- il y a 2 mois
Bonsoir DICI accompagne les téléspectateurs de BFM DICI dans leur soirée avec un focus sur l'actualité locale : infos, météo, sport, trafic.
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00:00Bonsoir, bonsoir, bonsoir, bonsoir, bonsoir, bonsoir, bonsoir, bonsoir d'ici.
00:13Bienvenue sur BFM d'ici, si vous nous rejoignez, je suis ravie de vous retrouver. Bonsoir d'ici, c'est parti, voici le sommaire.
00:20Le projet de crématorium à Digne-les-Bains tombe à l'eau. La commissaire enquêtrice vient de rendre un avis défavorable d'après nos confrères de la Provence.
00:28Les opposants au projet obtiennent donc gain de cause pour l'instant. Désormais, la ville de vie de Digne étudie d'autres pistes.
00:36Ils font partie de l'ADN des territoires. Pourtant, les accents locaux sont en passe de disparaître.
00:4262% des habitants de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur trouvent que le parler local s'efface.
00:48C'est plus de 6 habitants sur 10. A l'échelle nationale, 55% des Français remarquent ce phénomène.
00:54Et puis, sur les sentiers de la station des Ors, les randonneurs vivent le meilleur des spectacles.
01:00La station est parfaite pour admirer les mélèzes flamboyants.
01:04Ils n'ont pas encore perdu leurs aiguilles. Ne manquez pas notre reportage en fin d'édition.
01:09Votre météo pour demain, jeudi, il fera 9 degrés au lever du soleil à Bruisse dans les Hautes-Alpes
01:15et 11 degrés dans les Alpes de Haute-Provence à Mont-Justin.
01:19Le crématorium de Dignes-les-Bains verra-t-il vraiment le jour ?
01:27Une chose est sûre, ce ne sera pas sur le terrain choisi par la municipalité,
01:32le stade Robert Gage dans le quartier Saint-Véran.
01:35Comment la commissaire enquêtrice explique-t-elle ce choix qui va en faveur des opposants au projet de crématorium ?
01:41Amélie Descher était sur place.
01:43Cet officiel, ce terrain n'accueillera pas le projet de crématorium de la ville de Dignes-les-Bains,
01:47du moins pas dans l'état actuel du dossier soumis.
01:50Dans un communiqué, la municipalité affirme avoir pris connaissance du rapport d'enquête publique
01:54et des conclusions et avis défavorables exprimés par la commissaire enquêtrice.
01:59Alors pour rappel, le projet avait débuté en février 2023 lors d'un conseil municipal
02:03qui avait validé la création de ce complexe.
02:06S'en suivent des plaintes, notamment des riverains.
02:09Et puis deux enquêtes publiques, une en mars, l'autre en septembre de cette année.
02:12Et enfin cette décision, un avis défavorable.
02:15Alors si on se penche sur ce rapport, les raisons sont multiples.
02:18L'environnement d'abord, les alentours, un quartier résidentiel, deux écoles,
02:22mais aussi l'évolution du trafic routier.
02:24On se trouve ici à deux pas de deux anciennes voies ferrées.
02:27De son côté, l'information publique est jugée peu complète
02:30et une étude environnementale, pardon, inachevée.
02:33Ce sont les mots de la commissaire.
02:34Une décision qui a fait réagir, notamment Daniel Séjourné, élu de l'opposition,
02:38que nous avions pu rencontrer il y a quelques semaines sur le sujet.
02:41Aujourd'hui, il parle d'une victoire, je le cite.
02:44Désormais, ce sera à la prochaine équipe municipale de porter ce dossier,
02:47trouver un autre site et trouver un projet de quartier sur cet espace.
02:52Et les riverains souhaitent rencontrer la préfète des Alpes d'Haute-Provence.
02:57La municipalité de son côté martèle l'importance du projet.
03:0130% des défunts seraient incinérés.
03:04Aujourd'hui, les crématoriums de Gap et de Manosque pourraient rapidement être saturés.
03:08En bref, la maire d'Ambrun, Chantal Eméhoud, est candidate à sa succession pour les municipales 2026.
03:16Une info de nos confrères du Dauphiné a pris hier en marge du conseil communautaire de Serponçon.
03:22Chantal Eméhoud est maire depuis 2001.
03:24Ce sera si elle est à nouveau élue son cinquième mandat.
03:30Il vous reste deux jours pour faire monter vos pneus hiver.
03:34C'est obligatoire pour la cinquième année dans notre département entre le 1er novembre et le 31 mars 2026.
03:43Les premières chutes de neige de la saison ont déjà touché, vous l'avez vu, les hauteurs du territoire.
03:48Si vous vivez depuis toujours dans les Alpes du Sud et forcément un petit accent chantant,
03:55sachez que 55% des Français estiment que leur accent régional disparaît.
04:01Et dans notre région Sud, ce sont même 62% des habitants qui le pensent.
04:07Avant que l'accent provençal disparaisse complètement, profitons un peu des Manosquins que Laurie Charrier a rencontrés.
04:14Sur les marchés, il y a des choses qui ne trompent pas et l'accent en fait partie.
04:22A Manosque, les touristes cherchent à l'entendre, les provençaux le chantent, mais tout le monde en est conscient.
04:28Les accents se font de plus en plus discrets, même s'ils sont d'une grande importance.
04:32Ça rajoute un petit quelque chose à la personne.
04:35C'est toujours sympa à entendre.
04:38On l'entend quand même.
04:39Peut-être plus les anciens.
04:40Peut-être que dans quelques années, ça sera un peu plus compliqué de garder cette authenticité.
04:44Moi, c'est l'identité.
04:46Moi, le nia, je n'ai pas essayé de le changer.
04:49Il reste ce qu'il était.
04:51Si l'accent est un indice fort sur nos origines, il semble aussi dépendre de l'âge et de l'environnement dans lequel nous évoluons.
04:57A nos âges, on a gardé l'accent. Les jeunes enfants à l'école, ils oublient.
05:02Nos petits-enfants qui sont nés à Paris et qui sont à Paris ont l'accent pointu.
05:08L'accent, il faudrait que ça aille avec la langue. La langue n'existe plus.
05:13Si parler le Provençal n'est pas une obligation pour avoir l'accent du Sud, dans les Alpes d'Haute-Provence,
05:17notamment un groupe d'irréductibles amoureux de cette langue locale l'enseignent encore et la font vivre avec l'accent.
05:23Mais il est possible que la disparition de l'accent dans le Sud ces dernières années soit le résultat de ce que Christian Philibert,
05:29dans un documentaire, a appelé le complexe du santon, où on développe les clichés liés aux Provençaux qui sont reconnaissables par leurs accents.
05:36Un joueur de boule, un buveur de pastis, qui fait sa sieste et compagnie, est fainéant.
05:41Moi, je l'ai vécu. J'ai travaillé sur Paris, je travaille en Normandie. J'ai bien vu mon accent.
05:46Il y avait un préjugé, on va dire.
05:47C'est cette culpabilité qui a été installée. Donc, on a facilité la perte de l'accent.
05:52Ça se perd. Et à la fois, les raisons pour lesquelles ça se perd sont très... Moi, j'appelle ça localisé.
05:58Par exemple, j'étais dans le Hauverdon. J'ai entendu personne qui s'exprimait avec un accent pointu.
06:03Mais bon, les gens restent au pays.
06:06Alors, si nous voulons sauver nos accents, peut-être qu'il faudra simplement s'exprimer avec fierté,
06:11en étant conscient qu'ils sont aussi une partie de notre identité.
06:15Et pour le moment, ceux-là ne sont pas en voie de disparition.
06:18Je vous parle des Centons de Gréhou-les-Bains.
06:21C'est bientôt la 31e édition de la Foire aux Centons.
06:25Non, elle se tient en ce moment, pardon.
06:27Une Foire qui est la première de la saison et qui attire toujours beaucoup de monde.
06:32Le premier week-end a été bien chargé.
06:35Mais les exposants sont encore présents jusqu'à dimanche.
06:38Et vous voyez des collectionneurs.
06:40Et que vous soyez des collectionneurs ou simplement amoureux des traditions provençales,
06:44vous y trouverez forcément votre bonheur.
06:45Le reportage de Laurie Charrier.
06:48Certains sont à la recherche du parfait Centons.
06:50Oui, parce que j'ai fabriqué une petite balance en bois
06:53et je cherchais deux Centons, deux enfants assis pour mettre sur le balançoire.
06:59Gisleine n'aura pas trouvé la perle rare aujourd'hui,
07:01mais aura tout de même pu compléter sa collection.
07:03A Gréhou-les-Bains, 17 Centoniers venus de toute la région présentent leur réalisation.
07:08Et les clients, amoureux de cette artisanat, sont au rendez-vous.
07:12Mais c'est une passion qui représente chaque année un budget.
07:15J'avais retiré ce qu'il fallait en espèces, je me suis dit je ne vais pas dépasser la somme.
07:19J'ai craqué sur une crèche, sur un Centon Jean-Claude Duss, un lavandier aussi, un petit mouton.
07:27Ça complète ma collection.
07:29Et puis de faire travailler les artisans, franchement c'est quelque chose, il ne faut pas que ça se perde.
07:34Une tradition est un artisanat qui respecte une charte de qualité, mais qui laisse aussi la place à de nouvelles créations,
07:41comme sur ce stand où les Centons sont réalisés sans moulage.
07:45C'est moderne tout en étant dans la tradition, il y a des belles couleurs, il y a des références aux petits princes, alors c'est un peu magique.
07:53Non, non, mais j'adore.
07:54Pour d'autres visiteurs, les achats ne sont pas à l'ordre du jour.
07:57Ma crèche est petite, donc je ne peux plus en acheter, je pense.
08:01Alors on vient pour le plaisir ?
08:02Pour le plaisir, pour les petits-enfants.
08:03Est-ce que tu en as un que tu préfères ?
08:05Euh, j'aime bien les animaux.
08:08Partager un moment autour de cette tradition provençale, c'est aussi ça, le plaisir des Centons,
08:13qui chaque année, une fois installés, font pétiller les yeux de toutes les générations.
08:19Bon, et s'il y a bien une saison pendant laquelle il faut randonner dans les Hautes-Alpes, c'est maintenant, c'est l'automne.
08:26Quelle chance de vivre au cœur de ces paysages qui offrent une symphonie de couleurs.
08:30Vous l'avez vu, allant du jaune au brun, les mélèzes sont sublimées par l'automne
08:35et on peut les admirer de près sur les sentiers des Ors, par exemple.
08:39Jeanne Buisson nous y emmène.
08:42C'est des compagnons un peu particuliers que les randonneurs ont trouvés sur leur chemin ce matin.
08:47130 vaches descendaient de l'Alpage.
08:50Une surprise pour Dominique et sa famille, venus redécouvrir les Alpes du Sud.
08:54Pendant la montée de cette courte randonnée, on a eu la chance de croiser un troupeau de vaches qui descendait.
09:00C'était magnifique.
09:01Et grâce à mes enfants qui sont venus habiter ici à Croix, pendant moi, j'ai découvert les Alpes du Sud.
09:07Je pense que c'est pas pour rien si la station s'appelle les Ors.
09:10Ça me fait penser aux Ors en général, à l'or en général.
09:13Des nuances de couleurs automnales, du jaune, du orange ou encore du rouge dans ce paysage de montagne.
09:20Et ce, grâce à l'emblème des Hautes-Alpes, les Mélèzes.
09:23Voilà ce qui attendaient les randonneurs ce matin pour leur plus grand plaisir.
09:27Mes parents en appartent ici, donc on se retrouve tous les uns avec les copains.
09:30L'intérêt ici, c'est les Mélèzes.
09:31C'est le fait qu'ils changent de couleur pendant l'automne.
09:33C'est ce qui fait que la région est plus belle que d'autres coins des Alpes.
09:35C'est la première fois que je viens ici, sur la station.
09:38C'est très chouette, les belles couleurs.
09:40C'est la bonne période pour venir les voir.
09:41C'est ce qu'on attendait, on savait qu'ils étaient là, donc on s'est dit que c'est l'occasion encore la fin octobre d'en profiter, puisque ça ne va pas durer.
09:49Les randonneurs ont bien fait d'en profiter, puisque cet arbre ne va pas tarder à perdre toutes ses épines.
09:55Une particularité, puisqu'il est le seul conifère à les perdre sur le continent.
10:00Il y a encore quelques semaines pour admirer ces Mélèzes.
10:04Le combattant Gapenset, Kevin Jousset, affrontera le belge Patrick Abirora le 13 décembre.
10:11Ce sera à l'occasion du PFL Lyon pour un choc francophone chez les moins de 77 kilos.
10:19Souvenez-vous, Kevin Jousset devait initialement affronter Abdoul Abdouragimov lors du PFL Nantes.
10:24C'était le 26 septembre dernier, mais le duel franco-français avait été annulé après le retrait d'Abdouragimov pour des raisons personnelles.
10:32Tout de suite, la météo, c'est avec Loïc Rivière.
10:42Il faut bien l'avouer, et les cumuls seront à surveiller.
10:45Cette nuit sera bien arrosée, mais dès le début de la matinée, ce jeudi, on va retrouver un temps plus sec,
10:50beaucoup plus ensoleillé, de belles éclaircies.
10:52Alors on aura quelques brouillards tout de même avec l'humidité résiduelle en fond de vallée.
10:56Dans l'après-midi, finalement, assez peu d'évolution.
10:59On aura un ciel variable à nouveau, nuages, éclaircies en seconde partie de journée.
11:03Les températures le matin, 3 degrés à Barcelonette.
11:07Oui, température positive en début de matinée.
11:099 à Gap, 11 degrés à Manosque.
11:11Et dans l'après-midi, on aura des pointes jusqu'à 21, 22 degrés localement.
11:1521 à Manosque, vous aurez 20 degrés à Dignes-les-Bains.
11:1818 prévus ce jeudi à Barcelonette.
11:21Nous restons à Barcelonette, justement.
11:22Alors voyez cette amplitude des températures ce jeudi, de 3 à 18 degrés.
11:26Et vendredi, oui, retour des gelées, faible gelée, quelques gelées blanches en début de matinée, moins 1 degré.
11:31Donc ce vendredi matin, jusqu'à 18 degrés dans l'après-midi.
11:35Ce week-end, à nouveau, ça va se gâter.
11:37Retour de nouvelles pluies, samedi plutôt en fin d'après-midi.
11:40Dimanche, ces averses vont persister, mais ça devrait se dégager beaucoup plus nettement,
11:44dans une ambiance un peu plus fraîche tout de même, pour le début de la semaine prochaine.
11:47Et on espère qu'il fera beau ce week-end, car Barcelonette vibrera au rythme du Mexique, la ville hubaïenne.
12:01Faites les morts comme chaque année, on vous dévoile le programme avec nos invités dans un instant.
12:06Bienvenue, si vous nous rejoignez sur BFM d'ici, on passe la soirée ensemble.
12:19Un point sur l'actu de ce mercredi, vous arrivez juste à temps.
12:23La maire d'Ambrun, Chantal Aimehoude, est candidate à sa succession pour les municipales 2026.
12:28Une info de nos confrères du Dauphiné a pris hier en marge du conseil communautaire de Serponçon.
12:33Chantal Aimehoude est maire depuis 2001 et ce sera si elle est élue son cinquième mandat.
12:39Il vous reste deux jours pour faire monter vos pneus hiver.
12:42C'est obligatoire pour la cinquième année dans notre département, entre le 1er novembre et le 31 mars 2026.
12:49Les premières chutes de neige dans la saison, vous l'avez vu, ont déjà touché les hauteurs.
12:54Ils font partie de l'ADN des territoires.
12:57Pourtant, les accents locaux seraient en passe de disparaître.
13:0062% des habitants de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur trouvent que le parler local s'efface.
13:06C'est plus de 6 habitants sur 10 à l'échelle nationale.
13:1055% des Français remarquent ce phénomène.
13:14Barcelonette va se parer de mille couleurs pour une fête pas comme les autres.
13:18La fête des morts, inspirée du célèbre Dia de los Muertos mexicain.
13:23Une tradition qui, ici dans la vallée de Lubaï, a trouvé un écho tout particulier grâce à l'histoire entre le Mexique et Barcelonette.
13:30On en parle avec nos invités. C'est maintenant.
13:32Bonsoir Jacques Martin.
13:38Bonsoir.
13:39Alors vous, vous êtes président Dubaï Tourisme.
13:41Avec vous, Draghi Vojvodanovic, directeur Dubaï Tourisme.
13:46Merci d'être avec nous.
13:47Bonsoir.
13:47Jacques Martin, cette fête des morts, c'est devenu un moment fort à Barcelonette.
13:52Une vraie tradition depuis 2019.
13:54Rapidement, rappelez-nous d'où vient cette idée de célébrer une tradition mexicaine.
13:58Écoutez, la vallée de Lubaï et Barcelonette particulièrement, il y a toute une histoire avec le Mexique.
14:04Et d'ailleurs, je tiens à en profiter d'être chez vous ce soir pour remercier ces courageux Barcelonettes qui sont partis au Mexique.
14:11Et réussir pour la plupart.
14:13Et revenir ensuite construire des superbes villas dans la vallée de Lubaï.
14:17Et pourquoi on a créé cette fête en 2019 et pas avant ?
14:22On aurait pu le faire avant, mais le directeur a eu cette charmante idée et on l'a fait perdurer.
14:29Et puis ça contribue à allonger nos saisons.
14:32Parce que la réussite de la vallée de Lubaï en ce moment, c'est de démarrer la saison en mai et de la terminer fin octobre.
14:38Et on y arrive progressivement.
14:40Parce que bien sûr, il y a cette fête mexicaine exceptionnelle qui va se dérouler dans les jours qui viennent.
14:46Colorée avec la nourriture qui va avec, les mariachis, donc la musique, etc.
14:52Pour donner une belle ambiance à la vallée pendant ces trois jours-là.
14:55Mais auparavant, septembre, le festival moto, etc.
14:59Et on arrive comme ça à faire durer une saison de quatre ou cinq mois.
15:02Comment cette tradition s'est enracinée au fil des années ?
15:05On sent bien que les habitants se sont vraiment appropriés cette fête.
15:08Cette fête en particulier, mais aussi les fêtes mexicaines, les fêtes latino-mexicaines qui durent huit ou dix jours en plein mois d'août.
15:15Un succès extraordinaire.
15:18Draghi Vojvodanovic, je m'adresse à vous.
15:20Je suis désolée si j'écorche votre nom.
15:22Que va-t-on découvrir cette année pour cette édition 2025 ?
15:26Il y a toujours des surprises, de la musique, des costumes incroyables.
15:29Faites-moi rêver.
15:30Alors, je vais vous faire rêver et en même temps je vais vous dire ce qui nous a poussé à faire cette fête des morts.
15:35Donc, comme le dit le Président, durant une trentaine d'années, on a organisé les fêtes latino-mexicaines courant août.
15:43Et en 2015, il y a eu le très beau film à grand succès, le James Bond qui s'appelle Spectre,
15:49et dont les douze premières minutes se passent à Mexico durant la fête des morts.
15:53Et nous, l'idée a commencé à émerger à ce moment-là.
15:56Et durant trois ans, on a travaillé dessus.
15:58Et en 2019, on a pu faire notre première édition qui a eu immédiatement un succès fou.
16:05Et on s'est vraiment inspiré de ce qui se fait au Mexique, c'est-à-dire durant deux à trois jours.
16:10Bien évidemment, le point d'or, ça va être le défilé qui sera ouvert par les mariachis.
16:15Mais il y a également des boums colorés pour les enfants, des concours de déguisement.
16:21Ça, c'est quand, les activités pour les enfants ?
16:23Alors, ça débute vendredi.
16:25Donc, dès vendredi, on a tout un programme, le matin, l'après-midi, le soir.
16:31Et tout ça débute avec l'inauguration de l'hôtel des morts.
16:35Donc, l'hôtel des morts, c'est vraiment, on vient offrir des offrandes, on veut faire revivre les défunts.
16:42C'est à quelle heure si on veut participer à l'inauguration ?
16:44Ça commence à 10h du matin.
16:45Ça commence à 10h du matin.
16:47On imagine bien Barcelonette transformée pendant tout le week-end.
16:50Est-ce que vous pouvez nous peindre un peu le décor ?
16:52Les rues, les façades sont totalement colorées ?
16:54Les gens jouent le jeu, les habitants ?
16:56Tout le monde joue le jeu.
16:57Les commerçants jouent le jeu, les habitants jouent le jeu.
16:59Et tous les participants jouent le jeu.
17:01Puisque le but, c'est de venir habillés, déguisés.
17:05Et surtout, avoir un visage très coloré.
17:10Et là, pour ça, on s'appuie également sur des professionnels qui viennent,
17:14dès samedi matin à 7h, et qui vont participer au maquillage.
17:17Des participants qui vont défiler à partir de 17h le soir.
17:22C'est quoi un vrai maquillage pour ce week-end ?
17:25Un maquillage digne d'une fête des morts ?
17:28La première des choses, c'est une sous-couche blanche.
17:32On se peint le visage en blanc.
17:34Et ensuite, c'est libre cours à chacun pour décorer ses yeux,
17:38pour décorer sa bouche, pour décorer ses joues.
17:40Et ce qui est bien, c'est qu'on n'a pas un seul maquillage qui est identique.
17:46Jacques, vous serez maquillé ce week-end ?
17:48On verra ça.
17:49Vous jouez le jeu.
17:50Ce qui fait la magie de cette fête, ce sont les gens, les habitants, les associations, les commerçants aussi.
17:54Vous l'avez dit.
17:55Racontez-nous comment tout le monde se mobilise.
17:57On sent que c'est vraiment un projet collectif tout au long de l'année.
18:00Les gens ont bien compris que c'était très important de faire perdurer cette histoire.
18:05Cette véritable histoire.
18:07Ce n'est pas un truc qui est créé.
18:08Pour moi, l'important, c'est que les gens à la fin du XIXe siècle sont partis là-bas.
18:12Oui, il y a un vrai faux.
18:14C'est une véritable et belle histoire.
18:16Et justement, à quel moment de la fête vous l'expliquez, cette histoire ?
18:19Parce que là, on parle justement, vous le dites, de l'événement, des couleurs, de la fête.
18:23Mais à quel moment du week-end est-ce qu'on va apprendre cette histoire ?
18:27C'est un peu tout le long du week-end, mais ce n'est pas que sur ce week-end-là.
18:30Ce sont aussi la fête mexicaine au mois d'août, etc.
18:33Et puis Barcelonette vit avec le Mexique.
18:35Il ne faut pas... C'est une réalité.
18:37Vous avez sans doute une ou deux belles histoires à nous partager.
18:42Des familles qui se costument ensemble, des générations qui se retrouvent
18:45pour préparer les hôtels ou même des Mexicains qui viennent à Barcelonette.
18:49Alors, on a... Oui, notre ambassadeur, pas ambassadeur, mais le consul du Mexique qui participe.
18:55Il va en Europe.
18:56Oui, qui participe très bien.
18:59Et voilà, je tiens à le saluer, d'ailleurs, parce que c'est un charmant garçon, très sympathique.
19:04Et voilà, et tout le monde joue le jeu.
19:06Donc, je ne vais pas citer une famille particulièrement, mais l'ensemble apprécie.
19:11C'est pour ça le succès, d'ailleurs.
19:13Et on a effectivement des familles qui viennent du Mexique,
19:16qui sont des descendants des Barcelonettes qui sont partis.
19:19Et certains vont venir passer 3-4 mois dans la vallée.
19:24Oui, parce qu'ils participent aussi.
19:25Et ils nous conseillent énormément.
19:27Et ils nous amènent chaque année, nous apportent de nouvelles idées,
19:31nous apportent de nouvelles manières de présenter un maquillage ou de se costumer.
19:38Comment ils sont accueillis, ces Mexicains, à Barcelonette pendant 4 mois ?
19:42Ils sont logés où ?
19:43Chez eux.
19:45Chez eux, ils ont de très belles villas, généralement.
19:48Et ensuite, ils sont liés d'amitié.
19:51Par exemple, le président Jacques Martin, qui est commerçant sur le sauce,
19:55les reçoit dans son magasin régulièrement lorsqu'ils viennent en hiver.
20:00Mais ils sont très bien avec le ski.
20:03Ah oui, ça doit être quelque chose, des Mexicains sur des skis.
20:06Ben oui.
20:07Cet événement, c'est aussi une vitrie touristique pour la vallée de Lubaï, évidemment.
20:12Qu'est-ce que ça apporte au territoire en termes de retombées,
20:14très concrètement, de notoriété, d'images aussi ?
20:17Les retombées sont colossales.
20:19C'est-à-dire que ce ne sont pas seulement des retombées régionales ou nationales,
20:22ce sont des retombées internationales.
20:24Moi, j'aime bien citer une petite histoire qui est arrivée,
20:28c'est Georges Clounet, qui était interviewé par El Pais en Espagne.
20:33Il venait de se marier avec sa femme, avocate Amal.
20:41Et le journaliste se pose la question,
20:43mais où est-ce que vous allez l'emmener pour votre voyage de noces ?
20:45Et il dit, je rêve de l'emmener à Barcelonette.
20:47Je le connais très bien, j'y suis allé trois fois avec ma maman,
20:52mais je souhaite emmener mon épouse là-bas
20:53parce qu'il célèbre des traditions mexicaines
20:56et je voudrais vraiment vivre ça.
20:57Vous l'attendez alors encore ?
20:59On l'attend encore.
20:59Vous nous prévenez si Georges Clounet vient à Barcelonette.
21:03Est-ce que la fête des morts attire aussi une clientèle étrangère ?
21:06On a dit les Mexicains, mais est-ce qu'il y a d'autres ?
21:09Les Italiens.
21:09Les Italiens aussi ?
21:10Donc les Italiens de tout le bassin de Cuneo, de Turin,
21:14viennent depuis quatre ans maintenant sur cette fête.
21:17Cette fête, elle parle de la mort, mais elle célèbre aussi surtout la vie,
21:22les souvenirs, les liens.
21:23Qu'est-ce que vous ressentez, vous Jacques,
21:25quand vous vous baladez dans cette ville colorée, illuminée ?
21:29Finalement, c'est la fête des morts.
21:30Oui, alors c'est la fête des morts, mais c'est surtout pas triste.
21:32C'est une façon de vivre.
21:36On reprend cette culture mexicaine, et pour eux, c'est pas du tout triste.
21:40Au contraire, c'est la vie qui continue.
21:43Et ce week-end, nous, en France, on va fêter la Toussaint,
21:45donc ça contrebalance un petit peu, c'est aussi le moyen de...
21:51Oui, de culture, de manière différente, de fêter.
21:54Merci beaucoup, merci à tous les deux.
21:55Ça donne envie de venir ce week-end à Barcelonette, je rappelle,
21:58donc la fête des morts de vendredi à dimanche.
22:01Et le programme est à retrouver sur le site internet.
22:04Ubaï.com
22:05On reste ensemble sur BFM d'ici.
22:12Dans un instant, l'info revient.
22:16Bonne soirée.
22:17L'info revient dans un instant.
22:20Vous pouvez aussi participer en nous envoyant vos questions.
22:23Partagez-nous vos anecdotes.
22:24Il suffit de scanner ce QR code qui s'affiche à l'écran.
22:27Vous pouvez nous envoyer un mail ou un SMS aussi.
22:29On vous répondra.
22:30Vous avez forcément un coup de gueule, une question, une anecdote.
22:34C'est Hugo Marseille qui vous répondra dans sa nouvelle rubrique BFM et vous à partir de lundi 3 novembre.
22:41Bienvenue sur BFM d'ici.
22:50C'est votre magazine Planète Locale.
22:52On reçoit Olivier de Cépibus.
22:55Bonsoir.
22:56Vous exposez en ce moment à la médiathèque de Briançon jusqu'au 29 novembre.
23:01Vous êtes photographe.
23:02Vous êtes originaire de Gap installé à Nevache depuis près de 20 ans.
23:07Quelle place la montagne a toujours eu dans votre vie ?
23:10Alors non, je n'habite pas à Nevache.
23:11J'ai habité à Nevache pendant une certaine période.
23:13Mais non, je n'habite plus à Nevache.
23:15J'habite aujourd'hui dix.
23:17Juste à côté, je suis voisin.
23:18Mais j'habite la Drôme.
23:20Très bien.
23:21Mais vous avez vécu chez vous à Nevache.
23:22Oui, j'ai grandi dans les Hautes-Alpes, oui, à Cap, oui, oui.
23:24Oui, où j'ai commencé à faire de la montagne.
23:26Et c'est pour ça que le terrain du Massif des Écrins était le terrain de la Haute-Montagne
23:31que j'ai fait pendant toute mon adolescence, dans les années 80.
23:36Vous avez d'abord travaillé dans la photographie documentaire.
23:40Oui.
23:42C'est ça.
23:42Qu'est-ce qui vous a conduit justement à réorienter votre regard plutôt vers la montagne et les glaciers ?
23:49Il se trouve qu'en 2004, je monte au glacier blanc que je n'avais plus vu depuis une quinzaine d'années.
23:54Donc 88, quelque chose comme ça.
23:57Et en 2004, quand j'arrive à l'endroit où je supposais être le front du glacier,
24:02eh bien là, il n'y avait plus de glacier.
24:04Qu'est-ce que vous vous êtes dit, là ?
24:05Ah ben là, j'ai été extrêmement surpris, stupéfait.
24:10Et toutes les questions de changement climatique, là, je les ai vraiment vues de mes yeux vus.
24:15C'est-à-dire que j'ai compris ce que c'était le changement climatique.
24:18Et il y a 20 ans.
24:19Donc, depuis 20 ans, la situation du glacier blanc n'a fait que s'empirer.
24:26Donc maintenant, il est bien plus haut, au-dessus même du refuge du glacier blanc, d'ailleurs.
24:33Et voilà.
24:34Et moi, ce que j'ai essayé de faire dans mon travail depuis une vingtaine d'années,
24:38c'est de comprendre cette situation, mais de la comprendre d'un point de vue esthétique.
24:42Ça veut dire que moi, je ne suis pas scientifique, je suis artiste.
24:45Donc, qu'est-ce que ça veut dire quand un paysage que l'on disait des neiges éternelles tombe de son éternité,
24:54ne le devient plus et qu'il passe d'un désert de glace en un désert de pierre ?
24:58Qu'est-ce que ça veut dire d'un point de vue esthétique et qu'est-ce que ça veut dire d'un point de vue de notre mémoire ?
25:05Et de la légende des Alpes aussi, qui était inscrite dans ces neiges éternelles.
25:09Et justement, vous le dites très bien, vous n'êtes pas scientifique, pourtant c'est un sujet plutôt abordé par les scientifiques.
25:15Comment un photographe sensibilise le public sur ces sujets-là ?
25:19Alors moi, je crois qu'il n'y a pas besoin de les sensibiliser.
25:21Tout le monde est sensibilisé à ces questions-là.
25:23Mais il fallait que vous le voyez, vous, de vos propres yeux pour vous engager.
25:25Donc moi, ce que j'essaie de faire, mon travail et ce qui est visible dans le livre-là et dans l'exposition à la Briançon,
25:33c'est plutôt orienter une façon d'envisager notre relation aux glaciers.
25:40Et moi, de la façon dont je l'envisage, c'est que les glaciers sont des sujets, des sujets avec qui ?
25:47Des sujets vivants, c'est-à-dire que nous leur devons des égards parce que ce sont des êtres vivants
25:51qui nous donnent de l'eau l'été lorsqu'il n'y a plus d'eau et l'adurance est largement à de l'eau grâce aux glaciers.
25:59Donc quand il n'y aura plus de glaciers, qu'est-ce que va devenir l'adurance ?
26:02C'est le lac de Serponson, par exemple.
26:04Et ce sont des questions qui sont à la fois esthétiques, mais qui sont aussi des questions politiques
26:07qu'il s'agit dès aujourd'hui et dès maintenant à résoudre parce que dans 10 ans, dans 15 ans, ça sera trop tard.
26:13Vous voulez dire qu'il y a du beau dans le dramatique ?
26:15La question du beau est une question qui se reconfigure à chaque époque.
26:26C'est-à-dire que ce qui était beau il y a 200 ans ou 300 ans, notre relation esthétique est en perpétuel mouvement.
26:38Et là aujourd'hui, là où nous sommes percutés et là où on a du mal à réagir, c'est que la situation change à une telle vitesse
26:49que notre relation du beau n'a pas le temps de se reconfigurer tellement la situation change vite.
26:56Voilà. Donc c'est pour ça que lorsqu'on arrive en haute montagne et qu'on voit ces larges vallées qui sont aujourd'hui nues de glaciers,
27:06on ne voit plus le paysage présent, mais on ne voit que le paysage passé.
27:11On sent bien que c'est la montagne qui vous inspire. Est-ce que notre territoire est formateur ?
27:16Est-ce que c'est une bonne école pour les photographes ?
27:18Ça, je ne sais pas. Moi, en tout cas, ça a été pour moi.
27:25Quoi qu'il en soit, les territoires de montagne, ce n'est pas que les Hautes-Alpes, mais tous les territoires de montagne alpine
27:33et les Pyrénées, là, aujourd'hui, sont encore dans une situation plus grave que la nôtre.
27:40Mais ce que nous vivons, là, dans tous les territoires des Alpes, c'est une transformation qui fait que nous sommes vraiment
27:46à l'avant-poste du changement climatique et que cela demande des égards, pas une prise de conscience.
27:54Je pense que tout le monde a conscience, sauf qu'il est nécessaire qu'il y ait des politiques publiques
28:00et qu'ils soient réorientés. Et la question n'est pas d'être diminuée dans notre relation à la vie et relation à la montagne.
28:09C'est que les vies à laquelle nous sommes appelés doivent être différentes et pas diminuées.
28:16Et ça, c'est très important. Et il faut de l'imagination. Et je crois que nous sommes nombreux à en avoir,
28:23sauf qu'il faut laisser libre cours à cette imagination.
28:26Vous exposez, je le disais en ce moment, à la médiathèque de Briançon.
28:29Votre expo s'intitule « Parce qu'il coule en nous des glaciers ». Que représente ce titre ?
28:35Les glaciers coulent en nous ? Oui, effectivement, je pense que c'est l'eau.
28:38L'eau, nous sommes faits, je crois, d'énormément de quantité d'eau dans notre corps.
28:44Donc, vivant dans les Alpes, il est clair qu'à un moment donné, l'eau que nous buvons,
28:50elle a été à un moment donné stockée dans les glaciers.
28:55Et nous buvons l'eau des glaciers.
28:57Donc, ils coulent en nous, les glaciers.
28:58Et après, d'un point de vue imaginaire, même si le glacier disparaît,
29:04pour ceux qui ont vécu physiquement cette relation,
29:11par l'alpinisme, ou pas uniquement l'alpinisme,
29:14mais simplement vivre aux côtés et sous les glaciers,
29:18eh bien, ça fait partie de notre imaginaire.
29:21Et le fait qu'il ne soit plus là, il continue à rester comme une image latente,
29:26c'est-à-dire comme une image intérieure que l'on a.
29:29Et comment vous avez choisi les lieux à photographier ?
29:34Oh, ben ça, ils sont...
29:36C'est pas qu'il y avait à choisir, c'était...
29:39Oui, comment les choisir ?
29:40Ben, il y avait ceux que je connaissais à mon adolescence,
29:44puisque j'ai fait de la montagne et de l'alpinisme dans les années 80, 80, voilà, jusqu'en 88.
29:49Et puis alors, quand je suis revenu en 2004 jusqu'à maintenant, 2024,
29:54alors j'ai beaucoup traversé les Alpes.
29:56J'ai été beaucoup en Suisse, dans le massif du Mont-Blanc, évidemment,
30:00et jusque dans le Tirol.
30:01Et après, je veux dire, c'est de...
30:03Comment dire ? C'est de bouche à oreille.
30:05C'était des guides qui me disaient, ah ben tiens, viens, va voir par là.
30:09Paulo Grobel est un grand guide alpin et il m'a beaucoup aiguillé,
30:13il m'a beaucoup aidé, je l'en remercie d'ailleurs,
30:16pour me faire aller dans des endroits que je ne connaissais pas.
30:18Mais justement, il y a des contraintes particulières quand on photographie en montagne ?
30:22Ah ben les contraintes, on se les...
30:24Alors un photographe et un artiste en particulier se créent ses propres contraintes.
30:28Donc moi, mes contraintes, c'était que je photographie tôt le matin.
30:31Donc je me réveille avec les alpinistes à 4h du matin, ça j'adore ça.
30:36Et par contre, les alpinistes continuent et eux, ils vont faire un sommet.
30:40Moi, je ne vais pas faire de sommet.
30:42Je trouve un endroit et j'attends que la lumière monte.
30:47Et jusqu'au lever du soleil, c'est-à-dire que j'ai une heure, une heure et demie,
30:50devant moi pour photographier.
30:52Et c'est pour ça que dans mes photographies, il n'y a pas de jeu de lumière,
30:57mais il y a des jeux de couleurs.
30:58Ce qui est aussi une façon de revoir la montagne et le paysage alpin.
31:04Parce que le paysage de la photographie de montagne, on va dire,
31:07il est extrêmement porté par des photographies qui sont très contrastées
31:13avec des forts contrastes de lumière, ce qui n'est pas un manque.
31:15Et elles traduisent vraiment des émotions, ces photos, presque un deuil des paysages.
31:21Oui, la question du deuil, forcément, qu'elle arrive des glaciers
31:24qui sont des mastodontes, qui nous abreuvent et nous nourrissent,
31:29le fait qu'ils disparaissent, c'est une tristesse infinie, ça c'est clair.
31:33Donc la question du deuil, moi, je l'assume complètement.
31:37Et nous devons d'autant plus le réaliser, ce deuil,
31:41que lorsqu'on fait un deuil, je ne sais pas si on fait un deuil,
31:43mais en tout cas, lorsqu'on réalise qu'un être disparaît,
31:46alors il est possible d'envisager autre chose sans cet être.
31:50Et ce qui est la situation actuelle.
31:53Parlez-nous de ce livre que vous nous avez emmené.
31:56Les sources de glace, c'est ça ?
31:57Avec l'anthropologue Natassia Martin.
32:00Oui, Natassia Martin.
32:02Natassia Martin a jusque-là, enfin, plutôt travaillé sur les populations du Nord,
32:09donc des populations qui vivent dans des paysages englacés, en tout cas.
32:13Et il est édité aux éditions Guérin, qui est un éditeur spécialisé en récits de montagne.
32:22Et là, je lui en remercie, parce que là, c'est à la fois un texte de cet anthropologue,
32:26donc la relation des humains avec les glaciers,
32:30et ensuite, c'est un long récit, c'est un récit uniquement fait de mes photographies.
32:38Et ça, c'est un pari qu'a pris les éditions Guérin, Paulsen Guérin.
32:47Je leur en remercie.
32:48de faire confiance à la photographie comme étant capable de créer un récit, aussi.
32:54Et donc, il y a 65 images, 70 images, qui sont ponctuées en 4 chapitres,
33:02avec un poème de René Char, car Natassia Martin est une grande fermante de René Char.
33:10Les images sont impressionnantes.
33:13Qu'est-ce que vous avez envie que le lecteur retienne quand il a terminé ce livre ?
33:19Alors, moi, la chose à laquelle j'invite, c'est se perdre.
33:26Maintenant, avec les GPS, etc., on a peur de se perdre.
33:31Or, je crois que l'une des grandes qualités de la montagne et de la montagne,
33:37c'était cette relation à la perte, cette peur à la perte,
33:42faisait que nous avions, ou peut-être nous avons encore de grandes exigences
33:48dans notre relation à la montagne et de la façon dont on était présent dans cette montagne.
33:53Moi, j'ai voulu, à travers mes photographies,
33:56qui, parfois, on me dit qu'on ne sait pas trop quelles sont les échelles,
34:00à quelle échelle est prise la montagne.
34:03Effectivement, je crois qu'aujourd'hui, avec l'humanité dans sa relation planétaire,
34:08fait que la relation à l'échelle est relativement brouillée.
34:13Donc, c'est pour ça que je n'ai pas voulu représenter d'humain petit
34:16dans une immensité de la montagne,
34:18et qu'il n'est jamais présent, l'humain, mais ce n'est pas par misanthropie,
34:21au contraire, c'est plutôt parce que je sais que c'est des êtres humains
34:24qui vont regarder la montagne,
34:26et que, bon, se perdre, c'est aussi savoir créer son chemin
34:32à travers un paysage qui est en train de disparaître,
34:36et nous allons créer ce chemin-là.
34:38Les sources de glace.
34:39Merci beaucoup, Olivier de Ciepibus,
34:41de venir nous parler de ce phénomène dramatique sur BFM d'ici.
34:46Merci beaucoup.
34:47Merci.
34:47On passe la soirée ensemble sur BFM d'ici.
34:50Revenez bien avec nous, l'info revient dans un instant.
34:53Sous-titrage Société Radio-Canada
35:23Sous-titrage Société Radio-Canada
35:53...
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