- il y a 5 mois
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00:00Europe 1 Soir, 19h21, Pierre de Villeneuve.
00:04Toujours avec Jean-Claude Dacier et Alexandre Malafaille pour commenter l'actualité.
00:08Zucman, hors note, Zucman, Maud Bréjot, porte-parole du gouvernement,
00:12a affirmé que le gouvernement est opposé à une taxe Zucman.
00:15Le gouvernement est opposé et restera opposé à la taxe Zucman.
00:20Et on ne l'est pas par dogmatisme, on ne l'est pas par volonté de blocage.
00:23Mais on ne peut pas faire n'importe quoi avec l'emploi,
00:26on ne peut pas faire n'importe quoi avec l'innovation,
00:28on ne peut pas faire n'importe quoi avec les entreprises.
00:31Et vous pouvez l'appeler Zucman, Zucman Lite,
00:33à partir du moment où ça touche à l'appareil productif,
00:36aux usines, aux grandes start-up qui créent de l'innovation, nous serons contre.
00:42Marine Le Pen, la chef des députés RN, est fermement contre la taxe Zucman.
00:47D'abord, elle n'est pas du tout allégée, il faut regarder le texte.
00:49En réalité, elle est aggravée, puisqu'elle va toucher beaucoup plus de personnes
00:55et donc la cible n'est plus du tout la même, donc il n'en est.
00:58Pas question pour nous.
01:00Zucman, non, ni light, ni hard, ni rien du tout.
01:03Éric Coquerel, député LFI de cette samedi, ce matin sur Europe 1 et sur CNews
01:08avec Sonia Marouk, n'est pas emballé par la taxe Zucman Lite.
01:12Ce que les socialistes proposent, c'est d'exclure les actions, on va dire,
01:15familiales pour aller vite, plus le fait de baisser le seuil,
01:18ce qui fait que ça aura les deux défauts.
01:19Parce que quand vous baissez le seuil à 10 millions,
01:21là, pour le coup, vous risquez de toucher, par exemple, les PME.
01:23Donc c'est trop light pour vous ?
01:24Alors, c'est pas assez haut comme seuil pour toucher les grandes poises
01:28et ça rate la cible qui est, pour aller vite, d'aller chercher les milliardaires
01:31qui, depuis des années, ne payent quasiment plus d'impôts sur le revenu,
01:34il faut que vous le sachiez, et sont taxés à hauteur globale de 25%
01:38quand la plupart des Français sont taxés à 50%.
01:41Donc la question n'est pas de leur demander de payer plus,
01:43la question est de leur demander de payer leur dû, comme n'importe quel Français.
01:46Et enfin, chez les Républicains, Laurent Wauquiez, lui aussi, critique cette fameuse taxe Zucman.
01:51La taxe Zucman, c'est une supercherie.
01:53C'est ce que j'appelle un attrape-nigot.
01:55C'est-à-dire qu'on met la taxe Zucman sur la table,
01:57on fait croire aux Français qu'il y a une solution magique consistant à imposer les plus riches,
02:01et pendant ce temps-là, on ne parle pas de tout le reste.
02:03Dans ce budget, la taxe Zucman Lite, c'est peut-être 5 à 7 milliards d'euros.
02:07Il y a 10 milliards d'euros d'augmentation d'impôts et de taxes
02:10qui sont prévus sur monsieur et madame Tout-le-Monde, sur les classes moyennes.
02:13Alexandre Malafaille, si personne n'en veut cette taxe Zucman, pourquoi est-ce qu'on en parle ?
02:19On en parle parce qu'il y a un fantasme derrière.
02:21Le fantasme, c'est celui de dire que la France peut devenir le pays de la justice fiscale.
02:25Le paradis de la justice fiscale.
02:26Mais ça ne veut rien dire, la justice fiscale, vous savez bien, vous et moi.
02:29Sauf que c'est ce qui est aujourd'hui dans tous les débats.
02:31On nous annonce à grands formes de débats, de propositions, de textes,
02:36on va rétablir l'égalité.
02:37On va ramener les riches dans la démocratie en les faisant contribuer à l'effort national.
02:41C'est ça qui est derrière tout cet espace de gloubli-boulin intellectuel.
02:45C'est redoutable parce qu'en plus qu'on vous écoutait, monsieur Zucman,
02:47qui est assez populaire, qu'on entend beaucoup hier soir,
02:49qui a passé une heure sur une émission d'une chaîne de Péluion sur LCI.
02:52Vous pouvez le dire, sur LCI, avec François Leprosin et François Langlais.
02:55C'était très intéressant d'écouter.
02:57Très intéressant.
02:58Il fait un truc quand même assez fascinant.
02:59Il dissocie complètement l'actionnaire de l'entreprise.
03:02Alors je ne sais pas où il y a eu son diplôme d'économie, monsieur Zucman,
03:05mais il y a une consubstantialité...
03:06On sait qu'il a été remercié de Harvard.
03:08Oui, il y a une consubstantialité, pour dire un mot, les choses comme ça,
03:11entre l'entreprise et son actionnaire.
03:12Alors évidemment, quand c'est des très grands groupes, c'est dilué,
03:15mais il n'empêche qu'ils sont quand même totalement connectés
03:17parce que c'est la propriété de l'entreprise.
03:19Et quand vous êtes sur des ETI ou même des grandes boîtes françaises
03:22qui dépassent le milliard d'euros, il y a une connexion directe.
03:25Donc c'est affecter le patrimoine, c'est affecter la stratégie.
03:27Il y a quelque chose autour de la fiscalité en France
03:29qui touche à l'irrationnel, mais il ne faut pas se tromper.
03:35C'est une seule chose, c'est 2027, et le Parti Socialiste en profite
03:38pour se dire, là, je fais mon lit, mon trou, je réexiste,
03:42j'ai toutes les chances d'être capable d'être le parti qui va montrer
03:45que oui, je suis le champion de la justice fiscale,
03:47vous allez voir ce que vous allez voir avec moi.
03:48Avant de donner la parole à Jean-Claude, puisque vous parliez du face-à-face
03:52entre l'anglais et Zucmanière sur LCI,
03:56vous avez vu à quel point il arrive tous les jours,
04:00comme dans un restaurant, à avoir le menu du jour.
04:03C'est-à-dire que c'est assez hallucinant.
04:04Moi, quand j'entends Zucmanière face à l'anglais,
04:06il recule sur énormément de choses qu'il avait dites,
04:09sur notamment pas mal de canaux du service public.
04:11Il y a une semaine, deux semaines, trois semaines, un mois.
04:15Il y a plein de choses sur lesquelles il dit
04:16« Non, non, non, mais ça, pas du tout, vous m'avez mal compris. »
04:20Et puis à la fin, quand t'es Coquerel, quand t'es Wauquiez,
04:24quand t'es Le Pen, tu ne comprends plus rien, en fait.
04:26C'est normal que finalement, personne ne vote cette taxe
04:28à laquelle personne ne comprend rien.
04:30Déjà, on n'y comprenait pas grand-chose,
04:31mais alors là, expliquer par le même intéressé,
04:33dis donc, c'est un foutoir, pas possible.
04:35Jean-Claude Dacier.
04:36Moi, ce qui me frappe en écoutant à droite et à gauche
04:39les chefs d'entreprise, petits et grands,
04:43c'est leur ras-le-bol.
04:44Je crois qu'ils en ont marre que l'histoire recommence
04:47et qu'on soit, a priori, je dis bien a priori,
04:50nous verrons, reparti pour encore une lessive fiscale
04:55au nom d'une soi-disant justice fiscale qui n'existe pas
04:59et qui n'a jamais existé.
05:01La taxe Zuckman, c'est fini, on n'en parle plus,
05:04même le Parti Socialiste ne veut plus en entendre parler.
05:06Sauf que, il n'est pas totalement exclu encore
05:10que nous ayons une taxe qui ne s'appellera plus Zuckman,
05:16mais qui ira frapper.
05:17Alors qui, cette nouvelle taxe, ira-t-elle frapper ?
05:21Moi, je suis frappé, je parlais il y a un instant
05:24des chefs d'entreprise qui en ont ras-le-bol,
05:26mais honnêtement, le Parti Socialiste n'a toujours rien compris.
05:29Alors je vois bien à quoi il joue,
05:31je vois bien qu'il pense à 2027
05:33et surtout à leur future relation pour les élections municipales
05:38avec la France Insoumise.
05:41Mais quand même, quand on ose placer au cœur de sa démarche,
05:46le Parti Socialiste,
05:48des gens qui sont prêts à toucher à l'outil de production,
05:51alors qu'on a déjà un problème de compétitivité
05:55qui est énorme et qui ne tient pas à M. Zuckman,
05:58qui tient à la politique stupide que l'on mène depuis des années.
06:01Quand vous avez un problème de compétitivité comme le nôtre
06:05et que le gouvernement, alors avec le talent qu'on lui connaît,
06:09se bat comme il peut pour essayer de faire quelques économies,
06:13on tarde à les voir venir,
06:14et que vous avez un gars qui se balade à la télévision publique partout,
06:19sans que ça gêne qui que ce soit.
06:21Là, il était chez vous hier, chez votre ancien, chez vous,
06:24il était sur LCI.
06:25Oui, mais je ne m'en occupe plus, LCI.
06:27Croyez-moi...
06:27Non, mais il est partout, il n'est pas que sur les chaînes publiques.
06:30Il n'est pas chez nous.
06:31Il est chez nous ?
06:32Non, mais il était sur LCI hier.
06:34Oui, mais sur LCI.
06:35Ce n'est pas une chaîne publique.
06:36Mais il y a 15 ans que je ne dirige plus LCI.
06:38C'est loin.
06:39Écoutez, on n'a pas le droit de donner la parole à un drôle de loustique comme celui-là.
06:44Je ne sais pas d'où il vient.
06:46J'ajouterais que je ne sais pas qui le paie.
06:48Mais honnêtement, attaché à la perte de ce pays, à ce point, en osant dire
06:54« Bon, ce n'est pas grave, on va mettre les actionnaires, les propriétaires dans l'outil de production
07:01et puis chacun paiera 2 ou 3% », ça n'a aucun sens.
07:04Et que le Parti Socialiste se soit prêté à ce jeu, j'en vois bien les motifs politiques,
07:09mais je trouve que c'est quand même une situation grave dans la situation où nous sommes.
07:13Alexandre Malafaille, quelque chose d'important qui a été dit, c'est Éric Coquerel tout à l'heure,
07:21qu'on a réécouté alors qu'il était là ce matin, sur Europe 1 et sur CNews,
07:25et qui dit « Les milliardaires payent moins d'impôts que certaines classes moyennes ».
07:30Et je vous avais vu, vous avez tiqué. Expliquez.
07:34Quand il dit qu'ils payent 25%, les Français payent 50%, d'abord, il faut faire très attention avec les chiffres.
07:39Parce que de quoi parlons-nous ?
07:41Est-ce que quand il met 50%, il met la TVA, il rajoute tout ce qu'on peut payer à titre personnel ?
07:48La TVA, tu as envie de dire que c'est à part ?
07:49Oui, mais alors, ce n'est pas cohérent.
07:51Les Français, le ratio moyen d'impôts en France, ce n'est pas ça.
07:53D'autre part, il y a des chiffres qu'il faut rappeler.
07:55Les écarts de revenus en France l'audit sont de 1 à 22 avant la fiscalité.
07:59Mais après fiscalité, les écarts sont ramenés de 1 à 5, 1 à 5,8.
08:02Voilà, donc il faut juste regarder quand même que la France est un pays qui, effectivement, s'est collecté l'impôt, s'est redistribué,
08:07et s'est ramené vers un niveau médian, la rémunération des uns et des autres au profit de la solidarité nationale.
08:12Par ailleurs, un Français, c'est un autre, ne paye pas d'impôts.
08:14Donc les débats, avec ces chiffres, on fait dire tout et n'importe quoi.
08:17Mais ce qui est redoutable, c'est que comme c'est manipulé dans un contexte qui est très politicien,
08:21ça laisse une trace dans l'empreinte des Français qui continuent à diaboliser clairement tout ce qui vient du monde de l'entreprise.
08:27Alors que la seule chose qui pourra sauver les pays, c'est la relance par l'économie, c'est la relance par la confiance,
08:33c'est de permettre, parce que la France est un pays d'épargne,
08:35la France est un pays qui est encore riche, il y a du capital dans ce pays.
08:38Mais les Français préfèrent le placer, quel qu'il soit d'ailleurs, de manière très conservatrice,
08:42parce que comment voulez-vous faire confiance à l'État en France ?
08:45Comment voulez-vous faire confiance à un État qui est capable de vous dire,
08:47je lance une politique dans telle direction,
08:49et puis qui un an ou deux ans après fera le contraire,
08:51qui va vous dire, tiens, je fais des incitations fiscales,
08:53et puis qui vous les reprend, qui vous reproche les niches fiscales,
08:56les niches fiscales, c'est sur des incitations politiques à des projets.
08:58Et puis du coup, vous allez dire, oui, mais c'est du fric en trop qu'on vous a donné.
09:00Donc on est tout le temps comme ça.
09:01Donc comment voulez-vous avoir confiance en France pour dire,
09:03je prends un risque et j'investis dans mon économie ?
09:05Parce que, pardon, quand on met son argent sur la table d'une entreprise,
09:09pour qu'elle en fasse quelque chose, que ce soit à sa boîte ou la boîte de quelqu'un d'autre,
09:12on prend le risque de tout perdre.
09:13C'est ça l'économie.
09:13C'est pour ça qu'à un moment donné, on rémunère le capital,
09:17parce que sinon, ce n'est pas la peine de mettre son fric là-dedans.
09:19Il faut être pragmatique.
09:20Ça, ils ne veulent pas le comprendre, et donc ils ne veulent pas le comprendre.
09:23Et c'est vrai qu'Emmanuel Macron, comme tout le monde,
09:24il a voulu faire de l'économie son mandat.
09:27Sauf qu'il a passé son temps à durcir les règles sur un plan réglementaire,
09:30sur un plan d'aménagement du territoire,
09:32appliquant et surtransposant tout ce qui venait de l'Union Européenne.
09:35Tout ça fait qu'en fait, comment avez-vous vraiment envie d'investir ?
09:37Alors, il ne se passe pas rien, mais il pourrait se passer beaucoup plus,
09:40parce que les réserves financières, on les a, mais personne ne veut les lâcher,
09:42parce qu'on ne fait pas confiance à l'État.
09:44Alors, revenons quand même au débat budgétaire.
09:47Il nous faudrait quand même essayer de faire un budget avant la fin de l'année.
09:50En principe, je dis bien, je répète qu'en principe, la taxe Zuckman est morte.
09:55Et que le Parti Socialiste, allez, je me lance,
09:58probablement aura renoncé à utiliser la taxe Zuckman et à ne pas le mettre dans le deal.
10:05On le verra moins à la télé.
10:06Mais, néanmoins, oui, sans doute, mais néanmoins, il y aura peut-être,
10:10peut-être qu'il faudra lâcher encore, M. Lecornu sera peut-être encore obligé de lâcher,
10:14il a déjà lâché beaucoup, hein.
10:15J'ai là la liste, je ne vais pas en kikiner le monde,
10:18mais j'ai la liste de ce qu'il a lâché, il y en a pour plusieurs milliards.
10:21Est-ce qu'il ne va pas être contraint à lâcher encore une taxe sur,
10:26comment dit-on, les super-riches, les hyper-riches,
10:29tous ceux qui ne savent pas quoi faire de le roselle ?
10:31Tout ça est ridicule, tout ça n'a aucun sens.
10:33En fait, ce qui n'est pas dit, parce que moi je me fie aussi aux chiffres des économistes,
10:38notamment d'Agnès Verdier-Molinier de la Fondation IFRAP,
10:41et on sait que les ultra-riches, les hyper-riches,
10:43appelez ça comme vous voulez,
10:45payent jusqu'à 66% de taxes cumulées aujourd'hui en France.
10:51Ceux qui payent 25%, dont parle M. Coquerel,
10:53ce sont des gens qui, par des montages fiscaux extrêmement complexes,
11:01arrivent à faire ce qu'on appelle de l'optimisation fiscale.
11:03Mais l'optimisation fiscale, je n'ai pas fini,
11:05l'optimisation fiscale est légale.
11:09C'est-à-dire qu'il y a des avocats fiscalistes,
11:11d'ailleurs qui prennent un bras pour faire de l'optimisation fiscale.
11:14Et donc, une fois que vous arrivez à en faire, vous pouvez en faire.
11:16Et c'est la raison pour laquelle M. Lecornu a mis le doigt dessus
11:21en disant qu'on va peut-être faire une taxe sur les holdings.
11:23Les holdings en font partie.
11:24Mais là, c'est pareil.
11:26Qui a des holdings aujourd'hui ?
11:29Certains entrepreneurs, oui.
11:32Certaines personnes qui ont travaillé toute leur vie,
11:34qui se mettent à la retraite et qui se disent
11:35« Tiens, pour sanctuariser l'argent que j'ai gagné pendant toute une vie,
11:40je vais faire une holding pour mes enfants. »
11:42Ça aussi pour des histoires de droits de succession.
11:43Et puis, vous avez aussi les...
11:46Alors ça, c'est la cible du président Macron et de toute son équipe.
11:51Ce sont les rentiers.
11:52Et les rentiers en France, il n'y en a pas beaucoup.
11:55Parce qu'une grande partie sont déjà parties.
11:57Si on taxe les rentiers encore davantage,
11:59dans ce cas-là, ils partiront tous.
12:01Et ce sont, encore une fois, je le dis souvent dans ces émissions-là,
12:06ce sont des gens qui financent notamment le mécénat,
12:09qui financent la protection des musées,
12:11qui financent les monuments nationaux,
12:14et en fait, il y a aux Etats-Unis,
12:18et je parle sous votre contrôle, Alexandre Malafaille,
12:19puisque vous avez beaucoup voyagé aux Etats-Unis,
12:21vous savez comment ça se passe,
12:22il y a des fondations,
12:24et on appelle, on fait des charities,
12:25et on dit « Qui veut donner de l'argent pour tel truc ? »
12:28Et ça marche !
12:29Parce que quand vous vous demandez gentiment, ça marche !
12:31Mais quand tu matraques, ça ne marche pas !
12:34Et Jean-Claude Dacier, vous connaissez très bien les Etats-Unis aussi.
12:35Non, mais ça fait partie de la culture américaine.
12:38Et en France, on matraque, on dit « Tu vas payer ! »
12:41Et je vais aller te chercher,
12:43si je crois que c'est...
12:43Chers amis, on n'en est pas là.
12:44C'est Léoman ou Delaporte qui avait dit
12:46« On va chercher les riches par les cheveux,
12:48c'est ça, on va les attraper par les cheveux. »
12:48Nous, il faut convaincre encore en France
12:50que les entreprises et les chefs d'entreprise qui vont avec
12:53ont encore une petite utilité.
12:56Maintenant, de Dieu, qui crée de la richesse
12:57et qui crée de l'emploi dans ce pays ?
12:59Alors, ça n'autorise pas à tout et à faire n'importe quoi.
13:02Mais c'est loin.
13:03Tu l'as rappelé, j'insiste,
13:05on est le pays le plus généreux du monde !
13:07Quand on n'a pas payé ses impôts,
13:09on est de 1 à 18,
13:10quand on a payé les impôts,
13:12chacun ayant payé les impôts qu'il doit à l'État,
13:15on est de 1 à 3 et quelques.
13:165, 8.
13:17Et moi, je vous attrapez par les cheveux !
13:19Et puis, le chiffre des gens...
13:20C'est Antoine Léoman qui disait ça,
13:22grâce à Capitouille qui me donne l'information
13:24le 28 août dernier.
13:25Le chiffre de 25%, en plus, il est très tronqué.
13:28Parce qu'on vous dit que c'est une moyenne.
13:29Mais ça veut dire que là-dedans,
13:30il y a des gens qui vont payer beaucoup plus
13:31et des gens qui vont payer beaucoup moins
13:33parce qu'effectivement,
13:33il peut y avoir des montages d'optimation fiscale.
13:35Mais derrière ça, il y a aussi des stratégies d'entreprise,
13:37des stratégies patrimoniales pour faire des choses.
13:39Ce n'est pas que dans une logique de prédation,
13:40c'est de ça qu'il faut se sortir.
13:42C'est que tout ça contribue quand même à investir,
13:44à créer des...
13:44Mais c'est ce que disait l'excellent Darius Rochebin hier sur LCI.
13:47Il faut rendre hommage aux confrères quand ils sont très bons.
13:50Et il disait à Zuckman,
13:51il disait, attendez,
13:52ce n'est pas un frigo avec des langos d'or.
13:53Ce n'est pas ça.
13:54Ça ne marche pas comme ça.
13:56C'est aussi des entreprises
13:57pour faire marcher justement les bras.
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