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  • 3 months ago

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00:00Je tente de joindre Offer-Bronstein, qui de mieux que lui, pour évoquer cette paix qui se dessine et qui s'offre peut-être aux Palestiniens et aux Israéliens.
00:09Envoyé spécial pour le Moyen-Orient d'Emmanuel Macron, conseiller officieux du président français, chargé de mission pour le rapprochement israélo-palestinien.
00:18Je ne sais pas s'il est parmi nous ou pas, Offer-Bronstein. On m'a dit que oui, bonjour.
00:22Je rappelle que vous êtes le président et le confédateur du Forum international pour la paix. Merci beaucoup d'être avec nous.
00:29Vous qui êtes donc arrivé à Charmelcher, vous faites partie de cette délégation qui accompagne le président de la République française.
00:36Racontez-nous peut-être, vous qui êtes sur place, comment est-ce que vous vivez cette séquence et ce retard du président américain
00:43qui s'est offert une large séquence au sein de la Knesset israélienne. Est-ce que vous l'avez écouté déjà peut-être depuis Charmelcher ?
00:51Oui, j'ai reçu des bribes de son discours à la Knesset.
00:57Mais vous savez, il se passe des choses exceptionnelles ici à Charmelcher.
01:01D'abord, depuis ce matin, on suit avec beaucoup d'émotion la libération des otages.
01:05Moi, personnellement, je suis... Je ne sais pas comment expliquer, mais de voir un pays entier, des centaines de milliers d'Israéliens,
01:16attendre leurs otages, c'est un beau mon cœur. J'en avais des larmes.
01:22Voir aussi, du côté palestinien, des familles qui retrouvent aussi les 2 000 prisonniers qui vont être libérés
01:30et de voir le sourire revenir enfin aux Gazaouis qui ont subi des gens terribles, catastrophiques.
01:38Donc ça, c'est un chapitre de sang qui se termine.
01:42Et maintenant, c'est un chapitre d'espoir qui s'ouvre.
01:45C'est quand même impressionnant de voir plus de 20 pays, européens, musulmans, arabes,
01:50et bien entendu, avec les Américains, réunis ici pour dire qu'on n'en veut plus.
01:59Ce conflit israélo-palestinien est en train de nous bousculer nos vies,
02:04chacun d'entre nous dans son pays, dans son capital, bouleverse la vie des Israéliens, bouleverse la vie des Palestiniens.
02:10Et qu'il y a un engagement aujourd'hui de la communauté internationale à ce que ça ne reproduise pas.
02:16avec ou sans, monsieur Nathaniel, avec ou sans le Hamas,
02:21il y a une feuille de route qui a été mise sur la table aujourd'hui,
02:24qui va être adoptée, bien entendu, avec des amendements.
02:28Mais qui dit, voilà, c'est ça qu'on va faire.
02:31Au bout du chemin, il y aura la création d'un État palestinien,
02:34et sa reconnaissance par tout le monde, parce que ceux qui restent aujourd'hui,
02:37à le reconnaître, ce sont les Américains et les Israéliens,
02:39et la reconnaissance d'Israël par les États arabes et musulmans qui l'ont exprimé ici.
02:45Moi, j'étais à une rencontre émouvante avec le président palestinien,
02:49qui, par surprise, on n'attendait pas à être venu ici,
02:52pour justement exprimer sa volonté de paix avec les Israéliens,
02:55ses engagements pris ces mois derniers,
02:58de refonte de l'autorité palestinienne,
03:00de désarmement du Hamas, de la libération des États-Unis, bien entendu,
03:03de la condamnation du 7 octobre,
03:05et de la démilitarisation du futur État palestinien.
03:08Je sais à quel point vous êtes un homme d'espoir,
03:13et pour cause, vous avez œuvré et milité ces dernières années,
03:19ces dernières décennies, pour tenter de rapprocher ces deux peuples.
03:23Et vous venez de dire, il y aura un État palestinien,
03:27sauf qu'aujourd'hui, Benyamin Netanyahou n'en veut pas,
03:30c'est un fait, lui qui ne se déplace pas à Chermécher.
03:34Je vais citer quelques phrases qu'il a prononcées devant la CNESET il y a quelques instants.
03:39Il a salué Donald Trump.
03:41Vous avez fait un miracle.
03:42Israël a accompli d'incroyables victoires à Gaza.
03:46Nous avons réussi à établir la paix par la force.
03:50Il y a quand même de quoi douter pour la suite.
03:52Là, c'est la première phase qu'on est en train de célébrer aujourd'hui,
03:54la première phase du plan Trump.
03:56Tout le monde sait que la deuxième phase s'annonce hautement plus compliquée.
03:59Tu savais, M. le Premier ministre israélien,
04:04lui, comme le Hamas, d'ailleurs, 10 victoires.
04:08Chacun dit, voilà, on a gagné, on a reçu ce qu'on voulait.
04:11En fait, les Israéliens, le gouvernement israélien et le Hamas sont des perdants.
04:17Comment on peut parler de gagner,
04:19alors que pendant deux ans, il y avait des otages qui n'avaient pas été libérés ?
04:23Comment on peut parler de gagner, alors qu'il y avait des milliers d'Israéliens qui ont été tués,
04:27des milliers de blessés, un pays qui a été paralysé pendant très longtemps ?
04:32Du côté palestinien, comment on peut parler de victoire ?
04:35Après 80 ans, 70 000 morts, des centaines de milliers de blessés,
04:39il y a une Gaza détruite.
04:41Ils ont perdu, ils ont parié sur la porte,
04:44l'un par le terrorisme, l'autre par la porte,
04:46les deux ont perdu.
04:48On leur a prouvé aujourd'hui qu'une détermination internationale,
04:51une vente des Américains, c'est elle qui gagne.
04:53Et ce qu'on voit aujourd'hui, moi j'en suis très très élu,
04:57c'est une détermination internationale.
05:00Je veux dire, on ne va plus résoudre ce problème.
05:02Mais est-ce que ça va suffire, Fabre Einstein,
05:04c'est la question qu'on se pose aujourd'hui en plateau,
05:06et on n'est pas les seuls,
05:07est-ce que cette détermination internationale,
05:09et on peut parler de beaucoup de monde, des Américains,
05:10des Français aussi, Emmanuel Macron, que vous accompagnez,
05:12que vous aviez accompagné à New York il n'y a pas si longtemps que ça,
05:14au moment de la reconnaissance de l'État de Palestine,
05:17est-ce que ça va suffire si les Israéliens ne sont pas vraiment
05:19de l'équation demain ?
05:20– Écoutez, tout d'abord, moi, j'ai eu assez d'accord.
05:27Moi, j'ai eu mal en tête de ce qui s'est passé
05:29il y a quelques jours à Washington.
05:31Un président américain, le téléphone sur les genoux,
05:34qui dicte, en premier ministre israélien,
05:38lui dit de téléphoner à son homologue à Tari pour s'excuser.
05:42Donc, il n'a pas de raison de fanfaronner, M. Nathaliau.
05:49On a vu que le patron, que le boss, il s'appelle Donald Trump,
05:53c'est lui qui décide si les États-Unis, je le pense,
05:58seront déterminés à continuer dans ces droits.
06:00Nous, les Européens, nous le sommes, les pays arabes le sont,
06:04donc avec ou sans M. Nathaliau, ça se fera.
06:07Et je pense qu'à cause de ce deal-là,
06:10la coalition de M. Nathaliau est très, très palide.
06:12C'est pour ça qu'il n'a pas voulu venir à Jarmétien,
06:14parce que vous savez qu'il l'a perdu immédiatement.
06:17Alors, il ne l'a pas perdu aujourd'hui,
06:19mais je pense qu'il va la perdre avant la fin de l'année.
06:21Donc, il y aura des élections en Israël vers le printemps,
06:24vers le mois de mars, février,
06:26et ensuite, un nouveau gouvernement,
06:27certainement, n'étra avec lequel on pourra aller de l'avant.
06:31Pareil, c'est l'autorité policière.
06:32Il y a un engagement du président de l'autorité policière
06:35à des réformes et à des élections.
06:37Donc, c'est une nouvelle page, aussi bien politique,
06:40qui s'ouvre pour les Palestiniens que pour les Israéliens,
06:42d'une détermination que je n'ai jamais vue auparavant
06:45de la communauté internationale
06:47pour les encourager ou leur imposer d'aller à l'avant.
06:53D'aller à l'avant, c'est la solution des deux États.
06:56Les États-Unis sont reconnus par le monde arabe et musulman,
06:58la Palestine est reconnue par tout le monde,
07:00et les investissements massifs pour le bien-être du peuple israélien,
07:03du peuple palestinien, surtout de l'Homérique.
07:06Restez avec nous, Fabron Chak, s'il vous plaît,
07:08encore quelques instants.
07:09Jean-Paul Chagnolet voulait réagir.
07:10Oui, je crois qu'on a un vieux débat avec Offer depuis bien longtemps.
07:14Je crois, effectivement, qu'il se passe quelque chose d'essentiel en ce moment.
07:19Je ne crois pas pour autant que demain,
07:21ou dans les temps qui viennent,
07:22il va y avoir un État de Palestine à côté de l'État d'Israël.
07:25Il y a évidemment des contradictions majeures.
07:26Mais je crois qu'il y a un vrai tournant.
07:28Et dans ce tournant, je retiens une chose qui me paraît essentielle
07:32et qui est très largement liée à ce qu'a fait la France
07:34avec la déclaration de New York
07:37et avec sa détermination actuelle avec aussi d'autres pays européens
07:40et des pays arabes.
07:42C'est-à-dire que nous sommes dans une phase,
07:44à mon avis, inédite dans l'histoire du conflit israélo-palestinien,
07:47qui est l'internationalisation.
07:49C'est-à-dire que ce n'est pas simplement des conférences
07:52qui se déroulent à l'extérieur.
07:53Là, pour le coup, nous sommes encore à l'extérieur.
07:55Mais enfin, s'il y a mise en œuvre du plan Trump,
07:58que je pense amendée par des éléments de la déclaration de New York,
08:02c'est-à-dire des éléments qui nous renvoient à infléchir le plan Trump,
08:07il y aura une internationalisation à deux niveaux.
08:09D'abord, il y aura, et c'est très important,
08:11une force multinationale dont on ne connaît pas encore les contours.
08:15Mais le fait qu'il y ait une force internationale à Gaza,
08:18sous réserve évidemment de ses missions, de sa composition,
08:21c'est un élément tout à fait nouveau et important.
08:24Et la deuxième chose, c'est qu'il y a une gouvernance.
08:26Alors, on a entendu parler tout à l'heure Trump,
08:27qui a parlé d'un Conseil de la paix, dont il serait le président.
08:30Mais enfin, on peut imaginer que ce Conseil de la paix
08:33sera aussi avec d'autres personnalités,
08:35et que, surtout, il y aura au cœur de tout ça les Palestiniens.
08:40Pas le Hamas, mais qu'il y aura l'autorité palestienne.
08:43Et donc, vous voyez, on est dans un moment différent.
08:46Donc, je dirais que des choses s'ouvrent.
08:48Je ne dis pas que tout est bouclé, certainement pas.
08:49C'est là mon désaccord avec Offer.
08:51Mais pour le reste, oui, nous avons une ouverture.
08:53Et il y a quelque chose de très concret qui vient de se passer aujourd'hui même.
08:56C'est qu'il n'était pas question que Mahmoud Abbas aille à Sharm el-Sheikh.
08:58C'est ce que je vais vous dire.
08:59Sa présence à Sharm el-Sheikh, c'est un bon signe.
09:01Et donc, c'est important, parce que dans le plan Trump,
09:02il n'y a pas un mot sur l'autorité palestinienne,
09:04ou alors c'est vraiment tout à fait marginal.
09:07Alors que là, il est invité.
09:08Donc, si vous voulez, on est dans une espèce de basculement,
09:10et ça peut basculer du bon côté.
09:11Et je répète, s'il y a un mot qui me paraît important,
09:14c'est le fait que ça soit véritablement et concrètement internationalisé.
09:18Et ça, c'est complètement inédit.
09:20On sait, Offer, Banshine, si vous êtes toujours parmi nous,
09:21que vous faites partie des conseillers officieux, proches d'Emmanuel Macron.
09:26Vous l'accompagnez dans ces séquences qui marquent l'histoire ces dernières semaines.
09:30Je rappelais que vous étiez à New York il y a quelques jours à ses côtés,
09:34pour ce moment si fort qu'était la reconnaissance par la France,
09:38entre autres, de l'État de Palestine.
09:40Qu'est-ce que vous lui avez conseillé, si vous pouviez nous ensouffler quelques mots ?
09:45Quelles sont les priorités à vos yeux ?
09:48Je sais que plusieurs points vont être discutés, évidemment, à Charmelsher aujourd'hui.
09:53Les questions de sécurité, de gouvernance aussi.
09:56La question des livraisons, d'aide humanitaire que les Palestiniens attendent pour eux,
10:01c'est la priorité, ça, aujourd'hui.
10:02D'abord, je rejoins Jean-Paul pour dire que c'est vraiment, et la raison,
10:11c'est quelque chose que la France a cuisiné, a mijoté depuis déjà presque un an.
10:17Elle a réussi à mobiliser pas mal de pays pour la reconnaissance de l'État de Palestine,
10:21il y a quelques semaines à l'OMU.
10:23Elle a réussi à mobiliser 142 pays pour une résolution d'ONU,
10:27qui est quand même historique et importante.
10:28Le résultant de ce processus, c'est l'intervention du président américain,
10:34qui lui seul était capable de faire venir Netanyahou, de lui ordonner ce qu'il fallait faire.
10:40C'est dans cette pensée-là que le président Macron veut aller.
10:43On compte qu'il y a eu ce matin, aussi bien avec le président irakien,
10:48le Premier ministre britannique, le président Mahmoud Abbas.
10:53Ensuite, cet après-midi, il y aura avec le président pakistanais.
10:57Ensuite, il y aura une réunion de certains pays arabes et de certains pays européens.
11:02Tout ça, sans les Américains, en attendant que M. Trump arrive à la conférence de Charles Melcher.
11:07C'est pour créer, encore une fois, de continuer à créer cette dynamique de responsabilité,
11:11de détermination internationale.
11:14Et bien entendu, moi, mes conseils au président Macron, qui le sait très bien,
11:18c'est de soutenir les efforts de l'autorité palestinienne dans sa volonté de renouveau, de réforme,
11:26c'est de soutenir les efforts d'une force internationale qui aura les moyens de démilitariser
11:31et de retirer le Hamas du pouvoir à Gaza, de soutenir les efforts.
11:36Ça ne sera pas exactement comme M. Donald Trump le veut, mais on est en train de l'amender,
11:42de le renforcer.
11:43Il y aura autour de la table, bien entendu, les pays arabes, bien entendu l'Europe,
11:48bien entendu les Palestiniens, bien entendu les Américains, mais surtout les Palestiniens.
11:53On ne veut pas, on ne va pas traiter de Gaza et construire Gaza tant que les citoyens palestiniens
11:59et l'autorité palestinienne soient impliqués.
12:01On va aussi, on s'est engagé à aussi former 40 ou 50 000 gendarmes palestiniens
12:07pour qu'ils puissent prendre le contrôle et garantir la sécurité.
12:10Mais ce qui est très important dans la démarche du président Macron,
12:13c'est qu'on parle tous de Gaza, alors que lui, depuis ce matin, il met l'action sur la Cisjordanie.
12:18Il dit attention, il ne faut pas oublier qu'en Cisjordanie, il y a des pyromanes,
12:23qui tous les jours essaient de mettre le feu, tous les jours essaient de faire des convocations.
12:28Donc on doit être très vigilants.
12:29On est ravi que le président américain a donné ordre à M. Nathanaïa
12:33de oublier toute possibilité d'annexion en Cisjordanie,
12:37ce qui justement fait trembler sur le gouvernement de Nathanaïa.
12:41Donc ça, c'est une bonne chose.
12:42Et nous, on va s'attarder à ce qu'en Cisjordanie, il y ait aussi une dynamique de construction,
12:48une dynamique de rapprochement.
12:49Et le président Macron met l'accent, comme il le fait toujours, sur le rôle des sociétés civiles.
12:55Il faut les encourager à se rencontrer, il faut les encourager à se connaître,
12:59il faut les encourager à faire des choses ensemble.
13:00C'est eux qui vont, par contre, construirent une paix entre le peuple israélien et le peuple palestinien.
13:06Merci beaucoup, Afra Banchan.
13:07Merci de nous avoir accordé cet entretien,
13:10donc juste avant le coup d'envoi de ce Sommet pour la paix,
13:14à Charme El Cher, auquel vous participez.
13:16Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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