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  • il y a 4 mois

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00:00...que vous écoutez Europe 1 Math.
00:01Et vous retrouvez la revue de presse d'Olivier Delagarde.
00:03Bonjour Olivier !
00:04Bonjour à vous !
00:05On commence par une question essentielle.
00:08Oui, oui, parce que très honnêtement, on commence à être un peu lassé par le débat budgétaire,
00:12d'autant qu'après les derniers amendements Frankenstein adoptés,
00:16la presse a désormais la certitude que ce budget ne sera jamais voté,
00:20qu'il va donc revenir dans sa forme initiale,
00:22donc plus trop la peine d'y prêter attention.
00:25Dans la question essentielle dont je veux vous parler,
00:27c'est « Pourquoi nous ne faisons plus d'enfants ? »
00:30Et je vous invite à lire l'interview passionnante d'Olivier Rey,
00:33cet historien et philosophe des sciences,
00:35publie un livre sur le sujet et accorde une longue interview au Figaro.
00:38Alors pourquoi ?
00:40Il y a bien sûr les craintes des éventuels parents sur l'avenir du monde,
00:43mais ça c'est pas très nouveau.
00:44À chaque période de l'humanité, on a évoqué les sombres perspectives futures.
00:50Explique-t-il ? Non.
00:51Pour expliquer la dénatalité, il évoque plutôt la destruction du cadre approprié
00:56à l'accueil des enfants, et notamment la famille, au sens large du terme.
01:00Paradoxalement, toutes les aides actuelles à la garde des enfants
01:03tentent aussi à rendre moins enviable le fait d'être mère ou père.
01:08Et puis, il y a aussi le statut social,
01:11un renversement du soupçon d'égoïsme s'est opéré, affirme-t-il.
01:16Autrefois, l'égoïste, c'était ceux qui voulaient vivre sans enfants.
01:20Aujourd'hui, ce sont ceux qui cèdent au désir de maternité et paternité,
01:25explique-t-il, et qui sont accusés de projeter de nouveaux êtres
01:28dans un monde où ils risquent d'être malheureux.
01:32Allez, on reste dans les questions relatives à la maternité, Olivier.
01:35Avec ce dossier à la lune du Parisien aujourd'hui en France,
01:37sur le nouveau business des échographies souvenirs.
01:41Alors, il paraît que de plus en plus de cabinets,
01:43ayant pignon sur rue, proposent aux futurs parents
01:46de réaliser, moyennant finance évidemment, des échographies
01:49pour leur vendre photos et films de bébés in utero.
01:54Alors, ça énerve beaucoup le journal,
01:55on ne comprend pas complètement pourquoi,
01:57d'autant que ces cabinets stipulent bien que ce n'est pas un acte médical,
02:00mais c'est un business malsain, tranche le quotidien en gros titre.
02:05Un autre business, tiens, ce matin dans la presse.
02:06Oui, avec d'abord cette entreprise.
02:08Anissa, ce n'est pas un piège.
02:10Est-ce que vous avez entendu parler de l'entreprise NVIDIA ?
02:15NVIDIA, oui.
02:16Ah, pas du tout.
02:17Eh bien, je pense que beaucoup de gens sont comme vous.
02:20C'est une entreprise de la tech américaine,
02:22éditeur de logiciels notamment, a été fondée en 1993.
02:26Pourquoi a-t-elle droit à la une des échos ce matin ?
02:29Alors là, aucune idée.
02:31Beaucoup de gens sont comme vous, n'en n'ont jamais entendu parler.
02:33C'est la première société à passer le cap des, écoutez bien,
02:375 000 milliards de dollars de capitalisation.
02:41Ah oui.
02:41Une entreprise qui vaut deux fois le CAC 40
02:43et qui représente une fois et demie le PIB de la France.
02:47Son succès est finalement un des signals faibles de la révolution
02:51qui est en train de se dérouler dans le monde,
02:53autour de l'intelligence artificielle
02:55et de ce que l'on appelle aujourd'hui la super-intelligence.
02:58Je vous renvoie au numéro du Point de cette semaine
03:00qui fait un dossier complet là-dessus.
03:02Mais on va terminer par un autre business.
03:04Le business du chagrin.
03:06À l'approche de la Toussaint et du Jour des Morts,
03:09c'est le Figaro qui s'est intéressé à toutes ces entreprises
03:11qui promettent de vous aider à faire votre deuil d'un être disparu.
03:16Avatar dit à posthume, chatbot permettant de discuter avec les défunts,
03:20le marché de la technologie du deuil est estimé à 100 milliards de dollars,
03:24écrit Marine Sanciementi.
03:25Le chagrin est aujourd'hui dans le viseur de nombreux secteurs d'activité
03:29comme celui du tourisme.
03:30Faire un voyage pour éponger son chagrin,
03:33se retrouver, faire la paix en soi.
03:35Il y a désormais des agents spécialisés
03:37et des établissements hôteliers
03:39qui se sont emparés du sujet et du marché.
03:42En voyageant dans les pas de mon père disparu,
03:45j'ai compris que la souffrance était universelle
03:46mais que la joie pouvait l'être aussi,
03:49témoigne une adepte de ce tourisme de consolation
03:52comme en littérature,
03:54sur ce que l'on croyait être une blessure personnelle,
03:57devient une histoire partagée.
03:59Le business du chagrin, dites-vous.
04:02Olivier Delagarde, merci.
04:03On retrouve votre revue de presse dans une heure à peu près,
04:059h moins 10 exactement.
04:07Absolument.
04:07A tout à l'heure.
04:08Je vous parlerai du budget là.
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