00:00Mais si vous êtes exact et que vous allez jusqu'au bout de la citation,
00:05j'ai parfaitement dit ça et j'ai rajouté,
00:08mais si j'avais dû prendre la décision tout seul,
00:10je l'aurais probablement laissé programmé.
00:14En tout cas, moi, je n'aurais pas touché à cette programmation.
00:16Mais c'est pour être complet et pour que vos téléspectateurs comprennent complètement.
00:21Il y a une décision de justice, elle est très claire,
00:23et donc les choses seront reprogrammées.
00:25J'ai décidé de ne pas faire appel.
00:27Une fois que la justice du pays a dit les choses,
00:30je la respecte, le film va être reprogrammé,
00:34va repasser, je crois, jusqu'à mardi,
00:37et il y aura le nombre de séances qui étaient prévues jusqu'à présent
00:43pour que les choses se passent le plus tranquillement possible
00:47en essayant de ne pas faire de polémiques.
00:49Encore une fois, vous savez, quand vous êtes maire
00:52et que les avocats et les services juridiques vous disent
00:54si ça passe, parce qu'en fait, on parle d'un équipement municipal,
01:00c'est comme si ça passait dans l'Amérique.
01:01Vous êtes dans l'illégalité, je ne suis pas juriste,
01:04je ne suis pas le chef de l'administration juridique de la ville,
01:08je ne suis pas avocat, donc je suis face à des professionnels.
01:11Bon, ils me disent, ça ne passe pas, c'est illégal.
01:13Qu'est-ce que je fais ?
01:14Duralex, cède l'ex, c'est allé au tribunal.
01:17La justice vient de dire que c'était légal et que ça pouvait passer.
01:21Duralex, cède l'ex.
01:23Donc, je m'en tiens à ce que dit la justice.
01:25Si elle considère, et il semblerait que ce soit très clair,
01:29que ce film peut passer, il passe et il sera diffusé au château de la busine.
01:34Vous me dites, monsieur le maire, que sans les conseils
01:37de ces différents avocats et juristes que vous avez consultés,
01:41vous auriez autorisé ce film.
01:42Ce qui signifie donc qu'aujourd'hui, vous êtes un maire satisfait
01:46par cette décision de justice.
01:48En tout cas, la justice a parlé et une fois qu'elle a parlé,
01:52on s'en tient.
01:53J'aurais pu faire appel, j'aurais pu m'obstiner.
01:56Je pense qu'il y a assez de polémiques autour de tout ça.
01:58Vous savez, j'ai reçu depuis cette affaire-là,
02:01parce qu'en fait, ce qui a été raconté,
02:03je ne le montre pas sur votre antenne,
02:04où les choses ont été plutôt claires.
02:08Les gens ont raconté que j'avais interdit le film dans la ville,
02:11que personne ne pouvait voir le Sacré-Cœur à Marseille.
02:16Ce qui ne veut rien dire, Marseille, c'est une ville,
02:18c'est la plus grande ville de France consacrée au Sacré-Cœur.
02:21Elle est consacrée au Sacré-Cœur depuis la peste de 1723.
02:26Je ne suis pas un censeur, je ne m'érige pas en censeur,
02:30et je considère que les gens ont le droit d'avoir la foi,
02:32ont le droit de croire ou de ne pas croire dans cette ville.
02:34Qu'ils soient musulmans, qu'ils soient chrétiens,
02:37qu'ils soient juifs, qu'ils soient athées, bouddhistes,
02:39ils sont ce qu'ils veulent, ils ont le droit de vivre ensemble,
02:41leur foi, ou de ne pas la vivre, s'ils ont décidé de ne pas en avoir.
02:45Mais, encore une fois, vous comprenez bien que dans la période,
02:49quand vos avocats vous disent, quand les avocats de la ville,
02:51quand le service juridique de la ville vous disent
02:53« Non, ça n'est pas possible », je ne veux pas prendre le risque.
02:57La justice dit « Oui, c'est possible, c'est programmé ».
03:00Vous prévoyez de changer d'avocat, peut-être, monsieur le maire ?
03:04Je ne m'amuse pas à ce genre de choses.
03:07En général, j'endosse la responsabilité.
03:11J'essaie de ne pas me cacher derrière mon petit doigt.
03:14Mais, en tout cas, j'essaierai de prendre beaucoup plus d'avis la prochaine fois.
03:17Un tout dernier mot avant de vous libérer.
03:19Pour être sage dans la vie.
03:19Pardon, excusez-moi ?
03:21Pour rester sage dans la vie.
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