00:00Monsieur le Premier ministre, en préambule de cette intervention, je veux aussi vous dire que notre non-censure d'aujourd'hui n'est évidemment en aucun cas un pacte de non-censure.
00:10Nous ne nous engageons à rien, et surtout pas à voter ou laisser passer le budget récessif et injuste que vos ministres nous ont présenté.
00:19Nous ne renonçons à rien, et si vous-même ou d'autres ici pouvaient en douter, nous rappelons le précédent de François Béroud, qui s'était un peu vite bercé d'illusions à notre sujet.
00:30Alors, si en dépit de ces rappels, nous faisons néanmoins le choix de ne pas vous censurer dès votre entrée en scène, c'est pour trois raisons que je veux expliciter ici.
00:40La première tient à notre vision, j'allais dire à notre compréhension, de la nature même de cette législature.
00:47Cette législature absolument inédite, parce que dépourvue de majorité absolue et même relative, est la première manifestation du tripartisme qui structure désormais notre période politique.
00:57Dès son avènement, les socialistes ont admis et énoncé qu'elle ne pourrait fonctionner que sur la base de compromis substantiels entre les forces qui ont composé le Front Républicain de juillet 2024.
01:11Dès son avènement, nous avons pris nos distances avec l'illusion d'une possible application intégrale du programme du NFP.
01:19Et nous avons conçu le gouvernement que nous avons proposé de former autour de Lucie Castel comme un gouvernement minoritaire, appelé à chercher des majorités texte par texte dans l'Assemblée telle qu'elle est.
01:30Dans notre vision, cette configuration nouvelle n'est pas d'ailleurs nécessairement une régression.
01:37Le système pyramidal, structuré autour d'un président tout puissant, appuyé sur une majorité pléthorique et docile,
01:45n'a pas produit au cours des décennies un bonheur politique et une confiance dans les institutions telles qu'il faille à tout prix nouater de retrouver ce paradis perdu.
01:53Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Commentaires