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  • il y a 3 mois

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00:0113h-14h, Europe 1 Info. La suite à 13h32 sur Europe 1 avec vous, Clélie Mathias et vos deux chroniqueurs, Thomas Bonnet et Yvan Riouffole.
00:08On va parler un peu de ce qui se passe à l'Assemblée Nationale. Ça peut paraître assez complexe, je pense que ça l'est.
00:14Il faut quasiment se réactualiser heure par heure pour poursuivre et savoir où on en est de ce budget.
00:20Écoutez tout d'abord Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, député de cinéma, qui estime qu'un compromis est encore possible sur ce budget.
00:27Il était sur France Inter ce matin.
00:29Nous sommes sur une voie de passage étroite, mais je pense qu'elle existe. Ça supposera la vigilance des parlementaires.
00:36Ce n'est pas parce que pour l'instant nous ne sommes pas satisfaits qu'il n'y a pas un chemin.
00:40Je viens de parler d'une exigence et cette exigence c'est de respecter les Françaises et les Français, de respecter ce qu'ils nous demandent
00:47et de faire en sorte que toutes ces horreurs qui sont contenues encore dans le projet de budget et dans le projet de financement de la sécurité sociale disparaissent.
00:55Et pour l'instant nous n'y sommes pas encore, mais je vois que c'est possible, je crois que c'est possible.
01:01Alors attention Thomas Bonnet, vous avez 2 minutes 30 pour nous dire.
01:05Déjà je vous ai passé Olivier Faure parce que le PS semble encore au centre du jeu.
01:09Vous allez nous dire pourquoi, si c'est vrai et en quoi ils sont au centre du jeu.
01:12Deuxièmement, c'est quoi ce budget ? Est-ce qu'il sera voté ? Il va ressembler à quoi ? Est-ce que les délais seront tenus ?
01:18Vous m'en demandez beaucoup.
01:19N'est-ce pas ?
01:20D'abord pour commencer, ce que je trouve très intéressant à souligner, c'est qu'Olivier Faure, à chaque fois qu'il rentre de circonscription le week-end,
01:27il vient avec un nouveau chantage pour le gouvernement.
01:29C'est comme s'il avait rencontré pendant le week-end ses électeurs et qu'il lui disait que le compte n'y est pas.
01:33Donc il revient toujours avec de nouvelles exigences.
01:35A ce rythme-là, il n'y aura jamais d'accord possible avec le gouvernement.
01:38Alors à votre question, pourquoi le PS ? Parce qu'évidemment il y a une réalité arithmétique.
01:43Si le PS vote la censure, c'est défini pour le gouvernement de Sébastien Lecornu.
01:47Donc tout se joue autour de cette force politique-là, qui a pour l'instant la survie du gouvernement entre ses mains.
01:52Quel budget ?
01:53C'est très flou pour l'instant parce qu'en effet, les discussions sont très techniques.
01:58Il y a eu beaucoup d'amendements qui ont été votés la semaine dernière avec des alliances parfois un peu baroques,
02:01entre différents partis politiques.
02:04Ce qui semble pour l'instant tenir la corde, c'est qu'on ne puisse pas tenir les délais.
02:06Mais vous l'avez dit dans votre rappel des titres, il y a encore plus de 2000 amendements à étudier.
02:11Ce qui fait que ce sera à mon avis très compliqué d'ici la fin de l'année de pouvoir arriver au bout de l'étude de ce budget.
02:17Ce qui veut dire donc qu'on aura potentiellement un budget par ordonnance.
02:20Ça ne s'est jamais produit, donc là encore ce serait un saut dans l'inconnu.
02:24J'ai oublié, mais en revanche, vos autres questions.
02:26On va revenir, ne vous inquiétez pas, je ne les ai pas oubliées.
02:28Je voudrais revenir parce qu'Olivier Ford, dans son interview de ce matin, disait aussi
02:32« Non, non, mais ce n'est pas du tout un budget socialiste.
02:33Nous, on veut juste faire en sorte qu'il y ait plus de justice fiscale par rapport au budget qui avait été proposé par François Bayrou. »
02:40Mais il ressemble à quoi pour l'instant ce budget ? Il a de quelle couleur ?
02:43Alors en fait, là, ce qui est intéressant, c'est qu'au Parti Socialiste, vous avez plusieurs lignes.
02:47On reçoit par exemple des éléments de la part de certains députés qui mettent en avant ce qu'ils ont obtenu de la part du gouvernement.
02:53Donc ça va évidemment sur la taxation des hauts revenus, ça va être par exemple la suspension de la réforme des retraites.
02:58Ça c'est le volet sécu, mais ça compte quand même.
03:00Donc ils mettent en avant quand même ce qu'ils ont pu obtenir.
03:02Aujourd'hui, c'est difficile de faire un état des lieux de la couleur de ce budget,
03:06parce que le Rassemblement National revendique aussi un certain nombre de victoires.
03:10Mais c'est important, ça a des effets concrètement sur la vie des gens au budget.
03:13Là, concrètement, si on s'en tient à ce budget, alors Bercy est dans toutes les plus grandes difficultés du monde pour nous donner un chiffre,
03:18mais il semblerait quand même qu'on arrive vers une taxe importante sur notamment les hauts revenus,
03:24avec ce qui a remplacé l'ISF qui a été adopté vendredi, par les voix du Rassemblement National et de la France Insoumise.
03:30Vous comprenez quelque chose, Yvan Riuffol ? Vous arrivez à suivre ?
03:33Moi, ce que je comprends, c'est que nous assistons à l'effondrement d'un système.
03:38On assiste là à la tournée d'adieu du Parti Socialiste, du progressisme,
03:41qui nous fait un numéro de claquette et qui nous ressort ces vieux numéros qu'il maîtrise parfaitement,
03:47en multipliant les taxes, d'ailleurs en prouvant que la véritable crise de la gauche aujourd'hui,
03:52c'est une crise de l'intelligence.
03:54Ce que je comprends également, c'est qu'en écoutant le Parti Socialiste,
03:58et en fait tous ces partis qui ne représentent plus que 10% de confiance auprès des Français,
04:03c'est un sondage récent, tous ces partis ne redoutent qu'une chose,
04:05c'est que le retourne aux urnes, parce que tout le monde sait, tout le monde a bien compris,
04:08que si précisément tout ce petit monde-là, tout ce faux théâtre,
04:12est en train de jouer la montre afin d'éviter des législatives, voire des prévidentiels anticipés,
04:16c'est parce qu'ils savent très bien que le Rassemblement National est en train de rafler la ministre.
04:20Donc, moi je ne comprends rien effectivement à ces petites cuisines qui sont lamentables,
04:24et qui d'ailleurs dévalorisent encore davantage le monde politique.
04:2720% des Français font confiance maintenant à leurs députés, 20%,
04:31c'est-à-dire qu'en fait ce débat-là n'intéresse personne.
04:33En tout cas, comment d'ailleurs pourrait-on comprendre les tenants et les aboutissements de ces mascarades-là ?
04:39Mais en effet, ce que je vois, c'est que malgré tout,
04:43ce monde politique se caricature dans ce qu'il est aujourd'hui depuis trop longtemps,
04:47et qu'il s'est détaché totalement maintenant de la société générale, de la société civile,
04:52qui regarde effectivement ces derniers sous-brosseaux,
04:55mais moi je suis persuadé qu'au bout du compte, on ne pourra pas éviter que les Français s'expriment,
04:59et si les Français s'expriment, ils diront leurs quatre vérités au Parti Socialiste,
05:03qui naturellement s'accroche au pouvoir en pensant qu'il a encore un message à faire passer,
05:06mais sauf que ce message-là, on l'entend depuis 50 ans,
05:08et il a créé tous les désastres que l'on connaît, je ne veux pas tout mettre sur le dos du Parti Socialiste,
05:13mais enfin nous vivons quand même la faillite de la social-démocratie, pour parler clair.
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