- il y a 2 mois
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00:00Bonjour, un bonheur de recevoir la comédienne et désormais réalisatrice Isabelle Carré.
00:05Bonjour Isabelle, merci d'être là.
00:07Alors on va tous dire, j'ai annoncé depuis tout d'ailleurs que Bernard Campon sera à vos côtés.
00:10Oui, je suis sans mon binôme.
00:11Mais en fait pas du tout, vous êtes venu toute seule et ça nous va très bien, il n'y a pas de problème.
00:15On embrasse Bernard qui viendra une prochaine fois.
00:18Mais alors on va parler de votre film et puis de votre pièce aussi,
00:21parce que vous êtes aussi sur scène avec Bernard Campon, vous ne vous quittez plus.
00:25Oui, non, ce qui est plus, non, non, c'est vrai.
00:26Il n'y a que sur Europe 1 que vous venez pas ensemble.
00:27Alors sinon, vous êtes ensemble aussi dans ce film.
00:32Et c'est la quatrième fois d'ailleurs que vous êtes ensemble à l'écran.
00:35Mais là, c'est un peu particulier Isabelle Carré, parce que c'est un film que vous avez réalisé pour la première fois.
00:40Première fois que vous êtes derrière la caméra pour ce film Les Rêveurs, adapté de votre premier roman.
00:45Un roman en grande partie autobiographique, même si la jeune fille que vous étiez ne s'appelle pas Isabelle dans le film, mais Elisabeth.
00:53Peut-être avant de commencer, je dois vous dire quelque chose.
00:55J'ai été internée ici quand j'avais votre âge.
01:00Non, je ne reste pas ici.
01:02Si, tu vas rester un petit peu ici.
01:04Papa !
01:05Dimanche, lundi, je me souviens en CP, quand on apprenait à les écrire.
01:09Ils aiment voulaient tous dire quelque chose.
01:11Mais en fait, ils sont vides.
01:12Tout est vide.
01:14La Gestapo !
01:15Comment ça se passe ce matin ?
01:17Pourquoi je dois rester ici ?
01:19Parce que tes parents ont peur que tu recommences.
01:21C'est ta première fois, hein ?
01:25T'as fait quoi ?
01:26J'ai vidé l'armoire à la pharmacie.
01:28Pourquoi vous me regardez comme ça ? Vous n'avez pas autre chose à foutre ?
01:31Mais qu'est-ce qu'on se fait chier ici ?
01:32Qu'est-ce que vous avez à nous proposer à part des cours de cuisine et des médocs ?
01:35Si je pouvais disparaître.
01:37Si je pouvais fondre comme un sucre dans une tasse de thé.
01:40Les rêveurs, ce sera le 12 novembre au cinéma.
01:48Un film très touchant, un film très personnel aussi.
01:51Isabelle Carré, vous retracez une partie de ce que vous racontez dans votre roman.
01:56Le moment où, à 14 ans, après une tentative de suicide, vous êtes internée en hôpital psychiatrique pour ados.
02:03L'écrire, c'est une chose, mais j'imagine que c'est très différent de mettre des images sur votre histoire.
02:08Oui, c'est vrai que j'ai l'impression que quand j'ai écrit, c'était donc en 2017.
02:13Le livre est sorti en 2018.
02:14Et moi, je n'avais pas du tout dans l'idée de le publier.
02:18Donc, j'ai vraiment écrit ce livre pour moi.
02:21Et par contre, ce film, c'est pour...
02:23Je pourrais dire, j'ai écrit ce livre pour l'adolescente que j'étais.
02:27Et le film, c'est pour toutes les adolescents et les adolescentes qui iront voir le film.
02:32J'espère nombreux et à qui ça redonnera un peu d'espoir.
02:35Et surtout, montrera qu'il y a des solutions.
02:38Moi, je crois beaucoup, évidemment, en l'art-thérapie.
02:41C'est ce qui m'a sauvée.
02:42J'étais effectivement internée dans ce service de pédopsie à Necker, à 14 ans.
02:46Et j'ai vu, grâce à un camarade, on n'avait pas de télé, évidemment, à l'époque,
02:50mais j'avais un camarade qui avait une toute petite télé, prêtée par son père.
02:54J'ai vu un film avec Romy Schneider.
02:55Et j'ai vu son émotion si belle, moi qui me trouvais tellement émotive, et c'était pénible, cette émotivité embarrassante, encombrante, gênante.
03:07J'en avais honte.
03:08Tout à coup, j'ai vu que ça pouvait être beau.
03:10Et vous êtes mise à prendre des notes, comme vous le faites dans le film ?
03:12J'ai pris des notes, j'ai pris des notes, une phrase, une phrase qu'elle ne prononçait pas elle, mais son partenaire de jeu,
03:20qui disait « préférer les risques de la vie aux fausses certitudes de la mort ».
03:24J'ai écrit ça, et j'ai écrit, et m'inscrire dans un cours de théâtre, faire comme Romy Schneider, m'inscrire dans un cours de théâtre.
03:30Et c'est ce que j'ai fait, et le théâtre m'a vraiment sauvée.
03:33Ce que l'on comprend dans le film, c'est que cette petite Elisabeth, elle se retrouve en hôpital psychiatrique,
03:38donc suite à cette tentative de suicide, mais qui vient de parents, qui l'a délaissée un peu.
03:44C'est ce qui vous est arrivé aussi, de vous sentir trop seule, parfois ?
03:48Alors la solitude, oui, mais c'est pas tant, en fait, pour chacun, le passage à l'acte, c'est pas une seule raison.
03:53C'est un faisceau de raisons, et j'ai pas tout traité dans le film.
03:57Vous le disiez, c'est qu'un passage du livre, parce qu'adapter 350 pages, c'est pas possible.
04:04Et il y avait une autre raison qui était peut-être encore plus fondamentale,
04:08c'est que je voulais être danseuse, danseuse classique, et j'étais nulle.
04:11J'étais vraiment nulle. On me mettait au dernier rang,
04:15la prof me disait que j'avais des bras comme des ailes de poulet, que j'étais pas du tout gracieuse.
04:19C'est sympa, c'est sympa.
04:21J'ai terminé tous les cours en pleurant, il y a eu la déception amoureuse aussi,
04:24voilà, il y a eu tout un ensemble de choses, un climat aussi, c'est vrai, familial,
04:28qui était un peu compliqué, mais en fait, c'est dans cet endroit qui pourrait sembler le plus sombre,
04:35que j'ai trouvé la solution.
04:37C'est ça que j'essaie de transmettre dans le film,
04:39c'est pour ça que le film n'est pas un film choc, version Volotinani de coucou au choc corridor,
04:45il est doux, il est lumineux, et il montre encore une fois qu'il y a des solutions.
04:50Quel regard et quel message vous portez finalement sur cette nouvelle génération de jeunes filles et de jeunes garçons,
04:56dont on sait que depuis le Covid notamment, il y a une forme de spleen,
05:01des augmentations de tentatives de suicide, de repli,
05:05qui aujourd'hui souffrent terriblement.
05:08C'était moins le cas, j'imagine, quand même, à votre époque.
05:12Et quel regard vous portez sur ces jeunes filles aujourd'hui ?
05:14Merci de poser cette question, parce que c'est exactement la raison pour laquelle j'ai voulu faire ce film.
05:18Je n'avais jamais imaginé réaliser un jour,
05:21ce n'était pas dans mes projets du tout,
05:23ni dans aucune de mes ambitions,
05:25mais quand j'ai vu les chiffres effrayants de la montée des hospitalisations,
05:31que je donne au générique de fin, on va le dire,
05:32la 246, c'est en pourcentage l'augmentation des hospitalisations des jeunes filles de 10 à 14 ans,
05:39ces dix dernières années, pour tentatives de suicide.
05:43Et cette année, ça a encore augmenté de 22% supplémentaires.
05:47Et un jeune sur deux ne trouve pas de place.
05:49Et un jeune sur deux ne peut pas être soigné aujourd'hui.
05:52Ça, c'est insupportable.
05:56Qu'est-ce que ça veut dire qu'un adolescent qui vient aujourd'hui,
05:58dans un service de pédopsy,
06:00qui demande de l'aide, ou dans un CPM,
06:02un centre médical psychologique,
06:05et à qui on dit revient dans deux ans ?
06:08Et malheureusement, ça arrive très fréquemment.
06:11Donc, merci de me donner la parole.
06:13On est cette année, l'année de la santé mentale.
06:15C'est un hasard, le film,
06:16je n'avais pas prévu que ça serait comme ça.
06:19Et c'est vrai qu'il y a eu des évolutions
06:21durant cette année de la santé mentale.
06:22Mais ça reste encore le laissé-pour-compte de la médecine.
06:26Exactement.
06:26Ça reste le laissé-pour-compte de la médecine.
06:28Les médecins disent,
06:30ils ont le coutume de dire que
06:32la psychiatrie est le parent pauvre de la médecine,
06:34et la pédopsychiatrie est le parent pauvre de la psychiatrie.
06:37Et c'est ce que l'on comprend vraiment dans ce film,
06:40Les Rêveurs, d'Isabelle Carré.
06:41On va continuer à en parler,
06:42puis on dira un mot aussi de votre pièce de théâtre,
06:44au théâtre de la Renaissance.
06:47Toujours aux côtés de Bernard Campon,
06:48ce sera dans un instant sur Europe 1, ne bougez pas.
06:51Europe 1.
06:52Vous écoutez Culture Média sur Europe 1,
06:5410h-11h30 avec Thomas Hille et votre invité.
06:56Ce matin, Thomas, vous recevez la comédienne et réalisatrice
06:58Isabelle Carré pour le film Les Rêveurs.
07:01Premier film d'Isabelle Carré au cinéma la semaine prochaine,
07:04le 12 novembre.
07:05Un film dans lequel on vous voit finalement assez peu, Isabelle Carré.
07:09Oui, c'est vraiment un second rôle.
07:10Voilà, parce que c'est une jeune actrice,
07:12Tessa Dumont-Jeanot, qui incarne Elisabeth Jeune.
07:15Et non seulement elle joue bien,
07:16mais alors qu'est-ce qu'elle vous ressemble ?
07:18Isabelle, c'est assez bluffant.
07:19C'était incroyable, parce que la directrice de casting
07:22m'a été recommandée par Nakash Toledano et Elza Pharaon.
07:26D'accord.
07:26Et ils sont forts, les deux.
07:27Waouh.
07:28Et elle...
07:29C'est vous, petite, quoi.
07:30Voilà, et elle est spécialisée dans les enfants et les adolescents.
07:34Et elle m'a montré une dizaine,
07:37c'était notre premier rendez-vous.
07:38Je lui ai dit, attends, attends, remonte à la première photo.
07:40Et en fait, c'était la toute première personne qu'elle m'a présentée.
07:43J'ai cliqué, et là, elle a parlé justement de son désespoir
07:47de ne plus pouvoir faire de danse,
07:48parce qu'elle était trop petite,
07:50elle a voulu aller à l'opéra, elle n'a pas réussi.
07:51Donc, on avait vraiment plein de choses en commun.
07:53Mais par contre, elle n'est pas du tout hyper émotive.
07:56Pas du tout, du tout.
07:57Elle est vraiment une gamine qui va très, très, très bien.
08:00Donc, il a fallu la faire rentrer petit à petit dans ce personnage.
08:03Vous avez dû la coacher beaucoup, j'imagine.
08:04Alors, on avait fait avec tous les adolescents,
08:06parce que la plupart n'avaient jamais joué.
08:08C'était son cas aussi.
08:09On n'avait même pas pris de cours de théâtre.
08:10J'ai adoré, moi j'adore travailler avec les jeunes.
08:13On en parlait hors antenne.
08:14Je donne aussi des ateliers d'écriture comme ça,
08:16juste pour mon plaisir.
08:17J'en ai donné à la Maison de Solène,
08:19j'en ai donné à Villiers-le-Bel,
08:20j'en ai donné dans le Sud-Ouest,
08:22pour prendre le pouls un peu de cette jeunesse.
08:24Moi, ça me passionne, effectivement,
08:26les questions qu'on s'est posées.
08:27Pourquoi ce malaise ?
08:29Qu'est-ce qu'ils espèrent ?
08:30Qu'est-ce qu'ils n'arrivent pas ?
08:31Pourquoi ils n'arrivent pas à se projeter ?
08:32Les réseaux sociaux, effectivement, bien sûr.
08:35C'est la même manière que je disais
08:38qu'un passage à l'acte n'est jamais une seule raison.
08:40Là aussi, il y a tout un faisceau de raisons, en réalité.
08:43Et alors, même si ce sont vraiment les enfants
08:45qui sont le cœur du film,
08:47il y a aussi quelques apparitions surprises de quelques amis.
08:50On a parlé de Bernard Campan tout à l'heure.
08:52Il y a aussi Vincent Dodienne,
08:53Alex Luce, Nicole Garcia.
08:55Il y a beaucoup d'amis qui sont venus...
08:57Pablo Poli, Judith Schemla.
08:58Oui, oui, et ils sont tous extraordinaires.
09:02Moi, j'étais vraiment bluffée par...
09:04En plus, c'est des performances qui ne sont pas évidentes
09:06parce que c'est parfois que trois jours de tournage.
09:09Pour Vincent, c'était une journée.
09:11Une journée, comme ça, une scène, quoi.
09:12Donc, ce n'est pas évident de se plonger dans un film.
09:15Mais ils ont donné tout leur humour,
09:18leur intelligence.
09:21Nicole Garcia, la scène de la professeure,
09:23elle est extraordinaire.
09:24C'est la fée du film, Nicole Garcia.
09:26Vous le disiez, cette année en France,
09:28c'est l'année de la santé mentale.
09:30Votre film sort à ce moment-là.
09:32Dans l'actualité, on voit qu'il y a un collectif de parents
09:34qui est en train d'attaquer l'application TikTok
09:35qui, elle, explique par des vidéos aux jeunes
09:38comment bien réussir son suicide.
09:40En gros, c'est ça.
09:41Est-ce qu'on pourrait imaginer que votre film
09:43devienne, par exemple, un support éducatif ?
09:45Est-ce qu'on pourrait imaginer que votre film
09:46soit vu dans des lycées,
09:48dans des centres d'information ou ailleurs ?
09:50On nous a déjà demandé, oui,
09:51à plusieurs endroits.
09:53Dans des lycées, on a fait pas mal de projections.
09:56Devant des salles entières de lycéens.
09:59Et ça marche.
10:00Ça marche.
10:01Ça les interpelle.
10:02Ça les touche.
10:02Ça leur parle à 250%.
10:04Il y en a qui se lèvent,
10:06qui...
10:07Je me disais, c'est difficile.
10:09Mes enfants disent ça,
10:10mais moi, je suis assez adolente à la maison.
10:12J'ai 13, 15 et 17.
10:14Ah oui.
10:15Et ils disent, maman,
10:16moment de gênance, souvent.
10:18Et là, je me dis, moment de gênance,
10:19quand ils vont s'exprimer devant leurs copains
10:22et leurs copines.
10:23Pas du tout.
10:24Pas du tout.
10:25Les débats étaient incroyables.
10:27Incroyables.
10:28Et donc, oui, moi, je l'ai...
10:29D'ailleurs, le distributeur a fait un outil pédagogique,
10:33un dossier pédagogique avec le professeur Marie-Rose Moreau.
10:36Il y a pas mal de preuves qui viennent me voir,
10:38qui me disent, mais nous, on est un peu démunis
10:40parce qu'on n'a pas de formation.
10:41Et on les voit sur les bancs de l'école,
10:43ces enfants qui vont mal.
10:44Et comment on s'adresse à eux ?
10:45Comment...
10:46Surtout quand il n'y a pas d'infirmière,
10:48ou quand elle est en remplacement,
10:50quand on attend qu'il y a un psy pour 1400 élèves ?
10:54Qu'est-ce qu'on fait ?
10:55Nous aussi, il faut qu'on puisse intervenir.
10:57Et ce film, en fait, oui, il dit que...
10:59Tous les profs disent que ça leur parle énormément.
11:03C'est le pouvoir du cinéma que l'on voit là.
11:05Et ça, c'est génial de pouvoir réussir cette prouesse-là
11:09avec Les Rêveurs.
11:10C'est au cinéma le 12 novembre.
11:12Et puis alors, à côté du cinéma, Isabelle Carré,
11:15vous êtes aussi sur scène au Théâtre de la Renaissance
11:18depuis la rentrée,
11:18dans une pièce qui s'appelle Un Pas de Côté.
11:21Alors là, c'est l'histoire d'un homme et d'une femme
11:22qui se rencontrent en déjeunant par hasard
11:25sur le même banc public,
11:27Vincent et Catherine.
11:28Donc deux personnes très différentes.
11:31Le premier sentiment qu'ils ressentent l'un pour l'autre,
11:33c'est plutôt de l'agacement.
11:35Oui, c'est vraiment pas un coup de foudre.
11:37Mais après, il y aura...
11:39Oui, on pourrait dire que c'est un coup de foudre...
11:42Même pas un coup de foudre amical,
11:43parce qu'au début, non, il n'y a vraiment rien.
11:45Il n'y a rien.
11:46Et puis ils vont discuter,
11:48et puis ils vont se revoir,
11:49ils vont se trouver des points communs.
11:49C'est ça qui est beau,
11:49c'est en parlant qu'ils se reconnaissent quelque part.
11:53C'est en prenant le temps d'échanger
11:57les uns sur l'un sur l'autre.
11:59Et puis en se manquant aussi.
12:02Quand il y en a un qui n'est pas là à l'heure du déjeuner,
12:04ça va parler à beaucoup de...
12:05Ça parle déjà à beaucoup de gens.
12:08La salle est bien complète
12:09et on est très heureux de ça
12:10parce que ce Tate de la Renaissance
12:12vraiment nous porte chance.
12:13Et pour faire le lien avec le film,
12:15parce qu'on pourrait dire qu'il n'y a pas de lien,
12:17mais la fin des rêveurs
12:19se termine au Tate de la Renaissance
12:21et voilà qui va sortir.
12:21Je suis moi-même au Tate de la Renaissance.
12:23C'est dire que tout est quand même cohérent.
12:26Mais alors là,
12:26c'est une pièce qui parle plutôt de l'infidélité,
12:29on peut le dire,
12:30d'où on place le curseur,
12:32ce qui est correct de faire
12:33avec une autre personne
12:34quand on est en couple,
12:36et ce qui est incorrect de faire.
12:37il y a quand même ça derrière.
12:39C'est surtout,
12:41est-ce que le pas de côté,
12:42où il commence ?
12:44C'est surtout ça.
12:44Est-ce qu'il commence dans la tête ?
12:46Est-ce que quand on se manque,
12:49est-ce que c'est déjà de l'amour ?
12:51Est-ce que ça reste de l'amitié ?
12:53Enfin voilà,
12:53ils se mentent beaucoup,
12:54ils sont dans le déni par rapport à ça.
12:56Mais ce qui est très très beau,
12:57c'est que c'est deux personnages
12:59qui n'ont pas du tout l'habitude de draguer.
13:02Ils sont complètement démunis,
13:04ça leur arrive.
13:05et ça leur tombe dessus,
13:07ils ne savent vraiment pas quoi faire.
13:09Ça déborde quoi.
13:10Et c'est là où votre binôme
13:11fonctionne tellement bien
13:13avec Bernard Campan.
13:15Ça fait maintenant,
13:15je disais,
13:16quatre films que vous faites ensemble.
13:18Et 25 ans qu'on se côtoie,
13:21qu'on est amis.
13:23Depuis quoi là ?
13:24Depuis la dégustation, c'est ça ?
13:25Depuis ce souvenir de belles choses.
13:26Ce souvenir de belles choses au cinéma,
13:28et puis la dégustation,
13:28ensuite sur scène.
13:29Oui, oui.
13:30Et c'est vrai que je ne me lasse pas,
13:31je dois dire que c'est pour ça aussi
13:32que je voulais qu'il soit dans les rêveurs,
13:34parce que c'est vraiment un porte-bonheur.
13:36Pour moi, on se porte chance.
13:39J'ai vu que vous alliez partager
13:40un cinquième film ensemble,
13:41Jean Valjean.
13:42Oui, qui sort la semaine d'après.
13:43La semaine d'après.
13:44Le 18 novembre.
13:47C'est les premières pages des Misérables.
13:48C'est ça ?
13:48Les 100 premières pages.
13:49Oui, exactement.
13:50Qui parle de ce moment où Jean Valjean revient du bagne
13:54et tombe sur Bienvenue,
13:58ce prêtre qui va lui faire confiance
14:01et va lui redonner une estime,
14:05un regard humain sur lui.
14:06et ça va lui réveiller son humanité,
14:10sa bonté,
14:11qui s'était,
14:13on peut le comprendre,
14:15plus qu'étouffée par la colère,
14:17l'injustice.
14:19Et ça va réveiller son humanité.
14:22Ce sera donc Jean Valjean
14:23la semaine suivante au cinéma.
14:25Mais d'abord,
14:25Les Rêveurs,
14:26qui sort le 12 novembre prochain.
14:28Dans un instant,
14:29la chronique gastronomique
14:31d'Olivier Pouche.
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