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  • il y a 9 mois

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00:00Victor Hérault, journaliste politique à valeur actuelle. Bonsoir Victor.
00:04Bonsoir Stéphanie.
00:05Alors, débat encore rouleux cet après-midi à l'Assemblée Nationale, toujours partie recette,
00:10consacrée à la taxation des hauts patrimoines, ciblant notamment les holdings, ça s'est passé.
00:15Et puis, en seconde partie de la journée, l'examen de la fameuse taxe Zuckmann,
00:20celle qui nous a occupé tant de débats ces dernières semaines,
00:23et bien elle a été rejetée, aussi bien dans sa version initiale qu'édulcorée.
00:27Nous sommes avec Laurent Jacobelli, député de Moselle, vice-président du groupe RN à l'Assemblée Nationale.
00:33Bonsoir Laurent Jacobelli.
00:35Bonsoir.
00:36Vous avez un sourire aux oreilles, ça s'est bien passé cet après-midi à l'Assemblée ?
00:40Plus la gauche pleure, plus je souris.
00:41Oui, vous avez l'air heureux ce soir.
00:42Chaque défaite de la gauche est une victoire pour la France,
00:45et donc beaucoup de victoires ont été accumulées ces derniers jours.
00:48Des victoires pour le pouvoir d'achat, la frénésie fiscale, la radicalité fiscale de la gauche
00:53a été endiguée, notamment par les voix du groupe Rassemblement National.
00:58Et puis, évidemment, la fin, en tout cas la demande de la fin du traité avec l'Algérie de 1968
01:04est une immense victoire.
01:05Une immense victoire contre l'immigration submersive,
01:08une victoire contre le maintien des OQTF en France,
01:11et puis une victoire contre une injustice,
01:13puisque pourquoi traiter mieux les migrants venant d'Algérie que tous les autres ?
01:16Ce serait une injustice à faire, faite à tous les autres.
01:19Il est temps qu'on en sorte une belle victoire obtenue grâce au courage de certains groupes politiques
01:23qui ont accepté de le faire.
01:24On va évidemment en parler sur cette victoire, Laurent Jacobelli,
01:26mais j'aimerais quand même m'arrêter quelques instants sur cet après-midi,
01:29et effectivement, le rejet notamment de la taxe Zucmane.
01:33Alors, vous souriez, vous dites plus la gauche est dans l'embarras,
01:36et plus ça me rend heureux,
01:37mais en l'occurrence, c'est la France qui est dans l'embarras,
01:40et qui sont France un peu plus chaque jour,
01:42peut-être dans cette crise politique, Laurent Jacobelli.
01:44En ne votant pas la taxe Zucmane,
01:47nous avons permis à faire en sorte que la France ne s'enfonce pas encore un petit peu.
01:51Parce que la taxe Zucmane, c'est quoi ? Il faut dire la vérité.
01:53Ce n'est pas simplement les riches doivent payer plus que les gens modestes.
01:56Ça, tout le monde peut l'entendre et peut le comprendre.
01:58La taxe Zucmane, ce n'est pas ça.
01:59On évalue...
02:00Ce n'est pas ce que je disais,
02:01mais je pense que le gouvernement ne va peut-être pas y survivre.
02:04On va en parler avec vous.
02:05On verra.
02:06Mais en tout cas, la taxe Zucmane...
02:06Il faut quand même dire la vérité sur cette taxe Zucmane.
02:09C'était voir votre patrimoine potentiel, pas réel,
02:13et vous taxer sur le potentiel.
02:14Par exemple, si vous, vous avez des actions,
02:16que ces actions valent 100 euros...
02:17Il faudrait que j'en ai beaucoup quand même.
02:18J'imagine bien.
02:19Valent 100 euros aujourd'hui,
02:21et qu'on vous taxe sur ces 100 euros,
02:22et que demain l'action vaut 20 euros,
02:24vous serez mal.
02:25Donc ça veut dire qu'on décourage les gens d'investir en France,
02:28de créer des entreprises.
02:29Moins d'entreprises et d'investissements, c'est moins de travail.
02:31Moins de travail, c'est moins de cotisations.
02:33Moins de cotisations, c'est moins d'assurance chômage.
02:35Moins de cotisations à la retraite.
02:37Donc il faut arrêter avec les dubies socialistes
02:39leur névrose de l'échec,
02:41n'ont pas à être réglées par un poids fiscal inacceptable pour la France.
02:45Mais pardonnez-moi Laurent Jacobelli,
02:46les lubies socialistes, par exemple,
02:49des taxes sur les GAFAM,
02:51qui sont contraires à nos conventions internationales,
02:53des nouvelles taxes sur les rachats d'actions,
02:57ou sur les superdividendes,
02:58est-ce que ce n'est pas la nébuleuse socialiste ?
03:00Et je rappelle quand même que le Rassemblement National
03:01a voté dernièrement toutes ces mesures.
03:03Mais vous êtes taquin, vous confondez taxes et bouclier.
03:08Une taxe, c'est un impôt supplémentaire.
03:09Simplement, il y a des gens qui ont les moyens aujourd'hui
03:12de contourner l'esprit de la fiscalité française,
03:15de faire partir hors de France leurs bénéfices
03:18pour ne pas avoir à payer d'impôts.
03:20Et là, on n'est pas dans la radicalité fiscale
03:22quand on leur demande de payer.
03:23On est dans la justice fiscale.
03:25Il y a des règles en France.
03:26D'accord, vous avez trouvé des avocats fiscalistes
03:28qui l'ont perdu des CHP, mais ce n'est pas possible.
03:30Vous dénoncez régulièrement un UMPS,
03:33mais vous avez quand même aidé la gauche
03:35dans ce déluge fiscal à voter certaines taxes,
03:39taxes multinationales.
03:40En effet, d'immigrants de profit,
03:4126 milliards contre les multinationales
03:43pour lutter contre l'optimisation fiscale.
03:46Les rachats d'actions, ça, vous répondez quoi quand même ?
03:49Pendant des années, un grand groupe de distribution,
03:51qui commence par A et qui finit par Zone,
03:53inondait nos boîtes aux lettres, de colis, etc.
03:57Ça marchait très bien.
03:58Or, les profits partaient où ?
04:00Au Luxembourg.
04:01Et donc, cette entreprise ne payait quasiment pas d'impôts en France
04:03et même avait réussi à avoir un crédit d'impôt au Luxembourg.
04:07Je n'ai rien contre cette entreprise.
04:08Est-ce que vous trouvez que c'est normal ?
04:10Ils utilisent les routes de France pour faire leur livraison.
04:12Ils utilisent les infrastructures que les Français ont payées.
04:15Donc là, on n'est pas dans une taxe supplémentaire.
04:16Il y a aussi des entreprises françaises quand même.
04:18La première mesure de taxation des hauts patrimoines
04:20ciblant les holdings, c'est LR.
04:23sauf erreur de ma part, je vais vous poser la question,
04:25mais qui en a réduit la portée cet après-midi.
04:27Ce n'est pas le Rassemblement National.
04:29Vous avez voté pour ?
04:30Non, nous avons voté pour une vision logique et modérée.
04:33Vous avez voté pour ou contre cette taxation ?
04:36Pour une version améliorée.
04:37Je vous explique une seconde.
04:38Oui, allez-y.
04:39Une holding, c'est ce qui chapote, on va dire,
04:42pour faire simple, plusieurs entreprises,
04:44là où arrivent les bénéfices.
04:45C'est une manière de gérer.
04:47Nous ne le remettons pas en cause.
04:49Certains, aujourd'hui, utilisent cet outil
04:51pour détourner l'argent.
04:53Quand une holding achète le yacht
04:55qui va servir aux vacances du PDG,
04:58quand une holding achète une maison zgodère à Saint-Tropez
05:01qui est occupée par la petite amie du PDG,
05:04on a un problème.
05:06Voilà.
05:06Et donc, c'est ça que nous avons voulu régler.
05:08Mais quand une holding fait son boulot
05:09d'harmonisation des bénéfices des entreprises
05:13qui la composent, pas de problème.
05:15Une fois encore, nous ne voulons pas créer des taxes,
05:18nous voulons de la justice fiscale.
05:20C'est finalement lutter contre l'évasion fiscale
05:23ou le mauvais usage de l'argent fait pour échapper au fisc.
05:27Ça me paraît être quand même assez juste.
05:29Victor Hérault.
05:29Mais, si vous voulez, je critiquerai
05:32la politique économique du Rassemblement National,
05:35non pas sur l'augmentation des taxes
05:36ou des taxes plus justes ou plus ciblées
05:38ou plus compréhensives, etc.
05:39Je ciblerai simplement sur l'absolu interdit
05:45qu'a posé Marine Le Pen
05:46de réduire les dépenses publiques,
05:48notamment les dépenses de retraite et de santé.
05:50Marine Le Pen est très claire sur ce sujet-là.
05:52On la comprend parce que ça fait partie
05:53de sa jambe sociale qui est très musclée.
05:56Elle ne veut pas perdre ce pan-là de son électorat.
05:59Mais, tant qu'on ne réduira pas en France
06:02et tant qu'on n'abordera pas sainement
06:03la question de la dépense publique
06:04et donc de la dépense de santé
06:06et de la dépense de retraite,
06:07je rappelle que sous ça fait environ 1 000 milliards par an,
06:10c'est la moitié des dépenses publiques en France,
06:14on ne pourra pas durablement assainir les comptes.
06:18Donc, on peut augmenter des taxes par-ci, par-là
06:20ou les ajuster pour obtenir des recettes.
06:22Mais tant qu'on ne s'attaque pas à ce volet-là,
06:24rien ne sera sain.
06:25Laurent Jacobi.
06:25Je crois que vous n'avez pas lu ou pas compris
06:27ou nous nous sommes mal exprimés notre programme.
06:31Nous voulons clairement diminuer les dépenses de l'État.
06:34Nous nous pensons qu'avant de demander
06:36le moindre centime d'impôt supplémentaire aux Français,
06:38notamment aux Français des classes moyennes,
06:39aux Français qui bossent,
06:40il faut d'abord que cet État devenu obèse
06:42fasse une sévère cure.
06:44Vous parlez des dépenses de fonctionnement de l'État ?
06:45Mais attendez,
06:46aujourd'hui, nous avons fait des propositions,
06:49on peut gagner au moins 50 milliards.
06:51Le coût de l'immigration,
06:53des 8 milliards.
06:53Le coût de l'Union Européenne,
06:548 milliards.
06:55Les agences qui ne servent à rien.
06:56Vous connaissez notre programme.
06:57Tout à fait.
06:58Avant de dire aux Français qui ont travaillé,
06:59vous allez travailler plus longtemps
07:01et vos retraites seront plus petites.
07:03Nous, on n'a rien contre les Français.
07:04Au contraire, on les protège.
07:05Eh bien, on va essayer d'aller voir
07:06les mauvaises dépenses
07:07avant d'aller voir les dépenses
07:08qui nous paraissent justes et utiles.
07:10Une fois encore,
07:10ce modèle social que vous appelez de gauche,
07:12il n'est pas de gauche.
07:13Ce modèle social,
07:14il est du gaullisme social,
07:15là d'où je viens,
07:16et dont je crois nous sommes aujourd'hui les héritiers.
07:19Il nous reste deux minutes.
07:20J'avais promis qu'on aborderait
07:21cette victoire qui vous a fait tant plaisir également.
07:25Pour la première fois,
07:25un texte du RN a été voté
07:27à une voix près
07:27lors de votre niche parlementaire
07:29pour dénoncer l'accord franco-algérien de 1968.
07:33Hier, une victoire, certes,
07:36mais vous avez entendu.
07:37La réponse de Sébastien Lecornu,
07:38elle n'était pas très claire.
07:39Il faut renégocier l'accord.
07:41On ne parle pas ici de l'abrogation.
07:43Est-ce que vous lui faites confiance
07:45au Premier ministre
07:46pour abroger cet accord ?
07:48Ça n'a pas l'air très bien parti.
07:49Évidemment non.
07:50Qui pourrait faire confiance
07:52à M. Lecornu aujourd'hui ?
07:54L'homme qui fait en permanence
07:55la danse du ventre devant les socialistes.
07:57Évidemment, ce n'est pas possible.
07:58Mais en revanche,
07:59il faut entendre ce qui a été voté
08:00à l'Assemblée nationale.
08:02Nous ne voulons plus
08:03des accords de 1968.
08:04Pas seulement le Rassemblement national.
08:06C'est une opinion largement répandue.
08:0772% des Français n'en veulent plus.
08:09Pourquoi ?
08:09Parce que ça veut dire
08:10regroupement familial automatique.
08:12Ça veut dire visa quasiment automatique.
08:14Ça veut dire le droit de travailler
08:15sans demande d'autorisation.
08:16Et on ne peut pas le tolérer aujourd'hui
08:18face à un pays
08:19qui nous agresse verbalement
08:20en permanence
08:21qui considère la France
08:22comme un paillasseur
08:23qui détient le problème central.
08:23Vous avez entendu
08:24certains craignent
08:24en cas d'abrogation
08:25le retour à l'accord de 1962.
08:27Ça ne s'est pas tranché.
08:28C'est vrai, oui.
08:29Dans le rapport,
08:29Charles Rodwell dit
08:30qu'il y aura une libre circulation
08:32entre les deux pays
08:33et sans autre réglementation.
08:35C'est cet accord
08:36qui en aura en vigueur.
08:37C'est vrai qu'on a du mal
08:38à y voir clair.
08:39Il faut très vite ramener
08:40l'Algérie
08:40à un régime non dérogatoire
08:42que les citoyens algériens
08:43qui veulent arriver en France
08:44doivent remplir
08:46les mêmes papiers
08:47qu'un Néo-Zélandais,
08:48qu'un Marocain
08:49ou qu'un Colombien.
08:51Voilà, ça paraît
08:52assez naturel
08:52notamment de ne pas
08:54s'accepter de régime
08:55de faveur.
08:55Pas pour tout le monde.
08:55Vous avez vu les larmes
08:56de Jean-Luc Mélenchon.
08:58Vous avez fait beaucoup de peine
09:00à Jean-Luc Mélenchon hier.
09:01Mais ça, je vais vous dire,
09:02pareil, ça me réjouit.
09:03Mais moi, je pense
09:04aux députés de la France Insoumise,
09:05Abdelkader Lamar
09:07qui décrivait les harkis
09:09comme des traîtres
09:09en condition de la défense
09:11qui a dit à Anne Mansouri
09:12qu'elle était un alibi.
09:15Une caution.
09:16Une caution.
09:16Qui disait que l'OAS
09:18allait prendre le pouvoir
09:19et qu'il y allait avoir
09:19des rafles en Algérie ?
09:22Je pense que quand on atteint
09:23ce niveau de délire,
09:25il faut prendre un cachet,
09:27aller se coucher
09:27et laisser les autres faire.
09:29Les accords de l'Algérie,
09:30ça doit s'arrêter.
09:31C'est pour le bien de la France.
09:32Merci beaucoup Laurent Jacobelli,
09:33député de Moselle,
09:34vice-président du groupe RN
09:36à l'Assemblée nationale.
09:37Et on se retrouve
09:37dans quelques instants
09:38avec Jules Torres
09:39et Victor Hérault
09:40pour la suite de nos débats.
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