Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0018h19h sur CNews et Europe 1, Punchline, Laurence Ferrari.
00:1918h42 de retour dans Punchline sur CNews et sur Europe 1, toujours avec André Valigny, avec Geoffroy Lejeune.
00:23On a le plaisir d'accueillir Alain Bauer. Bonsoir Alain, professeur de criminologie.
00:27Vous vous êtes beaucoup exprimé récemment à propos du vol des bijoux, des joyaux de la couronne au Louvre.
00:33On va écouter Laure Becaud, la procureure de Paris, qui s'est exprimée là il y a quelques instants, à 17h.
00:39Elle est revenue sur l'enquête. On n'a toujours pas retrouvé malheureusement les bijoux de la couronne.
00:43Mais on a deux personnes qui ont été arrêtées, qui ont reconnu partiellement les faits.
00:47Écoutons la procureure.
00:50Le fait qu'ils allaient voler des bijoux ne me fait, dans mon état d'esprit, aucun doute.
00:53La suite de l'histoire nous démontrera, ou nous démontrera collectivement, la manière dont ils ont structuré leurs opérations, que j'ai qualifiées d'opérations commando.
01:05Contrairement à ce qui circule dans certains médias, rien ne permet à ce stade d'affirmer que les malfaiteurs auraient bénéficié d'une complicité quelconque au sein du musée.
01:14Les bijoux ne sont, à l'heure où je vous parle, pas encore en notre possession.
01:22Je veux garder l'espoir qu'ils seront retrouvés et pourront être rendus au musée du Louvre et plus largement à la nation.
01:32Ces joyaux sont dorénavant, bien évidemment, invendables.
01:37Donc, pour rappel, s'il en était besoin, quiconque les achèterait se rendrait coupable, à son tour, de recel de ce crime.
01:47Il est encore temps de les restituer.
01:50Voilà pour l'orbeco.
01:51Alain Bauer, on a appris des choses, là, dans cette conférence de presse.
01:54D'abord, la reconnaissance partielle de la responsabilité des deux auteurs.
01:59Les moyens qui ont permis de les arrêter, parce qu'on avait une indication sur l'ADN du premier, on a eu une indication sur l'ADN du second,
02:07qui n'était pas sur les éléments qu'ils ont laissés, mais sur la vitre du Louvre.
02:11C'était une curiosité.
02:13On pensait que c'était plutôt le casque, le gant, les disqueuses, le camion.
02:17Donc, ça montre une part d'amateurisme qui n'avait pas été prise en compte dans la partie initiale de l'affaire,
02:26puisque c'est une affaire extraordinairement bien organisée, pensée.
02:31Un commando, en réalité.
02:32Oui, relativement bien exécutée au début, d'une manière totalement amateur et au-delà de la stupidité, dans la fuite et perdue,
02:41puis dans la tentative de départ dans un aéroport qui n'est pas le lieu le moins sécurisé du monde.
02:47Voilà.
02:48Donc, ce qu'on sait maintenant, c'est que la police a tenté de rattraper, grâce à l'efficacité de ses agents,
02:54ceux de l'Office central et ceux de la brigade de répression, l'incroyable incompétence, inconséquence et bêtise
03:01des administrations successives du Louvre, qui a permis que ce casque soit possible.
03:08Je précise d'ailleurs que, contrairement à une idée que j'avais eue jusqu'à présent visant à considérer
03:13que l'architecture du Louvre empêchait la protection du balcon,
03:17il semble que le balcon était protégé par une grille, jusqu'à ce qu'il y a quelques années,
03:21un des conservateurs, dans un moment d'ouverture d'esprit, de volonté d'accessibilité,
03:27de démonstration, la phase démontée.
03:29Voilà.
03:30Donc, on peut rajouter à cela une série invraisemblable et totalement hallucinante
03:34d'incompétence successive, avec des gens très compétents pour ce qui est de l'exposition des bijoux,
03:41et parfaitement inconséquents sur leur protection, leur préservation.
03:45Et je rappelle que dans conservateur, il y a conservé et protégé.
03:49Juste un tout petit mot sur les vitrines, après je passerai la parole à André et Geoffroy.
03:52Les fameuses vitrines, les nouvelles vitrines, les deux nouvelles vitrines dans lesquelles se trouvaient ces bijoux.
03:57Vous nous confirmez bien que l'épaisseur de ces vitrines n'avait rien à voir avec l'épaisseur des précédentes.
04:03Alors, ce n'est pas seulement l'épaisseur, c'est la logique globale.
04:05Ces vitrines ont été faites pour préserver les bijoux qui étaient dedans,
04:08par leur épaisseur, leur ancienneté, les trois serrures et le montage sur vérins
04:13qui permettaient qu'elles descendent dans le sous-sol en cas d'attaque, d'agression, voire d'incendie.
04:18Les nouvelles ont été créées simplement pour permettre une meilleure visibilité des bijoux.
04:23L'épaisseur est un sujet, mais ça dépend si c'est du verre feuilleté, du verre trempé, du verre blindé, de l'antibale.
04:31Vous voyez, c'est tous ces éléments.
04:32Mais la logique globale qui vise à ne pas permettre de ralentir une attaque avec un balcon accessible,
04:39pas de protection périphérique de loin, pas d'enceinte, pas de protection périmétrique,
04:44notamment la protection du balcon, pas de caméras qui regardent le balcon.
04:48Cinq caméras pour toute l'enceinte du Louvre, ce qui est quand même au-delà du delà.
04:52Et la déclaration assez justifiée de Mme Descartes et de l'administrateur général au sens administratif et technique
05:00qui disent « nous avons été effarés de la situation de sécurité, d'ancienneté, de hors d'âge des systèmes »,
05:07ce que le président de la commission culturelle du Sénat a confirmé, puisqu'il s'y est présenté aussi,
05:13montre à quel point ce sujet a quitté leur esprit.
05:16C'est-à-dire qu'ils ne sont pas formés pour ça, ils n'y pensent pas,
05:20et en fait c'est pour eux une sorte de grand rappel à l'ordre.
05:23Et vous avez un communiqué commun de dizaines de conservateurs
05:26qui ont amené leur soutien à Mme Descartes, qui est la moins responsable de toutes dans cette affaire,
05:32ou de sa directrice de la sécurité qui vient d'arriver et qui est une ancienne de l'Office central,
05:36donc qui connaît son métier, qui disent tous « visibilité, accessibilité, etc. »
05:41Pas un mot sur la sûreté et la sécurité dans leur propre communiqué après.
05:45Ce qui prouve que c'est un problème culturel, conceptuel.
05:48André Valigny.
05:48Ils vont même plus loin que ça, Alain Bauer,
05:51parce qu'ils disent que les musées ne sont pas des bunkers ou des coffres forts.
05:55C'est-à-dire qu'ils s'en sont presque à dénier l'impératif de sécurité
05:59qui devrait s'imposer dans un musée.
06:00Le problème a été résolu, puisque tous les bijoux ont été renvoyés à la Banque de France,
06:04dans les sous-sols, et c'est la fameuse théorie
06:06de « on ferme la porte de l'écurie une fois que le cheval s'est échappé ».
06:09Sauf que, depuis 15 ans, en fait depuis 2014-2015,
06:13toute la logique du Louvre est l'ouverture, le flux, plus de monde,
06:18et moins de protection, moins de dispositifs de sécurisation,
06:22ni périphériques, ni périmétriques, ni compartimentages,
06:25qui sont les bases de la sûreté depuis Sounsou et Vauban.
06:29On va dire que ça ne date pas d'hier.
06:30Mais ils ont tout oublié parce qu'on ne leur apprend pas.
06:34Je ne mets pas en cause leurs compétences de conservateurs,
06:37montreurs ou exhibiteurs,
06:41mais dans leur capacité à comprendre ce que c'est que la sûreté.
06:44Oui, c'est d'autant plus étonnant que Mme Descartes,
06:46qui est sûrement très compétente en matière culturelle et muséale,
06:49personne ne le conteste,
06:50Mme Descartes a dit elle-même en 2021,
06:52quand elle a été nommée,
06:54« je suis effaré par le manque de sécurité du Louvre ».
06:56Ça fait 4 ans qu'elle a dit ça. 4 ans.
06:59Qu'est-ce qui s'est passé depuis ?
06:59Je crois le jeune.
07:00Une question à la Bauer.
07:02La procureure de Paris dit qu'elle a conservé l'espoir
07:04qu'on retrouve les bijoux.
07:05Est-ce que vous savez comment on fait pour retrouver des bijoux comme ça dans la nature ?
07:07Alors, la réponse, c'est qu'on retrouve les tableaux
07:11parce qu'on ne peut pas les découper ni les démanteler.
07:13Donc, en général, on les retrouve.
07:14Parfois, ils sont détruits, malheureusement.
07:16Ils sont parfois retrouvés en mauvais état, mais on les retrouve.
07:18On retrouve les voleurs, à peu près toujours.
07:21Les bijoux, malheureusement,
07:22et c'est le cas de l'épée de Charles X volée en 1976,
07:24dans les mêmes conditions, au même endroit,
07:26et grâce à un échafaudage, il n'y avait pas de camion à l'époque,
07:29n'a jamais été retrouvée, pour prendre cet exemple-là.
07:31De même qu'un très grand nombre d'œuvres,
07:3217 œuvres au musée Gardner à Boston,
07:34personne ne sait où elles sont passées.
07:37Les bijoux, ça se démonte.
07:38Et donc, il y a des grosses pièces et des petites pièces.
07:40Il y a deux ou trois mille diamants,
07:41des toutes petites pièces qu'on ne retrouvera jamais
07:43parce que c'est le plus facile à démonter.
07:46Ça n'est pas marqué,
07:47et personne ne peut savoir qu'il achète ça ou autre chose.
07:49Le tout, c'est de ne pas les vendre tous en même temps,
07:51si les prix s'effondreraient.
07:53Ensuite, il y a les grosses pièces.
07:54Les grosses pièces, c'est plus compliqué.
07:55Soit il faut les vendre en tant que tel
07:58à un collectionneur particulièrement obstiné
08:02et qui veut absolument la paire de boucles d'oreilles en émeraude
08:04ou qui aurait voulu le régent s'il avait pu le voler.
08:08Et à ce moment-là, on le retrouvera peut-être un jour
08:10dans 30, 40, 50 ans
08:11parce que dans le sous-sol,
08:13un des héritiers va découvrir ça
08:14ou dans un des ports francs
08:16qui existent un peu partout en Europe
08:17et qui permettent de conserver
08:19de très nombreuses œuvres d'art
08:21dans des conditions de légalité,
08:23de suivi et de contrôle extrêmement douteux
08:25parce que nous avons laissé ces ports francs exister
08:27pour des raisons purement douanières
08:28et de taxation et d'optimisation fiscale.
08:30Une idée que je transmets à M. Zuckmann
08:32pour ajouter un petit élément
08:34à la taxe future éventuelle à venir.
08:37Mais c'est un vrai sujet.
08:38Donc je crains qu'on ne retrouve pas les bijoux
08:40ou les petites pièces.
08:42C'est à peu près sûr.
08:43Ça fait huit jours, c'est trop long.
08:44Les grosses pièces,
08:45comme il faut les retailler pour les rendre vendables,
08:47il y a une chance
08:48qu'on retrouve les pièces les plus importantes
08:51parce que les coupés,
08:53ça réduit leur valeur de 90%.
08:55Donc ça ne vaut pas la peine.
08:57Mais alors tous les petits diamants,
08:58tout ce qui fait l'accompagnement,
08:59l'or, le platine,
09:01tout ça va être fondu.
09:02Mais il y a une petite chance
09:04sur des pièces plus emblématiques que d'autres,
09:06certes invendables,
09:08mais qui peuvent intéresser un collectionneur
09:09qui veut absolument...
09:10Et vous avez vu récemment
09:11qu'on a retrouvé un tableau
09:12dont on ne savait pas où il était,
09:14retrouvé au Qatar,
09:15exposé au Louvre dans des conditions...
09:17Au moins, il est exposé au Louvre,
09:18mais on ne savait pas
09:19qu'il avait atterri là.
09:20Donc de temps en temps,
09:21on a de bonnes surprises.
09:22Et vous n'avez pas vu,
09:23je vais vous voir.
09:23Vous arrivez,
09:24vous avez eu,
09:24je vais vous dire ici.
09:25Il y a une idée.
09:25On ne sait que vous avez,
09:25vous avez eu,
09:26d'être,
09:26vous avez eu,
09:27vous avez eu.
09:28Vous avez eu.
09:28Ce n'est pas cette idée.
09:29Mon Dieu,
09:29c'est la raison de la ville.
09:30Il est plus la glaire qui est
09:31dans uneienne d'une histoire.
09:32Il y a eu,
09:33il y a une autre chose.
09:33Il y a une autre chose.
09:34On ne sait rien.
09:35On ne sait pas que la ville,
09:35il y a une autre chose.
09:36On ne sait pas,
09:36on ne sait pas que la vie,
09:37on ne sait pas faire
09:37la ville,
09:38il y a un petit peu.
Commentaires

Recommandations