00:00Dans quelques jours, Dominique de Villepin, le 10 novembre précisément, Nicolas Sarkozy connaîtra la date de sa remise en liberté.
00:07Est-ce que vous considérez, comme certains de ses soutiens, que la place d'un ancien président ne peut pas être en prison ?
00:13Mais nous ne parlons pas d'un ancien président, M. Fauvel.
00:17Nous parlons d'un justiciable qui a à répondre devant la justice et qui a été condamné.
00:23Condamné, présumé innocent, en attente d'une éventuelle condamnation ou, au contraire, innocence.
00:31Donc, ne mélangeons pas tout.
00:32Donc, vous ne partagez absolument rien de ces attaques contre la justice ?
00:36Je ne fais pas partie des responsables politiques qui s'adonnent au mélange des genres.
00:41On peut avoir des relations personnelles, des relations d'amitié avec l'ancien président de la République.
00:47Et pour autant, il y a une décision de justice.
00:49Cette décision de justice...
00:50Vos relations avec Nicolas Sarkozy, elles ont souvent été, je parle encore une fois d'une époque ancienne,
00:55attendues, très conflictuelles.
00:57Ça n'y est pour rien ce que vous nous dites ce soir.
00:59Vous mettez de côté vos désaccords politiques.
01:01Mais je suis sur les principes.
01:03Je suis sur les principes.
01:05J'ai, en ce qui me concerne, suffisamment souffert de tout cela.
01:08Et j'ai tourné la page.
01:10Il y a des principes dans notre République.
01:12Vous savez, tout est lié.
01:14Les principes républicains, quand on commence à les déboulonner, on change de République.
01:19On dénature cette République.
01:21Il faut donc être lucide et conscient.
01:23Nous avons eu ce débat autour de Marine Le Pen.
01:25Nous avons aujourd'hui le débat autour de Nicolas Sarkozy.
01:28Et les Français ne peuvent pas ne pas avoir le sentiment d'un deux poids, deux mesures.
01:32C'est catastrophique pour la République.
01:34C'est catastrophique pour la démocratie.
01:36Et qui plus est, quand on est un ancien président de la République, on a un devoir d'exemplarité.
01:40Donc, ne mélangeons pas les choses.
01:42Il y a un appel qui aura lieu dans les prochains mois.
01:46Ce sera un rendez-vous important.
01:48Mais je crois que tout ce qui vient créer de la suspicion, tout ce qui vient créer du doute, est mauvais pour la démocratie.
01:58Et de ce point de vue-là, nous devons être comptables des gestes, des paroles qui sont les nôtres, de façon à être exemplaires.
02:04Je crois que tout ce qui vient créer de la démocratie, des paroles qui sont les nôtres, des paroles qui sont les nôtres, des paroles qui sont les nôtres.
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