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00:00Bertrand Besancenot, ce jour, ce 13 octobre 2025, l'histoire avec un grand H s'en souviendra ?
00:06Oui absolument, c'est une énorme étape qui est franchie.
00:10Ça fait deux ans que les familles des otages attendaient ce moment.
00:15Bon malheureusement toutes n'ont pas récupéré naturellement leurs membres de la famille,
00:20mais c'est un soulagement énorme pour tout le monde.
00:23C'est aussi, il faut le dire, c'est apparemment la fin de la guerre,
00:27la fin des destructions, la fin du carnage à Gaza.
00:31Donc je veux dire, il y a toute une série de raisons de se réjouir
00:34et également la libération d'un certain nombre de prisonniers palestiniens.
00:39Et donc c'est un processus qui est engagé.
00:42Maintenant ce qui est important naturellement, c'est de s'assurer que la phase 1 se passe bien
00:46et qu'ensuite, et on va le voir parce que j'imagine que le sommet du Caire sera là précisément
00:53pour préciser réellement la mise en œuvre de la phase 1,
00:56mais également pour préparer les phases suivantes si tout se passe bien.
01:00Ludovic, c'est évidemment toute la question.
01:02À quoi peut désormais ressembler la suite ?
01:05Alors la phase 1, on en parlait, c'est d'abord bien sûr la libération des otages,
01:09le retour aussi de prisonniers palestiniens, donc ça c'est en cours.
01:13250 aujourd'hui ?
01:14250 aujourd'hui.
01:15Il faut aussi ajouter les 1178 détenus qui eux avaient été arrêtés à Gaza
01:21et parmi eux 15 mineurs, donc tout ça c'est en cours.
01:24Il y a le rapatriement des dépouilles, donc on en parlait juste à l'instant avec Pauline,
01:29donc le Hamas a annoncé qu'il avait identifié 4 corps, ça va prendre du temps,
01:34ça va à mon avis on en a pour quelques jours parce qu'il faut localiser ces corps.
01:38Il y a actuellement un groupe de travail international avec la participation de plusieurs pays,
01:43dont l'Egypte, dont les Etats-Unis, la Turquie notamment, et le Qatar,
01:48pour justement travailler à Gaza pour identifier, localiser les corps dont on a perdu justement la localisation.
01:56Et à partir de là, on pourra commencer à rentrer dans les nouvelles phases.
02:00Israël s'est déjà au niveau militaire retirée d'une partie du territoire palestinien,
02:06elle est actuellement sur une ligne qui fait qu'elle ne contrôle que 53% du territoire.
02:13Au fur et à mesure qu'on avancera, selon le plan américain, Israël se retirera 40%, 15%.
02:20Il y a énormément de questions qui restent en suspens, des questions de friction qui sont peu ou mal évoquées.
02:27Le désarmement du Hamas, dont le Hamas ne parle pas lui-même, un retrait total éventuel d'Israël,
02:33voilà ça, ça reste compliqué.
02:34Et puis il y a des points aveugles, comme on dit en anglais, c'est-à-dire qu'on n'évoque pas du tout des élections,
02:41on n'évoque pas du tout la Cisjordanie.
02:43Donc il va y avoir encore énormément de questions à traiter à Charmelle Cheikh,
02:48en l'absence de Benjamin Netanyahou.
02:51Donc ça, ça peut être une mauvaise nouvelle parce qu'il ne sera pas là pour engager vraiment la responsabilité de son pays.
02:56Mais en même temps, des choses peuvent quand même se faire,
02:58parce que s'il avait été là, certains leaders ne seraient peut-être pas venus ou auraient boycotté ce sommet.
03:03Je pense par exemple à Recep Tayyip Erdogan, qui n'a pas voulu atterrir en Égypte
03:07au moment où il a appris qu'il y avait une chance que Benjamin Netanyahou soit présent.
03:11Donc vous voyez qu'on reste encore sur une situation qui est très diplomatiquement,
03:16qui n'est pas stable du tout à ce niveau.
03:19Benjamin Netanyahou qui a encensé tout à l'heure Donald Trump à la tribune de la Knesset,
03:23on en parlait tout à l'heure, Julien.
03:25Donald Trump qui a d'ailleurs demandé au président israélien d'amnistier le Premier ministre israélien, c'est bien ça.
03:30Oui, on peut dire ça, Florence, c'est une séquence assez étonnante.
03:32Disons à laquelle personne ne s'attendait.
03:35Et notamment le principal intéressé, le Premier ministre israélien.
03:39Séquence trumpienne, si on peut dire, où il demande clairement au président israélien
03:43d'amnistier le Premier ministre israélien, qui je le rappelle est poursuivi dans des procès pour corruption.
03:49Ça fait plusieurs années que ça dure.
03:50C'est reporté à plusieurs reprises en raison de son agenda à la fois politique mais aussi diplomatique.
03:55Et donc nous avons eu tout à l'heure pendant ce discours à la Knesset Donald Trump demandant à son homologue israélien d'amnistier le Premier ministre israélien.
04:03Séquence surréaliste, disons-le, séquence aussi un peu gênante pour Benjamin Netanyahou qui ne demandait pas autant.
04:13Le simple fait d'être salué, applaudi par la Knesset lui suffisait après, je le rappelle, avoir été hué à de nombreuses reprises ces derniers jours par la population israélienne.
04:21Au contraire d'un Donald Trump qui pour la société civile israélienne est le héros du jour, le héros américain qui a permis de libérer justement ces otages que réclamait la société civile israélienne.
04:33Donald Trump qui s'est exprimé pendant à peu près une heure à la tribune de la Knesset.
04:37On a souvent parlé de ces manières parfois un peu cavalières.
04:40Vous passez l'expression.
04:42Est-ce qu'il fallait cela pour parvenir à un tel accord historique aujourd'hui ?
04:45Écoutez, on a un peu l'habitude des discours du président Trump.
04:49Donc je veux dire, dans ce discours-là, au-delà d'un style très particulier, d'une autosatisfaction non dissimulée et de compliments un peu démagogiques adressés aux uns et aux autres,
05:02En tout cas, ce qui est important, c'est surtout le message qu'il y a derrière.
05:06Et le message, moi, me paraît assez clair.
05:09C'est-à-dire, en fait, très concrètement, la guerre est terminée.
05:13Maintenant, il est temps de passer à autre chose, de passer à une coopération avec vos voisins et en particulier avec les pays du Golfe.
05:21Alors, naturellement, on aurait pu apprécier, pour que le discours soit vraiment un discours historique, on aurait pu apprécier un mot sur les Palestiniens.
05:30Quelque chose d'historique, du style, le moment est venu, maintenant, vous avez une opportunité de faire la paix avec les Palestiniens et avec l'ensemble du monde arabo-musulman,
05:41une phrase de ce style qui aurait rendu ce discours vraiment historique.
05:44Bon, elle n'est pas venue.
05:45Bon, cela étant, maintenant, il y a le sommet du Caire.
05:48Et c'est là où, effectivement, il va y avoir toute une discussion, à la fois sur la mise en œuvre de la phase 1, qui a été évoquée par Ludovic, et également sur les phases suivantes.
05:59Parce qu'effectivement, tout est lié.
06:02Et désarmement du Hamas, ça ne peut se faire qu'avec l'intervention d'une force extérieure.
06:08Et donc, et aussi, les pays du Golfe ne viendront, ne participeront à la construction, à la reconstruction de Gaza que si, naturellement, il y a quelque chose d'important, de significatif fait
06:21sur un processus contraignant menant à l'établissement d'un État palestinien.
06:27Donc, si vous voulez, pour le moment, c'est un peu ça, la réalité.
06:32Mais il y a encore beaucoup de flou, et notamment le calendrier.
06:34Alors, vous l'avez brièvement évoqué, une intervention étrangère à Gaza, on sait que Benjamin Netanyahou, c'est une ligne rouge pour lui depuis des mois.
06:40Non, mais je ne suis pas sûr qu'il s'opposera.
06:43En tout cas, je pense que le président des États-Unis fera en sorte qu'il ne puisse pas s'y opposer à ce qui est, par exemple, des policiers palestiniens
06:49qui ont été formés, notamment en Égypte, actuellement, et qu'il y ait également la présence d'autres forces.
06:55On parle des Indonésiens, il y aura peut-être des forces de pays du Golfe ou de l'Égypte, enfin, je ne sais pas.
07:01Ça peut ressembler à ça, selon vous.
07:02Oui, oui, absolument. Et je pense que c'est inévitable. De toute façon, je ne vois pas très bien comment vous pouvez assurer le désarmement du Hamas
07:08si vous n'avez pas cette force. Ça me paraît évident.
07:10Selon un responsable américain, il pourrait y avoir ce qui ressemble à une force internationale pour surveiller le cessez-le-feu
07:17et qui pourrait éventuellement participer à ce genre d'opération de police dans le but, évidemment, d'empêcher le Hamas de continuer à exercer une quelconque autorité.
07:27Et il n'y aurait pas d'Américains. Ça, c'est vraiment quelque chose qui a été précisé à plusieurs reprises par Donald Trump lui-même.
07:33Il pourrait y avoir des Qataris, des Émiratis, peut-être des Turcs.
07:36Mais là, c'est très compliqué parce que pour Israël, ça, c'est difficile.
07:41Et je reviens encore sur mon histoire d'Erdogan.
07:42Mais c'est vraiment lui qui a le plus pesé pour être certain que Netanyahou ne se rende pas à Sharm el-Sheikh.
07:49C'était vraiment une ligne rouge pour lui.
07:50Donc, à partir du moment où il a accepté, à la demande des États-Unis, de s'investir dans ces négociations,
07:57où la Turquie a eu un rôle beaucoup plus formel et beaucoup plus officiel dans ces négociations
08:02et qui, visiblement, a été déterminant, voilà, aujourd'hui, il donne aussi ses conditions.
08:08On a souvent parlé du Qatar. C'est un pays que vous connaissez bien.
08:11La Turquie, également, joue un rôle de plus en plus important depuis quelques mois.
08:14Oui, bien sûr, tout à fait.
08:15Le président Erdogan s'est impliqué, se veut un peu un protecteur de la cause palestinienne.
08:22Très impliqué dans le conflit russo-ukrainien, on s'en souvient également.
08:24Également, oui, absolument.
08:25Et puis même, il a également voulu jouer un rôle d'intermédiaire avec l'Iran, à une époque.
08:30Donc, si vous voulez, la Turquie est présente dans la région, c'est évident.
08:33Elle est présente en Syrie, elle est présente en Irak.
08:36Elle a des relations particulières avec le Qatar.
08:38C'est un ensemble de données qui font que les Turcs veulent être présents, absolument.
08:42Tout ne sera pas, évidemment, réglé à Sharm el-Sheikh aujourd'hui.
08:45Est-ce qu'on a néanmoins avancé vers la paix ?
08:48La paix par la force, comme le dit souvent Benyamin Netanyahou.
08:52Oui, non, mais je pense honnêtement qu'il y a eu une étape de franchie,
08:55parce que le président Trump a usé, finalement, de son autorité pour tendre le bras de M. Netanyahou.
09:01Il a pris les moyens qu'il fallait.
09:04Et je pense, puisqu'on revient sur la demande qu'il a faite au président de l'État d'Israël,
09:09c'est aussi parce qu'il sait très bien que pour M. Netanyahou,
09:13le risque, si la guerre se termine, c'est évidemment un procès.
09:17Et on en parlait tout à l'heure avec Julien.
09:18Voilà. Et donc, c'est la raison pour laquelle il a cru utile,
09:21alors maintenant, c'est discutable, mais il a cru utile de faire ce geste à l'égard de M. Netanyahou.
09:25C'est même de l'ingérence claire.
09:28Il a l'habitude.
09:29Il a l'habitude, oui.
09:29Il a l'habitude, oui.
09:31Benyamin Netanyahou, qui a donc été, on l'a dit tout à l'heure,
09:33encensé par Benyamin Netanyahou à la tribune de la Knesset.
09:37Le président américain parle d'un incroyable triomphe.
09:39Et il l'a dit, le cauchemar est fini.
09:42On va l'écouter sur France 24.
09:46Après tant d'années de guerres et de dangers incessants,
09:51aujourd'hui, les armes sont silencieuses, les sirènes aussi.
09:57Et le soleil se lève sur une terre sainte, enfin en paix.
10:00Une terre et une région qui vivront, avec l'aide de Dieu, en paix, pour l'éternité.
10:08C'est le début d'une grande concorde, d'une harmonie durable pour Israël
10:14et pour ce qui sera bientôt une région magnifique.
10:18J'y crois fermement.
10:20C'est une oeuvre historique pour un nouveau Moyen-Orient.
10:26Il mérite le prix Nobel de la paix, Donald Trump ?
10:28En tout cas, c'est son objectif.
10:30Et très clairement, ce qui le motive dans cette affaire, je pense qu'il y a deux choses.
10:33Il y a effectivement obtenir le prix Nobel de la paix.
10:36Bon, c'était vendredi dernier, ça a été décerné à une Vénézuéenne.
10:38À quelqu'un d'autre, oui, bien sûr.
10:39Mais enfin, ça peut être une autre occasion.
10:40L'année prochaine peut-être ?
10:42Enfin, je ne sais pas.
10:43Et le deuxième objectif qu'il a très clairement, c'est de pouvoir concrétiser les fameux contrats qu'il a annoncés lorsqu'il est passé en mai dernier dans le Golfe.
10:53Bon, il est évident que les pays du Golfe, eux, ont fait passer également le message en sens inverse,
10:59que naturellement, il fallait qu'il y ait quelque chose de réalisable, de sensible, de significatif fait pour la cause palestinienne.
11:06Donc, si vous voulez, je crois que maintenant, nous allons avoir une véritable négociation qui va se tenir de façon plus ou moins discrète,
11:13mais notamment entre Mohamed Ben Salman, j'imagine, et le président Trump.
11:17Parce que, il ne faut pas oublier, le président Trump est un homme d'affaires.
11:21Ce qui l'intéresse, c'est quand même avant tout cela, plus le prix Nobel de la paix, s'il peut l'obtenir.
11:26Et Bertrand Besancenot a raison de rappeler l'aspect économique, cet aspect transactionnel dans lequel s'engage toujours Donald Trump lorsqu'il doit régler un conflit.
11:34Oui, bien sûr. On parle de cette façon de négocier la paix par la force, mais il y a aussi la paix par les contrats.
11:41Et en fait, je crois que l'objectif américain, c'est de passer d'un Moyen-Orient, ou plus généralement même, de relations internationales
11:48qui tourneraient le dos à une logique de bloc contre bloc, pour imposer une nouvelle logique de flux, en fait,
11:56qui iraient de manière transversale, en fait, contre cette logique de bloc.
12:01Donc des flux financiers, commerciaux, énergie, infrastructure.
12:05Et tant qu'on arrive à mettre autour d'une même table des pays ou des représentants qui étaient adversaires auparavant,
12:12mais qui signent des contrats, et donc qui lient et qui engagent la responsabilité de leur pays,
12:17et bien c'est une manière de s'assurer une certaine paix par l'économie, par ce réseau de différents contrats et de différents flux.
12:24C'est ça l'objectif, c'est ça l'obsession américaine, c'est de toujours asseoir les uns et les autres autour d'une même table.
12:29Et on le voit dans le Golfe, avec les accords d'Abraham, bien sûr, et je dirai juste un mot là-dessus juste après,
12:35on le voit aussi en Syrie, où l'obsession des Américains, c'est d'essayer de faire en sorte,
12:39d'associer dans une sorte de nouvelles, de nouveaux réseaux, les Turcs, les Syriens, les Israéliens,
12:44qui sont tous partie prenante dans ce qui est en train de se dérouler là-bas, voilà.
12:47Il faut trouver des moyens d'intéresser, au niveau économique, chacun des acteurs, pour les lier ensemble.
12:53Et même si politiquement c'est compliqué entre eux, là au moins, on s'assurerait que,
12:57comme ils doivent travailler ensemble, au moins ils arrêteraient de se taper dessus.
13:00On parlait juste des accords d'Abraham, enfin j'en parlais d'ailleurs juste moi-même,
13:04mais je voudrais dire juste quelque chose à propos de ce qui s'est passé à Doha le 9 septembre,
13:07où d'ailleurs on était en plateau ensemble ce jour-là, monsieur l'ambassadeur.
13:11Si on voit un Donald Trump qui a réussi à tordre le bras, comme vous le dites à Benjamin Netanyahou,
13:17qui réussit là où Joe Biden a échoué, c'est parce que d'abord il a été beaucoup plus vocal
13:22contre l'extrême droite israélienne, il a vraiment su leur dire non, non vous n'allez pas faire le grand Israël,
13:26non vous n'allez pas coloniser la Cisjordanie, et il l'a dit encore plus fermement après ce qui s'est passé à Doha.
13:34Parce que ça allait contre justement cette volonté américaine de construire cet ensemble de réseaux
13:39liés entre eux par ces contrats dans le Moyen-Orient.
13:43Il faut reconnaître qu'aujourd'hui le président Trump est obligé en tout cas de ménager les pays du Golfe,
13:50précisément parce que sa priorité en politique étrangère, d'après ce qu'il dit,
13:55c'est d'obtenir une reconnaissance par l'Arabie saoudite d'Israël.
13:59Or, le prince héritier saoudien, surtout après la crise de Gaza, a été extrêmement clair sur les conditions qui permettraient cette reconnaissance.
14:08Cette reconnaissance elle existe depuis 2002 potentiellement, mais naturellement cette fois-ci,
14:12on a une opportunité unique de réellement pouvoir avancer, alors que pendant longtemps la question palestinienne a été mise un peu au deuxième rang.
14:20Là, effectivement, l'actualité fait qu'il y a une opportunité unique.
14:24Disons simplement que les pays du Golfe l'ont parfaitement compris.
14:27Et il dit, si vous voulez que nous venions, que nous reconstruisions Gaza,
14:32et que d'autre part nous facilitions la composition d'une nouvelle autorité palestinienne,
14:38à ce moment-là, naturellement, il faut faire un geste, il faut le faciliter.
14:41Et ils ont clairement en tête le fait, par exemple, que parmi les prisonniers qui doivent être libérés,
14:47il doit y avoir M. Bargouti.
14:49Parce que si on veut composer une autorité palestinienne qui est un véritable crédit,
14:54après tout c'est un argument qui a été souvent utilisé par les Israéliens,
14:57en disant, mais avec qui voulez-vous que nous négocions ?
15:00Ben voilà, maintenant vous avez une réponse.
15:01Marouane Bargouti qui est incarcérée depuis 2004 dans les prisonniers israéliennes.
15:04Voilà, exactement.
15:05Qui ne fait pas partie des gens libérés aujourd'hui ?
15:06Non, non, qui ne fait pas partie.
15:07Mais donc, si vous voulez, je suis persuadé que maintenant, dans les discussions qui vont avoir lieu,
15:12il y a différents éléments du deal, dont celui-là.
15:14La gouvernance de Gaza, c'est aussi l'incarnation, Ludovic ?
15:17Oui, bien sûr.
15:18Ce sera la grande question.
15:20Et on a vu que Benjamin Netanyahou, pendant toute sa carrière,
15:24en fait, s'est échiné à décrédibiliser un acteur, un interlocuteur palestinien crédible
15:30sur la scène régionale, sur la scène internationale.
15:33C'est son obsession, justement, pour essayer de repousser au maximum la possibilité,
15:37un jour, l'avènement d'un État palestinien.
15:39Ça a été son œuvre la plus obsessionnelle pendant toute sa carrière.
15:44Maintenant, il est mis, avec Donald Trump, face à une nouvelle chance d'arriver à cette issue-là.
15:53On va voir ce que ça va donner.
15:54Mais certains observateurs disent, regardez, ils refusent de mettre Bargouti,
15:58ils refusent de mettre des gens qui sont plutôt, on va dire, dans la libération,
16:02dont la libération est plutôt exigée par l'autorité palestinienne.
16:05Par contre, il va être d'accord pour libérer des gens extrêmement dangereux du Hamas.
16:09Donc, il continue, si vous voulez, à faire ce qu'il a fait toute sa vie, renforcer l'un.
16:13Renforcer l'un pour affaiblir l'autre, et pour qu'au final, on se retrouve dans une situation
16:16où personne n'est crédible, où on est dans une situation où Benjamin Netanyahou dit,
16:20mais avec qui voulez-vous que je discute ? Avec qui voulez-vous qu'on négocie ?
16:23Il n'y a personne pour être représentatif de l'autorité palestinienne
16:28et suffisamment sérieux pour faire un État, pour faire la paix entre nos deux États.
16:32Et on découvre sur ces images l'arrivée de l'avion présidentiel américain en Égypte
16:36pour que Donald Trump puisse participer à ce sommet de Charmelchec.
16:40Bertrand Besancenot, vous êtes l'envoyé spécial, le conseiller d'Emmanuel Macron
16:44pour les pays du Golfe. En quoi a consisté votre mission ces derniers mois ?
16:48Non, non, je l'ai été jusqu'à fin 2019. Je ne le suis plus.
16:52Ce qui ne veut pas dire que je n'ai pas des contacts, naturellement, avec les équipes actuellement à l'Élysée ou au Quai d'Orsay.
16:57Qu'attendent les pays du Golfe de la France ?
16:58Ce qu'ils attendent... Bon, la première chose, vous avez eu quand même l'initiative franco-séoudienne
17:03qui était quelque chose d'important. Parce que toute l'idée derrière, c'était justement de créer une dynamique
17:08en faveur de la reconnaissance de l'État de Palestine.
17:11Qui était faite par 10 pays ?
17:12Oui, exactement. Parce que si vous voulez, jusqu'à présent, quand vous regardiez,
17:15vous aviez déjà 150 pays qui l'avaient fait.
17:18La seule zone où finalement il n'y avait pas réellement une majorité de pays, c'était l'Europe.
17:23Et donc le fait que la France ait réussi à entraîner un certain nombre de pays,
17:27d'abord en Europe, mais également le Canada et d'autres,
17:29est effectivement créé cette dynamique qui aujourd'hui renforcera la main
17:35de ceux qui sont en faveur de la solution à deux États.
17:38Et à commencer par les Séoudiens qui vont rentrer, ce que j'ai dit,
17:42dans une négociation avec les Américains.
17:44Et donc ils peuvent dire, écoutez, la Terre entière est favorable à la création de cet État.
17:49Voilà les conditions de part et d'autre.
17:51Faisons un deal. Donc ça va être vraiment ça.
17:54Et donc le rôle de la France a été utile.
17:56Et je pense qu'il le sera également dans la mise en œuvre.
17:59Parce que maintenant, une chose est d'avoir le président Trump
18:02comme président du Conseil de paix, entre guillemets.
18:05Mais, comme Ludovic l'a dit très bien, ça va être assez difficile.
18:11Je veux dire que ce soit le désarmement, la présence d'une force internationale.
18:16Et puis ensuite, la reconstruction, les conditions d'un accord éventuel
18:21permettant la création d'un État palestinien.
18:23Et là, il est très important qu'il n'y ait pas que les États-Unis,
18:27mais qu'il y ait vraiment la communauté internationale,
18:30les pays arabes et notamment les pays du Golfe,
18:32parce que c'est eux qui ont les moyens,
18:33mais également d'autres, l'Indonésie, la Turquie,
18:36c'est-à-dire des pays musulmans, pour montrer.
18:38Donc le message doit être aux Israéliens,
18:42vous avez une opportunité unique aujourd'hui
18:44de parvenir à la paix avec vos voisins
18:46et de pouvoir construire ensemble un Moyen-Orient plus stable et plus serein.
18:49Donc c'est ça le message, en fait, concrètement.
18:52À titre de la présence, pardon, Florent, du président français en Égypte,
18:56c'est intéressant aussi pour les autres pays arabes,
18:59pour les pays arabo-musulmans,
19:00parce que sinon, ça serait vraiment les pays de la région contre Trump
19:04et qui, lui, va vouloir imposer son plan.
19:07C'est les 20 points, coûte que coûte,
19:09et avec à cœur toujours de protéger les intérêts d'Israël.
19:11Donc là, on a quelque part aussi l'assurance
19:13que quelqu'un comme Al-Sisi ne va pas se retrouver en tête-à-tête avec Trump,
19:16puisqu'il y aura...
19:17Non, mais il y a 27 chefs d'État et de gouvernement qui sont présents,
19:21donc il y a plusieurs autres pays européens qui le sont.
19:24Donc ce qui est important, je crois que la France a créé une dynamique,
19:27mais aujourd'hui, il y a quand même les Européens
19:28qui sont largement représentés, plus d'autres pays,
19:32ce qui montre effectivement que la communauté internationale
19:35considère que le plan Trump est une opportunité
19:37et qu'il faut que ce plan réussisse.
19:39Et on découvre à l'image le convoi du président américain
19:42qui se dirige vers ce sommet de la paix.
19:44Mathilde Delving, vous êtes notre correspondante en Égypte.
19:47Ça y est, Donald Trump est arrivé sur place.
19:52Oui, Donald Trump est enfin arrivé
19:55après près de 3h30 de retard.
19:59Donc les délégations de près de 31 pays
20:01attendent l'arrivée du président
20:04depuis ce début de journée.
20:07Alors la cérémonie va pouvoir enfin commencer.
20:11Ils vont commencer avec la première étape.
20:13Donc ce sera une photo collective
20:15avec tous les représentants,
20:17une photo historique donc à Charmecher.
20:20Ensuite, il y aura donc la cérémonie de signature
20:23de l'accord de paix avec les deux médiateurs
20:26qui ont participé à l'accord.
20:28Donc le Qatar et la Turquie
20:30et bien sûr l'Égypte et les États-Unis.
20:33Ensuite, le président égyptien Abdel Fattah Sissi
20:37devrait prendre la parole suivie par Donald Trump.
20:41Et puis Sissi a annoncé ce matin sur sa page Facebook
20:44qu'il allait offrir au président Donald Trump
20:47le collier du Nil.
20:48C'est un genre de légion d'honneur au président Donald Trump
20:51pour tous les efforts qu'il a fait
20:53pour parvenir à cet accord de paix.
20:55Enfin, il y aura des rencontres bilatérales
20:58en marge de ces rencontres
21:01avec entre les dirigeants
21:02car il reste encore de nombreuses questions,
21:04de nombreux dossiers
21:06sur lesquels il faut discuter
21:08et ça pourrait être les questions les plus sensibles
21:11dont notamment le retrait total
21:14des troupées israéliennes dans la bande de Gaza,
21:17le désarmement du Hamas,
21:19le futur pour la gouvernance de Gaza
21:22et la reconstruction de l'enclave.
21:24Merci beaucoup Mathilde.
21:26Bon, Donald Trump, il arrive en retard,
21:27il se fait désirer,
21:28il arrive en position de force.
21:30Oui, tout à fait.
21:31Je veux dire, tout le monde est tout à fait conscient
21:33que c'est lui qui a permis finalement
21:35que l'on parvienne à cet accord-là
21:37et que de toute façon,
21:39il est le seul à pouvoir faire les pressions nécessaires
21:42notamment sur M. Netanyahou
21:44parce que tout simplement,
21:46Israël dépend très largement
21:47sur le plan militaire
21:48et sur le plan financier des États-Unis
21:50et que le président Trump
21:52a une certaine autorité,
21:54une certaine façon de faire.
21:55Bon, espérons qu'il ne changera pas d'avis en attendant.
21:57Mais je crois que le fait
21:58qu'il y ait justement
21:59tout cet accompagnement européen, international
22:03est très important
22:04pour justement l'amener à rester dans cette ligne
22:08qui est la bonne pour le moment.
22:10Benyamin Netanyahou, Julien,
22:11qui tout à l'heure n'avait pas de mots assez forts
22:13pour encenser le président américain.
22:15Vous avez suivi en direct sur France 24
22:16cette prise de parole tout à l'heure.
22:17Il l'a qualifié, Florent,
22:18à plusieurs reprises,
22:19de meilleur ami d'Israël,
22:20de toute l'histoire d'Israël,
22:21si je puis dire,
22:22à Benyamin Netanyahou
22:23qui était lui aussi
22:24auréolé de ses applaudissements
22:26nourris au sein de la Knesset
22:27alors qu'à l'extérieur de la Knesset
22:29c'était plutôt l'inverse.
22:30Donc non, non,
22:31toute la classe politique
22:33l'a applaudie.
22:35Et oui,
22:36Donald Trump et Netanyahou
22:37sont extrêmement liés
22:38même si, comme vous le disiez à l'instant,
22:40c'est toujours Donald Trump
22:41qui a le dernier mot.
22:42On l'a vu ces dernières semaines,
22:43c'est lui qui a décidé
22:44de tordre le bras,
22:45c'est l'expression qu'on emploie
22:46nous les journées ces derniers jours
22:47au Premier ministre israélien
22:48pour lui dire
22:49d'accepter cet accord
22:50même si cet accord contenait des points
22:52qu'il y a encore un mois
22:53M. Netanyahou
22:54n'aurait jamais accepté
22:55notamment,
22:56même si c'est extrêmement flou,
22:57la possible hypothétique
22:59création d'un État palestinien,
23:01le dirigeant israélien,
23:02Ludovic,
23:03le redisait encore un instant,
23:04a toujours été contre
23:05et fera tout
23:06pour que ça n'arrive jamais.
23:07Donc Netanyahou et Trump
23:09sont extrêmement liés.
23:12La question c'est
23:13est-ce que Donald Trump
23:15ne rebate pas encore une nouvelle fois
23:16l'écart de la diplomatie ?
23:17C'est-à-dire
23:17à quoi tient finalement
23:19l'issue de ce qui se passe
23:20aujourd'hui
23:21à plusieurs points.
23:22Il y a eu
23:23entre autres
23:23fin septembre à l'ONU
23:24la reconnaissance officielle
23:26de l'État de Palestine
23:26par la France
23:27à l'initiative
23:28de la France
23:29et de l'Arabie saoudite
23:29mais aussi suivie
23:30par d'autres pays.
23:31Vous parliez du Canada
23:31et aussi la Grande-Bretagne
23:33qui sont concernés.
23:34Et avant cela
23:35il y a eu
23:35ce fait majeur
23:36si on peut dire
23:37ce bombardement
23:39d'une villa
23:40à Doha au Qatar
23:40par les forces israéliennes.
23:42Donald Trump
23:43avait été averti
23:44quelques instants avant
23:45mais il n'avait pas dit non.
23:46Mais par la suite
23:46quand il a vu
23:47les réactions des Qataris
23:48suite à cet incident
23:50si on peut dire ça comme ça
23:51donc cette villa
23:53qui je dois oublier
23:53de le préciser
23:54abritait des dirigeants
23:56du Hamas
23:56des négociateurs du Hamas
23:57donc qui a visé
24:00qui a ciblé directement
24:01le Qatar
24:02qui est un pays
24:02médiateur dans la région
24:04et qui est aussi
24:04un soutien important
24:05dans cette négociation
24:06et un soutien aussi
24:07financier
24:08un partenaire financier
24:09très important
24:10des États-Unis
24:11et on l'a vu par la suite
24:13la fureur des Qataris
24:14qui ont clairement
24:15fait pression
24:15sur Donald Trump
24:16remettant en cause
24:17certains contrats clés
24:19notamment des contrats énergétiques
24:21mais pas seulement
24:21et ça s'est terminé
24:23par un Benjamin Netanyahou
24:25arrivant à la Maison Blanche
24:26à Washington
24:27dans une séquence
24:28pareille ahurissante
24:29obligé de faire
24:30des excuses publiques
24:31devant un parterre
24:32de journalistes
24:33et d'hommes politiques
24:33dans le bureau ovale
24:35des excuses publiques
24:36au téléphone
24:37avec le haut-parleur allumé
24:38donc Donald Trump
24:39avec ses...
24:39on peut voir la photo
24:40un peu partout
24:40Donald Trump
24:41avait le téléphone
24:41sur ses genoux
24:42et Benjamin Netanyahou
24:44lisant une déclaration
24:45qui avait été écrite
24:46à la fois par les Américains
24:47et par les Qataris
24:48une déclaration d'excuse
24:50envers le...
24:51je crois que c'était
24:51l'émir du Qatar
24:52ou le premier...
24:53je crois que c'était
24:53l'émir du Qatar
24:54et par la suite
24:55Donald Trump
24:56avait dit que
24:57jamais plus le Qatar
24:58ne serait visé
24:59le Qatar qui je rappelle
24:59abrite aussi
25:00la plus grande base
25:01militaire américaine
25:02au Moyen-Orient
25:03c'est pour dire
25:03si cet acteur clé
25:04le Qatar
25:05a pu entre guillemets
25:06faire basculer
25:07cette situation de guerre
25:10jusqu'à ce qu'on vit aujourd'hui
25:12Alors on le dit
25:13depuis tout à l'heure
25:14Benjamin Netanyahou
25:15on lui a tordu le bras
25:15ou en tout cas
25:16Donald Trump
25:16lui a tordu le bras
25:17est-ce qu'on ne peut pas
25:17se poser la question
25:18du fait que
25:19Benjamin Netanyahou
25:20peut-être avait atteint
25:21déjà ses objectifs
25:22à Gaza
25:23et que finalement
25:23c'était dans son intérêt
25:25d'accepter un tel deal
25:26On dit qu'il a été forcé
25:27mais est-ce que c'est vraiment le cas ?
25:28Je ne suis pas sûr
25:29parce qu'il a toujours dit
25:30qu'il voulait terminer le travail
25:32et qu'il aurait vraiment aimé
25:33aller plus loin
25:34Éradiquer le Hamas
25:35Oui bien sûr
25:36Et en même temps
25:36on sait que c'est un objectif
25:37quasiment inatteignable
25:39Il avait également acheté
25:40le fameux plan
25:41de Gaza
25:43Riviera du Moyen-Orient
25:45du président Trump
25:46que le président Trump
25:47lui n'évoque plus réellement
25:49Bon
25:49donc je veux dire
25:50ça montre bien
25:50que s'il avait
25:53était seul à pouvoir décider
25:54il serait allé jusqu'au bout
25:56S'il avait pu évacuer
25:57la population de Gaza
25:58il l'aurait fait
25:59et que finalement
26:00c'est ce retournement
26:02du président Trump
26:04qui a donné quand même
26:04le sentiment
26:05pendant très longtemps
26:06de se laisser manipuler
26:07par Netanyahou
26:08comme il s'était laissé
26:09manipuler par Poutine
26:10Bon
26:10alors espérons d'ailleurs
26:11qu'après avoir changé
26:14la vie sur le dossier
26:15du Moyen-Orient
26:15il en fera autant
26:16je fais une parenthèse
26:17vis-à-vis de monsieur Poutine
26:19bon
26:19mais ce qui est très clair
26:21c'est qu'effectivement
26:22il y a eu tout un jeu
26:23et là-dessus
26:24les pays arabes
26:25et notamment
26:26les pays du Golfe
26:27ont eu un rôle
26:28très important
26:28pour faire pression
26:30sur le Hamas
26:30pour qu'il accepte
26:31parce que lui-même aussi
26:32il y avait des dissensions
26:33au sein du Hamas
26:34et même très très affaibli
26:36certains membres
26:38tenaient encore
26:39à rester
26:40à continuer le combat
26:41si je puis dire
26:42et s'il n'y avait pas eu
26:43si vous voulez
26:44le fait que
26:45l'ensemble des pays
26:46la Ligue arabe
26:46avait déclaré
26:47que le Hamas
26:48n'aurait plus aucun rôle
26:49dans la prochaine
26:50autorité palestinienne
26:52et bien le Hamas
26:53c'était quand même
26:53outre le fait
26:54que militairement
26:55il était détruit
26:56très largement
26:57mais il y avait le fait
26:58qu'il n'avait plus aucun soutien
26:59puisque de toute façon
27:00les Iraniens n'étaient plus là
27:01donc c'est à partir
27:02de ce moment-là
27:03que la fin du Hamas
27:04a été actée selon vous
27:05oui bien sûr
27:05et là-dessus
27:07il faut reconnaître
27:07que monsieur Netanyahou
27:08a fait une faute politique grave
27:10en bombardant au Qatar
27:12et que naturellement
27:13les pays arabes
27:14ont su exploiter
27:16cette grosse erreur
27:18C'est intéressant
27:18ce que nous dit Bertrand
27:19Besanto
27:20sur l'opportunité
27:20justement
27:21peut-être que Netanyahou
27:22a commis une erreur
27:22c'est peut-être ça
27:23qui l'oblige aujourd'hui
27:24qui le contraint aujourd'hui
27:25à accepter ce deal
27:26Ben oui bien sûr
27:27parce qu'à ce moment-là
27:28les Etats-Unis
27:30ont pu hausser le ton
27:33en disant
27:34là il va vraiment
27:35falloir s'arrêter
27:36parce que
27:36vous êtes en train
27:37d'endommager
27:39ou de dégrader
27:40nos relations
27:41avec les pays
27:42du Golfe
27:44et vous êtes en train
27:44de gêner nos intérêts
27:45dans la région
27:46donc vous allez trop loin
27:48en plus pour des résultats
27:49qui étaient
27:50puisqu'ils n'ont
27:51atteint aucune cible
27:52donc ça ne servait
27:53absolument à rien
27:54à part
27:55voilà jeter
27:57un doute
27:58sur la capacité américaine
28:00à défendre
28:01ses alliés
28:01dans la région
28:02et qui est quand même
28:03la garantie principale
28:04qui fait tenir
28:05tout l'édifice
28:05géopolitique
28:07qu'a bâti
28:07les Etats-Unis
28:08au Moyen-Orient
28:09donc bien sûr
28:10que ça a créé
28:11une opportunité
28:12et Donald Trump
28:14s'est engouffré
28:15parce qu'il y avait
28:16à la fois
28:16la possibilité
28:18de faire la paix
28:18et donc d'apparaître
28:19comme il aime le faire
28:20comme le faiseur de paix
28:21dans le monde
28:22celui qui mérite
28:23le prix Nobel bien sûr
28:24mais qui ne s'occupe pas
28:26seulement de son pays
28:27mais qui fait le bien
28:28il l'a rappelé
28:29dans son discours
28:29il a parlé d'Hillary Clinton
28:30dans une de ses digressions
28:32dont il a le secret
28:33en disant voilà
28:33Hillary Clinton
28:34elle disait que moi
28:35mon seul comportement
28:36c'était la brutalité
28:37de faire la guerre
28:37regardez moi je fais le bien
28:39je fais la paix
28:40c'est encore la preuve aujourd'hui
28:41donc bien sûr
28:42il a vu cette opportunité là
28:43et puis surtout
28:44il faut qu'il défende
28:45ses intérêts personnels
28:47mais aussi les intérêts
28:47de son pays
28:48avec les pays du Golfe
28:49puis il ne faut pas oublier
28:49une chose
28:50c'est que le carnage à Gaza
28:51avait quand même aussi
28:52un impact dans l'opinion
28:53publique américaine
28:54il y a aussi quand même ça
28:56il a beaucoup joué
28:56pendant la présidentielle
28:57oui bien sûr
28:58et donc si vous voulez
28:59comme il va y avoir
29:00des élections de mid-term
29:01l'année prochaine
29:02il est obligé d'en tenir compte
29:03et il était quand même
29:04très attaqué
29:05par les démocrates
29:06là effectivement
29:07tout le monde est obligé
29:08de se taire un petit peu
29:09parce qu'effectivement
29:10il a quand même réussi
29:11pour la première fois
29:13parce que c'est le seul
29:14véritable élément de paix
29:16dont il peut se prévaloir
29:18et bien je pense
29:20que ça a joué également
29:21et l'autre aspect
29:22on l'a dit
29:22le prix Nobel de la paix
29:24et puis les contrats
29:25dans le Golfe
29:25il ne faut pas l'oublier
29:26parce qu'une bonne partie
29:27des contrats qu'il a annoncés
29:28sont des contrats
29:29avec le groupe Trump
29:30et on attend
29:32d'un instant à l'autre
29:33la descente de l'avion
29:34de Donald Trump
29:35on l'a vu tout à l'heure
29:35sur les images
29:36le président égyptien
29:37Abdel Fattah al-Sissi
29:38est en bas
29:39de l'escalier
29:39pour accueillir
29:40Donald Trump
29:41tout à l'heure
29:42on va peut-être écouter
29:44également Emmanuel Macron
29:46lui il est sur place
29:47Mahmoud Abbas également
29:49le président de l'autorité
29:50palestinienne
29:51présent salué
29:51par le chef de l'état
29:52français
29:53écoutez
29:53on va l'écouter
30:04d'abord je pense
30:09que c'est un très bon signal
30:11qui est envoyé
30:12en invitant le président Abbas
30:13c'est la reconnaissance
30:15du rôle de l'autorité
30:16palestinienne
30:16comme instance légitime
30:18c'est pour moi
30:20le signe clair
30:21d'abord d'une volonté
30:22d'impliquer l'autorité
30:23palestinienne
30:24dans la gouvernance
30:25de Gaza
30:26le jour d'après
30:26et c'est la reconnaissance
30:28du fait que la paix durable
30:29n'est possible
30:30que si on donne
30:31aux palestiniennes
30:32aux palestiniens
30:32leur place
30:34il y a aujourd'hui
30:35une gouvernance ad hoc
30:36qui est en train
30:36d'être construite
30:37à Gaza
30:38c'est d'ailleurs
30:39le coeur d'un travail
30:40qui a été mené
30:41par beaucoup de pays
30:41de la région
30:42auxquels nous avons été
30:43associés depuis 2 ans
30:44l'autorité palestinienne
30:46doit y avoir
30:47une place importante
30:48un processus
30:50d'ailleurs
30:50d'autorisation
30:52de transparence
30:53avec Israël
30:54a été assuré
30:55et le Hamas
30:56ne peut y avoir
30:57aucune place
30:57Alors beaucoup de choses
30:59à dire sur l'avenir
30:59de Gaza
31:00sur l'avenir
31:00de l'autorité palestinienne
31:02Emmanuel Macron
31:03on l'a entendu
31:03parle d'une autorité légitime
31:05l'avenir de Gaza
31:05il passera forcément
31:06par des élections
31:07interpalestiniennes ?
31:08C'est même prévu
31:09je veux dire
31:10il ne faut pas oublier
31:11Certains veulent
31:11que ça soit organisé
31:12dans l'année ?
31:13Un des arguments
31:14d'ailleurs
31:14qui a été utilisé
31:16par le président
31:17de la République
31:17a été justement
31:18lorsqu'il a reconnu
31:19l'état de Palestine
31:20a été effectivement
31:21les déclarations
31:22de Mahmoud Abbas
31:23qui annonçaient
31:24entre autres
31:24des élections
31:25l'année prochaine
31:26en 2026
31:27et donc effectivement
31:29tout le monde
31:29est bien conscient
31:30que le crédit
31:31de l'autorité palestinienne
31:32est faible
31:33et qu'aujourd'hui
31:34même dans la région
31:36de Cisjordanie
31:37le comportement
31:38des colons
31:39fait que c'est plutôt
31:40le Hamas
31:40qui est en train
31:41de devenir plus populaire
31:42donc si on veut éviter
31:44un processus
31:45comme celui-là
31:45le risque de nouveaux
31:47dérapages
31:48enfin plus que des dérapages
31:49des horreurs
31:50comme on a connu
31:51le 7 octobre
31:51Et on découvre la descente
31:52à l'image de Donald Trump
31:53de son avion
31:54Vous en prie
31:55Non non mais
31:55ça signifie qu'effectivement
31:57il faut donner à la population
31:58palestinienne
31:59une véritable perspective
32:00une perspective de paix
32:01de coopération
32:02dans la région
32:03et avec Israël
32:04Donc si vous voulez
32:05c'est là où tout le travail
32:06qui va être commencé
32:08là effectivement
32:09à Charmelsher
32:10est important
32:11parce qu'il faut
32:12préparer l'avenir
32:13non seulement réussir
32:14la première phase
32:15mais ensuite
32:16avoir des étapes
32:17clarifiées
32:18sur la façon
32:19dont on désarme
32:20le Hamas
32:20dont une instance
32:22internationale
32:23sera là pour assurer
32:23la police
32:24la reconstruction
32:26de Gaza
32:26à condition
32:27naturellement
32:28qu'on s'engage
32:29dans un processus
32:29contraignant
32:30allant vers la création
32:32d'un État palestinien
32:32Donc si vous voulez
32:33voilà les éléments
32:34du deal
32:35qui sont sur la table
32:36Ludovic
32:36Oui tout à fait
32:38et ce processus
32:40de reconnaissance
32:42d'un État palestinien
32:43je pense qu'il accompagne
32:44ce dont on parlait
32:45tout à l'heure
32:45cette bascule
32:46dans l'opinion
32:47internationale
32:48et donc qui crée
32:49une dynamique
32:51qui favoriserait
32:52le fait de transformer
32:53ce processus
32:54pardon
32:55ce cessez-le-feu
32:55en véritable processus
32:56de paix
32:57parce que voilà
32:58maintenant ça a été dit
32:59à de très nombreuses reprises
33:00il n'y aura pas
33:00de processus de paix
33:01sans cet établissement
33:03d'un État palestinien
33:04et ce
33:05cette bascule
33:07dans l'opinion
33:07y compris américaine
33:09je pense qu'elle vient
33:10surtout à partir
33:12du moment
33:13où en mars 2025
33:14c'est Israël qui rompt
33:16cette trêve
33:17qui avait lieu
33:18à l'époque
33:18et qui derrière
33:19va fermer
33:20les passages humanitaires
33:21pour prendre en charge
33:22seule
33:24en fait
33:24l'aide humanitaire
33:25et dans des conditions
33:26on l'a vu
33:26qui étaient absolument
33:27loin d'être acceptable
33:29ou en tout cas
33:30qui n'étaient pas du tout
33:31au niveau des standards
33:32internationaux
33:33ou officiels
33:34en la matière
33:34et on va découvrir
33:36ces images
33:37en direct
33:38avec la musique
33:39Donald Trump
33:40qui va rentrer
33:41dans le convoi
33:41présidentiel américain
33:43escorté par
33:43le président
33:44Abdel Fattah Al-Sissi
33:46on va rester sur
33:47ces images
33:47quelques instants
33:48c'est bien le président
33:49égyptien
33:50qui accueille son homologue
33:51américain
33:52bon
33:53on va pas faire de mauvaise langue
33:54mais quand Emmanuel Macron
33:55s'est posé sur le tarmac
33:57tout à l'heure
33:57il n'y avait pas grand monde
33:58pour l'accueillir
33:58en tout cas il n'y avait pas du tout
33:59cette délégation là
34:00mais là évidemment
34:01on a mis
34:02le petit plat dans les grands
34:03c'est normal
34:04c'est Donald Trump
34:05malgré ses 3h30 de retard
34:07si je ne me trompe pas
34:09si je comprends bien
34:09c'est un peu lui
34:10la star of the day
34:12comme on dit
34:12aujourd'hui
34:14tout le monde
34:14entoure d'affection administrative
34:16quand on veut obtenir un résultat
34:18d'affection administrative
34:19on retiendra votre expression
34:20oui voilà
34:20donc c'est exactement
34:22ce que le président Trump
34:23avait
34:24a fait avec monsieur Netanyahou
34:26alors qu'il lui a tordu le bras
34:28bon maintenant
34:29les pays arabes
34:31les pays européens
34:31ont intérêt à ménager
34:33le président Trump
34:33parce qu'il est quand même
34:34à l'origine de ce plan de paix
34:36et que si on veut
34:37l'encourager
34:38à poursuivre
34:39et à réussir
34:40la mise en oeuvre
34:41on a intérêt
34:42à l'entourer
34:42d'affection administrative
34:43et une personne va briller
34:45par son absence aujourd'hui
34:46c'est donc le premier ministre
34:47israélien
34:47on en parlait tout à l'heure
34:48Ludovic
34:48oui alors
34:49moi d'après ce que j'ai compris
34:50c'est que Benjamin Netanyahou
34:52au départ
34:52il était d'accord pour venir
34:53il avait été annoncé
34:55comme participant
34:56par la présidence égyptienne
34:59ensuite il a été invité
35:02par Donald Trump
35:03et il avait commencé
35:04par donner son accord
35:05après il y a eu aussi
35:06cette histoire
35:07que je vous ai raconté
35:08de Recep Tayyip Erdogan
35:09le président turc
35:10qui dans son avion
35:10a eu vent
35:11de cette nouvelle
35:13et il a menacé
35:14de ne pas se rendre
35:15à Sharm el-Sheikh
35:15au cas où
35:16le premier ministre israélien
35:18s'y rendrait
35:19bon il a finalement
35:20visiblement
35:21soit eu gain de cause
35:22sinon quelque chose d'autre
35:23a convaincu
35:23Benjamin Netanyahou
35:25de ne pas venir
35:26officiellement
35:27la raison donnée
35:27par son cabinet
35:28c'est qu'il ne peut pas
35:30se rendre en Egypte
35:31parce que le calendrier
35:32ne le lui permet pas
35:33il y a en effet
35:34une fête juive
35:36à laquelle il ne peut pas
35:37ne pas assister
35:38parce qu'elle marque
35:38vraiment au niveau
35:40du calendrier juif
35:41l'anniversaire du 7 octobre
35:43puisque c'était la fin
35:43des fêtes de Soukhod
35:44si je comprends bien
35:45et donc il fallait absolument
35:47qu'il soit présent
35:47et par ailleurs
35:48encore une fois
35:49au niveau administratif
35:51et protocolaire
35:51on avance du côté
35:52du cabinet israélien
35:53le fait qu'il doive
35:54organiser la réception
35:56du président indonésien
35:58dont le discours
35:59plutôt
36:00plus mesuré
36:02ou plutôt même
36:03en faveur d'Israël
36:04lors du dernier sommet
36:06la dernière session
36:07de l'assemblée générale
36:08des Nations Unies
36:09à New York
36:09avait marqué
36:11voilà l'occasion
36:11de se rapprocher
36:12d'un pays musulman
36:13avec lequel les relations
36:14n'étaient pas extrêmement bonnes
36:16vous savez que
36:16les diplomates
36:18en charge du protocole
36:19sont payés
36:19pour avoir
36:20de bonnes raisons
36:20à présenter
36:21est-ce que
36:23sur sa lancée
36:23sur la lancée
36:24de ce succès diplomatique
36:25que peut annoncer
36:27Donald Trump
36:27à Charmelle Cheikh
36:28en Égypte selon vous
36:29je ne sais pas
36:31s'il va faire
36:32des annonces
36:32mais je veux dire
36:33il a tenu un discours
36:34en Israël
36:35qui était celui
36:36auquel on pouvait s'attendre
36:37c'est-à-dire
36:38et justement
36:38un discours
36:40rappelant
36:41la relation très spéciale
36:42ce qu'il a fait
36:43le meilleur ami
36:43etc
36:44là dans cet autre
36:46univers
36:47et surtout
36:48en l'absence
36:48de monsieur Netanyahou
36:50je pense
36:51qu'il va avoir
36:51un discours
36:52recentré
36:52sur le fait
36:53que son plan de paix
36:55est aujourd'hui
36:56la seule alternative
36:57réaliste
36:58pour avancer
36:59vers la stabilisation
37:01du Moyen-Orient
37:02est-ce que c'est le cas ?
37:03oui
37:03je pense que pour le moment
37:04il n'y a pas d'autre solution
37:06elle est d'ailleurs
37:07parfaitement compatible
37:08avec le plan de paix arabe
37:10ou avec ce que
37:11les européens souhaitent
37:12mais
37:12si vous voulez
37:13il a donné le sentiment
37:14pendant longtemps
37:15de donner la carte blanche
37:16une carte blanche
37:17à monsieur Netanyahou
37:18aujourd'hui
37:19il est dans une autre phase
37:20pour les raisons
37:20qu'on a identifiées
37:23et je crois
37:24s'il voulait
37:24que dans son esprit
37:25il espère vraiment
37:27puisque sa priorité
37:28ça reste quand même
37:29la relation
37:29la compétition
37:30avec la Chine
37:31il voudrait
37:32une forme
37:33de désengagement
37:34militaire
37:34des Etats-Unis
37:36à la fois
37:36du Moyen-Orient
37:38et de l'Europe
37:38et donc
37:39il doit s'appuyer
37:40au Moyen-Orient
37:41sur une coalition
37:42entre les pays du Golfe
37:43et Israël
37:43d'où la nécessité
37:45naturellement
37:45d'une reconnaissance
37:46par l'Arabie Saoudite
37:47d'Israël
37:48et donc
37:49si vous voulez
37:49c'est un facteur
37:50important pour lui
37:51donc je pense
37:52que le message
37:53qui tiendra là
37:54c'est
37:55nous avons une opportunité
37:57unique aujourd'hui
37:58d'établir la paix
37:59d'avoir une stabilisation
38:00de coopérer
38:01pour le bénéfice
38:02de tout le monde
38:03et les Etats-Unis
38:04sont là
38:05avec leurs entreprises
38:06avec la chose
38:07pour vous aider
38:07et pour participer
38:09à cette coopération
38:10et à ces grands résultats
38:11voilà
38:11c'est ça le thème
38:12on parle depuis tout à l'heure
38:13de ce plan de paix américain
38:14en 20 points
38:15Donald Trump a tordu
38:16le bras de Benjamin Netanyahu
38:18peut-être pas sur tous les points
38:19Ludovic
38:20sans doute pas sur tous les points
38:21de toute façon
38:22il va falloir avancer
38:23à tâton
38:24à zappar
38:24puisque
38:25l'un des principaux
38:28intéressés
38:29le Hamas
38:30n'est pas représenté
38:31et pour l'instant
38:32ne mentionne jamais
38:33le désarmement
38:35qui est une condition
38:36sine qua non
38:37pour l'établissement
38:38de ce processus
38:40de se cesser le feu
38:41depuis ce processus
38:42de paix
38:42donc il va falloir
38:43prendre ce qu'on peut prendre
38:44et comme on l'a rappelé
38:46ne pas laisser
38:47Trump seul
38:48négocier ou imposer
38:49et justement
38:50fondre ça
38:51dans une négociation
38:52multipartite
38:54multipolaire
38:54et la présence
38:55de nombreux pays
38:57pas tous de la région
38:58avec différentes sensibilités
38:59à défendre
39:00va justement
39:01plutôt dans ce sens
39:02où là
39:03on ne sera plus
39:04dans la paix
39:04par la force
39:05mais la paix
39:06par un discours apaisé
39:07on l'espère
39:08et on va se quitter
39:09sur ces images
39:10en direct
39:10du convoi présidentiel
39:12américain
39:12qui se dirige
39:13donc vers ce sommet
39:13de la paix
39:14à Charmelschek
39:14où au moins
39:1628 chefs d'état
39:17et de gouvernement
39:18sont présents
39:18pour préparer
39:19donc l'avenir
39:20de Gaza
39:21édition spéciale
39:21qui continue
39:22sur France 24
39:23on se retrouve
39:23dans 15 minutes
39:24et on évoquera
39:24notamment
39:25la situation
39:26à Madagascar
39:26où le président
39:27André Razzouel
39:28a fui
39:29on l'a appris
39:29tout à l'heure
39:30par nos confrères
39:31de RFI
39:31vous restez avec nous
39:32sur France 24
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