- 3 months ago
Category
🗞
NewsTranscript
00:00France 24, LCP, Public Sénat présente.
00:17Merci de nous rejoindre à Strasbourg au Parlement européen.
00:21Nous allons aujourd'hui tourner notre regard à la droite toute de cet hémicycle et de ceux des 27 pays de l'Union Européenne
00:27car les rangs de l'extrême droite grossissent d'élection en élection.
00:31Le 29 octobre, les néerlandais pourraient renvoyer en première position le PVV de Geert Wilders
00:36qui a fait échouer d'ailleurs sa propre coalition, conclue il y a un an avec le centre-droit.
00:41Et puis auparavant, la République tchèque a vu le retour au pouvoir du milliardaire populiste Andrei Babich
00:46dont le parti Hanno a opéré un net virage à droite.
00:50Andrei Babich qui rejoint d'autres gouvernements de droite radicale en Europe,
00:54l'Italie de Georgia Meloni, la Hongrie de Viktor Orban et la Slovaquie de Robert Fizzo,
00:59tous s'affirment trumpistes et d'ailleurs les deux derniers cités sont aussi des amis de Vladimir Poutine.
01:04Oui, alors d'ailleurs à Strasbourg, ici même, l'extrême droite européenne représente désormais un quart de l'hémicycle
01:12mais est divisée en trois groupes. L'Europe des nations souveraines qui compte l'AFD allemande,
01:17les conservateurs et réformistes emmenés par Georgia Meloni et plus nombreux, les Patriotes pour l'Europe,
01:24troisième groupe du Parlement européen créé par Viktor Orban, Marine Le Pen et Geert Wilders.
01:30Un groupe dont vous faites d'ailleurs partie, Virginie Joron, eurodéputée française, bonjour,
01:34membre des Patriotes pour l'Europe, c'est-à-dire le Rassemblement national en France.
01:39Vous allez débattre avec deux de vos collègues, Helmut Brandstatter, bonjour.
01:43Bonjour.
01:44Vous êtes eurodéputé autrichien, membre du groupe Renew au centre du Parlement européen
01:48et on accueille également Ravier Moreno-Sanchez, bonjour.
01:50Bonjour.
01:51Vous êtes eurodéputé espagnol, membre du groupe des sociodémocrates ici au Parlement européen
01:55et en Espagne du Parti socialiste et ouvrier espagnol qui est au pouvoir en Espagne.
01:59On constate que les partis traditionnels, M. Moreno-Sanchez, remportent moins de suffrages
02:04et sont morcelés véritablement dans les hémicycles avec la difficulté de créer des coalitions.
02:12C'est une des raisons de cette montée en puissance de la droite radicale ?
02:17Puisque vous parlez de l'Espagne, on va parler de mon pays, donc un gouvernement social-démocrate
02:22en coalition avec l'extrême gauche, le pays qui a la plus grande croissance,
02:28le double de la zone euro, qui crée de l'emploi, qui est à l'avant-garde de l'égalité hommes-femmes,
02:34qui est à l'avant-garde des énergies renouvelables.
02:37Et malgré ça, l'extrême droite monte, effectivement.
02:40L'extrême droite n'existait pas jusqu'en 2013 depuis le retour à la démocratie,
02:45depuis la fin de la dictature, qu'il n'y avait pas d'extrême droite.
02:48Ça englobait, tout était englobé.
02:51Les libéraux jusqu'à l'extrême droite étaient tous sous le Parti populaire espagnol.
02:54En 2013, Abascal, le leader manor de Vox, décide de sortir.
03:00La société espagnole mûre, accepte ça.
03:03Donc Vox, c'est le parti de l'extrême droite espagnol ?
03:05Exactement.
03:06Il commence à monter, à monter.
03:08Mais il commence à monter parce qu'il grignote, en fait, le parti conservateur traditionnel
03:12qu'est le Parti populaire espagnol.
03:14Et nous, nous continuons avec notre gouvernement pour la majorité sociale,
03:19et c'est pour ça qu'on est un des derniers bastions.
03:22Et c'est un modèle, comme vous pouvez le voir, qui fonctionne.
03:24Le FMI le dit, le Financial Times le dit, et ce ne sont pas des journaux ou des organismes de gauche.
03:30Alors, Virginie Joron, en France, le Rassemblement national est en tête dans les sondages
03:33en cas de nouvelles élections législatives.
03:37À quoi est due la popularité de votre famille politique ?
03:40Aussi à l'instabilité politique en France et l'impossibilité entre les partis traditionnels
03:44de dialoguer et de travailler ensemble ?
03:46Alors, déjà, permettez-moi de recentrer un petit peu la notion d'extrême droite.
03:50Parce qu'effectivement, vous mettez ça en avant.
03:52Et je pense qu'on part déjà très mal.
03:54Parce que déjà, de qualifier l'extrême droite de telle partie,
03:58c'est déjà ignorer et nous mettre une cible dans le dos.
04:01Et c'est ignorer aussi 18 millions d'Européens qui ne pensent pas être extrémistes.
04:05Donc déjà, je pense qu'au niveau déjà des notions qu'on utilise...
04:07On va dire que c'est où vous siégez dans les mystiques.
04:10Vous parleriez de droite radicale ?
04:11Non, je parlerais des patriotes, de la droite peut-être conservatrice, mais pas extrême droite.
04:16Parce que sinon, c'est dénigré.
04:17On ne se fait pas le débat sur l'extrême droite, s'il vous plaît.
04:18Oui, mais c'est important parce que c'est le mot que vous allez utiliser pendant presque 15 minutes.
04:21C'est des éléments de langage qu'on connaît bien.
04:23Non, mais parce que c'est important de rappeler que cette notion participe à la montée, finalement.
04:29Parce que les gens le considèrent que nous ne sommes pas de l'extrême droite.
04:32Et c'est pour cette raison aussi que de plus en plus, il y a cette montée, on l'a vu la semaine dernière, avec le groupe Anneau, qui n'est pas extrémiste droite.
04:40Puisqu'avant, il siégeait auprès du parti du groupe Renew, et qui à un moment donné, parce qu'il y a un bilan...
04:45Qui a été rejeté de ce groupe à la droite-là.
04:48Oui, mais c'est lui qui a annoncé qu'il partait.
04:50Et en même temps, Valérie Ayerne a profité pour les sortir.
04:52D'ailleurs, quand vous revoyez les articles de presse, ils ont été soulagés de l'annonce de Babiche.
04:57Mais ce n'est pas eux qui les ont sortis, ils étaient déjà en difficulté.
04:59Donc il y a effectivement ce décalage entre la réalité de ce que vivent la population française et européenne,
05:05avec notamment les effets du pacte d'immigration, Asie d'immigration, et surtout le pacte vert.
05:11Alors, en Autriche, pour justement en parler de votre pays,
05:15dès l'an 2000, l'extrême droite est arrivée au pouvoir dans une coalition avec la droite traditionnelle.
05:19Ça brisait un tabou pour toute l'Europe d'ailleurs.
05:21A l'époque, il y avait même eu des sanctions.
05:23Et cela, vous considérez que ça a dédiabolisé un peu la droite radicale
05:28pour lui donner une place dans les institutions ?
05:31Le problème de l'extrême droite en Autriche, ils ont été trois fois au gouvernement.
05:36Et toutes les trois fois, le gouvernement n'a pas fonctionné.
05:39La dernière fois était le scandale d'Ibiza, la grande corruption.
05:44Et le ministre de l'Intérieur était Herbert Kickl, il est le chef du parti maintenant.
05:48Et il a détruit notre service secret.
05:55Que même les Français n'ont plus parlé avec nous, même on a eu des grands problèmes.
06:02Ça veut dire, quand l'extrême droite est au gouvernement, en Autriche, il a des problèmes pour tout le peuple.
06:08Quand même, ils sont forts maintenant. Pourquoi ?
06:10Parce que les autres partis ne peuvent pas expliquer que les solutions politiques ont besoin d'un peu de temps,
06:18qu'il faut des compromis, il faut les expliquer.
06:22Alors, c'est même la faute des autres partis.
06:26Mais l'extrême droite, ce n'est pas la solution.
06:29Et le dernier point, ils ne sont pas des patriotes.
06:32Les FB autrichiens, ils sont des amis de Poutine.
06:40Ils disent toujours ce que Poutine veut.
06:44Et ici, à Strasbourg, ils votent toujours comme Poutine.
06:47On en parlera et on interrogera ce lien avec la Russie.
06:50Mais en tout cas, ce développement, cette montée des gouvernements de droits radicals en Europe
06:55est pour certains observateurs lié à un recul des droits de l'homme sur le vieux continent.
07:01Nous avons interrogé l'ONG Amnesty International, qui est très inquiète sur ce sujet.
07:06Alors, de manière générale, on observe un recul des droits humains dans le monde et en Europe également.
07:13L'Europe n'est pas épargnée par ce retour en arrière un peu général qu'on observe depuis quelques temps.
07:20Dans certains pays en particulier, c'est vrai que c'est assez marqué.
07:24La Hongrie, la Pologne, la Slovaquie, par exemple,
07:26où on voit que les droits des femmes, le droit à l'avortement, le droit des personnes LGBT,
07:31le droit des personnes migrantes, étrangères, sont particulièrement atteintes.
07:35Que la société civile aussi est attaquée avec des lois qui la visent particulièrement.
07:39Une répression du droit de manifester qu'on a documenté, nous, largement dans toute l'Europe.
07:44Monsieur Moreno-Sanchez, en effet, vous observez plus précisément
07:50ces atteintes aux droits des citoyens et des minorités ?
07:53Bien sûr. C'est pour ça que, notamment en Espagne, avec le gouvernement Pedro Sánchez,
07:58on est très strict, notamment sur toutes les lois anti-violence machiste,
08:03égalité homme-femme, toutes les libertés de ce qu'on appelle les LGTBI,
08:10enfin tous ces collectifs.
08:12Et on continue de défendre ça parce que sinon, effectivement, c'est un retour en arrière.
08:19Et tous ces progrès qu'on a obtenus ces dernières années,
08:22effectivement, cette vague d'extrême droite qui arrive risque de les remettre en cause.
08:26Et c'est des sociétés qui fonctionnent très bien.
08:28Aller en Espagne, vous voyez le dynamisme, et tout le monde veut venir en Espagne.
08:31Donc, il faut continuer dans ce sens-là.
08:34Virginie Jouro, quand vous observez certains de vos alliés,
08:36par exemple, Viktor Orban, qui est en Hongrie, interdit la Gay Pride.
08:40Est-ce que c'est un modèle pour vous ?
08:43Ce n'est pas un modèle parce que, dans le sens où nous, on défend d'abord nos intérêts,
08:47d'abord les Français avant les autres.
08:48Après, il est libre de faire ce qu'il veut.
08:49Je veux dire, on ne prend pas un État plus qu'un autre comme modèle.
08:53Nous, nous avons notre propre politique, nous défendons nos propres valeurs.
08:56Et donc, ça revient à vos valeurs à interdire ou autoriser les Gay Pride ?
08:59Non, pas du tout. Je veux dire, nous, on n'a jamais sur ce sujet,
09:02on n'a jamais remis en question les droits LGBT,
09:03on n'a jamais remis en question le mariage pour tous,
09:06on n'a jamais remis en question les droits à l'avortement pour les femmes.
09:09Ce que vous ne comprenez pas, c'est que les patriotes, c'est quoi ?
09:13On défend d'abord nos valeurs, nos intérêts, nos principes et on respecte les autres.
09:16Effectivement, on peut dénoncer cette politique,
09:20mais ce n'est pas à nous de juger ce dont les citoyens, à un moment donné,
09:25ont fait pour choix comme dirigeants.
09:27Je pense qu'il a été voté dans son pays.
09:29Des élus, il a été élu, donc il a respecté la démocratie.
09:32Donc, si sa population a voté pour ce chef d'État, il faut respecter.
09:35Et donc, vous votez en ordre dispersé aussi au Parlement sur ces sujets sociétaux ?
09:40Bien sûr, chacun est libre de voter ce qu'il a envie de voter.
09:43Et là, vous pouvez toujours vérifier.
09:44On est un groupe, les patriotes pour l'Europe, avec des valeurs qui nous unissent,
09:47c'est-à-dire souveraineté, indépendance et on ne souhaite pas trop de bureaucratie de Bruxelles.
09:52Et tout le reste, vous désuniez ? L'économie ?
09:54Ce n'est pas une désunion, mais c'est un respect.
09:56C'est un respect des votes de chacun.
09:58Nous, ce qui nous lie, c'est la souveraineté de chaque État membre, de chaque parti politique.
10:02Alors, quand on voit effectivement ces gouvernements de plus en plus autoritaires,
10:07à l'image de Victor Orban, on peut parler de Robert Fizzo,
10:10on va parler aussi des prochains, de ceux à venir peut-être aux Pays-Bas,
10:14avec un droit de veto au Conseil européen, sans être gravement sanctionné,
10:19c'est-à-dire qu'ils utilisent ce droit de veto comme manière de négocier des fonds européens, par exemple.
10:25Est-ce que l'Europe est encore le continent des droits de l'homme ?
10:29Oui, ça c'est la base de l'Union européenne.
10:33Mais vous parlez de Fizzo et Orban.
10:35Vous savez, ce sont deux nationalistes.
10:37Si Orban, vous connaissez, il montre la carte de Hongrie, le Grand Hongrie,
10:45et la Slovaquie est par.
10:47Pour Orban, la capitale de Slovaquie, Bratislava, est Pozhanie.
10:53Alors, ça c'est le problème.
10:55Si les deux peuvent, à la fin, ils sont en guerre.
10:59Parce que Mitterrand a dit que le nationalisme, c'est la guerre.
11:04Et Pozhan, c'est le problème le plus grand de la droite,
11:08qu'ils sont nationalistes, et ça peut faire la guerre.
11:12Il y a parfois des intérêts divergents entre ces dirigeants souverainistes,
11:16Travier Moreno-Sanchez, en tout cas, ces dirigeants de droite radicale ou d'extra-droite,
11:19ils ont un point commun, ils sont soutenus actuellement par Donald Trump.
11:23Parce que ce soutien du président américain, ça peut être un facteur qui accélère cette montée de la droite radicale européenne.
11:30Et des réseaux sociaux américains.
11:33Ce soutien se transforme en soumission de la part des droites européennes.
11:38Et je reviens, malheureusement, je reviens toujours à mon pays, mais regardez Pedro Sanchez, qui a dit, non, il y a d'autres voies.
11:45Par exemple, sur la défense, on va augmenter, mais en maintenant la cohésion sociale.
11:52Parce que la paix, ça ne se joue pas seulement avec les armes, mais simplement aussi dans les sociétés.
11:58Quand Donald Trump annonce toutes ces barrières douanières, tous ces tarifs,
12:04ce qu'ils ne savent pas, les Américains, c'est les premiers qui vont être touchés, c'est eux.
12:08C'est eux qui sont déjà touchés par l'inflation.
12:11Et ça n'a aucun sens.
12:12On a toujours fait du libre commerce.
12:14Et donc, il faut continuer là-dessus.
12:17Et c'est clair que ça donne un mauvais exemple.
12:18Parce que les forces d'extrême droite dans nos différents pays, qu'est-ce qu'ils veulent faire ?
12:25Ils veulent suivre l'exemple de Trump.
12:27Et monsieur l'a dit, le nationalisme c'est la guerre.
12:29L'a dit Mitterrand en 1995, il est dans cette maison au Parlement européen.
12:33Donc, revenir au nationalisme, c'est pas bon.
12:36Ça fait quoi maintenant ?
12:37Presque sept décennies qu'on vit ensemble, qu'on a un projet commun, un destin commun, les Européens.
12:43On veut revenir en arrière, je ne pense pas.
12:45Virginie Joureau, le lien avec l'étranger, vous dites nationalisme.
12:48Et certains partis de votre famille politique ont été critiqués pour leur lien avec Vladimir Poutine.
12:53Même le Rassemblement national avec, depuis la rentrée, directeur général de votre parti, Patrice Hubert,
12:59qui a noué d'importants réseaux avec Moscou.
13:02Le lien entre vous, votre famille politique et la Russie n'est pas rompu ?
13:06Alors déjà, c'est quoi un portant réseau ?
13:08Moi, je ne sais pas ce que ça veut dire.
13:09Vous me la prenez, là, d'abord, cette information.
13:11Précisément, c'est un article du journal Le Monde qui précise que Patrice Hubert a entretenu une relation,
13:18un réseau avec l'oligarque russe proche de Poutine, Constantin Malofoyev.
13:21Un portant réseau.
13:22Alors moi, je ne sais pas concrètement ce que ça veut dire.
13:24Moi, ce que je sais par rapport à les dénonciations de la politique trumpiste.
13:28Je l'entends, mais je pense qu'on est en train de faire la même chose, là, en ce moment, en Europe.
13:32On est en train, aujourd'hui, de mettre au goût du jour, et moi, je l'apprécie, c'est la préférence européenne.
13:38Dire aujourd'hui qu'on veut, pour notre industrie, de la préférence européenne, c'est nationaliste ?
13:42Non.
13:43C'est qu'on veut aussi défendre nos propres intérêts.
13:46C'est incompatible avec soutenir Trump.
13:48Mais non, je ne soutiens pas.
13:49Ce n'est pas du tout ça.
13:50Ah si ?
13:50Non, non, je ne soutiens pas Trump.
13:51Je soutiens la vision de Trump dans le sens où « America first » et donc « Europa first » et même « France first ».
14:00J'ai envie de dire que chacun, chaque député européen doit d'abord penser à son industrie, à l'autre penser à tout ouvrir.
14:07On voit les résultats.
14:08Pourquoi vous vous plaignez de la montée de tous ces partis ?
14:10Mais parce qu'il y a ce résultat qui…
14:11Dans votre groupe, il y a un Victor Orban qui continue à importer du gaz russe parce que ça ne lui passe pas de problème et qui considère que…
14:16Mais il va se faire sanctionner.
14:17On est en train de le sanctionner.
14:18On est en train de tout couper.
14:19Encore une fois, notre politique d'abord, et chaque député européen, qu'on se le dise, d'abord on pense à nos citoyens.
14:25Moi je pense d'abord aux Français, après à l'Europe.
14:28Et la préférence européenne pour moi ce n'est pas un gros mot.
14:30Et pour revenir à ce que vous m'avez dit…
14:31Et sur Vladimir Poutine, est-ce que vous assumez le lien entre votre famille politique, entre les patriotes pour l'Europe et Vladimir Poutine ?
14:36Il n'y a pas à assumer quoi que ce soit.
14:37Je ne sais pas, je ne connais pas ces réseaux dont vous parlez aujourd'hui.
14:41Moi concrètement, vous pouvez regarder, on a un registre de transparence, il n'y a aucun lien, il n'y a pas d'intérêt particulier ou même direct.
14:49Avec la Russie, vous le savez très bien, parce que sinon, si on avait vraiment des liens, ça ne serait pas que le monde qui reprendrait cette information,
14:58mais tout le monde ici au Parlement.
15:00Il y aurait déjà même un débat contre nous aujourd'hui pour dire, attendez, il y a encore les marionnettes de Poutine ici au Parlement.
15:05Vous avez reçu des financements russes et rompus avec cette pratique ?
15:10Alors, des financements russes, à l'époque, comme vous le savez tous aussi en France, c'est qu'il y a eu un prêt bancaire avec un contrat, avec une banque tchèque.
15:17Qui s'est fait racheter par les Russes ? Ça, on n'est pas responsable de ce rachat.
15:22Et depuis ce prêt, il a été, je crois, soldé.
15:25Donc, il n'y a plus du tout financièrement d'intérêt direct ou indirect avec des forces russes.
15:31Je veux dire très simplement, Trump veut détruire l'Union Européenne parce qu'il est très facile de faire des négociations avec des pays.
15:41Poutine veut détruire l'Europe aussi parce qu'il veut une faible Europe.
15:47Alors, il faut une Europe souveraine ensemble, très fort.
15:52Ça, c'est notre chance.
15:54Et la droite veut Trump.
15:56Trump est chômage pour l'Europe.
15:58Poutine est guerre pour l'Europe.
16:00Alors, seulement une Europe très, très forte, ça, c'est la chance pour le futur, pour la génération.
16:07Moi, je dis toujours, moi, je suis la génération la plus heureuse de toujours en Europe.
16:14Il faut continuer, alors.
16:15J'avais toutes les possibilités.
16:17J'ai trois enfants.
16:19Je veux qu'eux, dans 30 ans, ont les mêmes possibilités et la paix et une Europe sans frontières.
16:28Un mot de conclusion très rapide, M. Mouradon Sanchez, sur la montée de ses droites extrêmes et leurs conséquences en Europe.
16:34Il faut les contrer.
16:35Mais il faut continuer avec nos programmes, nos politiques, parce qu'à moyen et à long terme, on se rendra compte que c'est la seule voie.
16:43Comme disait monsieur, entre Poutine et Trump, l'Europe doit être au milieu et on doit avancer avec une autonomie.
16:51Et on a tous les moyens pour le faire.
16:54Donc, il faut simplement qu'on ait confiance en nous-mêmes.
16:56Et c'est la fin de ce débat.
16:57Merci à tous les trois d'y avoir participé.
16:59Et merci à tous de l'avoir suivi.
17:01Restez sur nos antennes.
17:02L'actualité continue.
17:05Sous-titrage Société Radio-Canada
Be the first to comment