00:00Merci Elsa, il est 20h35 et on en vient au choix du 20h BFM.
00:06Et on commence avec vous Yves, puisque c'est un vote surprise historique qui a retenu votre intention ce soir.
00:12Oui, alors on parle des accords, vous savez, qui ont été signés entre la France et l'Algérie indépendante en 1968,
00:17donc six ans après l'indépendance de l'Algérie.
00:20Et ces accords font couler beaucoup d'encre depuis maintenant pas mal d'années en raison tout à fait liée d'ailleurs à l'immigration.
00:27Et il y a eu un vote parce qu'il y a eu une résolution qui a été mise au vote par le Rassemblement National
00:33qui bénéficiait d'une niche à l'intérieur de l'Assemblée Nationale.
00:39Ça ne s'est pas joué à grand chose.
00:41Une voix, ça c'est une voix d'écart, 185 contre 184.
00:45Alors c'est déjà arrivé par le passé, la mort de Louis XVI a été décidée par une voix d'écart.
00:51Les institutions de la Troisième République aussi, une voix d'écart.
00:54La réforme de la Constitution de la Cinquième République, une voix d'écart.
00:58Et donc c'est tout à fait, c'est quand même exceptionnel parce que c'est la première fois
01:04que le Rassemblement National au sein de l'hémicycle arrive à rallier à lui des voix d'autres partis de droite,
01:11c'est-à-dire des ciotistes évidemment, mais aussi des républicains,
01:15et de Horizon, Horizon c'est le parti des droits.
01:18La grande union des droites finalement.
01:19Philippe, exactement. Et il y a une voix aussi qui a compté, c'est celle du président de séance
01:25qui était Sébastien Chenu, qui est Rassemblement National,
01:28mais généralement le président de séance ne vote pas, et là il a voté.
01:31Bon, toujours est-il que, si vous voulez, cette victoire du Rassemblement National
01:35donne de l'eau au moulin et surtout abonde dans le sens de Jordan Bardella
01:40qui dit, moi je veux faire l'union des droites,
01:42c'est ce qu'il disait dans une interview aux Parisiens il n'y a pas très longtemps,
01:45le dernier qui a réussi à faire gagner la droite, c'est Nicolas Sarkozy,
01:49parce que précisément il a fait ce que moi, moi, je souhaiterais faire,
01:54cette jonction de tout l'électorat populaire, bourgeois, électorat des classes moyennes
01:58et une partie de la bourgeoisie, c'est ce qu'il disait.
02:02Alors évidemment, le Rassemblement National, il faut quand même le dire,
02:05n'est pas à une contradiction près, puisque je vous rappelle qu'hier,
02:08où avant-hier, ils ont fait voter un amendement avec la gauche
02:13qui assassine, pardon du mot, un peu fort, les multinationales.
02:17Bon, alors vous avez rappelé une voix qui a compté,
02:19il y en a une qui n'a pas pu compter, c'est celle de Gabriel Attal,
02:22je crois, qui était aux abonnés absents, peut-il, peut-être avait-il,
02:25il avait piscine, en tout cas, effectivement, la gauche attaque la Macronie,
02:29puisque les bancs du bloc central étaient vides à l'Assemblée.
02:32Alors ils n'étaient pas très nombreux, effectivement, ils n'étaient que 30 en séance,
02:36ceux qui étaient là ont voté plutôt contre,
02:38mais les autres étaient absents,
02:41et ça a évidemment entraîné les foudres de la gauche,
02:44et notamment de la patronne du groupe écologiste,
02:48Madame Cyrielle Châtelain, qu'on va écouter.
02:51Il nous a manqué une voix, une voix.
02:56Cette voix qui nous a manqué pour faire face au Rassemblement National,
02:59c'est celle de Gabriel Attal.
03:01Alors c'est un témoignage de peu de courage, quand même,
03:05de la part de Gabriel Attal,
03:06qui a dit qu'il était occupé à un autre forum dans Paris.
03:09Il était là cet après-midi, quand même, à l'Assemblée Nationale.
03:12Et pourquoi ça manque de courage ?
03:14Parce que Gabriel Attal, dans le Figaro, il y a dix mois,
03:18disait précisément qu'il fallait remettre en question ces accords de franco-algériens.
03:23Donc pas beaucoup de cohérence, finalement ?
03:24Donc pas beaucoup de cohérence, c'est le moins qu'on puisse dire.
03:26Donc vous diriez pas vraiment une victoire franche pour l'ERN,
03:30une victoire à la pyrus, un peu arrachée comme ça ?
03:32Une victoire à la pyrus, pourquoi ?
03:33Parce que d'abord, cette résolution, elle n'a rien d'obligatoire.
03:36C'est pas une loi, c'est une résolution, ça c'est la première des choses.
03:40Mais elle va quand même peser.
03:42Je vais vous dire pourquoi.
03:42Parce que ce qui a compté dans le vote, à mon avis,
03:45c'est le rapport de deux députés, d'ailleurs, de la majorité,
03:49enfin de l'ancienne majorité,
03:51qui ont dit que ces accords coûtaient très cher à la France,
03:552 milliards d'euros par an.
03:58Mais, mais, mais, alors ça fait, évidemment,
04:01Mme Le Pen interpelle le Premier ministre,
04:03on va essayer de l'écouter.
04:06La suite, c'est qu'il faut évidemment que le gouvernement
04:09tienne compte du vote de l'Assemblée nationale.
04:12Ça me paraît être quand même la moindre des choses.
04:14D'ailleurs, ça me paraît être le discours tenu par le Premier ministre,
04:18qui a dit qu'il entendait respecter la volonté de l'Assemblée nationale.
04:22Eh bien, voilà un bon début.
04:23Donc, il peut immédiatement se mettre au travail
04:26pour faire connaître à l'Algérie le vote du peuple français.
04:31Alors, Paola, simplement, le corps nu, Sébastien le corps nu,
04:34le Premier ministre, a dit oui qu'il pouvait s'en emparer,
04:36sauf qu'il ne peut pas. Pourquoi ?
04:38Parce qu'il s'agit d'accords internationaux
04:40et qui sont passés avec l'Algérie.
04:43Bien sûr.
04:44Seule une personne peut les dénoncer,
04:46le président de la République.
04:48Donc, c'est là la limite aussi.
04:49Et on va voir que je ne veux pas les dénoncer.