00:008h13, la grande interview CNews Europe 1 avec Philippe Tabarro.
00:05Bonjour Philippe Tabarro.
00:06Bonjour.
00:06Ministre des Transports, merci beaucoup d'être avec nous sur CNews et Europe 1 ce matin.
00:11On va balayer tous les sujets d'actualité.
00:14Déjà, première question, ce matin je m'adresse à un ministre LR ou pas ?
00:19Un ministre qui a été suspendu de son parti politique, par contre qui n'a pas été suspendu de ses convictions.
00:25LR a toujours été ma famille politique depuis l'âge de 18 ans, avant c'était l'UMP, avant d'autres formations.
00:34Et je reste avant tout un homme de droite.
00:37Vous comprenez la décision des Républicains de vous suspendre ou pas ?
00:41Écoutez, j'ai fait ce choix personnel avec un certain nombre de collègues de continuer ma mission au sein de ce gouvernement
00:48dans un domaine très particulier qui est le domaine des transports.
00:52Et puis j'ai eu dimanche 5 au soir, le premier ministre 5 octobre au soir, le premier ministre qui m'a fait confiance
00:59en me nommant dans son premier gouvernement, le Lecornu 1.
01:03Je ne me voyais pas, par respect de la parole donnée, 4 jours plus tard, lui dire
01:07« J'ai changé d'avis, je ne souhaite plus servir mon pays et je ne souhaite plus être dans le Lecornu 2 ».
01:13Donc c'est une continuité.
01:14Et puis surtout, j'ai envie de continuer à servir mon pays pour lui donner une stabilité politique.
01:20On en reparlera probablement.
01:22Et puis surtout, pour agir pour le secteur des transports.
01:25Parce que je me suis retourné un petit peu vers mes administrés, notamment dans le Sud,
01:29en leur demandant « Qu'est-ce que je fais ? Quelle décision je prends ? »
01:32Et puis beaucoup m'ont dit « Continuez votre mission ».
01:35Vous savez, on a l'impression que depuis quelques mois, dans le secteur des transports, ça bouge.
01:39Qu'on a un ministre qui est ferme dans les conflits sociaux, peut-être pour la première fois,
01:44qui s'attaque à l'État dans l'État, qui est le contrôle aérien,
01:49qui arrête de culpabiliser les automobilistes qui, quelquefois, n'ont pas d'autre solution de mobilité
01:55que d'utiliser leurs voitures.
01:57Et notamment, avec la question des ZFE, qui a fait couler tellement d'encre,
02:01avec l'idée que quand on lance un chantier, quand on prend une décision pour désenclaver un territoire,
02:07on va jusqu'au bout. Et je pense notamment à la question de l'A69,
02:12que dans les transports, il y a de sécurité aujourd'hui, grâce à la loi que j'ai pu porter,
02:17qui donne des moyens supplémentaires à ces agents.
02:19C'est tout ça qui a motivé ma décision.
02:23Après, l'idée plus politique de dire « Est-ce que c'est un bon calcul de rester ou pas ? »
02:28« Est-ce que je ne vais pas... »
02:29Bruno Retailleau a dit « En gros, on ne peut pas tout accepter pour un portefeuille. »
02:33Écoutez, Bruno avait une toute autre idée le dimanche 5 octobre,
02:39puisqu'il a convaincu les députés et les sénateurs de notre famille politique d'aller au gouvernement.
02:47Il a changé d'avis, notamment plus pour des questions de personnes,
02:51le lendemain et à travers ce tweet, qui a quand même créé une crise institutionnelle dans notre pays.
02:57Si on pense en termes de calcul politique, j'ai peut-être pas...
03:00Vous n'avez pensé que c'était une erreur de sa part ?
03:02Moi, je pense que je n'ai peut-être pas fait le bon choix politique,
03:05parce que le gouvernement aurait pu tomber quatre jours après.
03:08J'aurais pu retourner, là ça tient, on ne sait pas jusqu'à quand.
03:11J'aurais pu retourner, je dirais, au chaud, au Sénat.
03:14Je ne l'ai pas fait par calcul politique.
03:16Je l'ai fait parce que je veux servir mon pays et je veux servir le secteur des transports.
03:20Merci.
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