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00:00On va plus loin à présent dans l'essentiel avec Patricia Léboyard. Bonjour Patricia.
00:05Et Anne Corpet, bonjour Anne. Bonjour Raphaël.
00:08Au sommaire, deux Français condamnés à de lourdes peines d'au moins 17 ans, annonce du média officiel iranien.
00:13Paris s'inquiète du sort de Cécile Collère et son compagnon Jacques Paris emprisonnés,
00:17les deux derniers détenus français officiellement en Iran.
00:21Téhérans qui pourraient être tentés de les échanger contre une Iranienne incarcérée ici en France.
00:25Et puis à Madagascar, le président Andrazo, elle a destitué l'armée.
00:30Elle a su avoir pris le pouvoir au terme d'une nouvelle folle journée.
00:33C'est tout de suite. On va plus loin.
00:50Faut-il s'inquiéter encore davantage du sort de Cécile Collère et Jacques Paris,
00:54les deux Français détenus en Iran depuis plus de trois ans ?
00:57Le doute est permis après les dernières informations venues de Téhérans,
01:01où une cour de justice aurait condamné à de lourdes peines de ressortisse en français.
01:05On n'en sait pas plus, du moins pas officiellement.
01:07Mais Siavj Ghalzi, quels sont les éléments et les hypothèses possibles vues de Téhérans ?
01:11Vous vous trouvez pour France 24.
01:12L'information qui a été donnée par l'agence de presse Mizan,
01:19qui dépend de la justice iranienne, ne donne pas de nom.
01:23L'agence parle simplement de deux ressortissants français
01:27qui ont été condamnés à de très lourdes peines de prison,
01:3131 ans pour l'un et 32 ans pour l'autre.
01:33Et même si la date de l'arrestation de ces deux ressortissants
01:38donnés par l'agence de presse Mizan ne correspond pas à la date de l'arrestation
01:41de Cécile Collère et Jacques Paris,
01:44on peut penser qu'il s'agit bien de ces deux Français dont on parle.
01:49Alors, ils ont été condamnés à cinq ans de prison chacun
01:52pour action contre la société nationale iranienne,
01:56à six ans et dix ans de prison pour collaboration
01:59avec les services de renseignement français,
02:03et ensuite à 17 et 20 ans pour collaboration
02:07avec le Mossad israélien ou les services de renseignement israélien.
02:11Donc, des peines très lourdes.
02:12En Iran, il n'y a pas de cumul d'emprisonnement.
02:16C'est la plus lourde peine qui est mise en application en principe.
02:23Donc, il s'agit certainement de ces deux Français
02:25qui ont été condamnés parce qu'il n'y a pas d'autres Français
02:29détenus dans la prison iranienne.
02:31Cela peut préparer à une éventuelle libération.
02:34Depuis plusieurs semaines, le ministre iranien des affaires étrangères
02:37et son porte-parole ont évoqué des discussions avec la France
02:41pour un échange de prisonniers,
02:43la libération de Cécile Collère et Jacques Paris
02:45contre la libération de Martier Sadiari,
02:49qui est détenu en France depuis plusieurs mois
02:52pour ses écrits.
02:54Il est accusé de soutenir des groupes terroristes
02:58et donc a été arrêté il y a plusieurs mois en France.
03:00Donc, cette peine prononcée contre ces deux Français
03:04peut préparer un possible échange
03:08de prisonniers entre l'Iran et la France
03:11et donc la libération de Cécile Collère et Jacques Paris.
03:14Dans la plupart des cas d'étrangers
03:16qui ont été échangés avec des prisonniers iraniens,
03:20par exemple détenus en France
03:21ou dans d'autres pays, les États-Unis notamment,
03:24ou l'Australie,
03:24il y a toujours le respect de cette forme,
03:27si je peux l'appeler ainsi,
03:29il y a toujours des condamnations
03:31avant un échange de prisonniers.
03:34Cela peut être le cas pour Cécile Collère et Jacques Paris,
03:37d'autant plus que l'agence Misal
03:39précise que, en fait, les deux Français
03:42qui ont été contaminés par le tribunal de première instance
03:46peuvent faire appel,
03:48non pas devant un tribunal d'appel,
03:49mais devant la Cour suprême iranienne
03:51qui a le dernier mot pour confirmer
03:55les peines d'emprisonnement,
03:57notamment pour les étrangers.
03:59Merci, Siavoche-Gazi.
04:00Possibilité d'appel sous 20 jours.
04:02Quand on dit à deux Français,
04:03un condamné pour espionnage en Iran,
04:04on pense donc forcément à l'enseignante Cécile Collère
04:07et son compagnon Jacques Paris,
04:08les derniers Français encore détenus en Iran,
04:10du moins selon les sources officielles,
04:12leur portrait par Alexandra Karini en image.
04:15Professeur de français en région parisienne,
04:18Cécile Collère voulait découvrir l'Iran.
04:21Un rêve devenu réalité en 2022,
04:23avant de rapidement tourner au cauchemar.
04:26Avec son compagnon Jacques Paris,
04:28professeur de mathématiques à la retraite,
04:30ils entament la visite du pays
04:32et envoient régulièrement des photos
04:34de leur voyage à leur famille,
04:36jusqu'au 7 mai,
04:38date théorique de leur retour.
04:41Ce jour-là,
04:42comme le montre cette vidéo diffusée
04:43par la télévision d'État iranienne,
04:46ils se sont bien rendus à l'aéroport,
04:48mais sont arrêtés par la police
04:50qui les accuse d'espionnage.
04:52Les autorités iraniennes
04:53mettront plus de six mois
04:55à donner des informations sur leur sort
04:57et sur leur lieu de détention,
04:59la tristement célèbre prison d'Evin,
05:01un lieu connu pour sa cruauté
05:04où ils sont détenus séparément
05:06et maintenus à l'isolement.
05:07Ils sont toujours détenus
05:09dans cette section de haute sécurité,
05:10la section 209,
05:11toujours sans meubles,
05:13à dormir à même le sol,
05:14à ne pouvoir voir la lumière du jour
05:16que trois fois par semaine
05:17pendant une demi-heure dans une cour.
05:19Voilà, des cellules éclairées
05:2124 heures sur 24 à la lumière artificielle,
05:24toujours pas droit à un avocat indépendant,
05:26toujours très peu de contacts
05:27avec leur ambassade
05:28et ces contacts très surveillés
05:32qu'ils ont avec nous
05:33très aléatoirement.
05:34La sœur de Cécile Collère,
05:36comme les autorités françaises,
05:37dénonce des détentions arbitraires.
05:40Les prétendus aveux filmés
05:41puis diffusés sur la télévision iranienne
05:43ont également été dénoncés
05:45et qualifiés de mises en scène indignes,
05:48contraires aux droits internationaux.
05:50Mais l'Iran a toujours maintenu sa version
05:52et inculpé en juillet dernier
05:54les deux Français
05:54pour espionnage, complot et corruption.
05:57Des chefs d'accusation
05:58passibles de la peine de mort.
06:01Une sentence à laquelle
06:02ils ont donc échappé
06:03s'ils sont bien
06:03les deux Français condamnés
06:05pour espionnage
06:05mentionnés par la presse iranienne.
06:08Le ministère français
06:09des Affaires étrangères
06:10se refuse pour le moment
06:11à tout commentaire.
06:13Patricia Lémonière,
06:14faut-il prendre au sérieux
06:16ces condamnations
06:16ou s'agit-il pour Téhéran,
06:18comme vient de nous le dire
06:19Siah Vosghazi,
06:19de poser les bases
06:21de négociations avec Paris ?
06:23Alors les bases de négociations,
06:24souvenez-vous,
06:25le président français
06:26qui avait même répondu
06:27à une interview
06:29que vous aviez faite
06:29dans le cadre de l'Assemblée
06:31des Nations Unies de New York,
06:33avait parlé
06:33de cette possibilité,
06:35de son espoir
06:36et le ministre
06:37des Affaires étrangères
06:38aussi en avait parlé
06:39de cet espoir
06:41et le ministre
06:41des Affaires étrangères
06:42éraniens aussi
06:43en avait parlé.
06:44Donc ça fait
06:45depuis début septembre
06:47que toute cette histoire
06:48de libération
06:50est en cours.
06:51Alors qu'est-ce qui peut
06:52nous donner
06:52un peu d'espoir
06:53malgré ce durcissement ?
06:55C'est le fait
06:56qu'ils ont été condamnés.
06:57Parce qu'effectivement,
06:58les libérations
06:59arrivent souvent
07:00en Iran,
07:01les échanges
07:02avec les pays étrangers,
07:04il y en a eu récemment
07:05avec la Suède,
07:07avec la Belgique,
07:08avec l'Italie,
07:09arrivent souvent
07:11après une condamnation.
07:13Donc gardons
07:16un certain espoir
07:16mais,
07:17je dirais mais,
07:18tout ça se situe
07:19dans un contexte
07:20de durcissement extrême
07:22du régime iranien
07:23vis-à-vis
07:24des pays européens
07:25dont la France
07:26sur la question
07:27de l'enrichissement
07:28et du nucléaire.
07:29L'Iran a adopté
07:30une position très dure,
07:32elle l'a répétée
07:32encore hier,
07:33plus question de négocier
07:34avec les Européens,
07:36sachez que la France
07:37a la position
07:37la plus dure
07:38pratiquement parmi
07:39les Européens,
07:39tout ça dans un contexte
07:41où effectivement
07:41Donald Trump,
07:42lui par contre,
07:43se montre généreux
07:44et prêt à négocier
07:45un accord.
07:46Donc les Européens
07:47sont mis de côté,
07:48donc il y a le pour
07:49et le contre.
07:51Et c'est un échange
07:52qui est,
07:53le cadre d'un potentiel échange
07:56a été posé,
07:58parce qu'il faut parler
07:59de cette Iranienne
07:59qui est détenue
08:00en France,
08:01il s'agit d'une femme,
08:03l'enquête à son sujet
08:05a été close
08:05la semaine dernière,
08:07et donc la date
08:08de son procès
08:09a été annoncée
08:10la semaine dernière,
08:11ce sera en janvier prochain.
08:14Interpellée à Lyon,
08:15voilà,
08:15et à Villeurbanne,
08:17le procès aura lieu
08:20du 13 au 16 janvier prochain.
08:22Elle est inculpée
08:23pour avoir diffusé
08:27sur les réseaux sociaux
08:28des appels
08:30au terrorisme,
08:32des injures publiques
08:33à caractère racial
08:35et aussi pour
08:36l'association de malfaiteurs
08:38et tout ça,
08:39chacune de ces inculpations
08:40est passible
08:41de 7 ans de prison
08:43et depuis le début,
08:45depuis son arrestation,
08:46Téhéran lit son sort
08:48très publiquement
08:49à celui
08:50des...
08:52Cécile Colleur
08:53et Jacques Paris,
08:54qui sont des otages
08:55en général.
08:55Et la con...
08:57Disons que
08:57le fait que
08:59les peines
09:00ont été annoncées
09:01aujourd'hui,
09:02quelques jours
09:03après que la date
09:04du procès
09:06de cette Iranienne
09:07a été annoncée,
09:08n'est sûrement pas
09:09non plus une coïncidence.
09:10Déjà,
09:11cinq Français
09:12relâchés
09:13entre 2023
09:14et 2025,
09:15pas plus tard
09:16que la semaine dernière,
09:17un franco-allemand,
09:17Lénard Monterlos,
09:18qui avait été accusé,
09:19arrêté en juin,
09:20accusé d'espionnage,
09:21a été acquitté.
09:22Il a pu regagner
09:22la France
09:23en l'espace de trois mois.
09:25Pourquoi Cécile Colleur
09:26et Jacques Paris,
09:27eux, sont toujours détenus ?
09:29Alors, d'abord,
09:29il a regagné la France,
09:31ce jeune,
09:32je réponds,
09:32parce qu'il y a eu
09:33quelque chose
09:34qui est un peu passé inaperçu.
09:36Vous savez que Paris
09:37avait posé,
09:38en somme,
09:39une demande,
09:40une requête
09:40au mois de mai
09:41à la Cour internationale
09:44de justice
09:44contre l'Iran.
09:45Et la France pose
09:47cette requête en mai
09:48et magie,
09:49en septembre,
09:50la Cour annonce
09:50que la France
09:51retire sa requête.
09:52Après une conversation
09:53entre le président français
09:54et le président iranien
09:56à l'ONU.
09:57Alors, vous voyez,
09:58il y a eu des gestes.
09:59Est-ce que le jeune,
10:00la libération du jeune
10:01est suite à ça ?
10:02Avec l'Iran,
10:05ce sont des grands diplomates,
10:06ce sont, je crois,
10:07les meilleurs diplomates
10:08qui puissent exister
10:09en la matière
10:10sur le plan européen.
10:11Ils savent faire.
10:13Et nous, parfois,
10:13on est un peu
10:14des enfants de cœur
10:14par rapport à eux.
10:15Donc, il faut un peu
10:17chaque fois avoir
10:19beaucoup de pincettes
10:20quand on analyse
10:21les contextes.
10:23Mais je dis
10:24cette information
10:25sur la Cour internationale
10:27du justice
10:27parce que c'était important,
10:29parce que l'Iran
10:29est très sensible
10:30aux questions de justice.
10:32Et à mettre les formes.
10:33Et à mettre les formes.
10:34On l'a bien compris.
10:34Donc, ça,
10:35c'était quelque chose,
10:37un geste
10:37que l'on a fait envers eux.
10:38Donc, le jeune
10:39dont vous venez de parler,
10:41franco-allemand,
10:42est libéré
10:43dans la foulée.
10:44Donc, là, peut-être
10:45cette condamnation
10:47et effectivement,
10:49on aura peut-être
10:50une autre bonne nouvelle
10:51bientôt.
10:51Mais pour l'instant,
10:52pour la famille,
10:53c'est dur
10:53ce qui est annoncé aujourd'hui.
10:55Corée a gagné l'Iran.
10:57Anne Corpé a procédé
10:58à un échange de détenus
10:59hormis évidemment récupérer
11:01bien sûr
11:02leurs citoyennes iraniennes.
11:03Mais Corée réellement
11:04a gagné l'Iran
11:04sachant que les sanctions
11:05internationales
11:06ont été rétablies
11:07sur des décisions
11:08des Européens
11:08le 28 septembre dernier.
11:10D'abord,
11:11il y a toujours
11:12une histoire d'image.
11:13D'ailleurs,
11:14la France parle maintenant
11:16d'otage d'État.
11:17Ça, c'est depuis janvier dernier.
11:19Et c'est une expression
11:20qui n'a aucun fondement juridique
11:23et qui a été utilisée
11:24par la France
11:25dans le but,
11:25finalement,
11:26de dégrader
11:28l'image
11:29de l'Iran.
11:31On pense à Paris
11:32que Téhéran
11:33est sensible
11:34à cette question.
11:36L'Iran,
11:37en libérant
11:38Cécile Collère
11:39et Jacques Paris,
11:40pourrait dire
11:41« Nous sommes magnanimes,
11:43nous faisons preuve
11:44d'humanité »,
11:46ce genre de choses.
11:47Et puis,
11:48il y a toujours
11:48sur la table
11:49des demandes
11:49très concrètes
11:51de Téhéran.
11:51C'est ce que m'expliquait
11:52une diplomate
11:53au printemps dernier
11:54qui avait à faire.
11:56Elle disait
11:56« Ils demandent
11:57des choses
11:58très précises
11:59dans des domaines
12:00très variables,
12:01très différents. »
12:02sans plus évidemment
12:04épiloguer
12:05sur la question.
12:06Ces affaires
12:07de négociation
12:08de libération
12:09d'otages
12:10restent souvent
12:11derrière le rideau.
12:13On ne connaît
12:14jamais
12:14la nature
12:16des choses
12:17échangées.
12:19C'est bien normal.
12:19Mais pas plus tard
12:20que samedi dernier,
12:21Patricia Lémonière,
12:22le ministre iranien
12:23des Affaires étrangères
12:24Abbas Araqchi
12:25disait ne voir aucune raison
12:26de reprendre
12:26les négociations
12:27avec les Européens.
12:28Or,
12:29c'était Paris,
12:29Londres et Berlin
12:30qui la veille
12:30s'était dit
12:31dans un communiqué
12:31déterminé
12:32à relancer
12:33ces négociations
12:33après avoir
12:34précisément
12:34via le mécanisme
12:35du snapback
12:36remis en place
12:37les sanctions.
12:38C'est l'Europe
12:39qui est demandeuse
12:39aujourd'hui ?
12:40L'Europe,
12:42si vous voulez,
12:43elle suit
12:43la course logique.
12:46On a rétabli
12:47le snapback.
12:49Il y a la menace
12:49que l'Iran
12:50pourrait sortir
12:51du traité
12:51de non-prolifération.
12:53Donc,
12:53on a tout intérêt.
12:55On a un deadline,
12:56la fin
12:57du GCPOA.
13:00C'est-à-dire
13:01l'accord de 2015
13:02sur le nucléaire.
13:02Voilà, l'accord de 2015.
13:03Donc,
13:04on a tout intérêt
13:05à maintenir
13:06effectivement
13:07une voie
13:09de communication
13:09avec l'Iran
13:10sur cette question
13:11du nucléaire.
13:13Les Iraniens
13:13n'en veulent plus.
13:15Ils disent très précisément
13:16vous n'avez,
13:18vous ne tenez pas parole,
13:19vous avez été dur,
13:20vous êtes ceux
13:21qui ont rétabli
13:22le snapback.
13:23Vous avez laissé
13:23les Américains
13:24d'abord
13:24pour rétablir les sanctions.
13:25Alors,
13:26ils sont un peu de...
13:27Alors là,
13:28ils sont carrément
13:28de mauvaise foi,
13:29mais ils sont aussi
13:29les champions
13:30d'une mauvaise foi
13:31parce qu'il faut quand même
13:32savoir que les Américains
13:34brandissaient vis-à-vis
13:35des Européens
13:35et ça,
13:36les Iraniens
13:36le savent très bien.
13:37Les sanctions secondaires.
13:39Les sanctions secondaires.
13:40C'est-à-dire que
13:41si on vend,
13:42mettons,
13:42une petite machine
13:43où il y a une toute
13:44petite puce américaine
13:46dedans
13:46ou même un boulon
13:47américain.
13:47Un boulon américain.
13:50Si on vend
13:50aux Iraniens
13:51une petite machine
13:52avec un boulon américain,
13:54les Américains
13:55peuvent nous sanctionner
13:57et les sanctions américaines,
13:59même pour le petit boulon,
14:00peuvent se monter
14:00des millions.
14:02C'était le blocus
14:03de fait de l'Iran.
14:04Donc finalement,
14:05on a suivi
14:06les sanctions américaines
14:07et ça,
14:07les Iraniens
14:08le savent très bien.
14:08Donc ils sont de mauvaise foi
14:09quand ils nous accusent
14:10d'avoir suivi.
14:12Effectivement,
14:12les Américains,
14:13on n'avait pas beaucoup
14:13de choix.
14:14Là,
14:14si vous voulez,
14:15ce que je pense
14:15que veulent les Iraniens,
14:17c'est une discussion directe.
14:19Ils ont compris.
14:19C'est la discussion directe
14:20avec Donald Trump.
14:22Donc pour eux,
14:22les Européens,
14:23c'est secondaire,
14:25c'est sans intérêt.
14:26Ils veulent le rapport direct
14:27avec Donald Trump
14:28et ils vont l'avoir
14:29parce qu'il y a déjà eu
14:30cinq négociations
14:31secrètes,
14:33enfin secrètes,
14:33pas secrètes,
14:34de négociations
14:35entre l'Iran
14:35et les Américains.
14:37Et la cérémonie d'Ira,
14:38Charmelle Chard
14:39nous l'a rappelé,
14:39aujourd'hui,
14:39c'est Donald Trump
14:40qui impose
14:42l'ordre international
14:43dans cette région du monde.
14:45Et il l'a dit hier,
14:46Donald Trump,
14:47l'Iran est fatigué,
14:49l'Iran veut la paix,
14:50le régime veut survivre,
14:51a-t-il expliqué,
14:54en mandatant en direct
14:56devant la Knesset
14:57Steve Witkoff
14:58pour aller négocier
14:59avec les Iraniens.
14:59Mais il lui a dit d'abord
15:00occupe-toi de la Russie.
15:02Donc ce n'est pas forcément
15:03pour tout de suite.
15:04Ce que voudraient
15:05les Européens
15:06avant même d'entrer
15:07dans un vrai processus
15:09de négociation
15:09sur les capacités nucléaires
15:12de l'Iran,
15:12c'est obtenir
15:13le retour
15:14des inspecteurs
15:15de l'AIEA
15:16parce qu'aucune expertise
15:18externe
15:19n'a été faite
15:20sur les dommages
15:21occasionnés
15:22par les frappes
15:23israéliennes
15:24et surtout américaines
15:25sur les infrastructures
15:26nucléaires iraniennes.
15:28Et les Européens
15:29veulent aussi
15:30comme préalable
15:31savoir
15:31ce qu'il était devenu
15:32des 400 kilos
15:34d'uranium
15:35enrichis
15:36qui ont disparu
15:38dans la nature
15:39à l'occasion
15:40de la guerre
15:40des 12 jours.
15:41Ça,
15:42ce sont les deux points
15:43sur lesquels
15:44les Européens
15:45insistent
15:45pour le moment
15:46et on est loin
15:47effectivement
15:48du cœur
15:48de la négociation.
15:50La question
15:51du zéro
15:51enrichissement
15:52qui a été brandie
15:53par les Américains
15:55sur lesquels
15:55Paris s'est alignée
15:57qui pourrait
15:58là trouver
15:59sans doute...
16:00Les Américains
16:00sont ouverts là-dessus.
16:01Oui,
16:02il y a semble-t-il
16:03une ouverture là-dessus.
16:05Mais bon,
16:05pour l'instant
16:06effectivement
16:06c'est Donald Trump
16:07qui s'érige
16:08en maître du monde
16:10et il faut bien le dire
16:11que sur le Proche-Orient
16:12il a
16:13réussi quelque chose
16:14avec le cessez-le-feu
16:16à Gaza.
16:16Et les Iraniens
16:17l'ont bien compris.
16:18Oui,
16:18ils l'ont compris
16:19à leur dépens
16:19lorsqu'il est allé
16:20bombarder leur site nucléaire.
16:20Exactement,
16:21ils l'ont bien compris.
16:22Jusqu'où d'après vous
16:23et on en finira là peut-être
16:24Donald Trump
16:25peut-il soit tordre le bras
16:27des Iraniens
16:28ou bien au contraire
16:29les amadouer
16:30pour obtenir des concessions
16:31jusqu'à quel point
16:32d'après vous
16:32Patricia Lémonière
16:33parce qu'ils ont l'air
16:34quand même déterminés
16:35à garder
16:35leur capacité nucléaire.
16:38Je crois
16:39qu'un point
16:39sur lequel
16:40les Iraniens
16:43veulent maintenir
16:44un niveau d'enrichissement.
16:46Alors après,
16:47ça,
16:47ça se négocie.
16:48Trois et demi,
16:49c'est ce qu'on leur avait
16:50autorisé plus ou moins avant.
16:52Ils veulent au moins
16:53maintenir ça
16:54et puis leur capacité
16:55aussi militaire
16:56de missiles.
16:58Ça,
16:58c'est un peu plus compliqué.
16:59Mais sur l'enrichissement,
17:01le guide,
17:02là-dessus,
17:03il ne bougera pas.
17:04Et donc,
17:05Trump,
17:06lui,
17:06par contre,
17:07il a évolué.
17:08Il a dit oui,
17:09il a dit non,
17:10il a redit oui.
17:11Je pense qu'il serait
17:12tellement content
17:13de serrer la main
17:15du guide
17:15qu'il peut peut-être
17:18pour ce grand plaisir
17:19jubilatoire
17:20d'aller à Téhéran
17:21peut-être
17:23faire des concessions.
17:24Mais Donald Trump,
17:25lui-même,
17:25ne peut pas
17:26obtenir la levée
17:27des sanctions
17:28de l'ONU
17:29qui ont été remises
17:29en place
17:30dans le cadre
17:31du snapback.
17:32Donald Trump
17:32se moque de l'ONU.
17:33Mais les Iraniens,
17:34eux,
17:35ne se moquent pas
17:35de ces sanctions.
17:36Il pourrait aller
17:36jusqu'à mettre en place
17:37un traité
17:39plus favorable
17:40à l'Iran
17:40que celui
17:40dont il est lui-même
17:41sorti Donald Trump.
17:42Tout à fait,
17:43mais en incluant
17:45des mesures
17:45sur, par exemple,
17:47les proxys
17:48qui n'étaient pas
17:48dans le premier accord.
17:50Et ce sera facile
17:51pour Téhéran
17:52de dire
17:53oui,
17:53on ne soutient plus
17:54de manière active
17:56le Hamas
17:57ou le Hezbollah
17:59puisque déjà,
18:00ils sont des mouvements
18:02qui sont considérablement
18:03affaiblis
18:04par la guerre
18:04menée
18:05par Israël.
18:07Mais de toute façon,
18:09la France rappelle
18:10régulièrement
18:10que c'est sous
18:11la pression
18:12des sanctions
18:13onusiennes
18:13que les Iraniens
18:15sont finalement
18:16venus à la table
18:16des négociations
18:17pour aboutir
18:18au JCPOA
18:19en 2015.
18:21On en vient à présent
18:22à ce conflit
18:22de légitimité
18:23à Madagascar
18:24où rien n'est simple.
18:25Le président,
18:25Andrade Zohel,
18:26dont on ignore toujours
18:27où il se trouve
18:28sinon à l'étranger,
18:29a signé un décret
18:30pour dissoudre
18:31l'Assemblée nationale
18:32dont les députés
18:33venaient de voter
18:33sa destitution.
18:35Sauf qu'à Tannan
18:36arrive la capitale,
18:37l'unité militaire
18:38la même
18:39qui avait permis
18:40l'accession au pouvoir
18:41d'Andrade Zohel
18:42par un coup d'État
18:42en 2009,
18:44avant ces derniers jours
18:44de se rallier
18:45aux manifestants,
18:46cette unité militaire
18:47assure avoir pris
18:48le pouvoir.
18:48Les explications
18:49en images
18:50de Ludovic de Foucault.
18:53Crise politique,
18:54marasme institutionnel
18:55et peut-être même
18:56coup d'État
18:57à Madagascar.
18:58Le président
19:01qui a fui le pays
19:02a annoncé
19:03la dissolution
19:04de l'Assemblée nationale
19:05mais celle-ci
19:06a voté
19:06pour destituer
19:07Angera Zohel.
19:09Le président
19:09de la Chambre
19:10réunie en session
19:11extraordinaire
19:12prononce ici
19:13la destitution
19:14définitive du président
19:15en raison
19:16de ses incompatibilités
19:18manifestes
19:18et de ses conflits
19:19d'intérêts
19:20de nature apportée
19:21atteinte à la dignité
19:22de la nation
19:22et à l'unité nationale.
19:24Dans la rue,
19:28l'ambiance est à la fête.
19:29Depuis le 25 septembre,
19:31le pays est secoué
19:32par des manifestations
19:33réprimées
19:33contre les coupures
19:34d'eau et d'électricité.
19:35Le mouvement s'est mis
19:36en une contestation
19:37plus générale
19:38contre le pouvoir
19:38avec, comme mot d'ordre,
19:39des appels
19:40à la démission
19:41du chef de l'État.
19:46La foule exprime ici
19:47sa gratitude
19:48à l'égard
19:48d'une unité militaire,
19:50le Capsat,
19:50qui a rejoint le mouvement
19:51ce week-end.
19:52Un colonel a annoncé
19:53ce mardi
19:53« prendre le pouvoir ».
19:55C'est la même unité
19:55qui, en 2009,
19:56avait permis
19:57à l'actuel président
19:57de devenir chef de l'État.
20:01Ange Razoel a fui,
20:02disant craindre
20:02pour sa vie.
20:03Il est désormais
20:04dans un endroit sûr.
20:05Selon RFI,
20:07il a été exfiltré
20:08par un avion militaire
20:09français.
20:10La France
20:11est d'ailleurs
20:11elle-même ciblée
20:12par les manifestants
20:13qui refusent
20:14toute ingérence
20:14de l'ancienne puissance
20:16coloniale.
20:18Patricia,
20:18victoire de la Gen Z,
20:20comme on l'appelle,
20:21ou révolution de palais
20:22dans un pays habitué
20:23au putsch.
20:24J'ai envie de dire
20:24que c'est un peu les deux.
20:25Vous me permettrez
20:26de ne pas trancher.
20:28Il y a deux choses
20:28qui se passent.
20:30Quand on voit
20:30l'Assemblée nationale
20:31voter la destitution,
20:33en fait,
20:34elle ne fait que suivre
20:34la rue
20:35et que suivre,
20:36en se doutant
20:37que les militaires
20:37vont prendre le pouvoir
20:38parce qu'elle sait
20:39que les militaires
20:39vont prendre le pouvoir.
20:40c'est une tradition
20:41un peu ce qui se répète
20:43à chaque fois
20:44dans ces circonstances-là.
20:46Mais ce qui est nouveau,
20:48c'est que
20:48cette Assemblée nationale
20:49incarne
20:50toute cette élite
20:52détestée
20:53ou critiquée,
20:55si vous voulez,
20:55par toute cette jeunesse,
20:57la génération Z,
20:58ultra connectée,
21:00qui sait tout ce qui se passe
21:02dans le monde,
21:03qui en a marre
21:04de cette vieille génération.
21:06Il y a un dégagisme
21:07générationnel très fort
21:09qui se voit au Maroc
21:11et qui se voit aussi
21:12au Népal.
21:14Il y a une espèce
21:15de mouvement
21:15de cette jeune génération
21:17qu'on voit aussi
21:18en Afrique
21:18où,
21:20si vous voulez,
21:21nos pays
21:22et l'élite
21:24avec laquelle
21:25nous communiquons
21:26souvent
21:27n'a pas pris conscience
21:29de cette fracture
21:30générationnelle.
21:31Ils sont
21:32complètement différents
21:33de ce qu'étaient
21:35les anciens
21:36ou l'ancienne génération.
21:37ils sont connectés,
21:39ils ont des désirs différents,
21:41ils n'en peuvent plus
21:42de la pauvreté,
21:4380%
21:44vivent en dessous
21:45du seuil de pauvreté,
21:46ils n'en peuvent plus
21:46de la corruption
21:47et c'est
21:48une aspiration
21:50de cette génération
21:52qui fonctionne
21:53comme un rouleau compresseur.
21:55La révolte a quand même
21:56fait 22 morts.
21:57Vous me direz
21:57qu'à Mme Gascar,
21:59il y a souvent eu
22:00des révoltes
22:00avec des lourds bilans.
22:01D'ailleurs,
22:02il y a eu
22:03la répression
22:04menée par les Français
22:05en 1947
22:06au moment
22:07des soulèvements
22:08très violentes,
22:09des milliers de morts.
22:11Donc,
22:12c'est un peuple
22:13qui a l'habitude
22:15qui descend dans la rue,
22:17un peu comme nous d'ailleurs,
22:18qui descend dans la rue
22:19très rapidement
22:20mais là,
22:21on a une génération
22:22qui est motivée
22:23et qui réclame
22:25son droit,
22:27ses droits.
22:27Quel rôle a pu jouer
22:29la France
22:30Anne Corpès
22:31sachant
22:32Kandj Razoel
22:32à la nationalité française ?
22:34Oui, d'ailleurs,
22:35elle lui a été accordée
22:36par décret
22:37en 2014.
22:38C'était par
22:39le premier ministre
22:40de l'époque,
22:40Manuel Valls
22:41et le ministre
22:41de l'Intérieur,
22:42Bernard Cazeneuve.
22:43À l'époque,
22:44il se disait
22:45que c'était en échange
22:46de renoncement
22:47de Razoel
22:48au pouvoir.
22:50Il avait quitté
22:50le pouvoir en 2013.
22:51Il y était arrivé
22:52en 2009
22:53par un coup d'État
22:54porté par
22:55cette même unité,
22:57le CAPSAT.
22:58Bon,
22:59au-delà de ça,
23:01est-ce que
23:01sur la question
23:02de son exfiltration
23:03par un avion militaire,
23:05hier,
23:05Emmanuel Macron
23:06a été interrogé
23:07à ce sujet
23:08sur le tarmac
23:09à Charmelcher.
23:10Il n'a pas confirmé,
23:11il n'a pas démenti
23:12non plus,
23:13mais il a fait
23:14une sorte de déclaration
23:15qui,
23:16pour la jeunesse malgache,
23:18était calquée
23:19en fait
23:20sur l'intervention
23:20du président
23:22conspué,
23:23à savoir
23:23respect
23:24de l'intégrité
23:25institutionnelle,
23:28mise en garde
23:29contre les ingérences
23:30étrangères,
23:32mise en garde
23:32par les récupérations
23:34de factions
23:35militaires,
23:37et cette intervention
23:38a été
23:38très mal perçue.
23:42Il faut savoir
23:42que la France
23:43soutient
23:44Razoel
23:44depuis le début,
23:46malgré sa dérive
23:47autocratique,
23:49malgré les doutes
23:50qui ont présidé
23:52à sa dernière élection,
23:54et que
23:55les malgaches
23:56dénoncent
23:56une forme
23:57de complaisance
23:58de la France
23:58vis-à-vis
23:59de ce pouvoir
24:00corrompu,
24:02et il y a eu
24:03des histoires,
24:04par exemple,
24:04le Trésor français
24:05a financé
24:06en partie
24:07un prêt
24:07très important
24:08pour la construction
24:09du téléphérique
24:10de la capitale,
24:12et une partie
24:13de la population
24:14dénonce
24:16ce lien
24:17de la France.
24:19C'est un peu
24:20maladroit,
24:21semble-t-il,
24:21de la part
24:22d'Emmanuel Macron
24:22d'être,
24:23en tout cas,
24:24de s'être exprimé
24:25de cette façon-là.
24:26À ce moment-là,
24:27ça risque de faire
24:28de la France
24:30un...
24:31d'entraîner
24:32un rejet
24:33beaucoup plus fort,
24:34parce que,
24:35jusqu'à présent,
24:35ce rejet
24:36qu'on constate
24:37très fortement
24:38en Afrique de l'Ouest
24:39n'était pas
24:40trop marqué
24:41dans cette partie...
24:42En Afrique australe,
24:42notamment.
24:44La France
24:45n'est pas...
24:47Et regardez
24:48avec beaucoup
24:48de suspicion
24:49quand même
24:49à Madagascar,
24:51il y a un passé
24:51tellement lourd
24:52et il y a beaucoup
24:53de gens qui demandent
24:54qu'on fasse des enquêtes
24:55sur ce qui s'est passé
24:56en 1947
24:56et même avant
24:57quand la colonisation
24:58s'est faite
24:59au début du XXe siècle,
25:01ça a été très très lourd.
25:02Donc,
25:03je crois que
25:03le travail
25:05n'a pas été fait
25:07côté français
25:08et il y a
25:08une vraie rancœur.
25:09Et,
25:09effectivement,
25:10la génération Z
25:11joue là-dessus.
25:13Les militaires...
25:13Moi,
25:14je trouve qu'il y a
25:15une similitude
25:16malgré tout
25:17avec ce qui s'est passé
25:18dans les coups d'État
25:19qu'on a vus africains.
25:20Là,
25:20les militaires
25:21prennent le pouvoir,
25:22ils disent
25:22on rendra aux civils
25:23dans 18 mois,
25:25on laisse l'Assemblée nationale
25:26travailler,
25:27on dissous le Sénat
25:28parce qu'il y a
25:29beaucoup de corruption,
25:30en particulier
25:30le président du Sénat
25:32est conspu,
25:32etc.
25:33Donc,
25:34il faut voir,
25:36il y a une similitude
25:37qui se fait.
25:38En ce moment,
25:38il y a des généraux
25:39partout,
25:39vous voyez,
25:40il y a une épidémie
25:40et maintenant
25:41le dernier territoire
25:43un peu avec lequel
25:44on avait encore
25:44des relations,
25:45ça y est,
25:46c'est des militaires.
25:47La jeunesse
25:48est quand même
25:48très opposée
25:49à la France
25:49et il ne faut pas
25:50oublier que les Russes
25:51pendant 10 ans,
25:53il y a eu une relation
25:53très forte
25:54avec la Russie
25:56de l'époque
25:57et donc,
25:58je pense que la Russie
25:59vaut aussi ça
26:00avec un intérêt
26:01non dissimulé.
26:03Et pour alimenter
26:05les suspicions
26:05à l'égard de Paris,
26:07juste avant
26:07de quitter le territoire,
26:09le président Malgache
26:10a gracié
26:11deux ressortissants français
26:13qui étaient en prison.
26:15C'était l'objet
26:15d'un contentieux
26:15avec la France d'ailleurs.
26:17Merci beaucoup,
26:18Patrice Alémonirane.
26:19Corpet,
26:20c'est la fin
26:20dont on va plus loin.
26:21L'essentiel continue.
26:22On se retrouve dans un instant,
26:23on évoquera notamment
26:24la présidentielle,
26:26l'élection présidentielle
26:27au Cameroun
26:27où le leader
26:28de l'opposition
26:29revendique sa victoire
26:30démentie par le camp
26:32du président
26:32sortant Paul Biya
26:33candidat à 8e mandat.
26:42En soirée,
26:43faites un tour complet
26:44de l'actualité
26:45dans l'actu 360.
26:46Tous les faits,
26:47toutes les clés
26:48pour décrypter
26:49les grands événements
26:50de la journée.
26:52Retrouvez tous les soirs
26:53Claire Hilderbrand
26:54dans l'actu 360
26:56en direct
26:57sur France 24.
26:59Pas de solution
27:00de chauffage performance
27:01sans conduit de qualité.
27:02Vous regardez la météo
27:03avec Cheminée Poujoula.
27:05Du conduit
27:05à la sortie de toit
27:06pour plus de confort.
27:08Cheminée Poujoula,
27:09fabricant français
27:09depuis 1950.
27:18Faites place à la météo
27:20avec les fenêtres
27:21Technal.
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