00:00De fait, écoutez, je n'ai plus en tête exactement la suite qui avait été donnée à cela,
00:03mais de mémoire, en effet, tous n'avaient pas été attrapés, pour une raison simple d'ailleurs,
00:08c'est que, vous le savez, la loi anti-casseurs a été en particulier supprimée il y a quelques années de cela.
00:14Or, cette loi anti-casseurs permettait d'être plus efficace pour attraper finalement les hordes des meutiers
00:20par le simple fait d'être présent sur place lorsqu'il y avait de la casse ou des violences.
00:25Aujourd'hui, vous savez, c'est extrêmement compliqué de poursuivre et d'incarcérer des gens
00:31lorsqu'il n'y a pas de preuves directes, mais quoi qu'il arrive, j'ai envie de dire,
00:35et quelle que soit la suite qui ait été donnée, au-delà de ça, je parle du discours politique
00:39qui les avait totalement occultés. Une fois de plus, à l'époque, il n'existait que deux victimes,
00:44ces deux jeunes, Anziède et Bouna, dont évidemment on ne peut que déplorer la mort,
00:48mais qui est une mort accidentelle à la suite de la volonté d'échapper à un contrôle de police
00:52et qui a été le prétexte, évidemment, donné ou utilisé par les émeutiers pour aller casser et agresser.
00:59Or, là, nous sommes face à des gens qui n'avaient rien demandé à personne,
01:02qui étaient simplement dans le cadre de leur activité et qui, une fois de plus,
01:06ont été assassinés dans des circonstances monstrueuses, sans que personne ne semble véritablement s'en émouvoir.
01:13Et donc, je pense que c'est important, même 20 ans après, de leur rendre hommage
01:16et de dire qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise victime et que, finalement,
01:20l'instrumentalisation du discours politique ne doit pas toujours aller dans le sens
01:23de cette volonté d'expliquer que c'est l'État ou la police qui est sans cesse coupable
01:28et qu'il y a aussi des honnêtes gens qui sont les victimes indirectes
01:32de cette politique migratoire absolument catastrophique.
01:35Sous-titrage Société Radio-Canada
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