,
00:16:23ni que nous ignorons les conditions d'inquiétude profondes de nos retraités, nos handicapés,
00:16:28ou la précarité de beaucoup de familles, particulièrement les familles monoparentelles.
00:16:32Pas plus que nous ignorons les difficultés de tous les soignants, salariés, libéraux et du monde médico-social,
00:16:39particulièrement les hôpitaux et nos EHPAD, dont certains sont en train de fermer leurs portes.
00:16:44Bien au contraire, il est temps de dire stop à cette spirale vicieuse qui, depuis plus de 45 ans,
00:16:51nous aspire vers le bois, broyant notre système social.
00:16:55On ne peut pas aller plus loin dans la sottise et l'aveuglement.
00:16:58Fondée sur la répartition alimentée par la reconstruction de la France d'après-guerre,
00:17:04notre système a commencé à se fissurer sur le premier choc pétrolier
00:17:08et ne s'en est jamais remis, faute d'une bonne stratégie.
00:17:12En 1996, une première tentative de sauvetage de la dette, par les ordonnances Juppé,
00:17:18n'a fait que la cristalliser dans la CADES, toujours bien vivante, 30 ans après.
00:17:23Depuis, cette dernière a apuré 400 milliards, soit exactement 13 milliards d'euros par an,
00:17:29juste la somme qui nous manque tous les ans, en raison de la chute concomitante et inoxérable
00:17:35de notre productivité et de nos richesses.
00:17:38Tous les gouvernements de droite et de gauche y ont participé.
00:17:41Aujourd'hui, les cinq branches de la sécurité sociale ne sont financées qu'à 48% par le travail
00:17:47et bientôt, ce ne sera plus que 45%, nous avons totalement fiscalisé la sécurité sociale.
00:17:54Mais comme par ailleurs, la gestion des comptes de l'Etat est elle aussi hors de contrôle,
00:17:58la compensation de l'Etat ne pourra pas avoir lieu, c'est le mur.
00:18:02Vous êtes tous dans le mur, tous ceux qui ont initié le projet du gouvernement
00:18:06comme ceux qui l'ont soutenu. Le bloc central, bien sûr, les LR de l'Assemblée nationale
00:18:12et surtout les LR du Sénat, qui pour sauver quelques postes de députés totalement absents
00:18:18avant, pendant et depuis les débats, ont réécrit à l'identique la copie du gouvernement.
00:18:24Et puis cette gauche socialiste qui fait moins de 2% à la présidentielle
00:18:29et qui peut mourir tranquille après avoir eu son champ du signe.
00:18:33Et quand je dis dans le mur, c'est bien sûr le choc frontal contre le mur de la réalité,
00:18:39mais c'est aussi dans le mur, dans l'épaisseur du mur.
00:18:42Vous savez, comme le petit bonhomme gris Dutilleul dans la nouvelle fantastique de Marcel Aimé,
00:18:48le passe-muraille.
00:18:50Lorsqu'il découvre qu'il a le don de passer les murs sans être vu,
00:18:54M. Dutilleul en profite pour faire des facéties stupides.
00:18:57C'est ainsi qu'a eu lieu le spectacle rocambolesque auquel nous avons assisté
00:19:02avec l'étude du PLF et du PLSS qui, pendant deux mois, ont scandalisé les Français.
00:19:08De nombreux politiques, en trahissant leurs paroles et surtout leurs électeurs,
00:19:12n'ont cessé de passer d'un côté de l'autre du mur de leur conviction jusqu'à l'étourdissement.
00:19:19Mais un jour, et c'est juste ce qui vous arrive, M. Dutilleul a perdu son don.
00:19:23Il est resté à tout jamais bloqué à l'intérieur du mur.
00:19:27Ce mur dans lequel vous serez tous empêtrés jusqu'à la présidentielle.
00:19:33Entre-temps, le Rassemblement national et Marine Le Pen,
00:19:37libres dans leur trajectoire politique et conscients de la situation,
00:19:42préfèrent voter contre votre projet afin que les Français, certes fragilisés,
00:19:46survivent et puissent relancer la productivité et les richesses françaises.
00:19:49Sans entreprises, sans employeurs, sans auto-entrepreneurs, sans indépendants,
00:19:54sans fonctionnaires, sans agriculteurs, la France disparaît peu à peu,
00:19:58et vos financements avec.
00:20:00Il faut impérativement faire ce que vous n'avez jamais osé faire,
00:20:02par exemple pendant un an, geler tout prélèvement supplémentaire,
00:20:06permettre le retour de travail de ces 2 millions d'actifs, jeunes et moins jeunes,
00:20:10qui n'ont aucune activité et qui n'auront aucune retraite.
00:20:14Couper dans les dépenses inusiles, les agences bien sûr, les comités redondants,
00:20:18l'absentéisme des caisses ou les anomalies comptables avérées,
00:20:22revoir la totalité de la gestion numérique de la protection sociale,
00:20:25retracer tous les circuits financiers du prélèvement à la centralisation,
00:20:29de la répartition entre branches jusqu'aux prestations,
00:20:32verrouiller les transferts qui ne sont que des jeux de bonnes taux,
00:20:35recouvrer les 40 milliards d'indus non récupérés, stopper la fraude,
00:20:39et bien sûr, ne réserver les prestations nationales qu'aux étrangers
00:20:43qui ont bien travaillé sur notre sol.
00:20:44C'est urgent. En une année de respiration, nous pourrons faire le point.
00:20:49Après, ce sera réglé. Nous serons aux affaires.
00:20:53Merci Madame la députée.
00:20:56La parole est à présent à Madame Camille Galliard-Migné
00:20:59pour le groupe Ensemble pour la République.
00:21:01Merci Madame la Présidente, Mesdames les Ministres,
00:21:21Monsieur le Ministre, Monsieur le Rapporteur général, mes chers collègues.
00:21:24Nous nous apprêtons aujourd'hui à voter le projet de loi de financement
00:21:28de la sécurité sociale pour l'année 2026, dans un moment tout à fait particulier
00:21:32de notre histoire sociale.
00:21:34Cette année marque en effet les 80 ans de la sécurité sociale.
00:21:38Depuis 1945, la sécurité sociale est bien plus qu'un système de protection.
00:21:43C'est un pacte républicain, fondé sur un principe simple et profondément juste.
00:21:49Chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.
00:21:52C'est un modèle que nous devons protéger.
00:21:56Mais protéger ce modèle suppose aussi de le regarder avec lucidité.
00:22:01En cas de rejet de ce texte, le déficit de la sécurité sociale
00:22:04atteindrait près de 29 milliards en 2026.
00:22:07Refuser de voter ce PLFSS, ce serait donc affaiblir durablement
00:22:11ce bien commun que nous célébrons aujourd'hui.
00:22:15Depuis plusieurs semaines, le débat budgétaire s'est tenu
00:22:18dans un contexte politique exigeant, marqué par l'absence de majorité absolue.
00:22:23Dans ce contexte, la promesse du Premier ministre a été tenue.
00:22:27Le gouvernement a proposé, le Parlement a débattu,
00:22:31le Parlement a amendé et le Parlement vote aujourd'hui.
00:22:35C'est cela, une démocratie parlementaire vivante.
00:22:39Un compromis ne se décrète pas, il se construit.
00:22:42Le Sénat a fait le choix d'adopter une motion de rejet préalable.
00:22:45Ce choix nous ramène aujourd'hui à la version du texte
00:22:48voté la semaine dernière par notre Assemblée.
00:22:51Nous ne rouvrons donc pas le débat.
00:22:54Nous confirmons un vote déjà intervenu,
00:22:57fruit de longues discussions parlementaires.
00:23:00Ce PLFSS est un budget imparfait, de compromis,
00:23:03un budget de transition, un budget de synthèse.
00:23:08Dans ce contexte sans majorité absolue,
00:23:10le groupe Ensemble pour la République a fait un choix clair,
00:23:13celui de la responsabilité.
00:23:14Nous n'avons ni renoncé au débat,
00:23:17ni cédé à la facilité du rejet.
00:23:20Nous avons travaillé, négocié et amendé ce texte
00:23:23pour en préserver l'équilibre et en renforcer l'utilité.
00:23:27Nous avons pris part au débat en refusant les impasses budgétaires,
00:23:30en écartant les mesures injustes
00:23:31et en permettant l'adoption d'avancées concrètes
00:23:34sans fragiliser la soutenabilité de notre modèle social.
00:23:38Ce texte n'est pas un texte subi,
00:23:40c'est un texte construit.
00:23:42Il porte la marque d'un travail parlementaire exigeant,
00:23:46conduit dans un esprit de compromis et de responsabilité par notre groupe.
00:23:51Ne pas voter ce PLFSS ne serait pas un geste neutre,
00:23:54ce serait refuser de soutenir des politiques essentielles
00:23:57pour les Françaises et les Français les plus modestes.
00:23:59Concrètement, cela signifierait pas de nouveaux moyens pour l'hôpital
00:24:03avec l'absence de revalorisation des tarifs hospitaliers
00:24:06et le gel des investissements prévus.
00:24:09Pas de moyens supplémentaires pour les établissements sociaux et médico-sociaux
00:24:12empêchant le recrutement de 4 500 équivalents en plein en EHPAD.
00:24:16Pas de trajectoire crédible pour atteindre les 50 000 solutions
00:24:19dans le champ du handicap à l'horizon 2030.
00:24:22Pas de développement de l'habitat intermédiaire pour nos aînés,
00:24:25pourtant essentiel à une vieillesse digne.
00:24:28Ne pas voter ce PLFSS,
00:24:31ce serait aussi priver l'ensemble des Françaises et des Français,
00:24:34en particulier les plus vulnérables d'entre eux,
00:24:37de droits nouveaux très concrets.
00:24:39Car voter ce texte,
00:24:41c'est aussi permettre de faire de la prévention
00:24:44une priorité pour toutes et tous
00:24:46avec la prise en charge d'accompagnement spécifique
00:24:49pour réduire les risques de maladies chroniques.
00:24:52C'est renforcer la politique vaccinale,
00:24:54c'est mieux lutter contre les déserts médicaux
00:24:56avec la mise en place du réseau France Santé.
00:24:59C'est mieux allouer les moyens dans le champ du handicap
00:25:01avec la réforme de la tarification des établissements
00:25:04pour enfants et jeunes adultes en situation de handicap.
00:25:06C'est améliorer le recouvrement des pensions alimentaires.
00:25:09C'est créer un congé supplémentaire de naissance
00:25:12attendu par de nombreuses familles.
00:25:14C'est sécuriser et simplifier le cumul emploi-retraite.
00:25:18C'est mieux protéger les femmes au monde de la retraite
00:25:20en corrigeant les inégalités liées à la maternité,
00:25:23une mesure attendue de longue date par les partenaires sociaux.
00:25:26Sur les recettes, notre ligne est claire.
00:25:29Nous avons assumé un effort ciblé et temporaire
00:25:32des complémentaires santé,
00:25:34correspondant au remboursement de la hausse
00:25:36des cotisations anticipées l'année dernière
00:25:38qui ne s'est finalement pas traduite
00:25:40par une augmentation du ticket modérateur.
00:25:42Des dispositions ont été votées
00:25:44pour éviter que cet effort ne se répercute
00:25:47sur les assurés.
00:25:48Et nous serons particulièrement vigilants
00:25:50à ce que cela soit respecté.
00:25:53Dans le même temps, nous avons mené des batailles utiles.
00:25:57Nous avons écarté des mesures injustes
00:25:58pour défendre des mesures essentielles
00:26:00pour le pouvoir d'achat des Françaises et des Français.
00:26:02Un engagement constant des députés
00:26:03Ensemble pour la République
00:26:04qui a permis d'obtenir des avancées
00:26:06avec le maintien des exonérations
00:26:08sur les tickets restaurants
00:26:08et la protection du salaire des apprentis.
00:26:11Mes chers collègues,
00:26:12voter ce PLFSS,
00:26:13ce n'est pas approuver chaque ligne sans réserve.
00:26:15C'est faire le choix de la responsabilité,
00:26:17le choix de l'intérêt général,
00:26:18le choix de la protection de notre modèle social.
00:26:21Par fidélité à l'héritage de la sécurité sociale,
00:26:24par respect pour nos concitoyens
00:26:25et par sens du devoir parlementaire,
00:26:27comme la semaine dernière,
00:26:28le groupe Ensemble pour la République
00:26:29votera le projet de loi de financement
00:26:31de la sécurité sociale 2026.
00:26:33Je vous remercie.
00:26:34Merci beaucoup, Madame la députée.
00:26:36La parole est à présent à M. Adrien Clouet
00:26:38pour le groupe La France Insoumise.
00:26:40Merci.
00:26:45Présidente, collègues, ministres,
00:26:55je voudrais partager avec vous
00:26:56la recette de ce PLFSS.
00:26:59Ingrédients.
00:27:00D'abord, préchauffer des macronistes
00:27:01qui perdent les élections,
00:27:03saupoudrer de quelques socialistes
00:27:05en manque de reconnaissance
00:27:06et laisser le MEDEF choisir la cuisson.
00:27:09Voilà ce qui se passe depuis plusieurs semaines
00:27:11dans cet hémicycle.
00:27:13Le bilan, c'est un texte qui coupe
00:27:15plus de 3 milliards d'euros
00:27:17à l'hôpital et aux EHPAD.
00:27:20Et ce, alors que partout dans le pays,
00:27:22dans chaque établissement,
00:27:23des salariés se battent
00:27:24pour la survie de leurs services.
00:27:27Je pense d'ici à l'hôpital de Lombaise
00:27:30où 12 lits sont fermés,
00:27:3120 postes menacés,
00:27:32les salariés font grève pour le défendre.
00:27:34Je pense au groupe hospitalier Bretagne Sud
00:27:36où les salariés font des journées de 6 à 13 heures
00:27:39sans pause avec 3 week-ends de travail d'affilée.
00:27:42Je pense à l'hôpital de Rennes
00:27:43où les assistantes sociales hospitalières
00:27:45sont précarisées et interdites de congé l'été.
00:27:48Je pense à l'hôpital de Tulle,
00:27:49peut-être l'exemple absolu
00:27:51de clochardisation hospitalière
00:27:52puisque l'établissement connaît une pénurie
00:27:54d'essuie-mains, de conteneurs à aiguilles
00:27:57et même de papiers toilettes.
00:28:00Voilà où nous mène la Macronie.
00:28:02Il n'y a plus de papiers toilettes dans les hôpitaux.
00:28:04Alors, certains nous disent
00:28:07ça pourrait être pire.
00:28:08Oui, c'est vrai, on pourrait être tous morts
00:28:10dans l'hiver nucléaire, ce serait pire.
00:28:12Mais le moindre mal, c'est quand même le mal.
00:28:15Et fermer 2 lits d'hôpitaux au lieu de 3,
00:28:17ce n'est pas un compromis.
00:28:18C'est une capitulation pour celles et ceux
00:28:20qui ont été élus pour ouvrir des lits d'hôpitaux.
00:28:25Car la Macronie, le gouvernement
00:28:27et ses bagages accompagnés
00:28:28ont vidé la caisse.
00:28:30Ils et elles ont refusé
00:28:32toutes les propositions des insoumises et des insoumis.
00:28:36Pas de surcotisation sur les très hauts revenus.
00:28:39Même lorsqu'on a proposé de faire cotiser
00:28:40celles et ceux qui gagnent plus de 20 SMIC par mois,
00:28:43vous n'avez pas voulu.
00:28:44Mais qui dans ce pays protège
00:28:46des gens qui gagnent 20 SMIC par mois, franchement ?
00:28:48Aucune contribution,
00:28:51des grandes fortunes, des actionnaires, rien.
00:28:53Donc, pour compenser, vous avez fait l'appel à un ami,
00:28:56en l'espèce, l'État,
00:28:57avec la TVA.
00:28:58D'ailleurs, c'était dit par la ministre juste avant.
00:29:01L'État utilise la TVA,
00:29:03un impôt injuste sur la consommation,
00:29:04pour compenser les cadeaux faits
00:29:06aux grandes entreprises
00:29:07au niveau de la sécurité sociale.
00:29:09Ce qui signifie qu'aujourd'hui,
00:29:11pour celles et ceux qui nous écoutent,
00:29:12vous allez acheter un shampoing à 3 euros
00:29:14au commerce du coin,
00:29:15vous payez 20 centimes à la sécurité sociale
00:29:17via la TVA,
00:29:18qui vient permettre à votre employeur
00:29:19de ne pas payer 20 centimes de cotisation sociale.
00:29:21Et donc, vous payez, vous,
00:29:23un chèque à votre employeur
00:29:24dès que vous faites des courses.
00:29:25Et en plus, ce texte crée trois impôts nouveaux.
00:29:29Assez étonnant pour des gens de droite
00:29:30qui hurlent dès qu'on parle d'un impôt ou d'une taxe,
00:29:32sauf quand il s'agit de faire payer
00:29:34les milieux populaires ou les classes moyennes.
00:29:37Premier impôt,
00:29:38un milliard de taxes sur les complémentaires santé,
00:29:40votées par la Macronie et les socialistes.
00:29:43La ministre nous dit,
00:29:44ce ne sera pas reporté sur les cotisants.
00:29:46Le lendemain, le rapporteur général de la Sécu
00:29:47nous met un amendement disant
00:29:48ouvrons une négociation
00:29:49pour que ce ne soit pas reporté sur les cotisants.
00:29:51Il faudrait peut-être s'accorder,
00:29:52vous êtes au banc, à côté, parlez-vous, n'hésitez pas.
00:29:53Au final, les organismes confirment augmenter la facture.
00:29:5610 euros de plus pour un salarié de 25 ans
00:29:59et jusqu'à 80 euros de plus
00:30:00pour quelqu'un qui dépasse les 70 ans.
00:30:03C'est plumer les assurés sociaux.
00:30:05Deuxième impôt.
00:30:07Deuxième impôt.
00:30:09Une taxe sur les maladies chroniques
00:30:10puisque si vous avez par exemple
00:30:13un diabète de type 2,
00:30:14le gouvernement va vous retirer
00:30:16le statut d'affection de longue durée ordinaire.
00:30:18Non, ce n'est pas faux.
00:30:19Ce n'est pas faux.
00:30:20Il y a d'ailleurs plein d'articles de presse.
00:30:22Visiblement, la presse comprend mieux que vous ce que vous écrivez.
00:30:24Ça nous inquiète beaucoup sur vos compétences.
00:30:25Mais admettons,
00:30:27le cas échéant,
00:30:28si vous avez ce type de pathologie chronique,
00:30:30le gouvernement vous coupera
00:30:31300 euros de remboursement de soins.
00:30:33Troisième taxe.
00:30:34Je n'ai pas le temps de les faire toutes.
00:30:35J'en prendrai trois.
00:30:36Une taxe sur les enfants
00:30:37parce que vous vous dites
00:30:38comment repousser un peu plus loin l'injustice.
00:30:41Si vos jeunes ont entre 14 et 17 ans,
00:30:43les allocs familiales seront réduites.
00:30:44900 euros en moins par an.
00:30:46Et pourquoi faire,
00:30:46à part pourrir la vie des gens,
00:30:47qui est votre obsession depuis maintenant des années,
00:30:49pour financer un congé de naissance
00:30:52dont la ministre a dit
00:30:53qu'on ne peut pas le mettre en place en 2026.
00:30:55Donc vous faites payer les gens en 2026
00:30:56pour ne pas avoir lieu en 2026.
00:30:58Il va où l'argent ?
00:30:59Quel est le sens de ça,
00:31:00à part à nouveau faire les poches aux gens ?
00:31:04C'est la raison pour laquelle
00:31:05aujourd'hui,
00:31:08plus de 50 syndicats
00:31:10sont rassemblés autour de l'Assemblée nationale.
00:31:12Et plusieurs d'entre eux
00:31:13sont aujourd'hui en tribune
00:31:15et nous regardent.
00:31:16Je les en remercie
00:31:17pour leur lutte,
00:31:19pour leur présence
00:31:20et pour être les yeux du peuple
00:31:21sur des députés
00:31:22dont certains veulent s'affranchir
00:31:24de leurs engagements électoraux.
00:31:27Ces syndicats
00:31:28qui ont eu des propos clairs,
00:31:30ils parlent de ce texte comme
00:31:31l'officialisation d'une austérité durable.
00:31:34Je cite Force Ouvrière.
00:31:35Le pire budget de la sécurité sociale
00:31:37passé à 13 voix près.
00:31:39Je cite la CGT.
00:31:41Eh bien, collègues,
00:31:42on peut vivre autrement,
00:31:43on peut vivre bien
00:31:44et on peut même vivre mieux en France.
00:31:47Ça commence par sortir les macronistes
00:31:48leur politique
00:31:49et leur dernier avatar,
00:31:51ce budget ignoble.
00:31:52Collègues,
00:31:53respectez les syndicats,
00:31:54arrêtez de hurler
00:31:54et votez contre ce texte.
00:31:57Merci, monsieur le député.
00:31:59La parole est à présent
00:32:01à madame Sandrine Runel
00:32:02pour le groupe socialiste.
00:32:03Un peu de silence,
00:32:20s'il vous plaît.
00:32:20Merci à l'oratrice
00:32:22de pouvoir commencer.
00:32:24Merci, madame la présidente.
00:32:26Mesdames et messieurs les ministres,
00:32:29monsieur le président de la commission,
00:32:30monsieur le rapporteur général,
00:32:31chers collègues.
00:32:33Il y a sept jours,
00:32:34en nouvelle lecture,
00:32:35notre Assemblée faisait le choix
00:32:36d'adopter ce projet de loi
00:32:37de financement de la sécurité sociale
00:32:39à l'issue d'un débat parlementaire long,
00:32:41exigeant et profondément politique.
00:32:44Ce travail, lui, pourtant,
00:32:46le Sénat l'a refusé.
00:32:48La majorité sénatoriale
00:32:49a préféré rejeter nos avancées
00:32:50plutôt que d'en débattre.
00:32:52Nous voici donc aujourd'hui
00:32:53dans la dernière ligne droite
00:32:54d'une bataille budgétaire
00:32:55qui a opposé l'exigence démocratique
00:32:58du Parlement à la brutalité
00:33:00de l'utilisation du 49.3.
00:33:03Je veux le dire à celles et ceux
00:33:04qui nous interpellent
00:33:05et qui s'en inquiètent.
00:33:07Le texte sur lequel
00:33:08nous nous prononçons aujourd'hui
00:33:10n'a plus rien à voir
00:33:11avec la copie initiale du gouvernement.
00:33:15Ce projet, nous l'avons trouvé brutal,
00:33:18injuste et surtout
00:33:19profondément déséquilibré.
00:33:21Alors nous l'avons combattu
00:33:23et nous l'avons transformé.
00:33:24A l'origine, c'est un texte
00:33:27qui, comme le projet de loi de finances,
00:33:28souffrait d'un manque criant
00:33:29de recettes
00:33:30au détriment du financement
00:33:31de nos services publics,
00:33:33de notre système de santé
00:33:34et de protection sociale.
00:33:36Autrement dit,
00:33:37un texte qui faisait peser
00:33:38l'austérité sur celles et ceux
00:33:40qui en subissent déjà
00:33:41les conséquences.
00:33:43Alors que durant nos débats budgétaires,
00:33:45le Bloc central n'a cessé
00:33:46de s'opposer à la taxe
00:33:47sur les grandes fortunes,
00:33:48pourtant plébiscité
00:33:49par près de 80% des Français,
00:33:52la gauche, elle,
00:33:53est parvenue dans le PLFSS
00:33:54à faire adopter
00:33:56des recettes supplémentaires
00:33:57et à rehausser la CSG
00:33:59sur les revenus du capital
00:34:00pour que ce ne soit pas
00:34:01les plus précaires
00:34:02qui paient, une fois de plus,
00:34:04ce que les macronistes
00:34:05offrent aux plus riches.
00:34:07Notre devoir
00:34:08et notre source de pouvoir
00:34:09en tant que groupe d'opposition
00:34:11dans cette Assemblée
00:34:12sans aucune majorité
00:34:14doit être la négociation
00:34:16et la discussion.
00:34:18Et nous, socialistes,
00:34:19avons mobilisé ce levier
00:34:21pour retirer du PLFSS initial
00:34:23les horreurs
00:34:24que le gouvernement
00:34:25avait réservées aux Français
00:34:26et nous avons arraché
00:34:28ce qui pouvait l'être
00:34:29pour préserver,
00:34:30encore une fois,
00:34:30la santé des Français.
00:34:33L'année blanche,
00:34:34abandonnée.
00:34:35Les tickets restaurants
00:34:36et les chèques vacances
00:34:37des salariés,
00:34:38préservés.
00:34:39Les aides à l'embauche
00:34:40des entreprises
00:34:41des Outre-mer,
00:34:42sauvegardés.
00:34:43Le pouvoir d'achat
00:34:43des entreprises,
00:34:45conservés.
00:34:45Le doublement
00:34:46des franchises médicales,
00:34:48retirés.
00:34:49Le budget de l'hôpital public,
00:34:50renforcé.
00:34:52La réforme des retraites,
00:34:53suspendue.
00:34:55Ces avancées ne sont pas
00:34:56de simples lignes budgétaires
00:34:57dans un tableau d'équilibre.
00:34:59Elles permettent concrètement
00:35:00de préserver notre modèle
00:35:01de protection sociale
00:35:03tel qu'Ambroise Croizet
00:35:04l'imagina il y a maintenant
00:35:0680 ans.
00:35:08Nous, socialistes,
00:35:09refusons que les Français
00:35:10renoncent aux soins
00:35:11à cause d'une hausse
00:35:12des frais de santé.
00:35:13Nous, socialistes,
00:35:15refusons que l'on fasse
00:35:16peser le poids de l'inflation
00:35:17sur le dos des ménages
00:35:18les plus précaires
00:35:19et sur les retraités.
00:35:21Nous, socialistes,
00:35:22refusons que l'hôpital public
00:35:23soit une variable
00:35:24d'ajustement budgétaire.
00:35:26Et nous, socialistes,
00:35:27refusons toujours
00:35:28la réforme brutale
00:35:30des retraites de 2023.
00:35:33Suspendre la réforme
00:35:34des retraites,
00:35:35c'est permettre,
00:35:35ne vous en déplaise,
00:35:36à 3,5 millions de personnes
00:35:38de partir plus tôt
00:35:39à la retraite.
00:35:41Pour les générations 64
00:35:43à 68,
00:35:44cela représente
00:35:453 mois
00:35:45de labeur épargné
00:35:47et 3 mois
00:35:48de vie retrouvée.
00:35:50Et une fois encore,
00:35:51c'est grâce
00:35:51à la détermination
00:35:53dont seuls
00:35:54les socialistes
00:35:54ont fait preuve
00:35:55que cette suspension
00:35:56s'appliquera
00:35:57à tous les assurés,
00:35:59dont ceux
00:35:59en carrière longue,
00:36:00ceux de Saint-Pierre
00:36:01et Miquelon
00:36:01et de Mayotte,
00:36:02que le gouvernement
00:36:03avait initialement
00:36:04omis dans la lettre
00:36:05rectificative.
00:36:07Et pour la prise en compte
00:36:08de la pénibilité
00:36:09au travail,
00:36:09pour le droit
00:36:10à la retraite
00:36:10en bonne santé
00:36:11et pour que la volonté
00:36:12populaire soit enfin
00:36:13entendue,
00:36:14suspendre cette réforme
00:36:15injuste était une priorité
00:36:17et notre vote
00:36:19nous oblige.
00:36:20Enfin,
00:36:21voter SPLFSS,
00:36:22c'est permettre
00:36:23aux femmes
00:36:23de bénéficier
00:36:25de deux avancées majeures,
00:36:27l'introduction
00:36:27d'un nouveau congé
00:36:28de naissance
00:36:29et la prise en compte
00:36:30des trimestres
00:36:30de maternité,
00:36:32dont l'ouverture
00:36:32des droits
00:36:32aux débats anticipés
00:36:34pour carrière longue.
00:36:35Parce que l'accueil
00:36:36d'un enfant
00:36:37traîne bien trop souvent
00:36:38des disparités
00:36:38de revenus
00:36:39et de pensions
00:36:40entre les hommes
00:36:41et les femmes.
00:36:42Ces réformes
00:36:43sont attendues
00:36:44par la société.
00:36:45Nous devons
00:36:46continuer le combat,
00:36:47continuer à nous mobiliser
00:36:48pour une réelle
00:36:48égalité salariale
00:36:49et pour une revalorisation
00:36:51ambitieuse
00:36:52de ce nouveau
00:36:52congé de naissance.
00:36:54Alors,
00:36:54chers collègues,
00:36:56en votant ce texte
00:36:56aujourd'hui,
00:36:58nous faisons le choix
00:36:59d'une gauche utile,
00:37:01d'une gauche qui protège,
00:37:02d'une gauche qui ne crie pas,
00:37:04d'une gauche qui se bat
00:37:05pour améliorer
00:37:06et transformer
00:37:07le quotidien
00:37:07des Françaises
00:37:08et des Français.
00:37:10En votant ce texte,
00:37:12nous votons
00:37:12pour préserver
00:37:13la santé
00:37:14et le pouvoir d'achat
00:37:15des Français.
00:37:16Je vous remercie.
00:37:17Merci beaucoup,
00:37:18Madame la députée.
00:37:21La parole est à présent
00:37:22Madame Justine Gruet
00:37:23pour le groupe
00:37:23Droite Républicaine.
00:37:26Madame la Présidente,
00:37:31Mesdames,
00:37:32Messieurs les Ministres,
00:37:33Monsieur le Président
00:37:34de la Commission
00:37:35des Affaires Sociales,
00:37:36Monsieur le Rapporteur
00:37:36Général,
00:37:37chers collègues,
00:37:38alors que les moments
00:37:39charnières se succèdent
00:37:40dans cet hémicycle,
00:37:41nous voici arrivés
00:37:42au vote final
00:37:43sur le PLFSS.
00:37:45Après des semaines
00:37:45de travaux parlementaires,
00:37:47malgré une assemblée
00:37:48profondément divisée,
00:37:49nous avons aujourd'hui
00:37:50la responsabilité
00:37:51de doter la France
00:37:52d'un budget
00:37:53de la sécurité sociale.
00:37:54Le texte qui nous est soumis
00:37:58illustre une fois encore
00:38:00les limites d'un système
00:38:01arrivé au bout
00:38:02de sa logique.
00:38:04Notre sécurité sociale
00:38:05a été conçue
00:38:06il y a près de 80 ans
00:38:07dans un contexte
00:38:08démographique,
00:38:09économique et sanitaire
00:38:11qui n'a plus rien à voir
00:38:12avec celui
00:38:13que nous connaissons
00:38:14aujourd'hui.
00:38:15Or,
00:38:15nous continuons
00:38:16de regarder le passé
00:38:17avec nostalgie,
00:38:18comme si c'était mieux avant,
00:38:20et nous empilons
00:38:20des petites mesures
00:38:21pour masquer
00:38:22des réformes structurelles
00:38:24nécessaires.
00:38:25Au sein de la droite républicaine,
00:38:27notre choix est clair.
00:38:28Nous voulons nous tourner
00:38:29vers l'avenir,
00:38:30avec lucidité
00:38:31et responsabilité,
00:38:33car c'est le rôle
00:38:33de tout homme
00:38:34et de toute femme
00:38:35politique.
00:38:37Notre volonté repose
00:38:38sur un principe simple.
00:38:40Pour augmenter durablement
00:38:41les recettes publiques,
00:38:42il faut d'abord
00:38:43augmenter le nombre
00:38:44de Français qui travaillent,
00:38:46notamment chez les jeunes
00:38:47et chez les seniors.
00:38:48Plus de travail,
00:38:49c'est plus de richesses créées,
00:38:51plus de cotisations
00:38:52et donc un financement
00:38:54plus solide
00:38:54de notre modèle social.
00:38:57Dans le même temps,
00:38:58cette volonté assume
00:38:59la nécessité
00:38:59de maîtriser les dépenses
00:39:01en recentrant
00:39:01la sécurité sociale
00:39:03sur ses missions
00:39:04essentielles.
00:39:05Il s'agit de poursuivre
00:39:06la solidarité,
00:39:07mais de mettre fin
00:39:08à l'assistanat,
00:39:09de réduire
00:39:10les coûts administratifs
00:39:11inutiles
00:39:11et de lutter fermement
00:39:13contre la fraude,
00:39:14valoriser le travail
00:39:16sous toutes ses formes.
00:39:17Il s'agit également
00:39:18de mettre fin
00:39:19à l'octroi de droits
00:39:20à des personnes
00:39:21qui n'ont jamais
00:39:21cotisé dans notre pays.
00:39:23Il est tout aussi
00:39:24indispensable
00:39:25de faire enfin
00:39:26de la prévention
00:39:27une priorité absolue
00:39:28si nous voulons
00:39:29améliorer la santé
00:39:30de nos concitoyens
00:39:31et diminuer
00:39:32nos dépenses de santé.
00:39:34C'est ainsi
00:39:34que l'on garantira
00:39:35à la fois l'efficacité,
00:39:37la justice
00:39:38et la pérennité
00:39:39de notre système.
00:39:41Revenons à ce PLFSS.
00:39:43Nous avons dit clairement
00:39:44que le projet initial
00:39:45était pour nous
00:39:46inacceptable.
00:39:48Cette ligne,
00:39:49nous l'avons défendue
00:39:50avec beaucoup de force
00:39:50tout au long
00:39:51de ces débats.
00:39:52Ce PLFSS ne répond pas
00:39:54aux défis majeurs
00:39:55qui exigent bien plus
00:39:56qu'un ajustement
00:39:57annuel des comptes.
00:39:59Vous le savez,
00:39:59Madame la Ministre,
00:40:01nous appelons depuis longtemps
00:40:02à une programmation
00:40:03pluriannuelle
00:40:04des finances sociales.
00:40:05On ne réforme pas
00:40:06un pilier de la République
00:40:07à coût de textes annuels,
00:40:09sans vision,
00:40:10sans cap,
00:40:11sans trajectoire.
00:40:12Oui,
00:40:13une réforme en profondeur
00:40:14est nécessaire.
00:40:16Oui,
00:40:16elle devra être structurelle.
00:40:19Oui,
00:40:19elle devra être menée
00:40:20avec courage
00:40:21et responsabilité
00:40:22à l'horizon 2027.
00:40:23Pour autant,
00:40:24dans la situation actuelle,
00:40:26soyons lucides.
00:40:27Le budget idéal
00:40:28est un budget impossible.
00:40:30Mais le compromis
00:40:31n'est pas la compromission.
00:40:33Ce budget comporte encore
00:40:34des hausses d'impôts
00:40:35et de taxes,
00:40:36bien que largement réduites
00:40:37par notre mobilisation,
00:40:39mais des hausses
00:40:40de taxes tout de même.
00:40:41Il ne comporte
00:40:42aucune économie durable,
00:40:43réduisant les déficits
00:40:45et assurant le financement
00:40:46pérenne de nos services publics.
00:40:48Et le sujet des retraites
00:40:49est, lui,
00:40:50loin d'être réglé.
00:40:52Vous pourriez donc
00:40:53vous attendre
00:40:53à notre opposition,
00:40:54mais nous ne sommes pas
00:40:55dans une attitude populiste.
00:40:57Nous savons que l'absence
00:40:58de budget conduirait
00:40:59à priver de moyens supplémentaires.
00:41:02Nos hôpitaux,
00:41:02nos EHPAD,
00:41:04nos soignants,
00:41:04ce n'est pas une option réaliste.
00:41:06Rappelons-le,
00:41:07sans budget,
00:41:08l'ONDAM,
00:41:08c'est-à-dire l'objectif
00:41:09de dépenses,
00:41:10est fixé à 0%.
00:41:11Et nous courions le risque,
00:41:13comme cette année,
00:41:14d'un blocage
00:41:15ou d'un décalage
00:41:16de la revalorisation,
00:41:17notamment des professionnels libéraux
00:41:19comme les kinésithérapeutes.
00:41:21Et puis,
00:41:22tout compte fait,
00:41:23nous avons travaillé
00:41:23depuis des semaines
00:41:24pour mieux considérer
00:41:26nos soignants,
00:41:27en établissement
00:41:28ou en libéral,
00:41:29protéger celles et ceux
00:41:30qui travaillent
00:41:31et qui ont travaillé
00:41:32toute leur vie
00:41:32pour préserver
00:41:33le dynamisme économique
00:41:35de la France.
00:41:35C'est pourquoi notre groupe
00:41:37s'abstiendra majoritairement
00:41:39sur le vote
00:41:39de ce PLFSS.
00:41:41Dès demain,
00:41:42nous poursuivrons
00:41:43le travail parlementaire
00:41:44pour préparer
00:41:45des réformes indispensables.
00:41:47Moderniser notre sécurité sociale
00:41:49en faisant en sorte
00:41:50que les cinq branches
00:41:51fonctionnent moins
00:41:52en silo.
00:41:53Simplifier le quotidien
00:41:54de nos soignants.
00:41:56Financer réellement
00:41:57la branche autonomie
00:41:58pour prendre soin
00:41:59de nos aînés.
00:42:00Favoriser la prévention
00:42:01des pathologies chroniques.
00:42:03Donner de la prévisibilité
00:42:04avec la pluriannualité.
00:42:08Lutter résolument
00:42:09contre la fraude sociale.
00:42:10C'est toujours donner raison
00:42:11à ceux qui respectent
00:42:12les règles.
00:42:13Réformer le travail
00:42:14et non uniquement
00:42:15les retraites.
00:42:17C'est notre seule ambition.
00:42:19Faire oeuvre utile
00:42:20pour les Français.
00:42:21En attendant
00:42:22les grands choix
00:42:22de 2027,
00:42:24sortons des postures
00:42:25politiciennes.
00:42:26Soyons à la hauteur
00:42:27de la confiance
00:42:28que les Français
00:42:29placent en nous.
00:42:31En 1994,
00:42:32Simone Veil
00:42:33nous rappelait
00:42:33avec justesse
00:42:34que la sécurité sociale
00:42:36n'est pas un acquis
00:42:37définitif.
00:42:38Que la protéger
00:42:39exige non pas
00:42:40l'immobilisme
00:42:41mais le courage
00:42:42de la responsabilité
00:42:43afin de garantir
00:42:45sa pérennité
00:42:46pour les générations futures.
00:42:48Je vous remercie.
00:42:48Merci beaucoup
00:42:49Madame la députée.
00:42:51La parole est à présent
00:42:53Madame Cyrielle Châtelain,
00:42:54présidente du groupe
00:42:55Écologiste et Social.
00:42:56Merci Madame la Présidente,
00:43:07Mesdames et Messieurs
00:43:08les ministres,
00:43:08chers collègues.
00:43:10La mobilisation
00:43:11des travailleuses
00:43:11et des travailleurs
00:43:12et le débat parlementaire
00:43:14ont permis
00:43:14de supprimer
00:43:15les nombreuses
00:43:15horreurs de ce budget.
00:43:17C'est la première ligne
00:43:18du communiqué de presse
00:43:19de la CGT
00:43:20après l'adoption
00:43:22du budget de loi
00:43:23de la sécurité sociale.
00:43:24Alors moi la première pensée
00:43:26que j'ai
00:43:27c'est aux militants
00:43:28syndicalistes,
00:43:29aux travailleurs
00:43:30qui se sont mobilisés
00:43:31et ceux qui sont encore
00:43:32en train de se mobiliser
00:43:33parce qu'ils ne demandent plus
00:43:34parce que c'est leur rôle.
00:43:36Mais nous devons
00:43:37leur reconnaître
00:43:38quel que soit notre vote
00:43:39que tout ce que nous avons
00:43:41pu supprimer
00:43:41nous l'avons supprimé
00:43:43parce qu'ils étaient mobilisés.
00:43:45Toutes les horreurs
00:43:45qui ont été enlevées
00:43:46elles n'ont pas été enlevées
00:43:47seulement parce qu'il y avait
00:43:49une majorité
00:43:49dans cette assemblée
00:43:51mais parce qu'il y avait
00:43:52une majorité
00:43:52dans la société.
00:43:53Oui il n'y avait pas
00:43:55de majorité
00:43:55pour désindexer
00:43:57les pensions de retraite.
00:43:58Oui il n'y avait pas
00:43:58de majorité
00:43:59pour geler les prestations
00:44:00sociales
00:44:01et geler les pensions
00:44:02de retraite
00:44:03et je pense que nous devons
00:44:04saluer l'ensemble
00:44:05de leur travail
00:44:06de la CGT
00:44:07de la CFDT
00:44:09de force ouvrière
00:44:10parce que quelle que soit
00:44:11leur position
00:44:12oui ce que nous avons
00:44:14enlevé
00:44:14nous le devons
00:44:15à leur mobilisation.
00:44:17De la même manière
00:44:18nous devons saluer
00:44:19la fédération hospitalière
00:44:20de France
00:44:21qui s'est mobilisée
00:44:22pour défendre
00:44:23les hôpitaux
00:44:23pour défendre
00:44:24leur métier
00:44:24pour défendre
00:44:25leurs patients
00:44:26parce que
00:44:27oui la fédération
00:44:28hospitalière de France
00:44:29le dit clairement
00:44:30l'augmentation
00:44:31de ce budget
00:44:32à presque 3,3%
00:44:34c'est ce qui va
00:44:35permettre aux hôpitaux
00:44:36d'assurer le minimum
00:44:37vital.
00:44:38Est-ce que le minimum
00:44:39vital c'est suffisant ?
00:44:40Non.
00:44:41Mais est-ce que
00:44:41c'est négligeable ?
00:44:42Rien.
00:44:43C'est exactement
00:44:44ce que la fédération
00:44:45hospitalière a écrit
00:44:46dans un mail
00:44:47qu'elle a adressé
00:44:48à tous les députés.
00:44:49Alors moi ce que je veux dire
00:44:50et oui je le dis avec passion
00:44:51mais parce que
00:44:52c'est un vote
00:44:53qui a été pris en conscience
00:44:54c'est que
00:44:55en vrai je veux éviter
00:44:56les grands moments
00:44:57d'éloquence
00:44:58ce n'est pas
00:44:59un grand budget
00:45:00c'est un tout petit budget
00:45:01ce ne sont pas
00:45:02des grandes victoires
00:45:04il n'y a aucune
00:45:04grande victoire
00:45:05dans ce texte
00:45:06c'est un petit budget
00:45:08mais je pense
00:45:09que nous devons
00:45:10la transparence
00:45:11sur ce que contient
00:45:12exactement
00:45:13ce budget
00:45:14parce que
00:45:15j'ai vu
00:45:15et j'ai lu
00:45:16beaucoup de choses
00:45:16ce week-end
00:45:17et je pense
00:45:18qu'il y a des choses
00:45:19qu'on doit dire
00:45:19en transparence
00:45:20non ce budget
00:45:21ne contient pas
00:45:22la suppression
00:45:23de la prime de Noël
00:45:24oui ce débat
00:45:26c'est un débat
00:45:27du PLF
00:45:27c'est factuel
00:45:28non ce budget
00:45:30ne contient pas
00:45:31la suppression
00:45:32de la majoration
00:45:33des allocations
00:45:34familiales
00:45:35elle ne l'empêche pas
00:45:36mais elle ne le contient pas
00:45:38ça veut dire
00:45:39chèque collègue
00:45:40que le combat
00:45:40et la bataille
00:45:41il continue
00:45:42mesdames et messieurs
00:45:43du gouvernement
00:45:44je le dis
00:45:44sur ce sujet
00:45:45vous ne devez pas
00:45:47pénaliser les familles
00:45:48la bonification
00:45:49pour les enfants
00:45:50de plus de 14 ans
00:45:51ne doit pas
00:45:52être supprimée
00:45:53c'est un impératif
00:45:54et je sais
00:45:55que nous pourrons
00:45:56nous appuyer
00:45:58sur toute la gauche
00:45:59toute la gauche
00:45:59pour dire que non
00:46:00nous refusons
00:46:01que les familles
00:46:02voient leur bonification
00:46:03sacrifiée
00:46:04bien évidemment
00:46:05que c'est non
00:46:05qu'est-ce qu'il y a aussi
00:46:07mais qu'est-ce qu'il y a aussi
00:46:08dans ce texte
00:46:09il y a aussi
00:46:10une augmentation
00:46:11du budget
00:46:12de la sécurité sociale
00:46:13nous en revenons
00:46:14mais oui
00:46:14le budget
00:46:15pour 2025
00:46:16était de 265,9 milliards
00:46:19aujourd'hui
00:46:20celui qu'on vote
00:46:21est de 274,4 milliards
00:46:24pour avoir
00:46:25les moyens constants
00:46:25c'était 275 milliards
00:46:28on est effectivement
00:46:29quasiment
00:46:30à la couverture
00:46:30des moyens constants
00:46:31je le redis
00:46:32ce n'est pas suffisant
00:46:33nous voulions plus
00:46:35mais en fait
00:46:35est-ce que nous voulons
00:46:36vraiment
00:46:36en rejetant ce texte
00:46:38demander aux soignants
00:46:40de faire la même chose
00:46:41avec moins d'argent
00:46:42de faire face
00:46:43à l'inflation
00:46:44avec moins d'argent
00:46:45c'est ça
00:46:46la question
00:46:46que nous devons
00:46:47nous poser
00:46:48et donc
00:46:50ce vote-là
00:46:50je sais qu'il est en partie
00:46:52pas compris
00:46:53mais je pense
00:46:54que nous pouvons avoir
00:46:54un débat factuel
00:46:55et comme j'ai dit
00:46:56qu'il y a l'effet
00:46:57par exemple
00:46:57oui
00:46:57dans ce budget
00:46:58il y a la taxe
00:46:59sur les complémentaires santé
00:47:01et bien cette taxe
00:47:02je pense que nous pouvons
00:47:03remercier nos amis
00:47:04des républicains
00:47:04qui ne sont pas nos amis
00:47:05d'ailleurs nos collègues
00:47:06des républicains
00:47:07puisque cette taxe
00:47:08nous la devons
00:47:09qu'ils ont préféré
00:47:10taxer tous les français
00:47:11plutôt que de taxer
00:47:13les hauts patrimoines
00:47:15avec une augmentation
00:47:16de la CSG
00:47:16ceux qui crient
00:47:17au hold-up fiscal
00:47:18sont ceux
00:47:19en fait
00:47:19qui le creusent
00:47:20donc oui
00:47:21effectivement
00:47:21il reste la taxe
00:47:22sur les mutuelles
00:47:23il reste la question
00:47:24des arrêts de travail
00:47:25sur lesquels
00:47:26nous nous sommes opposés
00:47:27sur lesquels
00:47:27nous continuons
00:47:28à nous opposer
00:47:28et qui fait que
00:47:29jamais nous ne pourrons
00:47:30voter pour ce texte
00:47:32car il reste des mesures
00:47:33que nous combattons fortement
00:47:34et enfin
00:47:35je veux dire deux choses
00:47:36très clairement
00:47:36si rejeter ce texte
00:47:38avait fait tomber
00:47:39le gouvernement
00:47:40je l'aurai rejeté
00:47:41voilà
00:47:42je pense que
00:47:43Sébastien Lecornu
00:47:44doit tomber
00:47:44mais il a dit
00:47:45clairement
00:47:46il ne le démissionnera pas
00:47:48je pense que
00:47:49le 49-3
00:47:49n'a pas été activé
00:47:51le 49-3
00:47:52n'a pas été activé
00:47:53le gouvernement
00:47:54n'a pas remis
00:47:55sa responsabilité
00:47:56sur ce texte
00:47:57donc il faut arrêter
00:47:58de dire que
00:47:59s'il était rejeté
00:48:00s'il était rejeté
00:48:00Sébastien Lecornu
00:48:01restait au gouvernement
00:48:02et passé par des cresses
00:48:04que nous avions évitées
00:48:05deuxième chose
00:48:06la bataille continue
00:48:07oui il y a une bataille
00:48:08sur le budget
00:48:09qui va arriver
00:48:10oui là-dessus
00:48:11je vous le dis
00:48:11mesdames et messieurs
00:48:12du gouvernement
00:48:13il n'y a pas
00:48:14de compromis possible
00:48:15nous ne négocierons pas
00:48:16un budget
00:48:17qui est profondément
00:48:18inacceptable
00:48:19qui sacrifie
00:48:20la transition écologique
00:48:21qui demande encore
00:48:22des efforts aux professeurs
00:48:23qui s'inscrit
00:48:24l'insertion
00:48:24par l'activité économique
00:48:26sur le budget
00:48:27ça sera un grand non
00:48:28et sur la censure
00:48:29ça sera un grand oui
00:48:30merci madame la présidente
00:48:33de groupe
00:48:34la parole est à présent
00:48:35monsieur Philippe Vigier
00:48:36pour le groupe démocrate
00:48:37madame la présidente
00:48:54mesdames les ministres
00:48:57monsieur le ministre
00:48:58monsieur le président
00:48:58de la commission
00:48:59monsieur le rapporteur
00:49:00général du budget
00:49:01le groupe démocrate
00:49:05à l'unanimité
00:49:06votera en faveur
00:49:08de ce PLFSS
00:49:09nous le ferons
00:49:11parce que
00:49:11c'est le fruit
00:49:12d'un travail parlementaire
00:49:13n'en déplaise à certains
00:49:14j'écoutais d'ailleurs
00:49:15le chef de cuisine
00:49:16Adrien Clouet
00:49:17tout à l'heure
00:49:17pour lequel
00:49:18je ne donnerais même pas
00:49:20le premier macaron
00:49:20et quelque part
00:49:22je lisais
00:49:23un peu de tristaine
00:49:24dans ses propos
00:49:25parce que
00:49:27il est vrai que
00:49:28la motion de rejet
00:49:29ressemblait plus
00:49:30à un champ du signe
00:49:31qu'à autre chose
00:49:31j'ai d'ailleurs pu voir
00:49:32que la présidente Pannot
00:49:33à peine plus de 5 minutes
00:49:35après avoir démarré
00:49:36son intervention
00:49:36s'est arrêtée
00:49:37comme si
00:49:38vous aviez quelques regrets
00:49:39en vous disant
00:49:40comment on va l'expliquer demain
00:49:41à nos compatriotes
00:49:43qu'avec une motion
00:49:44de rejet préalable
00:49:45on va mettre à la poubelle
00:49:47deux mois de travail parlementaire
00:49:48avec un budget
00:49:49qui n'est pas
00:49:50un budget de récession
00:49:51qui n'est pas
00:49:53un budget de récession
00:49:54mais qui est un budget
00:49:55dans lequel
00:49:55il y a plus de moyens
00:49:56alors évidemment
00:49:57cet équilibre
00:49:58que nous avons trouvé
00:49:59ce compromis
00:50:00avec vous
00:50:01mesdames, messieurs
00:50:02les ministres
00:50:03et oui
00:50:04ne vous en déplaise
00:50:05ça n'est pas non plus
00:50:06le texte du gouvernement
00:50:07et oui
00:50:10mais ça vous fait rire
00:50:11mais la difficulté
00:50:12c'est que
00:50:12ne le découvrez pas
00:50:14et d'ailleurs
00:50:14je lis un peu
00:50:15de la tristesse
00:50:16dans cela
00:50:17parce que ça aurait été
00:50:18tellement plus simple
00:50:19de voir comment
00:50:20vous alliez transformé
00:50:21ce PLFSS
00:50:22en une motion
00:50:23naturellement
00:50:24pour essayer
00:50:24de renverser un gouvernement
00:50:25le travail parlementaire
00:50:27l'a emporté
00:50:27alors
00:50:28ce compromis
00:50:29si vous croyez
00:50:31qu'il nous satisfait
00:50:31complètement
00:50:32mais vous êtes
00:50:33dans l'erreur totale
00:50:34mais ce compromis
00:50:35c'était pour nous
00:50:36le seul moyen
00:50:37de faire en sorte
00:50:38que l'on puisse
00:50:39dire à nos hôpitaux
00:50:41voilà
00:50:41la feuille de route
00:50:42pour 26
00:50:43vous l'avez
00:50:43et c'est plus d'argent
00:50:44dire à nos soignants
00:50:46la feuille de route
00:50:46pour 26
00:50:47vous la connaissez
00:50:48de dire à nos aînés
00:50:49la feuille de route
00:50:50vous la connaissez
00:50:51de dire à nos retraités
00:50:52la feuille de route
00:50:55que vous la connaissez
00:50:55parce que
00:50:56vous avez tellement
00:50:57alimenté les peurs
00:50:58les heurts
00:50:59pendant des semaines
00:50:59bien aidées par vos amis
00:51:00d'en face d'ailleurs
00:51:01mais bon
00:51:01monsieur Michaud a disparu
00:51:03c'est bien dommage
00:51:03il nous avait promis
00:51:0510 milliards
00:51:05et on ne les a pas retrouvés
00:51:06alors vous dire que
00:51:08pour autant
00:51:09chers collègues
00:51:10il y a un sujet
00:51:11dont on ne sentira pas
00:51:12les uns et les autres
00:51:13sans se pencher
00:51:14sur l'avenir
00:51:15et je vous le dis
00:51:16mesdames, messieurs les ministres
00:51:17pour moi
00:51:18c'est comment dans cette crise
00:51:19comme dirait très bien
00:51:20mon collègue Jean-Carles Grelier
00:51:22on arrive à planter
00:51:23le décor
00:51:24pour faire en sorte
00:51:25que demain
00:51:26on ait un nouveau modèle
00:51:27de sécurité sociale
00:51:28c'est ça l'enjeu
00:51:30auquel nous sommes confrontés
00:51:31c'est ça l'enjeu
00:51:32que nous devons
00:51:33nous semble-t-il
00:51:34tous relever
00:51:35pour faire en sorte
00:51:36que tous ces mots
00:51:37qu'on a prononcés
00:51:38comment on va réorganiser
00:51:40ce système de santé
00:51:41il y a ceux qui disent
00:51:42toujours plus
00:51:43nous nous disons
00:51:44toujours mieux
00:51:45et toujours mieux
00:51:46c'est quoi
00:51:47c'est de l'efficience
00:51:48l'efficience
00:51:49ça n'est pas le rationnement
00:51:50est-ce que lorsqu'il y a
00:51:51300 milliards d'euros
00:51:52de dépenses
00:51:53on ne peut pas faire
00:51:543 milliards d'euros
00:51:54d'économies
00:51:55pour mieux soigner
00:51:56ceux qui s'éloignent
00:51:57du soin
00:51:58mieux soigner
00:51:59celles et ceux
00:52:00qui sont victimes
00:52:01de la diversification médicale
00:52:02faire en sorte
00:52:03que la financiarisation
00:52:04soit pas un mot prononcé
00:52:06mais justement
00:52:07un objectif atteint
00:52:08faire en sorte
00:52:08que les fraudes
00:52:09toutefois
00:52:10toujours décriées ici
00:52:11et bien
00:52:12en fait
00:52:13on y mette fin
00:52:13que cette diversification médicale
00:52:15je le disais
00:52:16on arrive à trouver
00:52:17des solutions pérennes
00:52:18que ces dépassements d'honoraires
00:52:19que vous connaissez tous
00:52:21en explosion
00:52:23on soit capable
00:52:24de les modérer
00:52:25que ces ALD
00:52:26explosant
00:52:27elles aussi
00:52:27dans leur nombre
00:52:28on soit capable
00:52:29justement
00:52:30de mieux les encadrer
00:52:31et puis
00:52:32il y a le sujet
00:52:33des retraites
00:52:33alors vous devez lire
00:52:34un peu de regret
00:52:35qu'en votant ce texte
00:52:38c'est la suspension
00:52:39de la réforme de retraite
00:52:40tout ce qui nous est
00:52:41volé 3 mois de vie
00:52:41mais on range justement
00:52:433 mois de vie
00:52:43puisque cette suspension
00:52:44elle devient efficiente
00:52:46moi j'ai encore un regret
00:52:47sur le fait que
00:52:48la jeunesse
00:52:49où est-elle
00:52:50dans ce projet
00:52:51insuffisamment
00:52:52me semble-t-il
00:52:53cette jeunesse
00:52:54la gemelle génération
00:52:55à qui nous léguons
00:52:56les 3600 milliards d'euros
00:52:57de dettes
00:52:58cette génération
00:52:59elle nous regarde
00:53:00et là
00:53:01c'est pas uniquement
00:53:01d'être sur des acquis
00:53:02mais les acquis
00:53:03il faut les faire évoluer
00:53:04parce que cette jeunesse
00:53:05on lui doit un message
00:53:06et vous dire enfin
00:53:08que lorsqu'on passe
00:53:09à nos aînés
00:53:10au mur du vieillissement
00:53:11ce mur du vieillissement
00:53:12de la cinquième branche
00:53:13toujours annoncé
00:53:15insuffisamment financé
00:53:16c'est un défi
00:53:17vous l'avez bien compris
00:53:18entre les générations
00:53:20alors pour conclure
00:53:21j'espère que
00:53:22ceux qui s'étaient
00:53:23réfugiés dans l'abstention
00:53:25avec l'abstention
00:53:26pour seul horizon
00:53:27et bien
00:53:28cet horizon changera
00:53:30et deviendra
00:53:31une adhésion
00:53:32parce qu'il n'y a pas
00:53:33d'autre choix
00:53:34que de donner un budget
00:53:35à la sécurité sociale
00:53:36et avec fierté
00:53:37vous pourrez dire
00:53:38que nous l'avons fait
00:53:39tous ensemble
00:53:39certes imparfait
00:53:41mais ce budget
00:53:42me semble-t-il
00:53:43est une réussite collective
00:53:44savourons-le ensemble
00:53:46merci monsieur le député
00:53:49la parole est à présent
00:53:50à madame Nathalie Collin-Eusterlet
00:53:52pour le groupe
00:53:53Horizon et Indépendant
00:53:54Madame la Présidente
00:54:04Mesdames, Messieurs les Ministres
00:54:05Monsieur le Président
00:54:07de la Commission des Affaires Sociales
00:54:08Monsieur le Rapporteur Général
00:54:09Mes chers collègues
00:54:10Nous examinons aujourd'hui
00:54:12en lecture définitive
00:54:13le projet de loi de financement
00:54:14de la sécurité sociale
00:54:15pour 2026
00:54:16au terme d'une navette parlementaire
00:54:19lourde d'enseignement
00:54:20Ce moment appelle
00:54:21de notre part
00:54:22de la responsabilité
00:54:23et surtout
00:54:24de la sincérité
00:54:25Le PLFSS
00:54:27n'est pas un simple
00:54:27document comptable
00:54:28il a vocation
00:54:29à permettre
00:54:30d'assurer le financement
00:54:31et la pérennité
00:54:32de notre modèle social
00:54:33qui est un pacte
00:54:34entre les générations
00:54:35entre actifs
00:54:37et retraités
00:54:37entre ceux qui sont
00:54:39en bonne santé
00:54:39et ceux qui sont malades
00:54:41Ce pacte repose
00:54:42sur une promesse collective
00:54:43celle de mutualiser
00:54:45nos forces
00:54:45pour mieux tenir
00:54:46dans le temps
00:54:46Or
00:54:47le texte
00:54:48que nous devons voter
00:54:49aujourd'hui
00:54:50ne tient pas cette promesse
00:54:51Le projet initial
00:54:52du gouvernement
00:54:53chacun s'en souvient
00:54:54partait d'un constat lucide
00:54:55Sans mesures nouvelles
00:54:57le déficit
00:54:57de la sécurité sociale
00:54:58aurait atteint
00:54:59près de 29 milliards d'euros
00:55:00Pour y faire face
00:55:02le projet initial
00:55:03proposait donc
00:55:04plus de 11 milliards d'efforts
00:55:05et visait un déficit ramené
00:55:07à 17,5 milliards
00:55:08en 2026
00:55:10Les propositions
00:55:11du gouvernement
00:55:11étaient difficiles
00:55:12certaines contestables
00:55:14mais elles avaient
00:55:15le mérite
00:55:15d'assumer
00:55:15la réalité des comptes
00:55:17Au fil des lectures
00:55:19ce cap s'est
00:55:19progressivement effacé
00:55:20La première lecture
00:55:22à l'Assemblée nationale
00:55:23a supprimé
00:55:23la quasi-totalité
00:55:24des mesures
00:55:25de maîtrise des dépenses
00:55:26et introduit
00:55:27une hausse
00:55:27de la fiscalité
00:55:28avec notamment
00:55:29l'augmentation
00:55:30de la CSG
00:55:31sur les revenus
00:55:31du patrimoine
00:55:32Face à de telles
00:55:33divergences
00:55:34avec le Sénat
00:55:35la commission
00:55:35mixte paritaire
00:55:36n'a pu aboutir
00:55:37et la nouvelle lecture
00:55:38à l'Assemblée
00:55:39n'a au final
00:55:40corrigé que très partiellement
00:55:41les déséquilibres
00:55:42introduits
00:55:43lors de la première lecture
00:55:44Il n'y a donc
00:55:45aucune ambiguïté
00:55:46sur les conséquences
00:55:47du texte
00:55:48qui nous est présenté
00:55:48aujourd'hui
00:55:49Plus de 9 milliards
00:55:50d'euros
00:55:50de dépenses supplémentaires
00:55:51par rapport
00:55:52au projet initial
00:55:53un déficit
00:55:54de la sécurité sociale
00:55:55porté à plus
00:55:56de 25 milliards
00:55:56d'euros
00:55:57avant transfert
00:55:58et un retour
00:55:59à l'équilibre
00:55:59en 2029
00:56:00devenu irréaliste
00:56:02Plus préoccupant encore
00:56:04une part importante
00:56:05de l'équilibre
00:56:05repose sur les 4,5 milliards
00:56:07d'euros
00:56:07de transferts
00:56:09de l'Etat
00:56:09vers la sécurité sociale
00:56:10Ces transferts
00:56:12améliorent artificiellement
00:56:13le solde
00:56:14de la sécurité sociale
00:56:15mais ils dégradent
00:56:16d'autant
00:56:16celui de l'Etat
00:56:17Il ne règle donc rien
00:56:19et déplace le problème
00:56:21alors que le gouvernement
00:56:22n'a pour l'instant
00:56:22apporté aucune piste
00:56:23pour compenser
00:56:24ces transferts
00:56:25Mais au-delà des chiffres
00:56:27ce PLFSS souffre
00:56:29surtout d'une absence
00:56:30celle de réformes
00:56:31structurelles
00:56:32Rien
00:56:33ou presque
00:56:34n'est proposé
00:56:34pour agir
00:56:36sur les causes
00:56:36profondes
00:56:37du déséquilibre
00:56:38de notre système social
00:56:39Or chacun le sait
00:56:40nous ne sauverons pas
00:56:41notre modèle
00:56:42de protection sociale
00:56:43sans produire
00:56:44davantage de richesses
00:56:45sans valoriser le travail
00:56:46et sans inciter
00:56:47à l'activité
00:56:48Sur ces sujets
00:56:50les extrêmes
00:56:51choisiront toujours
00:56:52les mots doux
00:56:52Ils refusent
00:56:53de dire aux Français
00:56:54que notre modèle social
00:56:55ne peut être préservé
00:56:56que si nous travaillons
00:56:57plus et mieux
00:56:59et entretiennent
00:57:00l'illusion
00:57:00selon laquelle
00:57:01il serait possible
00:57:02de financer
00:57:02toujours davantage
00:57:03de droits
00:57:04avec moins de travail
00:57:06et plus de dettes
00:57:07A ces fragilités
00:57:08s'ajoute un choix
00:57:09politique majeur
00:57:10la suspension
00:57:11de la réforme
00:57:12des retraites
00:57:12de 2023
00:57:13Notre groupe
00:57:15le dit avec constance
00:57:16notre système
00:57:17de retraite
00:57:18est sous tension
00:57:19structurelle
00:57:19car le rapport
00:57:20démographique
00:57:21entre actifs
00:57:21et retraités
00:57:22s'est profondément
00:57:23dégradé
00:57:24Suspendre la réforme
00:57:25c'est laisser croire
00:57:27à un retour possible
00:57:27à 62 ans
00:57:28alors que chacun sait
00:57:29que ni la démographie
00:57:31ni les finances publiques
00:57:33ne le permettent
00:57:34Ce n'est pas rendre service
00:57:35aux Français
00:57:36que d'entretenir
00:57:36cette illusion
00:57:37et je veux
00:57:38en cet instant
00:57:38avoir une pensée
00:57:40particulière
00:57:40pour les jeunes générations
00:57:42celles qui n'ont pas
00:57:43encore voix au chapitre
00:57:44dans nos débats budgétaires
00:57:45mais qui devront
00:57:46demain
00:57:47en supporter
00:57:48les conséquences
00:57:49et qui le moment venu
00:57:50nous demanderont
00:57:51des comptes
00:57:52sur ce que nous aurons
00:57:52choisi
00:57:53de leur laisser
00:57:53nous croyons au compromis
00:57:55mais un compromis budgétaire
00:57:57ne peut exister
00:57:58sans un préalable
00:57:58essentiel
00:57:59le partage
00:58:00d'un diagnostic
00:58:01lucide
00:58:02et commun
00:58:02sur l'urgence
00:58:03du redressement
00:58:04de nos comptes publics
00:58:05sans cette exigence
00:58:06de vérité
00:58:07le compromis
00:58:08cesse d'être
00:58:08un point d'équilibre
00:58:09et devient
00:58:10un renoncement
00:58:11collectif
00:58:12c'est précisément
00:58:13au regard
00:58:14de cette exigence
00:58:15que notre position
00:58:16est constante
00:58:17le groupe horizon
00:58:18et indépendant
00:58:19ne peut faire sienne
00:58:19cette copie
00:58:20en votant
00:58:20en sa faveur
00:58:21mais nous refusons
00:58:23tout autant
00:58:23de nourrir
00:58:24la crise politique
00:58:25et le blocage
00:58:26méthodique
00:58:26entretenu par les extrêmes
00:58:28qui votent contre
00:58:29par réflexe
00:58:30plus que par responsabilité
00:58:32c'est pourquoi
00:58:33notre groupe
00:58:33fera majoritairement
00:58:35le choix
00:58:35de l'abstention
00:58:36je vous remercie
00:58:37merci beaucoup
00:58:38madame la députée
00:58:39avant de donner
00:58:40la parole
00:58:40aux deux derniers
00:58:41orateurs inscrits
00:58:42je vous rappelle
00:58:42que la conférence
00:58:43des présidents
00:58:43a décidé
00:58:44qu'il serait procédé
00:58:45à un scrutin public
00:58:46sur le projet de loi
00:58:47donc je fais annoncer
00:58:48ce scrutin
00:58:49dans l'enceinte
00:58:50de l'Assemblée nationale
00:58:51et je donne la parole
00:58:52à monsieur Christophe Neiglène
00:58:54président du groupe
00:58:55Liberté indépendant
00:58:56Outre-mer et Territoire
00:58:57Madame la Présidente
00:59:04Mesdames
00:59:06Monsieur le Ministre
00:59:07Monsieur le Président
00:59:09de la Commission
00:59:09Monsieur le Rapporteur
00:59:10Général
00:59:11Mes chers collègues
00:59:11c'est dans un esprit
00:59:14de responsabilité
00:59:15et d'intérêt général
00:59:16qu'ont été créées
00:59:18les lois de financement
00:59:19de la Sécurité sociale
00:59:20pour confier au Parlement
00:59:22la responsabilité
00:59:24d'un budget
00:59:24supérieur au budget
00:59:26de l'Etat
00:59:26L'examen
00:59:27par le Parlement
00:59:28de ce texte
00:59:29est donc bien
00:59:29un enjeu national
00:59:31pour l'équilibre
00:59:32de nos comptes sociaux
00:59:34mais aussi
00:59:35pour les patients
00:59:35les établissements
00:59:37et l'ensemble
00:59:38des acteurs du soin
00:59:39qui ont besoin
00:59:40de lisibilité
00:59:41et de stabilité
00:59:42pour opérer
00:59:43C'est aussi un enjeu national
00:59:46pour notre Assemblée
00:59:48elle-même
00:59:48Lorsqu'un texte budgétaire
00:59:51est débattu
00:59:52amendé
00:59:54adopté par l'Assemblée nationale
00:59:56en responsabilité
00:59:58et sans avoir recours
01:00:00au 49-3
01:00:01notre Chambre ne doit
01:00:03ni se dérober
01:00:04ni se déjuger
01:00:05Aujourd'hui nous engageons
01:00:07la crédibilité
01:00:08de notre représentation
01:00:09dans sa capacité
01:00:10à produire du compromis
01:00:11et la confiance
01:00:12de nos concitoyens
01:00:13dans le travail parlementaire
01:00:15C'est à cette aune
01:00:17que le groupe Liot
01:00:18aborde
01:00:18cette lecture définitive
01:00:20Le constat
01:00:22est simple
01:00:23Le texte
01:00:24qui nous est soumis
01:00:25aujourd'hui
01:00:25est strictement identique
01:00:27à celui adopté
01:00:28la semaine dernière
01:00:29Il n'y a ni surprise
01:00:31ni retournement
01:00:32ni nouvel arbitrage
01:00:34Dans ces conditions
01:00:35il serait illogique
01:00:36et même incompréhensible
01:00:37que notre Assemblée
01:00:38ne confirme pas le vote
01:00:40qu'elle a exprimé
01:00:40la semaine passée
01:00:41Encore une fois
01:00:43ce PLFSS
01:00:44n'est pas le texte idéal
01:00:46de tel ou tel groupe
01:00:47et il ne prédent pas l'être
01:00:49mais le résultat
01:00:50d'un travail mené
01:00:51par les différentes
01:00:52formations politiques
01:00:53à la recherche
01:00:54d'un point d'équilibre
01:00:56A cet égard
01:00:58la libre place
01:00:59laissée au débat
01:01:00mérite d'être soulignée
01:01:02Elle a permis
01:01:03à l'Assemblée nationale
01:01:04de jouer pleinement
01:01:05son rôle de législateur
01:01:06et de démontrer
01:01:07qu'un compromis est possible
01:01:08lorsque la responsabilité
01:01:10prime sur la posture
01:01:11Le groupe Lyot
01:01:13ne se livre pas
01:01:14pour autant
01:01:15à aucune complaisance
01:01:17Ce texte
01:01:18ne nous satisfait pas
01:01:19Nous avons exprimé
01:01:20nos réserves
01:01:21sur plusieurs orientations
01:01:23et nous savons
01:01:24que ce texte
01:01:25n'apporte pas de réponse
01:01:26aux défis structurels
01:01:27de notre système
01:01:27de protection sociale
01:01:28Il appartient
01:01:30à notre Assemblée
01:01:30de poursuivre ce travail
01:01:32dans la durée
01:01:33avec ambition
01:01:34et avec rigueur
01:01:35Mais nous le disons
01:01:37avec clarté
01:01:37mieux vaut
01:01:38un PLFSS
01:01:39que
01:01:40pas de PLFSS
01:01:42du tout
01:01:43L'absence de budget
01:01:45serait synonyme
01:01:45d'instabilité accrue
01:01:47de déficit
01:01:48non piloté
01:01:48et d'un manque
01:01:49de visibilité
01:01:50pour les acteurs
01:01:51de la santé
01:01:52du médico-social
01:01:53et de la protection sociale
01:01:54Surtout le texte
01:01:56qui nous est soumis
01:01:57aujourd'hui
01:01:57est bien meilleur
01:01:58que la copie initiale
01:02:00du gouvernement
01:02:00grâce au travail parlementaire
01:02:02et notre groupe
01:02:04y a pris
01:02:04pleinement sa part
01:02:06Nous avons ainsi
01:02:08fait supprimer
01:02:08le gel des prestations sociales
01:02:10afin de préserver
01:02:11le pouvoir d'achat
01:02:11des retraités
01:02:12et des ménages modestes
01:02:13Nous avons instauré
01:02:14une obligation de négociation
01:02:15sur le maintien en emploi
01:02:16des seniors
01:02:17dans les entreprises
01:02:18de 300 salariés et plus
01:02:19Nous avons obtenu
01:02:20le maintien
01:02:20de l'exonération salariale
01:02:21sur les contrats
01:02:22d'apprentissage
01:02:23conclu à compter de 2026
01:02:25Nous avons sécurisé
01:02:26le maintien
01:02:27tel quel
01:02:28du dispositif
01:02:28l'Odéum
01:02:29et son extension
01:02:30à Mayotte
01:02:31adoptée à l'unanimité
01:02:33Nous avons rétabli
01:02:34un dispositif
01:02:35incitant à la revalorisation
01:02:36des minimas de branches
01:02:37lorsqu'ils sont inférieurs
01:02:39au SMIC
01:02:40Avec la possibilité
01:02:42de fractionner
01:02:42le congé de naissance
01:02:43nous avons introduit
01:02:45une souplesse
01:02:46bienvenue
01:02:47pour les familles
01:02:47Nous avons enfin
01:02:49prolongé
01:02:49l'expérimentation
01:02:51des halte-soins addictifs
01:02:52un dispositif
01:02:54utile
01:02:54pour les plus fragiles
01:02:55Mais mes chers collègues
01:02:57c'est toujours
01:02:58un exercice curieux
01:02:59d'avoir
01:03:01de nouveau
01:03:02plus d'une heure
01:03:03de débat
01:03:03la possibilité
01:03:05de ce qui a été dit
01:03:05la semaine dernière
01:03:07sur un même texte
01:03:08sans en avoir changé
01:03:09aucune virgule
01:03:11C'est donc
01:03:12sans naïveté
01:03:13mais avec constance
01:03:15que nous abordons
01:03:16ce vote
01:03:16en écho à l'esprit
01:03:17qui présidait en 1996
01:03:19alors qu'ont été
01:03:20instaurées
01:03:20les lois de financement
01:03:22de la sécurité sociale
01:03:23Nous faisons
01:03:24le choix
01:03:24de la responsabilité
01:03:26parlementaire
01:03:26pour toutes ces raisons
01:03:28le groupe
01:03:29Lyot
01:03:30dans sa grande majorité
01:03:31votera ce texte
01:03:32en responsabilité
01:03:33Merci beaucoup
01:03:35Monsieur le Président
01:03:36de groupe
01:03:36La parole est à présent
01:03:40à Monsieur Yannick Monnet
01:03:41pour le groupe
01:03:42Gauche, Démocrate
01:03:42et Républicaine
01:03:43Madame la Présidente
01:03:55Mesdames et Monsieur le Ministre
01:03:57Monsieur le Président
01:03:59de la Commission
01:04:00Monsieur le Rapporteur
01:04:01Chers collègues
01:04:02Le projet de loi
01:04:04de financement
01:04:05de la sécurité sociale
01:04:06nous revient
01:04:06tel que nous l'avons adopté
01:04:07le 9 décembre dernier
01:04:09Je ne m'attarderai donc pas
01:04:11sur son contenu
01:04:12nous le connaissons bien
01:04:13Je souhaiterais plutôt
01:04:15revenir aujourd'hui
01:04:16sur ce que ce texte
01:04:17malgré ses évolutions
01:04:18ne règle pas
01:04:18et donc vous parler
01:04:20d'avenir
01:04:21Je pense en premier lieu
01:04:23à la question
01:04:24du financement
01:04:24de la sécurité sociale
01:04:25Il est illusoire
01:04:27et dangereux
01:04:27de continuer à aborder
01:04:28le déficit
01:04:29de la sécurité sociale
01:04:30par le seul prisme
01:04:32d'une réduction
01:04:32de ses dépenses
01:04:33Les dépenses de santé
01:04:35tendent naturellement
01:04:36à augmenter
01:04:36en raison du vieillissement
01:04:37de la population
01:04:38mais aussi des progrès
01:04:40de la médecine
01:04:40Et en réalité
01:04:42une société
01:04:43qui investit
01:04:44dans les dépenses
01:04:44de santé
01:04:45ne devrait pas nous choquer
01:04:46C'est le signe
01:04:47d'une société
01:04:48qui prend soin
01:04:48de sa population
01:04:49et c'est précisément
01:04:51la grandeur
01:04:51et la bonhérdité
01:04:52de la sécurité sociale
01:04:53que d'avoir posé
01:04:55ce principe
01:04:55d'un accès aux soins
01:04:56de qualité pour tous
01:04:58en lien direct
01:04:59avec la production
01:05:00de richesses
01:05:00Admettre ce principe
01:05:02et le défendre
01:05:03permet de tracer
01:05:05un chemin vertueux
01:05:05pour doter
01:05:06la sécurité sociale
01:05:07des moyens
01:05:08dont elle a besoin
01:05:09tout en le ramenant
01:05:11sur une voie
01:05:12d'équilibre budgétaire
01:05:13Mais cela suppose
01:05:14un choix politique
01:05:15courageux
01:05:16et ambitieux
01:05:16celui de rompre
01:05:18avec la politique
01:05:18mise en oeuvre
01:05:19depuis maintenant
01:05:2030 ans
01:05:20celle à l'origine
01:05:21de l'institution
01:05:22des lois de financement
01:05:23de la sécurité sociale
01:05:24de l'instauration
01:05:26de l'objectif national
01:05:27des dépenses
01:05:27d'assurance maladie
01:05:28ainsi que de la création
01:05:30de la caisse d'amortissement
01:05:31de la dette sociale
01:05:32Car cette politique
01:05:34a radicalement modifié
01:05:35tout à la fois
01:05:36les missions
01:05:36et la gestion
01:05:38de la sécurité sociale
01:05:39avec les conséquences
01:05:40désastreuses
01:05:41que nous connaissons
01:05:41des hôpitaux
01:05:43au bord du gouffre
01:05:436 français sur 10
01:05:44qui renoncent à soigner
01:05:45des personnels
01:05:47soignants et non soignants
01:05:48en souffrance
01:05:49et une financiarisation
01:05:50croissante
01:05:51de l'offre de soins
01:05:51et de fait
01:05:53en assignant
01:05:54des objectifs
01:05:54de dépenses contraints
01:05:55pour ensuite
01:05:56les distribuer
01:05:57en fonction des besoins
01:05:58les besoins sociaux
01:06:00et sanitaires
01:06:00sont devenus des charges
01:06:01qu'il s'agit
01:06:03de rendre soutenables
01:06:04sans plus de vision
01:06:05d'ensemble
01:06:06et dans la durée
01:06:06sans plus de perspectives
01:06:08de santé publique
01:06:09et dans l'oubli
01:06:10de la nature même
01:06:11singulière
01:06:12de la sécurité sociale
01:06:13Alors très concrètement
01:06:14rompre avec cette logique
01:06:16délétère
01:06:17impliquerait
01:06:18que notre assemblée
01:06:19débattre enfin
01:06:20d'un projet de loi
01:06:21de santé publique
01:06:21qui recenserait
01:06:23les priorités nationales
01:06:24de prévention
01:06:24et d'accès aux soins
01:06:25Une telle démarche
01:06:27permettrait de partir
01:06:29des besoins
01:06:29pour définir
01:06:30en conséquence
01:06:31les recettes nécessaires
01:06:32assises sur la cotisation
01:06:33mais également
01:06:36d'accomplir
01:06:36une remise à plat
01:06:37radicale
01:06:37des 80 milliards
01:06:38d'exonération sociale
01:06:40et d'exemption d'assiettes
01:06:41accordées sans aucune condition
01:06:43et aux résultats
01:06:44sur l'emploi
01:06:45et le pouvoir d'achat
01:06:46très contestables
01:06:47Les seuls dispositifs
01:06:49d'exemption d'assiettes
01:06:50ont un coût
01:06:50pour la sécurité sociale
01:06:52estimé à 14,6 milliards d'euros
01:06:54en 2024
01:06:55Cela suppose aussi
01:06:57d'avoir un débat de fond
01:06:58sur la dette sociale
01:06:59Ce sont 15 à 16 milliards d'euros
01:07:01qui chaque année
01:07:02ne vont pas
01:07:03au financement du soin
01:07:04mais sont réservés
01:07:06au remboursement
01:07:06d'une dette
01:07:07qui se finance
01:07:08sur les marchés
01:07:09à des taux d'usurier
01:07:10Il convient également
01:07:12de mettre un terme
01:07:13à certains dysfonctionnements
01:07:14je pense
01:07:15aux dépassements d'honoraires
01:07:16notamment
01:07:16qui sont en contradiction
01:07:18totale
01:07:19avec les principes
01:07:19de la sécurité sociale
01:07:20et qui en 2024
01:07:21représentaient
01:07:224,5 milliards d'euros
01:07:24à la charge des patients
01:07:25Avec mon collègue
01:07:26Jean-François Rousset
01:07:27nous avons établi
01:07:28un rapport
01:07:29comprenant
01:07:2910 grandes propositions
01:07:30structurantes
01:07:31qui n'ont que
01:07:32trop peu trouvé
01:07:33leur place
01:07:34dans ce PLFSS
01:07:35et qui n'attendent
01:07:36désormais
01:07:37qu'une bonne volonté politique
01:07:38pour se concrétiser
01:07:39De plus
01:07:40je pense qu'il est
01:07:41plus que temps
01:07:41de progresser
01:07:43vers un remboursement
01:07:44à 100%
01:07:44des dépenses de santé
01:07:45par la sécurité sociale
01:07:46Enfin
01:07:47les propositions alternatives
01:07:49aux lois de financement
01:07:50existent
01:07:51et ont fait leur chemin
01:07:52sur les bancs
01:07:52de cet hémicycle
01:07:53Notre assemblée
01:07:54avait voté
01:07:55une loi de programmation
01:07:56sur le grand âge
01:07:57qui n'a jamais vu de jour
01:07:58La FHF a rédigé
01:08:00et a transmis
01:08:00au gouvernement
01:08:01une loi cadre
01:08:02de programmation
01:08:03pluriannuelle
01:08:04J'ai pu moi-même
01:08:05observer
01:08:05lors de ma mission
01:08:06sur les hôpitaux
01:08:07de proximité
01:08:07les bienfaits
01:08:09d'une telle programmation
01:08:10qui n'appelle pas forcément
01:08:11à dépenser plus
01:08:12mais à dépenser mieux
01:08:14en planifiant
01:08:15les dépenses
01:08:15en adéquation
01:08:16avec les besoins
01:08:17des patients
01:08:17et les possibilités
01:08:19des territoires
01:08:19Vous voyez
01:08:23les alternatives
01:08:24viables
01:08:24ambitieuses
01:08:25socialement
01:08:25et responsables
01:08:26financièrement
01:08:27existent
01:08:28Elles sont devant nous
01:08:29et n'appellent
01:08:30que le courage politique
01:08:31pour être débattu
01:08:33et mis en oeuvre
01:08:33et en définitive
01:08:34sauver notre sécurité sociale
01:08:37en la renforçant
01:08:38Chers collègues
01:08:40pour ce qui est du vote
01:08:40des députés
01:08:41du groupe GDR
01:08:42pas de changement
01:08:43depuis la semaine dernière
01:08:44je vous remercie
01:08:45Merci beaucoup
01:08:47Monsieur le député
01:08:48je vais vous laisser
01:08:49regagner votre place
01:08:51la discussion générale
01:08:52est close
01:08:52donc je demande
01:08:54à tous
01:08:55de bien vouloir
01:08:55regagner vos places
01:08:57je vais mettre
01:08:58au voie
01:08:58le projet de loi
01:08:59de financement
01:08:59de la sécurité sociale
01:09:00pour 2026
01:09:02le scrutin
01:09:04est ouvert
01:09:04le scrutin
01:09:09est clos
01:09:09voici le résultat
01:09:13du scrutin
01:09:14votant 569
01:09:16exprimé 479
01:09:18majorité 240
01:09:19pour 247
01:09:21contre 232
01:09:22l'Assemblée nationale
01:09:23a adopté
01:09:24Voilà donc pour cet ultime vote
01:09:29sur le budget
01:09:29de la sécurité sociale
01:09:30pour 2026
01:09:32l'Assemblée nationale
01:09:33a donc dit
01:09:34son dernier mot
01:09:35sur ce texte
01:09:36qui est donc adopté
01:09:37après moult péripéties
01:09:39mais ce n'est pas fini
01:09:40le défi du gouvernement
01:09:41c'est maintenant
01:09:42de tenter de trouver
01:09:43un accord
01:09:43sur le PLF
01:09:45le projet de loi de finance
01:09:46pour 2026
01:09:48et là et bien
01:09:48cela s'annonce
01:09:50beaucoup plus difficile
01:09:52une commission mixte paritaire
01:09:53doit se réunir
01:09:557 députés
01:09:567 sénateurs
01:09:57qui vont tenter
01:09:58de trouver
01:09:59un accord
01:10:00sur ce budget
01:10:01ce sera à huis clos
01:10:02loin des caméras
01:10:03mais bien évidemment
01:10:04LCP aura l'oreille tendue
01:10:06pour vous faire suivre
01:10:07l'épilogue
01:10:07de ce débat budgétaire
01:10:09à bientôt
01:10:09Sous-titrage Société Radio-Canada
01:10:14Sous-titrage Société Radio-Canada
01:10:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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