- il y a 3 mois
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00:00Et ça rejoint évidemment ce qui se passe à l'Assemblée Nationale, la foire aux taxes, la foire aux impôts,
00:05quand c'est pas Gabriel Zuckmann, c'est l'impôt sur la fortune, mais pas l'ISF.
00:13C'est maintenant, comment ça s'appelle Jules Torres ?
00:15L'impôt sur la fortune improductive.
00:17L'impôt sur la fortune improductive, c'est quand même hallucinant, mais vous allez nous dire pourquoi c'est pas comme l'impôt sur la fortune.
00:24Ça reste un impôt, pardonnez-moi Jules Torres.
00:26Ça reste un impôt.
00:26Ça reste un impôt. Dans un pays qui est champion du monde des impôts.
00:32Après, c'est pas pour doucher et jouer mon socialiste de service.
00:37Allez-y, mettez-le, mettez-la votre écharpe.
00:40J'ai mis mon écharpe rouge.
00:42Nous sommes actuellement dans la partie recette du budget, donc c'est pas anormal qu'on discute d'impôt.
00:49Bah oui, mais on pourrait discuter réduction d'impôt.
00:51Et c'est peut-être que Bernard Cohen-Haddad, qui est responsable Île-de-France des CPME, peut-être dire aux auditeurs, cher Bernard Cohen-Haddad, CPME Paris ?
01:01Cette PME Paris, c'est un syndicat d'entrepreneurs de zéro à 250 salariés.
01:06Ça concerne les entrepreneurs patrimoniaux, c'est-à-dire qu'ils sont maîtres de leur capital.
01:10Les commerçants, les artisans, les responsables de services.
01:13Et ça va tout simplement d'un boucher à un expert comptable ou un assureur.
01:18Ça fait partie de l'écosystème et ça représente sur le territoire francilien plus de 150 000 entreprises.
01:28C'est pas rien parce qu'on a en Île-de-France 1,2 million d'entreprises.
01:32J'ai l'impression...
01:33Ah bah alors ce matin, vous êtes dans quel état d'esprit Bernard Cohen-Haddad ?
01:36Parce que c'est ce que je disais, sa taxe à tout va.
01:39Certes, la taxe Zuckman a été rejetée, mais on a une nouvelle taxe, l'impôt sur la fortune.
01:48J'ai même oublié le mot encore une fois.
01:50L'impôt sur la fortune improductive.
01:52Mais donc, vous êtes dans quel état d'esprit ce matin ?
01:55Est-ce que vous avez l'impression que les députés pensent à vous ?
01:57Pense à la production, l'entrepreneuriat ?
02:00Ou vous vous dites, allez, c'est encore une douche froide ?
02:04Vous savez Elliot, les députés n'ont jamais vraiment aimé la petite entreprise.
02:09Moi, c'est pour ça que j'ai fait du militantisme patronal,
02:12et que j'ai écrit un livre qui s'appelle « L'avenir appartient au PME ».
02:16C'est parce qu'on a toujours pensé que la petite entreprise,
02:20c'était la dernière roue du carrosse quand il y avait cette dernière roue.
02:23Et pourtant, c'est 96% de l'activité économique,
02:27et c'est plus de la moitié de l'emploi salarié et non salarié en France.
02:32Ce n'est pas rien.
02:32Donc moi, aujourd'hui, quand je vois ces taxes,
02:36et ces taxes, j'appellerais Merlin l'enchanteur,
02:40parce que c'est un peu ça, c'est-à-dire la capacité de faire montrer
02:45et de faire valoriser des mirages,
02:47je n'ai qu'un mot, c'est qu'on est en train de cadenasser notre économie
02:52et de déstabiliser notre tissu économique de proximité.
02:55Elliot Deval, sur les 12 derniers mois,
02:5968 000 défaillances d'entreprises,
03:01dont des entreprises de plus de 50 salariés,
03:04plus de 250 000 emplois menacés.
03:06Voilà, aujourd'hui, la situation des TPE, PME dans l'économie française.
03:11Et tout ce qui va alourdir les charges sur l'emploi,
03:14tout ce qui va alourdir les charges sur le capital qui va aux entreprises,
03:18ne va pas aider la situation des TPE, PME.
03:22C'est un cri de l'urgence.
03:23Quand vous écoutez les députés, vous dites qu'ils sont complètement fous ?
03:26Je dis halte au massacre des TPE, PME,
03:29halte au massacre à l'économie de proximité.
03:32Il faut, au contraire, libéraliser l'économie de proximité.
03:36Il faut encourager le développement de nos commerçants, artisans,
03:41métiers de service, mais aussi de l'économie sociale et solidaire
03:44dans les territoires.
03:45C'est ça, la réalité, et promouvoir le patriotisme économique.
03:49On est avec Samuel Ferreira en direct dans Elliot Deval.
03:53Et vous, merci Samuel d'être avec nous.
03:55Vous êtes entrepreneur dans le BTP.
03:58Les auditeurs d'Europe 1 ne vous connaissent peut-être pas.
04:00Moi, je vous ai découvert cette semaine chez nos confrères de BFM.
04:05Il y avait une émission où vous nous avez dit vos quatre vérités
04:08à un député LFI.
04:12C'était M. Lucas, Benjamin Lucas.
04:16Benjamin Lucas.
04:16Qui est député, non pas LFI d'ailleurs.
04:18Écologiste, mais attendons, je passe t'accueillir.
04:19Voilà.
04:20Vert à l'extérieur, rouge à l'intérieur.
04:23Et vous lui avez dit, en quelque sorte,
04:25que beaucoup d'entrepreneurs n'ont pas la chance et la possibilité
04:28de dire aux députés la France insoumise,
04:34ou pas que d'ailleurs, puisque regardez là,
04:35le nouvel impôt, ça a été voté par le RN,
04:38par le Modem et par le PS.
04:40Ce n'est pas tant par M. Lucas,
04:42parce qu'ils n'ont pas voté, il faut préciser.
04:44Ce n'est pas assez pour eux.
04:45Ça n'allait pas assez loin.
04:47On écoutera d'ailleurs cette séquence dans un instant,
04:49mais Samuel Ferrara, vous êtes en colère ce matin
04:53quand vous voyez qu'il y a un nouvel impôt qui tombe ?
04:56Bonjour à tous.
04:57Alors oui, je suis très en colère.
05:00De toute façon, je ne m'attendais à rien de ce nouveau budget,
05:02donc je ne suis quand même pas déçu dans l'histoire.
05:05Ce qu'il faut à un moment dans ce pays,
05:08et je n'avais rien contre le député,
05:10c'est juste parce que du coup,
05:11toute l'émission, il n'a fait que nous rabâcher
05:13un discours de jalousie.
05:14De toute façon, la gauche,
05:15on veut faire payer les riches pour faire financer les échecs.
05:18Ça a toujours été comme ça dans ce pays.
05:20Au bout d'un moment, en fait,
05:21ce que nous, entrepreneurs, on veut dire,
05:24on est quand même à 7000 les fermetures d'entreprises
05:26en septembre,
05:27c'est qu'on en a assez.
05:28L'État met en place des choses,
05:30des primes rénoves pour mon secteur,
05:32mais sauf que les primes rénoves,
05:33on ne nous paye pas les chantiers,
05:34donc forcément, ça met en difficulté
05:36les entreprises du bâtiment.
05:38On ne nous laisse pas faire ce qu'on veut
05:40au niveau du travail.
05:42Donc nos salariés, ils ont envie de travailler plus,
05:45mais c'est imposé, c'est taxé.
05:47Donc au final, on a eu du travailler plus,
05:50gagner la plus avec M. Sarkozy,
05:52travailler plus, fermer la plus avec M. Macron,
05:54et maintenant, quand on va avoir la gauche,
05:55c'est travailler plus pour nous en donner plus.
05:58Donc à un moment, ça suffit,
06:00il faut revenir sur les 35 heures,
06:02il faut repasser à du 39-40 heures.
06:04Moi, déjà, chez moi, tout le monde est à 39.
06:06Parce que si on repassait juste quelques chiffres,
06:08pour être vraiment précis,
06:10si on repassait aux 39 heures,
06:11il y a certaines études qui annoncent quand même
06:1360 milliards de salaires en plus,
06:1530 milliards de charges pour l'État en plus,
06:18qu'on va leur donner,
06:19parce qu'ils aiment bien ça,
06:19ils sont taxés de partout,
06:216 milliards d'impôts,
06:22et 10 milliards de TVA.
06:23Moi, au bout d'un moment,
06:24j'ai 29 ans,
06:25je n'ai pas fait l'ENA,
06:26je n'ai pas fait des études comptables,
06:28mais il faut juste mettre les bonnes personnes
06:29au bon endroit.
06:30Au ministère du Travail,
06:31on n'a qu'à admettre des gens
06:32qui ont commencé de rien
06:33et qui ont monté des entreprises.
06:35Et vous verrez que dans ce pays,
06:37si on met les bonnes personnes au bon endroit,
06:38qu'on arrête de réfléchir à
06:40« je vous prends de l'argent,
06:41mais comment je le gère beaucoup mieux ? »
06:42Eh bien, les entreprises iront mieux.
06:44« Foutez-nous la paix, messieurs les députés. »
06:46Eh bien, écoutez, voilà un message
06:48qui doit être entendu
06:48par les responsables politiques.
06:50Vous restez avec nous, cher Samuel,
06:52c'est absolument passionnant
06:52parce que je vais vous demander
06:53justement le concret
06:54dans quelques instants.
06:55Parce que ce qui s'est passé hier
06:57à l'Assemblée nationale,
06:58on dit long sur la philosophie politique
07:01des partis qui sont actuellement
07:04à l'Assemblée nationale,
07:05qui ne pensent qu'à une seule chose,
07:07c'est recette, recette fiscale.
07:08On va taxer les impôts,
07:10les impôts dans un pays déjà champion du monde
07:12du prélèvement obligatoire
07:13et surtout fiscalement le moins productif
07:16des pays de l'OCDE.
07:18Ça veut dire que si ça fonctionnait,
07:20pourquoi pas, évidemment.
07:22Sauf qu'il n'y a rien qui marche.
07:23Vous allez à l'hôpital, ça fonctionne ?
07:25Vous avez des soignants
07:26qui aujourd'hui gagnent plus
07:27qu'ils ne gagnaient hier ?
07:28Vous avez des policiers
07:29qui ont plus de moyens ?
07:30Vous avez une justice qui fonctionne mieux ?
07:32Rien ne fonctionne.
07:33Donc où passe notre argent ?
07:35Où passent nos impôts ?
07:37Est-ce qu'aujourd'hui,
07:38il faut taxer plus ?
07:39Ou alors, c'est-à-dire donner
07:41finalement plus de liberté
07:42à Bernard Cohen à date
07:43qui représente les petites
07:45et les moyennes entreprises à Paris,
07:47donner plus de liberté
07:48à Samuel Ferreira
07:50qui est actuellement entrepreneur
07:51dans le BTP
07:52et qui est en direct avec nous.
07:53Tous les entrepreneurs,
07:55ils nous disent quoi ?
07:55Ras-le-bol.
07:57On en a ras-le-bol.
07:58Laissez-nous bosser.
08:00On sait comment ça fonctionne.
08:01On sait prendre un tableau Excel,
08:03voir quand c'est rouge,
08:04voir quand c'est vert.
08:05Ce qui n'est absolument pas le cas à Bercy.
08:07Et pourtant, on a des énarques
08:08et des spécialistes,
08:10des hauts fonctionnaires
08:11qui sont avec 3 400 milliards de dettes.
08:153 443 milliards de dettes.
08:16Merci Jules Thores.
08:18Ras-le-bol en fait.
08:19Ras-le-bol.
08:20Mais bien sûr que le problème
08:21de ce débat budgétaire,
08:22c'est qu'il arrive à un moment donné
08:23où en effet,
08:24que ce soit les entreprises
08:25ou les Français,
08:26tout le monde en a ras-bol.
08:27Les entreprises,
08:28parce qu'elles sont assujetties
08:29à un impôt
08:30qui est beaucoup trop lourd
08:31par rapport
08:32au chiffre d'affaires
08:35et même à la productivité.
08:36Productivité qui d'ailleurs
08:37est complètement absent
08:38de ce débat budgétaire.
08:40Alors que si on avait plus
08:40de productivité en France,
08:42je peux vous dire
08:42qu'on s'en ressortirait
08:43beaucoup mieux.
08:44Certains économistes disent
08:45que c'est 2 à 3 points de PIB
08:47qui pourraient directement arriver.
08:49Et puis les Français,
08:50il y a un consentement à l'impôt
08:51qui est de moins en moins important.
08:53Et c'est vrai que
08:54le débat qu'on a actuellement
08:56se focalise quand même
08:56essentiellement sur la taxation
08:58des grandes entreprises,
09:01des riches,
09:02même si ça ne veut pas dire
09:02que ça ne veut tout et rien dire.
09:04Le problème,
09:04c'est que les effets ensuite,
09:06ce sera évidemment
09:07sur cette classe moyenne
09:08qui paiera toujours plus d'impôts.
09:09On ira aller chercher son épargne
09:10sur les PEL,
09:12sur les assurances-vie,
09:14les prix,
09:15les GAFAM vont augmenter
09:16leurs tarifs,
09:16que ce soit sur les prix
09:17des abonnements,
09:17que ce soit sur les salaires
09:18ou les emplois.
09:19Donc à la fin des fins,
09:20c'est la classe moyenne
09:21qui va payer.
09:21Mais c'est un climat
09:22depuis plusieurs décennies.
09:26Mais on l'a vu,
09:27le symbole,
09:28c'est quoi ?
09:28C'est Gabriel Zuckman.
09:30Celui qui symbolise ça,
09:31c'est Gabriel.
09:32Il est invité sur tous les plateaux.
09:34Hier, personne ne le connaissait.
09:35Vous avez la gauche politique
09:37qui sort de son chapeau
09:38Gabriel Zuckman
09:39qui devient
09:40le Johnny Hallyday
09:41des impôts.
09:42C'est-à-dire qu'il est invité
09:43sur le service public.
09:44Vous avez un tapis rouge.
09:46Il faudrait voir
09:46combien de fois
09:47il a été invité
09:47depuis septembre.
09:48Et puis il y a des sujets,
09:49des reportages.
09:49C'est extraordinaire.
09:51Extraordinaire.
09:52Il fait l'alpha
09:53et l'oméga
09:54sur les plateaux de télévision.
09:55Et le bêta.
09:55Donc en fait,
09:56qu'est-ce qu'il vous explique ?
09:58Le problème,
09:59c'est le méga riche,
09:59l'ultra riche,
10:00le riche.
10:01Et c'est finalement
10:02la richesse aujourd'hui
10:03qu'on met en difficulté.
10:05Samuel Ferreira,
10:06je le disais,
10:07vous êtes entrepreneur
10:08dans le BTP.
10:09Vous êtes un jeune entrepreneur,
10:11Samuel.
10:11Vous avez dit
10:12que vous avez moins de 30 ans,
10:12c'est ça ?
10:13Oui, c'est ça.
10:14Alors moi,
10:15en gros,
10:15mon parcours,
10:16c'est que j'ai arrêté
10:16l'école à 15 ans
10:17en troisième.
10:18Je me suis orienté
10:20vers un apprentissage
10:21d'électricien.
10:23Et suite à ça,
10:24j'ai bossé.
10:25Ensuite,
10:26j'ai ouvert mon entreprise
10:27à 23-24 ans
10:29pour pouvoir travailler,
10:33qu'on me laisse travailler.
10:34Mais au final,
10:35dans ce pays,
10:36quand vous essayez
10:36d'entreprendre,
10:37le premier courrier
10:38que vous recevez,
10:39c'est un appel
10:39à cotisation d'Ursaf
10:40en prévoyance
10:41d'un truc
10:41que vous n'avez pas encore fait.
10:43Donc c'est super.
10:44Je vous remercie,
10:45messieurs,
10:45dames des Ursaf.
10:46En fait,
10:47ici,
10:47dans ce pays,
10:48c'est simple.
10:49Plus vous voulez travailler,
10:50plus on vous met des bâtons
10:51dans les roues,
10:51plus vous voulez prendre
10:52l'ascenseur social,
10:54plus on vous le fout en panne.
10:55En fait,
10:55c'est simple.
10:56Dans ce pays,
10:57bossez,
10:58vous ne serez jamais récompensé.
11:00Si on ne fait rien,
11:01on sera aidé.
11:01La prime d'activité
11:02est pour moi
11:03un réel scandale
11:04depuis quand c'est à l'État.
11:05Et à moi,
11:06à vous,
11:06à ceux qui payent des impôts,
11:08de financer
11:08les bas salaires.
11:10On récompense les gens
11:11pour venir au travail.
11:12Encore une fois,
11:13laissez-nous,
11:14entrepreneurs,
11:15payer nos salariés
11:16à la hauteur
11:17de ce qu'ils méritent.
11:18Il faut revenir
11:19à une méritocratie.
11:21Un mec qui sait travailler
11:22et qui se casse le cul
11:23littéralement
11:24tous les jours pour vous,
11:25il doit être récompensé.
11:26Et un mec
11:26qui n'a pas envie,
11:27qui fait le strict minimum
11:28doit être payé au minimum.
11:30Mais encore une fois,
11:31laissez les entrepreneurs
11:32de ce pays
11:32cavayer.
11:33Il y en a marre de payer.
11:35Moi,
11:35j'ai pris l'exemple
11:36de la cotisation foncière
11:37que j'ai arrêté de verser
11:38parce que je la paye déjà
11:39avec mon entreprise
11:40vu qu'elle est chez moi
11:40parce qu'on adore
11:41les doublons aussi dans ce pays.
11:43Cotisation foncière
11:44c'est à titre perso
11:45et je la repaye une fois
11:46avec l'entreprise
11:46parce qu'elle est chez moi.
11:48Si ça,
11:48ce n'est pas de la gaffegie,
11:49je ne sais pas ce que c'est.
11:50Au bout d'un moment,
11:51c'est stop.
11:51C'est fini le raquette,
11:52marre de payer
11:53et rien à voir en échange.
11:54L'hôpital,
11:55on n'en parle pas.
11:56La police,
11:57on n'en parle pas.
11:58L'éducation nationale,
11:59on n'en parle pas.
12:00Au final,
12:01tout le pognon qu'on a
12:02et je mets au défi
12:02n'importe quel homme politique
12:03demain à venir à un JT
12:05ou sur le plateau d'Europe 1
12:06avec un petit tableau Excel
12:07et venir nous montrer
12:08les recettes et les dépenses
12:09comme font chaque famille française.
12:11Ils ne savent même pas
12:12ce qui rentre,
12:12même pas ce qui sort.
12:13Samuel,
12:14vous avez tout dit.
12:15Samuel Ferreira.
12:16Je sais que vous n'êtes pas
12:17en région parisienne
12:17mais moi,
12:21sur un plateau
12:22face à des responsables politiques
12:24qui vous promettent
12:25justice fiscale,
12:27qui vous donnent
12:28finalement les bons
12:29et les mauvais points
12:29et qui pensent savoir
12:30ce que doivent faire
12:32les personnes
12:33qui créent
12:34justement de l'emploi
12:35et qui se tuent à la tâche
12:37et je sais
12:37ô combien ça peut être compliqué
12:39pour les entrepreneurs
12:39quels que soient les secteurs
12:42et notamment en ce moment
12:43avec la crise du BTP.
12:45On est toujours
12:46avec Bernard Cohen à date.
12:47C'est intéressant.
12:48Bernard Cohen à date,
12:49vous êtes président
12:50de la CPME Paris.
12:51Et là,
12:52on a un cas pratique
12:53avec Samuel
12:54qui dit
12:55mais attendez,
12:55mais c'est plus possible.
12:57C'est plus possible
12:57de nous traîner.
12:58Moi, je le dis aussi
12:59en tant qu'entrepreneur,
13:01il faut libérer
13:02la France qui travaille,
13:03c'est-à-dire libérer aussi
13:04nos entrepreneurs.
13:05Aujourd'hui,
13:06les charges
13:06qui pèsent sur les salaires,
13:08c'est 48% en France.
13:1048% en France.
13:13En Allemagne,
13:14c'est 28%.
13:15Au Royaume-Uni,
13:1620%.
13:16Si on veut
13:17aider les entreprises,
13:20il faut arrêter
13:20la pourre de Perlin-Pimpin.
13:22Ce n'est pas avec
13:23la taxe Zuckman
13:24ou avec Madame Casté
13:25dont on a fait la promotion
13:26l'été dernier
13:27qu'on va régler le problème.
13:30Il faut simplifier
13:31la vie des entreprises.
13:33Il faut aussi
13:34alléger
13:35l'ensemble des charges
13:37qui payent
13:37sur les heures supplémentaires,
13:39défiscalisées,
13:40les heures supplémentaires.
13:41Il faut encourager
13:42aussi
13:50dispositifs
13:51qui aident
13:52les entreprises
13:53à tout simplement
13:54avoir des marchés
13:55comme ce qui a été fait
13:56sur MaPrimeRénov'.
13:58Ne pas attendre
13:596, 8 mois,
14:00voire un an
14:00avant que les sommes
14:02qui ont été engagées
14:03par les entrepreneurs
14:04pour financer les travaux
14:05leur soient remboursées.
14:07Parce qu'aujourd'hui,
14:08ce type de dispositif
14:10qui noie
14:11administrativement
14:13la vie des entrepreneurs,
14:14ils en ont marre.
14:15Ils n'ont plus le temps
14:15de faire des dossiers
14:16en janvier
14:17pour être remboursés
14:19en décembre de l'année.
14:21Ce n'est pas acceptable.
14:22Et donc,
14:22cette simplification administrative
14:24qui n'est pas
14:25à l'ordre du jour
14:25ne va pas
14:27dans le sens
14:28d'un allègement
14:29et d'un encouragement
14:30à l'entrepreneuriat.
14:31Et bravo à tous ceux
14:32qui, aujourd'hui,
14:32dans cette tempête,
14:34maintiennent le cap,
14:36font de l'emploi
14:36et aussi
14:37essaient de produire
14:38dans leur région.
14:39Et merci à vous,
14:40cher Samuel,
14:41d'avoir réagi
14:42en direct
14:43sur Europe.
14:44Georges Fenech ?
14:45Oui, je vous ai entendu dire,
14:46Elio, tout à l'heure,
14:47on est taxé,
14:48on est taxé,
14:49on est taxé,
14:50mais au final,
14:52où va l'argent
14:52puisque les services
14:53ne marchent pas ?
14:53Vous avez raison.
14:54Où va l'argent ?
14:55En fait, l'argent,
14:56où va-t-il ?
14:57Il va dans les 35 heures,
14:59il va dans la retraite
14:59à 62 ans
15:00alors que dans le reste
15:01des pays européens,
15:02c'est 65 voire plus,
15:03l'âge de la retraite.
15:05Et puis,
15:05je vous invite
15:06à réécouter et relire
15:07ce qu'écrit
15:08et ce que dit
15:09Jean-Louis Borloo.
15:10C'est très intéressant
15:11ce qu'il dit.
15:12C'est effectivement,
15:12et là,
15:13je rejoins ce que vient de dire
15:14Bernard Kouanadad,
15:15c'est-à-dire qu'on croule
15:16sous le poids
15:17d'un mammouth énorme
15:19qui est le mammouth administratif
15:21qui est un fonctionnement
15:24dont je rappelle
15:25que le coût de fonctionnement
15:27est de 57% du PIB en France.
15:29Le coût,
15:30c'est-à-dire
15:30le nombre de fonctionnaires,
15:32c'est énorme.
15:32La moyenne européenne
15:33est autour de 48%.
15:34Donc,
15:35on ne sait pas,
15:35on a plein de doublons.
15:36Il faut réformer l'État.
15:38Il faut réformer l'État.
15:40C'est surtout ça,
15:41voyez-vous,
15:41avec tout ce mi-feuille territorial,
15:43toute cette dépense,
15:44cette gabegie,
15:45ces agences,
15:46voilà où parle l'argent.
15:47On le sait très bien.
15:48Seulement,
15:49pour une telle réforme,
15:50d'une telle ampleur,
15:51il faut une majorité,
15:52il faut de nouvelles élections,
15:53il faut un courage politique.
15:55On sera avec Yvan,
15:57dans un instant,
15:58mais Samuel,
15:59il dit quoi,
16:00cet entrepreneur
16:01dans le BTP ?
16:02Il dit,
16:02au lieu à Bercy
16:04de nous mettre des technos
16:05qui n'ont jamais mis un pied
16:06dans une entreprise,
16:07il n'y a que ça.
16:07Allez voir des gens
16:09qui sont partis de rien,
16:10qui ont créé,
16:11qui ont innové,
16:12et qui ont permis
16:12de créer de l'emploi.
16:14Allez demander
16:15à ces personnes-là
16:16comment elles font.
16:17Vous allez imposer
16:18en novembre 2026
16:19aux Français
16:20de ne pas avoir
16:21plus de 200 euros
16:22de découvert
16:22sans avoir une demande
16:23auprès des banques,
16:24alors que vous,
16:25depuis 50 ans,
16:27c'est 3400 milliards
16:28de dettes,
16:29et vous allez faire
16:30la leçon aujourd'hui
16:31aux Français
16:32qui se serrent la ceinture.
16:32Ça, c'est l'Europe.
16:33L'Europe, pardonnez-moi,
16:35c'est l'Europe.
16:36Après, ça serait transposé
16:37à la France.
16:38Donc, ça reste la France.
16:39Bien sûr.
16:40Donc, arrêtez de prendre
16:41les gens pour des imbéciles.
16:42On va tout vous expliquer
16:43dans un instant,
16:44chers auditeurs d'Europe 1.
16:4501-80-20-39-21.
16:48Vous avez une taxe
16:49qui a été rejetée,
16:50la taxe Zuckman,
16:51l'étoile filante
16:51de Gabriel Zuckman.
16:52Là, je pense que c'est
16:53la gueule de bois
16:54sur le service public.
16:55Il y a une minute de silence
16:57qui a été organisée ce matin
16:58à la maison de la radio.
16:59C'est la fête des saints aujourd'hui.
17:00Peut-être qu'ils vont demander
17:01Saint-Zuckman,
17:02parce que Saint-Gabriel,
17:03bien sûr, c'est exact.
17:04Saint-Zuckman, peut-être,
17:06avec...
17:07Vraiment, ça doit être compliqué
17:07dans les couloirs, là.
17:08Oui, oui.
17:09Mais pour créer,
17:10donc, cette taxe
17:11a été rejetée.
17:11Et finalement,
17:12il y a un nouvel impôt
17:13sur la fortune immobilière,
17:16impôt sur la fortune improductive.
17:18Et ça se tape dans la main
17:20entre PS, RN et Modem.
17:22On vous explique tout
17:23dans quelques secondes.
17:2401-80-20-39-21
17:27si vous souhaitez réagir,
17:28chers auditeurs,
17:29on est toujours avec
17:30Georges Fenech,
17:31avec Jules Torres,
17:33avec également
17:34Bernard Cohen Haddad,
17:35président du Cercle de Réflexion
17:37Étienne Marcel
17:37et président des CPME Paris.
17:40Donc, ce sont les entreprises
17:42de moins de...
17:43De zéro à 250 salariés.
17:45Donc, de moins de 250 salariés.
17:47Exactement.
17:48Pourquoi faire compliqué
17:49quand on peut faire ça ?
17:50Oui, parce qu'il y a des indépendants,
17:51on a tendance à oublier
17:52les auto-entrepreneurs aussi
17:53qui font partie de nos adhérents.
17:55Et aujourd'hui,
17:55est-ce que vous avez la gueule de bois
17:56quand vous voyez ce qui se passe
17:57à l'Assemblée nationale ?
17:59C'est-à-dire qu'ils sont incapables
18:00de penser d'abord
18:01comment on va réduire les impôts,
18:04comment on va baisser les impôts,
18:05comment on va permettre
18:06aux entrepreneurs
18:07d'être libres,
18:09d'innover,
18:11de réussir finalement
18:13les premiers...
18:14C'est souvent d'ailleurs
18:15les premiers mois,
18:15les premières années
18:16qui sont les plus complexes.
18:17Les trois premières années,
18:19c'est là qu'il y a
18:20deux tiers des entreprises
18:21qui tombent.
18:22Il reste un tiers
18:23dans des entreprises créées
18:24après trois ans.
18:26Vous savez, Elliot,
18:27moi, je n'ai pas le temps
18:28d'avoir la gueule de bois.
18:30Je n'ai pas le temps.
18:31Parce que si j'ai la gueule de bois,
18:33je ne peux pas bosser.
18:34Et donc, nous,
18:35même lorsque l'on est
18:36à terre,
18:38on n'a pas d'autre choix
18:38lorsqu'on est d'entrepreneurs
18:39de travailler,
18:40y compris le dimanche,
18:41pour se relever
18:41parce que derrière,
18:43il faut payer les charges,
18:44il faut payer les salaires
18:44et il faut aussi
18:46pouvoir payer les fournisseurs.
18:47C'est une réalité
18:48de tous les jours.
18:49Et c'est pour ça
18:50que je suis souvent
18:50extrêmement énervé,
18:53déçu,
18:54de voir que
18:55la représentation nationale
18:56ne connaît pas
18:57nos petites entreprises
18:58et que nous sommes sacrifiés
19:00sur l'autel
19:02de l'idéologie politique.
19:03C'est ça qui me blesse beaucoup.
19:05Et c'est parce que
19:06nos entrepreneurs,
19:07on entendait tout à l'heure
19:08un entrepreneur en région,
19:10ne ménage pas
19:11leurs heures,
19:12ne ménage pas
19:12le temps passé
19:13dans l'entreprise
19:14pour pouvoir,
19:15non pas seulement vivre,
19:16mais survivre.
19:17Alors là,
19:17il n'y a pas de responsable politique
19:18sur le plateau,
19:20ce responsable politique
19:21potentiellement
19:22qui a voté
19:22notamment cet impôt
19:24sur la fortune
19:25improductive.
19:26Mais je suis certain
19:27de la réponse,
19:28je peux vous la faire.
19:29Mais M. Bernard Cohen Haddad,
19:30ce que nous avons voté hier,
19:32c'est la justice fiscale.
19:34Vous mélangez tout.
19:35M. Bernard Cohen Haddad,
19:36bien sûr qu'on est
19:37pour les entrepreneurs,
19:38mais là,
19:39on est en train de taxer,
19:40du moins récupérer
19:41un peu d'argent
19:42parce qu'effectivement,
19:44la situation est grave,
19:45des hyper,
19:46hyper,
19:46hyper riches.
19:47Voilà ce qu'il vous répondrait.
19:49Mais c'est un climat,
19:50c'est un contexte.
19:50Quand vous regardez
19:51ce qui se passe en Italie,
19:52quand vous regardez
19:53ce qui se passe en Argentine,
19:55on n'est pas en train
19:56de faire les poches
19:57des uns et des autres.
19:58On est en train de dire
19:59comment on va entreprendre,
20:00comment on réduit drastiquement
20:02les dépenses publiques
20:04et peut-être foutons la paix
20:05aux grands entrepreneurs.
20:08François Tiskevitch va nous expliquer
20:09ce qui a été voté hier soir
20:12à l'Assemblée nationale.
20:14Écoutez bien si vous êtes assis,
20:15ne tombez pas de votre chaise,
20:17gardez les mains sur le volant
20:18si vous nous écoutez
20:19lorsque vous conduisez.
20:20L'impôt sur la fortune
20:22improductive.
20:23Kézako,
20:24la réponse avec François Tiskevitch.
20:27Avec 163 voix pour
20:28et 150 contre,
20:30l'impôt sur la fortune immobilière
20:31devient un impôt sur la fortune
20:32improductive.
20:33Pour faire simple,
20:35cet amendement propose
20:36dans sa rédaction originale
20:37d'inclure dans l'assiette de l'IFI
20:38les actifs improductifs,
20:40c'est-à-dire les biens immobiliers
20:42non productifs
20:43ne générant aucune recette
20:44comme les résidences principales,
20:46les biens meubles corporels
20:47tels que les objets précieux,
20:49les voitures,
20:49les yachts,
20:50les avions,
20:51les actifs numériques
20:52comme la crypto-monnaie
20:53et les assurances-vie
20:54pour les fonds non alloués
20:55à l'investissement productif.
20:57Ne sont pas en revanche concernés
20:59les actifs immobiliers productifs,
21:01c'est-à-dire par exemple
21:01les bien loués pour une durée
21:03de plus d'un an,
21:04répondant à des critères environnementaux.
21:06Déjà trop pour le parti
21:07Horizon et Renaissance
21:08qui n'ont pas voté le texte,
21:10mais pas encore assez
21:11pour les députés
21:11La France Insoumise
21:12qui eux aussi
21:13n'ont pas voté la mesure.
21:14C'est grâce à une alliance
21:15hétéroclite
21:16que le Modène a pu imposer
21:17son amendement.
21:18Il a été soutenu à gauche
21:19par le parti socialiste
21:20mais également par le groupe
21:21centriste Liotte
21:22et à droite
21:23par le Rassemblement National.
21:25On vous explique tout
21:26et on vous pose une question
21:28surtout chers auditeurs,
21:29où passe notre argent,
21:30où passent nos impôts ?
21:32On sera avec José
21:32dans un instant.
21:34Et Yvan,
21:35alors Jules Torres,
21:36vous êtes l'avocat
21:36de cette...
21:37Vous n'êtes plus journaliste politique,
21:40vous êtes l'avocat
21:41de ce nouvel impôt ?
21:43Non,
21:44parce que vous dites
21:44que c'est pas vraiment...
21:46Sur la fortune non productive,
21:47c'est pas trop grave.
21:49Alors expliquez-nous
21:49pourquoi c'est une bonne chose
21:51que de rajouter un impôt
21:52à tous les impôts
21:53que nous avons ?
21:53Ne caricaturez pas mes propos
21:55s'il vous plaît.
21:56Ce qui est intéressant
21:57dans ce budget,
21:58c'est qu'en effet,
21:59il y a une créativité budgétaire
22:00et fiscale absolument hallucinante.
22:02Et chaque mesure mérite
22:03d'être débattue.
22:04La taxe Zuckman,
22:05on en a beaucoup débattu.
22:06A priori,
22:08c'est quand même
22:08ce qu'on pouvait faire
22:09de plus mauvais
22:09pour nos entreprises.
22:11Là, en l'occurrence,
22:12et je relis ça
22:13à la taxe qui a été votée
22:15sur les multinationales,
22:16c'est pas complètement aberrant
22:18que McKinsey,
22:19qu'on a beaucoup critiqué,
22:21ou que des entreprises
22:21comme McDo
22:22payent ce qu'ils doivent payer
22:25en impôts en France
22:26alors qu'ils ne le payent pas
22:27parce qu'ils sont
22:27dans des paradis fiscaux.
22:28Non, non, non,
22:29on parle de l'IFI,
22:30s'il vous plaît.
22:31L'impôt sur la fortune improductive.
22:32Et donc, je reviens sur cette info
22:33sur la fortune improductive.
22:35C'est en réalité
22:36un impôt qui est
22:38contre la rente.
22:39Le problème,
22:40c'est que c'est un concept
22:40extrêmement flou
22:41et que pour l'instant,
22:41on n'a pas tout le détail
22:42et que ça intervient.
22:44Mais donc, vous allez chercher
22:44les gens en disant
22:46« Monsieur, vous avez un tapis
22:48qui vaut 2 millions d'euros,
22:49on l'impose. »
22:50Ça s'appelle l'IFI.
22:50On le fait déjà.
22:51Non, l'IFI, c'est immobilier,
22:53ce n'est pas immobilier.
22:55Là, on parle des meubles,
22:55meublants.
22:57C'est exactement ce que je viens de dire.
22:59C'est que justement,
23:00ce qu'il y a dans cette taxe-là,
23:02on ne sait pas encore,
23:03c'est extrêmement flou.
23:04Donc, je ne sais pas
23:05si on va aller choper
23:06vos tableaux à vous, Georges,
23:07ou votre cadillac.
23:09Ça, je n'en sais rien.
23:10En revanche,
23:11qu'il y ait une certaine rente
23:12dans ce pays,
23:13ce n'est pas complètement absurde.
23:15Le problème étant que
23:16ça intervient dans un contexte budgétaire
23:18qui est insupportable.
23:20C'est-à-dire qu'il y a
23:20trois tabous qui ne sont jamais évoqués.
23:22D'abord, le coût de l'immigration
23:24qui n'est absolument pas présent
23:25dans ce débat budgétaire.
23:27Ensuite, la contribution française
23:28à l'Union européenne
23:28qui sera équivalente
23:30à 30 milliards d'euros
23:30l'année prochaine
23:31alors que la France reçoit
23:33un peu moins de 20 milliards.
23:34Donc, on donne 10 milliards
23:35comme ça à l'Union européenne
23:36et on ne sait pas
23:37où va cet argent.
23:38Et enfin,
23:39c'est là où je rejoins Georges,
23:40c'est sur cet État mammouth,
23:43qui n'est absolument pas regardé
23:44dans ce débat
23:46mais ce sera pour l'autre partie.
23:47Mais on peut craindre quand même.
23:48C'est-à-dire que ça prend tellement de temps,
23:50il faut le dire aux auditeurs.
23:51C'est deux mois de débat budgétaire.
23:53C'est-à-dire qu'on est en train
23:55de prendre tellement de temps
23:56sur les recettes
23:57et donc sur les impôts
23:58qu'on passera moins de temps
24:00sur les dépenses
24:01et donc sur la réduction des dépenses.
24:04Et ça, les Français
24:05commencent à en avoir ras-le-bol.
24:06José est avec nous.
24:07Bonjour José.
24:09Bonjour Elliot.
24:10Alors, ça me fait plaisir de vous avoir.
24:11Merci de me prendre au téléphone.
24:11Vous êtes canoir.
24:13Je suis canoir.
24:14Je suis à Cannes.
24:14Je suis en direct de Cannes.
24:15Il fait quel temps à Cannes ?
24:18Il fait un peu brumeux aujourd'hui,
24:20malheureusement.
24:20Comme un peu notre état d'esprit
24:22en ce moment.
24:22C'est Mossel.
24:23Comme vous dites Elliot.
24:25Vous êtes chef d'entreprise ?
24:27Oui, je suis chef d'entreprise.
24:28Je suis entrepreneur
24:29et je suis aussi un peu commerçant.
24:31J'ai divers cordes à mon arc.
24:34Et aujourd'hui,
24:35je suis époustouflé
24:36dans le monde que nous vivons.
24:38Et je suis vraiment
24:38contrarié de cette situation
24:42qui va en empirant
24:43de pire en pire.
24:45Et heureusement
24:46qu'il y a des jeunes comme vous
24:48parce que ça fait plaisir
24:49que ce soit vous,
24:50Jules Torres
24:51ou Gauthier Lebrecht.
24:52Ça fait plaisir
24:52d'avoir une relève
24:53de journalistes
24:54très impliqués.
24:55L'ordre très bon.
24:56Oui, je sais
24:59que Jules Torres
24:59est parmi vous
25:00mais je sais
25:00que ça fait plaisir
25:01d'avoir des jeunes
25:02comme vous
25:02qui arrivaient
25:04à nous comprendre.
25:04nous les boomers,
25:07je suis un boomer.
25:08Je déteste cette formule
25:09de boomer moi.
25:10Je n'aime pas.
25:11D'ailleurs,
25:11le choc générationnel
25:12ça m'insupporte.
25:14Déjà,
25:14c'est par respect.
25:15Je ne vous appellerai jamais
25:16génération boomer.
25:18Et ensuite,
25:19c'est important
25:20de trouver...
25:21Vous savez,
25:21en ce moment,
25:22ils ont tellement peu
25:23d'initiatives
25:24et d'idées
25:25pour réduire les dépenses
25:27que la seule ligne
25:28c'est d'essayer
25:29de créer
25:29un conflit
25:30entre les générations.
25:31Si on manque d'argent
25:32aujourd'hui,
25:32s'il y a autant de budget
25:34et de déficit,
25:35c'est de la faute
25:36des seniors.
25:37Et puis,
25:37demain,
25:38on vous expliquera
25:39que finalement,
25:39c'est les jeunes
25:39qui ne travaillent pas assez.
25:41Non,
25:41mais les seniors,
25:42on a eu une belle vie
25:43parce qu'on s'est tous
25:45relevé les manches.
25:46On a tous été
25:47au fait d'une vie...
25:49Vous savez,
25:50on parle des années 80,
25:51regardez la musique
25:52des années 80,
25:53la vie des années 90.
25:55C'était vraiment
25:55une autre époque.
25:56Et quand je vois
25:57tous ces petits jeunes
25:58qui aujourd'hui
25:59entreprendre en France,
26:01c'est mission impossible.
26:02C'est mission impossible.
26:03Et donc,
26:04maintenant,
26:04on va trouver
26:05des nouvelles taxes,
26:05des nouveaux impôts,
26:06l'impôt sur la fortune
26:08improductive.
26:10Excusez-moi,
26:11vous qui êtes chef d'entreprise,
26:12vous avez une société.
26:14En un an,
26:15vous passez,
26:15je dis n'importe quoi,
26:16vous étiez à l'équilibre
26:19et l'année suivante,
26:20vous êtes en déficit
26:20de 100 ou 200 000 euros.
26:22Mais je peux vous dire
26:23que la banque,
26:23elle vient vous voir.
26:25Il n'y a pas que la banque.
26:26Il n'y a pas que la banque.
26:27Il y a aussi les salariés
26:29qui veulent être payés à l'heure.
26:30Il y a les fournisseurs
26:31qu'il faut payer à l'heure
26:32sinon ils ne vous livrent plus.
26:34Nous,
26:34on a un coup prêt
26:35en permanence
26:36devant notre tête.
26:39C'est permanent.
26:40C'est l'épée de Damoclès
26:41que n'ont pas les députés
26:44qui aujourd'hui
26:45innovent sur les impôts
26:46simplement pour garder
26:47leur siège.
26:48Parce que la plupart,
26:49il faut le dire aussi,
26:50il faut le dire,
26:51c'est qu'il y en a,
26:52ils ont une telle trouille,
26:53trouille de retourner.
26:55Elle est bonne.
26:55Elle est bonne.
26:56Une telle trouille
26:57de retourner devant
26:58les électeurs
26:59qui sont prêts
26:59à voter n'importe quoi.
27:01Ils veulent garder
27:02vraiment leur poste
27:03parce qu'ils savent très bien
27:03que s'ils repassent.
27:04Vous savez,
27:05on est dirigé,
27:06on est un pays de droite
27:06et on est dirigé
27:07par des gens de gauche.
27:08C'est ça le vrai souci.
27:10Bon, enfin vous,
27:11vous avez de la chance,
27:12José,
27:12parce qu'à Cannes,
27:13pour le coup,
27:13vous avez un maire.
27:15On a un maire dynamique.
27:16On a un maire dynamique.
27:17J'aime bien le fait
27:18la formule.
27:19Le maire dynamique.
27:20En matière de budget,
27:21je peux vous dire,
27:21il ne va pas rigoler
27:22si un jour il est aux affaires.
27:25On a un maire dynamique
27:27et que j'espère peut-être
27:29que je vais le croiser
27:30au cimetière demain
27:31parce que je vais,
27:31moi justement,
27:32j'ai écouté
27:33tout ce que vous avez dit avant.
27:34Je vais sur la tombe
27:35de mes parents.
27:35Moi, j'y vais tous les dimanches
27:36mais je vais sur la tombe
27:37de mes parents les fleurir
27:38parce que c'est la Toussaint
27:39et je veux utiliser
27:40des chrysanthèmes
27:41et je veux peut-être
27:42le croiser
27:43parce que souvent,
27:44il vient aux mêmes horaires
27:45que moi
27:45et je vais peut-être
27:46le croiser d'Avid Isna
27:47qui, quelque part,
27:49bouge comme il faut.
27:51Voilà.
27:51Eh bien, écoutez,
27:52un grand merci
27:52d'avoir réagi,
27:53cher José,
27:54en direct sur Europe 1.
27:56On salue Yvan
27:57qu'on devait avoir
27:58dans quelques secondes.
28:00Bonjour Yvan.
28:01Oui, bonjour Eliott.
28:02Bonjour à tous.
28:03Je vous présente
28:03mes excuses.
28:04Yvan, vous entendez la musique ?
28:05Vous êtes très nombreux
28:06à vouloir réagir au standard
28:07et puis l'info défile.
28:08ça passe, ça passe, ça passe.
28:10On sera dans un instant
28:11avec le plus français
28:14des Québécois.
28:15Il s'appelle Mathieu Bocoté.
28:16Bonjour.
28:17Mathieu Bocoté sera avec nous.
28:18Donc Yvan, vous restez.
28:20On parlera juste après la pause
28:21justement de cette question
28:23qu'on se pose depuis le début.
28:25Où passent nos impôts ?
28:26On en parle dans un instant
28:28et on va remercier
28:28Bernard Cohen-Hadar
28:29qui a passé l'heure avec nous.
28:31Président du Cercle de Réflexion
28:32Étienne Marcel
28:33et surtout président
28:34de la CPME Paris.
28:37Et on pense à tous
28:37les entrepreneurs
28:38qui nous ont écoutés ce matin
28:39et qui se disent
28:40à quelle sauce
28:41je vais être taxé
28:42dans les prochains jours.
28:43Merci beaucoup.
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