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  • il y a 11 mois
La proposition de résolution présentée par le RN et adoptée par l'Assemblée nationale ce jeudi 30 octobre n'a pas de valeur contraignante et législative. Sa portée est surtout symbolique et politique pour le groupe de Marine Le Pen qui n'avait jamais réussi jusqu'ici à faire adopter l'un de ses textes.

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Transcription
00:00Merci Elsa, il est 20h35 et on en vient au choix du 20h BFM.
00:06Et on commence avec vous Yves, puisque c'est un vote surprise historique qui a retenu votre intention ce soir.
00:12Oui, alors on parle des accords, vous savez, qui ont été signés entre la France et l'Algérie indépendante en 1968,
00:17donc six ans après l'indépendance de l'Algérie.
00:20Et ces accords font couler beaucoup d'encre depuis maintenant pas mal d'années en raison tout à fait liée d'ailleurs à l'immigration.
00:27Et il y a eu un vote parce qu'il y a eu une résolution qui a été mise au vote par le Rassemblement National
00:33qui bénéficiait d'une niche à l'intérieur de l'Assemblée Nationale.
00:39Ça ne s'est pas joué à grand chose.
00:41Une voix, ça c'est une voix d'écart, 185 contre 184.
00:45Alors c'est déjà arrivé par le passé, la mort de Louis XVI a été décidée par une voix d'écart.
00:51Les institutions de la Troisième République aussi, une voix d'écart.
00:54La réforme de la Constitution de la Cinquième République, une voix d'écart.
00:58Et donc c'est tout à fait, c'est quand même exceptionnel parce que c'est la première fois
01:04que le Rassemblement National au sein de l'hémicycle arrive à rallier à lui des voix d'autres partis de droite,
01:11c'est-à-dire des ciotistes évidemment, mais aussi des républicains,
01:15et de Horizon, Horizon c'est le parti des droits.
01:18La grande union des droites finalement.
01:19Philippe, exactement. Et il y a une voix aussi qui a compté, c'est celle du président de séance
01:25qui était Sébastien Chenu, qui est Rassemblement National,
01:28mais généralement le président de séance ne vote pas, et là il a voté.
01:31Bon, toujours est-il que, si vous voulez, cette victoire du Rassemblement National
01:35donne de l'eau au moulin et surtout abonde dans le sens de Jordan Bardella
01:40qui dit, moi je veux faire l'union des droites,
01:42c'est ce qu'il disait dans une interview aux Parisiens il n'y a pas très longtemps,
01:45le dernier qui a réussi à faire gagner la droite, c'est Nicolas Sarkozy,
01:49parce que précisément il a fait ce que moi, moi, je souhaiterais faire,
01:54cette jonction de tout l'électorat populaire, bourgeois, électorat des classes moyennes
01:58et une partie de la bourgeoisie, c'est ce qu'il disait.
02:02Alors évidemment, le Rassemblement National, il faut quand même le dire,
02:05n'est pas à une contradiction près, puisque je vous rappelle qu'hier,
02:08où avant-hier, ils ont fait voter un amendement avec la gauche
02:13qui assassine, pardon du mot, un peu fort, les multinationales.
02:17Bon, alors vous avez rappelé une voix qui a compté,
02:19il y en a une qui n'a pas pu compter, c'est celle de Gabriel Attal,
02:22je crois, qui était aux abonnés absents, peut-il, peut-être avait-il,
02:25il avait piscine, en tout cas, effectivement, la gauche attaque la Macronie,
02:29puisque les bancs du bloc central étaient vides à l'Assemblée.
02:32Alors ils n'étaient pas très nombreux, effectivement, ils n'étaient que 30 en séance,
02:36ceux qui étaient là ont voté plutôt contre,
02:38mais les autres étaient absents,
02:41et ça a évidemment entraîné les foudres de la gauche,
02:44et notamment de la patronne du groupe écologiste,
02:48Madame Cyrielle Châtelain, qu'on va écouter.
02:51Il nous a manqué une voix, une voix.
02:56Cette voix qui nous a manqué pour faire face au Rassemblement National,
02:59c'est celle de Gabriel Attal.
03:01Alors c'est un témoignage de peu de courage, quand même,
03:05de la part de Gabriel Attal,
03:06qui a dit qu'il était occupé à un autre forum dans Paris.
03:09Il était là cet après-midi, quand même, à l'Assemblée Nationale.
03:12Et pourquoi ça manque de courage ?
03:14Parce que Gabriel Attal, dans le Figaro, il y a dix mois,
03:18disait précisément qu'il fallait remettre en question ces accords de franco-algériens.
03:23Donc pas beaucoup de cohérence, finalement ?
03:24Donc pas beaucoup de cohérence, c'est le moins qu'on puisse dire.
03:26Donc vous diriez pas vraiment une victoire franche pour l'ERN,
03:30une victoire à la pyrus, un peu arrachée comme ça ?
03:32Une victoire à la pyrus, pourquoi ?
03:33Parce que d'abord, cette résolution, elle n'a rien d'obligatoire.
03:36C'est pas une loi, c'est une résolution, ça c'est la première des choses.
03:40Mais elle va quand même peser.
03:42Je vais vous dire pourquoi.
03:42Parce que ce qui a compté dans le vote, à mon avis,
03:45c'est le rapport de deux députés, d'ailleurs, de la majorité,
03:49enfin de l'ancienne majorité,
03:51qui ont dit que ces accords coûtaient très cher à la France,
03:552 milliards d'euros par an.
03:58Mais, mais, mais, alors ça fait, évidemment,
04:01Mme Le Pen interpelle le Premier ministre,
04:03on va essayer de l'écouter.
04:06La suite, c'est qu'il faut évidemment que le gouvernement
04:09tienne compte du vote de l'Assemblée nationale.
04:12Ça me paraît être quand même la moindre des choses.
04:14D'ailleurs, ça me paraît être le discours tenu par le Premier ministre,
04:18qui a dit qu'il entendait respecter la volonté de l'Assemblée nationale.
04:22Eh bien, voilà un bon début.
04:23Donc, il peut immédiatement se mettre au travail
04:26pour faire connaître à l'Algérie le vote du peuple français.
04:31Alors, Paola, simplement, le corps nu, Sébastien le corps nu,
04:34le Premier ministre, a dit oui qu'il pouvait s'en emparer,
04:36sauf qu'il ne peut pas. Pourquoi ?
04:38Parce qu'il s'agit d'accords internationaux
04:40et qui sont passés avec l'Algérie.
04:43Bien sûr.
04:44Seule une personne peut les dénoncer,
04:46le président de la République.
04:48Donc, c'est là la limite aussi.
04:49Et on va voir que je ne veux pas les dénoncer.

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