00:00Non, on ne tire pas un trait.
00:01Alors, je peux...
00:02Enfin, il faut arrêter de dire ça.
00:03Non, nous, on va défendre la taxe Zuckman,
00:05bec et ongle,
00:06parce qu'on pense que c'est le meilleur levier.
00:08C'est ça, la différence.
00:09C'est qu'aujourd'hui,
00:11on sait, vu la composition de l'hémicycle,
00:13que ni le RN,
00:14ils ont dit qu'ils ne voulaient pas taxer les riches,
00:16ni...
00:17Les patrimoines.
00:18Ils ont dit, il n'y a pas de taxe Zuckman,
00:20taxe Zuckman, nice, etc.
00:21Enfin, oui, mais ça veut dire
00:22ne pas taxer les riches, en fait.
00:22À la fin, regardez ce que vote le RN,
00:24à chaque fois, il protège les riches.
00:30Qu'on espérait voir convaincus
00:32par, on va dire, la nécessité
00:34de faire des gestes en direction de la gauche.
00:36On dit, mordicus,
00:37on ne veut pas de la taxe Zuckman.
00:39Et ils ont mis en avant deux points.
00:41Un point sur la question des start-up,
00:43un autre point sur le risque,
00:44en gros, des entreprises,
00:46petites entreprises familiales
00:47qui peuvent être valorisées,
00:48parfois plusieurs millions d'euros,
00:50centaines de millions d'euros,
00:51soient touchées.
00:52Donc, on leur a dit,
00:52chiche, puisque vous ne voulez pas de ça,
00:55alors, on vous met au défi de voter
00:57une taxe qui est proposée
00:59par Estelle Mercier,
01:00qui est un impôt sur les très hauts patrimoines
01:02et qui vise, pour le coup,
01:04des patrimoines de plus de 10 millions d'euros,
01:06mais pas forcément les entreprises,
01:08enfin, le capital des entreprises familiales
01:10qui ont un outil de production
01:11à planter en France,
01:12pas forcément les start-up.
01:14Rendement, 15 milliards,
01:16estimation nettement réhaussée
01:18pour cette taxe Zuckman bis
01:20par rapport à de précédents capiers.
01:21Quoi qu'il en soit,
01:22il faut qu'on arrive à trouver 15 milliards.
01:23Mais même ça, c'est non.
01:24Donc, il n'y aura pas de Zuckman,
01:25Zuckman, Zuckman, que sais-je.
01:26Qu'attendez-vous du Premier ministre ?
01:28On leur dit, on met ça sur la table.
01:29On a entendu vos remarques.
01:31On remet ça sur la table.
01:32On met un autre.
01:33On essaie de trouver des majorités.
01:34Vous voyez, on est plus responsable que certains.
01:36Et derrière, en fait,
01:37s'ils nous disent non à tout,
01:38à la fin, ils en paieront les conséquences
01:40parce qu'on ne peut pas vuter un budget
01:41qui pèse sur les classes populaires.
01:42Attendons, avant de parler des conséquences,
01:44Sébastien Lecornu est attendu dans l'hémicycle
01:46cet après-midi.
01:48Imaginez-vous un geste
01:49qu'il puisse faire en votre direction
01:51et que vous puissiez accepter.
01:53À l'heure où je vous parle,
01:54je n'ai aucune information en ce sens.
01:56Donc, la responsabilité du Premier ministre,
01:57c'est en effet de dire
01:58qu'est-ce qu'il veut
01:59pour aller fiscaliser les plus riches
02:01parce que sinon,
02:02on n'arrivera pas à équilibrer le budget.
02:04Je ne suis pas pessimiste.
02:05Je suis réaliste.
02:05Aujourd'hui, je sais que ces troupes
02:07fraînent des cas de fer.
02:08Donc, je ne sais pas
02:09quelle est la marge de manœuvre
02:09du Premier ministre
02:10pour proposer quelque chose
02:11qui soit de nature
02:12à compenser finalement
02:14ce qui est prélevé aujourd'hui
02:16sur le gel des barèmes de l'impôt,
02:19sur les franchises médicales,
02:21sur le gel aussi des prestations sociales.
02:24Voilà, tout ça aujourd'hui,
02:25ça pèse sur les catégories populaires
02:26et pour nous, c'est insupportable.
02:27il y a la politique.
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