Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois
Depuis des mois, le magazine satirique La Furia subit l’acharnement des officines d’extrême-gauche marchant main dans la main avec certaines agences d’Etat. Après des plaintes répétées de SOS Racisme et de SOS Homophobie sans aucune raison sérieuse, la Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse a retiré l’agrément du magazine, l’exposant non seulement à une restriction des points de vente mais aussi à des prix prohibitifs des affranchissements. Depuis, les plaintes ont été classées sans suite mais les décisions de la CPPAP n’ont pas été levées. Pire, il faudra attendre au moins deux ans pour qu’un tribunal administratif se penche sur la question.
Le journaliste et essayiste Laurent Obertone et le dessinateur Marsault sont venus raconter la chasse aux sorcières dont ils font les frais depuis des mois.
Vous pouvez soutenir La Furia en cliquant ici.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00– Ils ont voulu les censurer, eux aussi, c'est La Furia,
00:09le magazine trimestriel, à mes côtés, Laurent Oberton, bonjour.
00:12– Bonjour.
00:12– Vous êtes essayiste, romancier, journaliste,
00:15on vous connaît avec la France Orange Mécanique,
00:17et puis également avec vous, Marceau, bonjour.
00:19– Bonjour.
00:20– Dessinateur, humoristique, acide, caustique, on peut en dire,
00:24déqualifié.
00:24– Polémique, controversée, voilà.
00:26– Un petit peu, j'ai pas osé le dire, ça.
00:27Alors, vous allez nous parler de ce magazine, Furia, je le montre à tout le monde,
00:30l'État m'a censuré, ER, on a compris, évidemment,
00:33c'était en référence à Omar Mathuet.
00:36Racontez-nous pourquoi l'État veut vous faire taire, encore une fois.
00:41– Alors, c'est assez simple, je pense que l'irrévérence de droite
00:43n'est pas tout à fait tolérée par les champions de la tolérance.
00:48Ce qui s'est passé, c'est que SOS Racisme, SOS Homophobie
00:51ont déposé une série de plaintes contre nos contenus.
00:54– Bon, c'est rien d'extraordinaire, mais une obscure commission, la CPPAP,
01:02qui gère les agréments en presse, c'est-à-dire le droit d'être distribué
01:07dans le réseau de presse, a décidé, suite à des courriers de délation
01:11de ces associations vigilantes, que notre contenu, effectivement,
01:15n'était pas approprié, était, je cite, susceptible de choquer le lecteur.
01:19Donc, à partir du moment où vous êtes susceptible de choquer le lecteur,
01:22c'est déjà trop.
01:23– Le contenu qui était en question, est-ce qu'ils vous ont donné des précisions
01:26ou c'était à la volée ?
01:28– C'est génial parce que la lettre qui nous radit ne précise pas,
01:32dit juste, c'est dans ces deux numéros.
01:34Ils citent les numéros, c'est déjà beaucoup,
01:36et on sait par le courrier qu'ils ont fait au tribunal administratif
01:39qu'il y a cinq ou six pages qui ont été scannées,
01:41et c'est même pas précisé exactement quel endroit, quel passage pose problème.
01:44– Et surtout, les plaintes qu'ils ont déposées ont été entre-temps
01:47classées par la justice, donc en fait, il n'y a rien.
01:50Le contenu est peut-être susceptible de choquer ces gens-là,
01:53mais le gros problème, c'est que ce ressenti prime sur tout,
01:57prime sur la justice, prime sur la réalité du contenu,
02:00puisque la justice estime qu'il n'y a rien, il n'y a pas matière à infraction,
02:04et donc ça leur suffit pour nous, nous éjecter des kiosques.
02:07– Alors, si je résume, SOS Racisme fait une plainte pour homophobie,
02:12racisme et j'en passe et des meilleurs, cette plainte est classée sans suite.
02:16Pour autant, la décision qui est prise contre vous
02:19par la commission paritaire de la presse, en gros,
02:22qui vous exclut des kiosques, elle, elle est maintenue.
02:24– Elle est maintenue en renvoyant ça à la justice
02:27qui doit se prononcer sur le fond, mais d'ici deux ans, à peu près,
02:31en moyenne. – Tout à fait, la justice française.
02:32– Voilà, donc on a largement le temps d'agoniser d'ici là.
02:36– Alors justement, les conséquences, Marceau, peut-être vous pouvez nous en parler,
02:39les conséquences de cette censure, parce que c'est ni plus ni moins une censure,
02:43quand on vous éjecte de certains points de vente, quelles sont-elles ?
02:46– Alors, c'est une censure déguisée, c'est-à-dire qu'on aurait préféré
02:49une censure brutale et assez claire, on vous interdit.
02:52Or, c'est vraiment une attaque extrêmement vicieuse,
02:54c'est quasiment un empoisonnement, c'est destiné à affaiblir
02:57et à nous faire mourir, quoi.
02:59Donc, c'est vraiment particulièrement sournois.
03:02Et les conséquences, elles sont plus… enfin, il y en a plusieurs.
03:05La première, c'est évidemment le retrait de pas mal de points de vente,
03:09puisque avant, au nom du pluralisme, tu me coupes si je me trompe,
03:13c'est le conseiller technique, Laurent, il est extrêmement précis.
03:16– C'est chirurgical.
03:17– C'est ça, au nom du pluralisme de la presse, etc.
03:20tous les kioskiers étaient tenus de nous prendre en riant, quoi.
03:24Là, ça n'est plus le cas, c'est-à-dire que les kioskiers
03:26qui nous prennent encore la furia, c'est vraiment ceux qui veulent le prendre,
03:30qui sont convaincus, qui aiment ce qu'on fait,
03:32ou même qui ont une vision un petit peu démocratique
03:33et qui partent du principe qu'il faut exposer tout le monde.
03:38Mais les kioskis qui ne nous aimaient pas,
03:39qui affichaient la furia en rayon en se bouchant le nez,
03:43du coup, vont se jeter sur l'occasion pour ne plus nous prendre.
03:46Donc, c'est vraiment un effondrement des points de vente physiques,
03:48c'est-à-dire que le monsieur moyen, pour reprendre Laurent,
03:51qui se promenait, qui tombait sur une une un petit peu sympa
03:53et qui ne nous connaissait pas, maintenant, c'est quasiment impossible,
03:56puisque la furia…
03:57– De vous découvrir, c'est impossible.
03:58– C'est quasiment impossible de vous découvrir.
03:59Par ailleurs, on avait des avantages fiscaux et postaux
04:04relatifs à tout magazine qui disparaissent.
04:07Donc, c'est d'histoire de TVA, je crois.
04:08Donc, tout ça, c'est vraiment des charges assez lourdes
04:11qui vont peser sur le journal à partir de maintenant.
04:14Donc, charges financières plus points de vente en moins,
04:17c'est quand même pas génial.
04:17– Et en plus, les points de vente en moins, si je ne m'abuse,
04:22les gens qui vont continuer par choix de vous distribuer
04:25vont subir des pressions, j'imagine.
04:26– Éventuellement.
04:27– On sait déjà que SOS Racisme a commencé là, en fait,
04:31en envoyant des courriers un petit peu intimidants à nos vendeurs,
04:34en disant, regardez, vous vendez ça, ça veut dire que vous validez
04:37les hors-sambles de notre histoire, en quelque sorte.
04:40Et automatiquement, les grandes enseignes, Cultura, par exemple,
04:43on a eu des preuves de ça, que des messages internes ont circulé
04:46en disant, retirez-les des rayons, on n'en parle à personne,
04:50mais on cache ce magazine, ce qui est totalement illégal,
04:53mais on sait que ça a été fait, on a la preuve.
04:55Donc, à partir de là, maintenant, il n'y a plus de filet,
04:59les vendeurs seront exposés à ça et ne pourront pas dire,
05:01oui, mais ils ont l'agrément, je suis obligé de les vendre.
05:05Donc, on va perdre beaucoup, petit à petit, on pense, de points de vente
05:08et l'idée de nous faire disparaître du paysage.
05:10C'est-à-dire, la liberté d'expression…
05:12– Globalement, c'est du bruit-mote, en fait.
05:12– Oui, c'est ça, c'est la liberté d'expression, d'accord,
05:15mais dans votre jardin, très loin des canaux d'expression classiques.
05:19– Et une fois de plus, du boycott, on en a assumé,
05:21puisque du coup, ce n'est pas vraiment interdit, c'est… voilà.
05:24– Oui.
05:24– C'est un peu le phénomène qu'on peut rencontrer sur les réseaux sociaux,
05:26sur les plateformes de vidéos, c'est le fameux shadow banning, c'est-à-dire…
05:29– Exactement ça, on s'est fait shadow banner des kiosques, complètement.
05:33– Alors, j'imagine que vous avez plein d'espoir quand même
05:38pour que la situation soit rétablie, notamment grâce à vos abonnés.
05:41Quel soutien avez-vous reçu depuis cette affaire ?
05:45Parce que quelque part, j'ai envie de vous dire que notre grande famille,
05:48tout confondu, est un peu habituée à ces coups de boutoir du système.
05:51– Oui, alors c'est vrai qu'on ne savait pas du tout
05:53si on allait avoir des réactions, du soutien,
05:58s'il y aurait eu un mouvement d'indignation un peu général contre ça.
06:02Et il se trouve que c'est le cas, parce qu'on voit qu'on critique souvent
06:05la solidarité de notre camp, en disant chacun est dans sa petite boutique
06:09et on ne se préoccupe pas des autres, eh bien je trouve quand même
06:11que là on a eu pas mal de réactions, pas mal de messages,
06:16de soutien, d'appels à l'abonnement en disant, nous de toute façon,
06:19on est très clair, notre situation économique, elle tenait à un fil
06:23parce qu'on n'a pas d'investisseurs, on n'a pas de milliardaires,
06:26on n'a pas d'aide à la presse, donc on était extrêmement ric-rac.
06:29Avec ça, c'est une condamnation à mort.
06:32Donc soit vous vous abonnez tout de suite, vous nous aidez tout de suite,
06:36soit on disparaît.
06:36Pour le coup, c'est la responsabilité aussi du lecteur,
06:40on ne dépend que de lui, on n'existe que grâce à lui.
06:42Donc cet appel a l'air de fonctionner, parce que c'est vrai
06:45qu'on a beaucoup d'abonnements, on a beaucoup de mobilisations.
06:49Pour l'instant, on n'est pas tiré d'affaires, mais on entrevoit la lumière.
06:53– Il y a des sursis au moins pour les numéros qui se profitent.
06:56– Clairement, les deux prochains numéros, on est sûr de pouvoir les sortir
06:59et on espère surtout amplifier le mouvement, retourner cette attaque
07:04contre ces auteurs, en montrant que non seulement ils n'arriveront pas
07:08à nous faire disparaître, mais qu'en plus, à chaque fois qu'ils vont essayer
07:10de faire disparaître un média non aligné, la contre-mobilisation sera telle
07:17qu'on va les dissuader de refaire ce genre de petite bassesse.
07:21– On parlait tout à l'heure du caractère un peu insidieux de leurs attaques,
07:25en plus ils ont fait ça juste avant l'été je crois.
07:27– Mais c'est ça, le retrait de l'agrément, là on a lancé la riposte aujourd'hui.
07:31Pourquoi on l'a lancé aujourd'hui ?
07:32Parce que le retrait de l'agrément a eu lieu au début de l'été.
07:35Et donc évidemment que c'était calculé, parce que si on avait fait une campagne
07:39comme on fait actuellement au début de l'été, ce serait tombé dans l'oubli des vacances,
07:43dans le vide des vacances, parce que les gens se détendent et à raison.
07:47Donc ils auraient dit, écoute la petite polémique de la furrière, on verra ça plus tard.
07:50Et en gros, il ne se serait rien passé du tout.
07:52Et si on avait remis une couche à la rentrée, ça aurait vraiment fait un flop.
07:54Donc non, non, tout ça est vraiment particulièrement insidieux.
07:59J'ajoute que ça fait, je trouve, assez écho à l'époque.
08:02C'est-à-dire que la gauche, voyant qu'elle perd du terrain sur tous les niveaux,
08:05que ce soit institutionnel, culturel, surtout culturel d'ailleurs,
08:08parce que les gens en ont marre de l'humour de gauche subventionné,
08:11donc il commence à aller dans le camp d'en face,
08:13ne prend même plus de pincettes pour se débarrasser des gens qui la dérangent.
08:17Alors je vais faire un parallèle un peu audacieux avec la furia et Charlie Kirk,
08:20mais Charlie Kirk c'est ça, c'est-à-dire que le type,
08:22il a juste des idées qui ne conviennent pas à la gauche,
08:25bon ben on le bute, non mais voilà, on le bute, point quoi.
08:28Et nous c'est pareil, c'est-à-dire que les idées qu'on a ne conviennent pas à la gauche…
08:32– Pour l'instant vous avez de la veine, c'est que le magazine qu'on essaie de buter.
08:34– C'est que le magazine et je leur conseille de ne pas venir trop se frotter à nous,
08:38mais n'empêche que sur le principe c'est à peu près ça,
08:40c'est-à-dire qu'on ne justifie pas, ou alors vraiment vite fait,
08:43et encore, quand on a mis la lumière dessus,
08:45voilà, on les fait sauter parce que c'est comme ça.
08:48– C'est ça qui est vraiment fou, c'est que c'est vraiment un tampon administratif,
08:51justement il n'y a pas de juge, il y a machin, et c'est a priori légal,
08:55ils ont le droit de faire ça, de dire le contenu est susceptible de choquer,
08:59mais tous les titres de presse, je ne sais pas quelle publication
09:02n'est pas susceptible de choquer, il y a des gens qui sont choqués partout.
09:05– Le JT de Léa Salamé.
09:06– Oui, ben voilà, c'est très choquant,
09:08Libération c'est choquant, l'humanité c'est choquant,
09:10et après c'est au lecteur de prendre sur soi en se disant,
09:13bon ça me choque, je reste zen, je ne suis pas obligé de les lire.
09:15– Bien sûr.
09:17– Voilà, mais malheureusement ça ne marche pas comme ça,
09:20et c'était encore une fois l'État profond,
09:23cette dame donc la présidente de la CPPAP,
09:26elle est conseillère d'État, énarque,
09:28membre du comité d'éthique de France Télévisions,
09:30ancienne de l'ARCOM,
09:31– Elle a tous les diplômes.
09:32– Voilà, elle a tous les diplômes,
09:34pour nous dire non, vous non,
09:36parce que votre humour à vous ça ne va pas.
09:38Et voilà.
09:39– Alors justement on va peut-être parler quand même de cette revue,
09:42on ne va pas faire l'intégralité sur vos opposants,
09:45même s'ils sont nombreux,
09:46mais on les espère bientôt en déroute.
09:48Racontez-nous Furia, c'est le 16ème numéro,
09:50donc ça dure quand même depuis déjà pas mal de temps.
09:53– 2022, le lancement c'était 2022,
09:55et là on était agréés à cette époque-là,
09:57tout allait bien,
09:57c'est-à-dire que normalement ils ont vérifié les contenus
10:00pendant 3 ans sans trouver jamais aucun problème,
10:03et il a suffi d'une lettre pour qu'ils commencent à…
10:05– Heureusement qu'ils n'ont pas lu.
10:07– Heureusement qu'ils n'ont pas lu pendant tout ce temps-là.
10:09– Évidemment qu'ils n'ont pas lu,
10:10ils n'ont pas du tout lu.
10:11– Sinon ils auraient fait une plainte plus tôt non ?
10:13– Bien évidemment, je veux dire selon leurs critères,
10:17c'est ça que je voulais dire quoi.
10:18Selon leurs critères évidemment qu'ils auraient fait une plainte avant
10:20parce que la Furia c'est la foire.
10:22Mais non, non, ils ont décidé de lire,
10:24il y a deux numéros comme tu disais,
10:25pour je ne sais quelle raison.
10:27– Une petite lettre de délation.
10:29– De délation quelconque,
10:30intéressez-vous à la Furia et voilà quoi.
10:32– Est-ce que finalement aussi,
10:33je vais faire un peu l'avocat du diable quand même,
10:35pour qu'on ait l'impression que…
10:37mais est-ce que ce n'est pas aussi un peu votre fonds de commerce
10:39de choquer, de provoquer,
10:41et que bon, là ce coup-là vous avez perdu quoi.
10:42– Non mais la provocation, elle est complètement assumée.
10:45Moi, effectivement, même des fois,
10:48certains de notre camp en théorie nous disent,
10:50quand même, votre humour est radical quand même.
10:54Mais on dit, mais attendez,
10:55vous avez vu la situation dans laquelle est ce pays,
10:59si la seule réponse radicale c'est l'humour,
11:01excusez-moi, je pense qu'il nous reste de la marge de manœuvre.
11:05Donc à mon avis, on est encore loin,
11:06loin, loin d'être radical dans notre réponse.
11:09Au contraire, on essaie de montrer, aujourd'hui, pour nous,
11:12l'irrévérence, elle est complètement passée à droite,
11:15l'opposition réelle, la droite réelle,
11:17pas la droite républicaine, je parle de…
11:20– Pourtant, ils ont de l'humour, ils ne savent pas, mais…
11:22– La droite de rupture.
11:23Et on voulait montrer ça, on voulait vérifier jusqu'à quel point
11:27cette France, cet appareil, ce système médiatique était Charlie.
11:33Il est Charlie peut-être, mais en tout cas, il n'est pas furiaire.
11:36Et donc, on est un test, on regarde jusqu'où cette fameuse liberté
11:40qu'on nous promet, cette fameuse tolérance,
11:42cette ouverture d'esprit, cette pluralité,
11:44on essaie de montrer qu'elle n'existe que très, très théoriquement.
11:48– Tout est histoire de contexte, on parlait de provocation.
11:52Alors aujourd'hui, dans le contexte actuel, ce qu'on fait est provoquant.
11:56Mais blague à part, moi, je trouve que ce qu'on fait est en fait assez mesuré.
12:01Vraiment, mais dans le contexte actuel, c'est extrêmement choquant.
12:04Si on va par là, Charlie Hebdo, ou d'autres magazines de ce type
12:09avec de l'humour de gauche, donc anti-chrétien, le Christ, etc.
12:13Si aujourd'hui, ça nous paraît extrêmement basique et totalement inoffensif,
12:17il y a 60-70 ans, c'était la folie furieuse.
12:19Puisqu'à l'époque, la société n'était pas la même qu'aujourd'hui.
12:22C'est ça que je veux dire.
12:23Et ce que disait Laurent, c'est qu'effectivement,
12:24les rôles se sont un petit peu inversés.
12:27Et qu'aujourd'hui, c'est l'humour de droite qui est perçu comme irrévérencieux.
12:31Moi, je considère qu'on ne dit que des choses absolument normales.
12:33Alors effectivement, on taquine un petit peu parce que…
12:36– C'est l'esprit, oui.
12:37– C'est l'esprit et puis c'est notre nature.
12:39Mais la question de la provocation dépend surtout du contexte.
12:42Et aujourd'hui, le contexte est tellement à gauche,
12:45on baigne tellement là-dedans,
12:46que le moindre propos un petit peu dissonant
12:51est rapidement perçu comme provoquant.
12:54Alors que moi, je le considère comme mesuré et tout à fait normal.
12:57– Ça, je pense surtout à quel point la société a été immergée
13:01dans cet antiracisme réflexe que chacun s'est un petit peu attribué
13:05pour justement ne pas supporter des contenus comme les nôtres
13:09qui sont vraiment des blagues absolument généralisées sur tout le monde.
13:14Mais on va nous en reprocher que certaines parce que, encore une fois,
13:17ces réflexes, on s'est habitué à ne plus pouvoir parler,
13:19à ne plus pouvoir rire.
13:20On nous a expliqué que c'était offensant, il fallait déconstruire tout ça.
13:24Et nous, justement, on ne dit surtout pas.
13:26Si on abandonne à chaque fois qu'on cède quelque chose à ce rouleau compresseur,
13:30il avance un peu plus et avec un peu plus d'entrain.
13:33Donc à un moment, il faut mettre un énorme pavé devant lui
13:36et dire stop, ça ne passera plus et on ne les laissera plus faire.
13:40– En plus, on a le sentiment finalement que quand vous faites de l'humour,
13:42que vous poussez un peu les limites un peu plus loin,
13:44que vous allez provoquer un petit peu en réalité.
13:48Si on prend un petit peu de distance, on regarde ce qui se passe au quotidien
13:51et on se dit finalement qu'il pourrait aller plus loin
13:52parce que le réel les dépasse.
13:53Là, quand on voit par exemple le cambriolage du Louvre
13:56avec une équipée fantastique qui prend sa petite nacelle
14:00en plein milieu de Paris un dimanche matin
14:01et que personne n'est interpellé par les faits
14:04parce que Paris est devenu un chantier géant,
14:07on se dit concrètement que vous êtes plutôt en deçà.
14:10– On a eu du mal à admettre que c'est nous qui occupons la justice
14:13et qui occupons les services d'État
14:15plutôt que ces gens-là, ces affaires-là, l'affaire Lola.
14:21On a vraiment, encore une fois, cette impression de déconnexion immense.
14:24Moi déjà, quand j'écrivais mes livres,
14:25qu'on me disait, ah mais c'est déjà inacceptable sur un plateau télé.
14:29Mais peut-être, mais par rapport à la vraie vie, au réel,
14:32c'est une goutte d'eau.
14:34– Et comment vous expliquez justement ce décalage ?
14:36Parce qu'on ne peut pas dire qu'on voit bien quand même
14:39que la gauche perd du poids politique en tous les cas.
14:42Donc comment vous expliquez qu'il y ait encore ce décalage
14:45malgré le déclin de la gauche en France ?
14:47– Parce que je crois que les mouvements de fond
14:50prennent beaucoup de temps à se mettre en place.
14:53Je dis souvent que l'idéologie 68 Ard,
14:58elle ne s'est pas imposée partout en trois semaines.
15:02Ça a mis du temps, il a fallu remplacer des postes petit à petit,
15:05il a fallu remplacer des artistes, il a fallu beaucoup de choses,
15:08le temps que ça s'installe, je ne sais pas, peut-être une ou deux décennies
15:12avant que vraiment ce soit devenu la norme en fait.
15:14C'est pour ça que moi j'avais dit, j'espère pour mes enfants
15:18et pour la société en général, qu'à la fin de ma vie je serai ringard.
15:21Parce que si je suis ringard, ça veut dire que mes idées ont gagné
15:24et que ce que je raconte était devenu inoffensif, vous voyez ce que je veux dire ?
15:27Donc comment je l'explique ? Je l'explique pour ça parce que ça prend vraiment du temps.
15:31Mais il y a vraiment un mouvement qui est en marche,
15:34on le voit moi à l'échelle de ma toute petite carrière en 10 ans,
15:37j'ai vu les lignes bouger, toi aussi d'ailleurs,
15:39parce que ça fait à peu près autant de temps que tu traînes dans les parages,
15:42les lignes ont énormément, énormément bougé.
15:45– Le problème c'est l'inertie de la machine,
15:47c'est-à-dire qu'eux ils sont là, ils s'accrochent,
15:50les énarques sont toujours là, ils sont en train de tourner depuis des décennies,
15:53c'est toujours les mêmes, et évidemment ils vont s'accrocher à ça.
15:57Donc ils ne cherchent plus à produire de la valeur ajoutée, culturelle,
16:01ils savent que sur ce terrain-là ils ne gagneront pas,
16:04mais ils s'accrochent à leur force de chantage et d'intimidation
16:06parce que c'est tout ce qu'ils ont, et ils ont quand même l'appareil d'État,
16:09ils ont cette puissance-là, ils ont les subventions,
16:10donc il ne faut pas crier victoire,
16:13il faut vraiment s'assurer de finir le travail maintenant.
16:15– Il faut s'accrocher quoi.
16:16– C'est ça.
16:17– Et alors justement s'accrocher, pourquoi votre objectif c'est quoi ?
16:20Ce n'est pas uniquement de produire un magazine,
16:21même s'il fait rire, s'il est divertissant, s'il fait apprendre des choses,
16:24est-ce que ce n'est pas clairement de l'influence, voire même de la politique un peu ?
16:27– Oui, il y a de ça, moi l'idée a toujours été le réarmement des pensées,
16:31donc d'attraper le monsieur moyen par exemple, sur sa petite promenade…
16:36– Je reprends son propos, il est face au JT de TF1, d'M6, etc.,
16:45il a les stations radio, il a une offre culturelle,
16:48enfin même pas culturelle, mais en tout cas son intellect,
16:51son cerveau disponible comme disait l'autre,
16:53est agressé en permanence par l'appareil, par Disney, par Netflix,
16:57par tous ces trucs qui sont ultra puissants,
16:59et nous on essaie de l'attraper un petit peu,
17:01on lui dit stop, deux secondes de réflexion, où vas-tu, à quoi participes-tu,
17:06et essayer de le ramener à une réalité qui est peut-être un peu des fois dure à entendre,
17:12mais qui est réelle, c'est-à-dire il faut réagir, il faut se dépêcher,
17:16on n'a pas beaucoup de temps,
17:18donc l'idée est de préparer culturellement ce réarmement des esprits,
17:23parce que pour moi il ne peut pas y avoir d'avancée politique,
17:26ou d'avancée sociétale, sans un travail préparatoire,
17:31sur une préparation d'artillerie dans les esprits,
17:34et on essaie d'y contribuer.
17:36– On a le sentiment que ça s'adresse un peu à tout le monde d'ailleurs,
17:38c'est une espèce de réarmement des esprits,
17:40mais de toutes les classes d'âge, de toutes les catégories socio-professionnelles,
17:43j'ai vu tout à l'heure qu'il y avait aussi des articles de Gilles Lartigot,
17:46qui parle beaucoup d'alimentation, il fait un truc sur Maïté,
17:49et je ne sais plus qui,
17:51enfin c'est très éclectique en fait comme magazine.
17:53– Ah oui, oui, mais c'est d'ailleurs ce qu'on avait voulu,
17:55on ne voulait pas faire une caricature de journal de droite,
18:00on va dire bête et méchant, un petit peu à la raquerie,
18:02mais un truc vraiment étriqué ou poussiéreux,
18:05on voulait faire un truc un petit peu sympa,
18:06parce que même si la situation générale est catastrophique,
18:10et c'est la raison pour laquelle on est en première ligne,
18:12même si j'utilise cette métaphore guerrière,
18:15on n'est pas non plus des guerriers,
18:16mais voilà, on est en tout cas en première ligne culturelle, on va dire,
18:19on n'a pas non plus envie de plomber le moral des gens,
18:25c'est-à-dire qu'on ne va pas arriver en tirant la gueule en disant
18:27ça ne va pas du tout, c'est affreux,
18:28– On va tous mourir, oui,
18:29– Je t'étais foutu,
18:30– Prenez des fusées à pompe, non, non,
18:32effectivement il y a ça, ça fait partie de la furia,
18:35c'est-à-dire qu'on alerte, moi je fais des articles épouvantables,
18:37Laurent j'en parle même pas, parce qu'en plus lui il est technique,
18:39donc il met des trucs et tout, des petites notes,
18:41– Les petits chiffres et les détails qu'on aime bien, oui.
18:43– Voilà, mais effectivement on est aussi là pour déconner un petit peu,
18:46pour se calmer, pour passer un bon moment ensemble.
18:48– L'esprit gaulois.
18:49– L'esprit gaulois, voilà, on est au combat,
18:52mais après le combat on peut aller boire un petit coup
18:54et discuter de tout et de rien,
18:56et c'est ça l'esprit de la furia.
18:58– Oui, c'est le retournement, la capacité aussi à mieux vaut en rire,
19:00à dire mieux vaut en rire.
19:01– Oui, une résilience, parce que c'est vrai que si nos lecteurs
19:05ont conclu que tout est foutu,
19:06et qu'il faut tout arrêter dès ce soir et ne plus rien faire,
19:10voilà, on sait bien que la situation est grave,
19:13mais il faut sauvegarder justement ce qui nous caractérise,
19:17l'esprit, c'est le fameux esprit gaulois,
19:19c'est la capacité à rire malgré tout, et à combattre.
19:22Et on peut faire les deux à la fois, pas de problème.
19:24C'est pas interdit d'être attractif quand on est de droite,
19:27comme l'a fait remarquer Marceau.
19:28– Et c'est pas interdit de ne pas être austère aussi.
19:30– Oui, voilà, tout à fait, parce que souvent, encore une fois,
19:33l'homme de droite est très fier de lui,
19:35il pense qu'il a gagné la bataille des idées,
19:37qu'il pense très très très très bien,
19:39mais il oublie qu'à un moment, pour faire passer le message,
19:42il faut que le message soit attractif face à une concurrence,
19:45encore une fois, qui est délirante de puissance.
19:48Donc il faut trouver des moyens de lui plaire aussi,
19:51pour que ce message passe.
19:52– Et accepter le jeu aussi.
19:53– Oui, tout à fait, oui, évidemment.
19:55– Donc justement, divertir par des dessins humoristiques,
19:58toucher par d'autres moyens,
19:59des moyens autres que l'écriture pure, que les livres,
20:02avec des outils plus accessibles.
20:05– Absolument.
20:06Toutes les armes sont bonnes, de toute façon,
20:08pour changer les idées.
20:09– Parce que la jeunesse de France aujourd'hui,
20:11on sait, quand on s'intéresse à sa consommation,
20:14on sait que c'est essentiellement TikTok,
20:16les lectures c'est des mangas,
20:17la musique c'est le hip-hop et tout ce qui est assimilé à ça.
20:21Donc c'est pas gagné encore le combat culturel,
20:23et c'est Netflix, et c'est Disney,
20:24et c'est toute cette production
20:25qui lui entre directement à plinger dans le cerveau.
20:29Donc il faut trouver les moyens de lui parler aussi,
20:32de notre côté.
20:32– Mais aussi, la place qu'est la nôtre,
20:34je pense que c'est intéressant,
20:36j'en ai pensé là,
20:36c'est qu'en fait,
20:40il va y avoir une rencontre entre le réel
20:42et ce qu'on est en train de mettre en place
20:44comme armement culturel, on va dire.
20:47Parce qu'on parlait de la jeunesse,
20:49effectivement, il y a ici aujourd'hui TikTok, etc.,
20:51tous ces machins-là,
20:52mais il y a aussi le réel.
20:53Le réel, c'est donc une immigration extrêmement forte,
20:55une insécurité galopante,
20:57et les jeunes,
20:59qu'on a 10, 15, 20 ans aujourd'hui,
21:01sont vraiment en train de baigner là-dedans.
21:03Donc eux, ils n'ont pas les pudeurs
21:04que pouvaient avoir leurs aïeux,
21:06ils sont beaucoup plus synthétiques, si vous voulez.
21:09Et donc, d'un côté,
21:10ces gens-là rencontrent le réel,
21:12commencent un petit peu à douter,
21:13à se dire, mais attends,
21:13ce que me raconte Léa Salamé,
21:15je ne suis peut-être pas très convaincu,
21:16parce que moi, ce que je vois dans la vraie vie,
21:17ce n'est pas du tout ça.
21:19Et nous, derrière, on arrive en disant,
21:20coucou, tu as raison de penser comme tu penses,
21:22regarde, dis la furia,
21:23ou lis telle ou telle chose.
21:25Et donc, c'est cette espèce de,
21:27je ne sais pas,
21:28de rencontre un petit peu des courants
21:30qui va, à mon avis, changer les choses.
21:32– C'est-à-dire que ce n'est pas forcément
21:34un déclic dans les esprits,
21:35mais c'est un soutien pour dire,
21:37tu n'es pas seul à trouver
21:38qu'il y a quelque chose qui ne marche pas bien.
21:40– Exactement.
21:40– Bien sûr, c'est très important.
21:42Et pour répondre à votre question tout à l'heure,
21:45à titre personnel,
21:46évidemment que je le fais en tant qu'artiste,
21:47pas de la furia,
21:48parce que j'aime mon métier,
21:50mais aussi,
21:51et je sais que Laurent le pense aussi pareil,
21:53je le fais aussi en tant qu'homme
21:54et en tant que citoyen
21:57qui, comme beaucoup de gens ont des enfants,
22:01s'inquiètent du monde
22:02qu'on va leur laisser.
22:04Et donc moi, je profite
22:05du fait d'avoir une voix
22:07qui porte un peu plus
22:08que n'importe quelle personne.
22:09Et Laurent, c'est pareil,
22:11pour essayer de diffuser tout ça.
22:13Parce que je veux changer la société,
22:15d'abord et avant tout pour ma famille,
22:17idéalement pour mon village
22:18et ensuite pour ma région, etc.
22:19C'est le cercle…
22:20– On la connaît.
22:20– On la connaît, absolument.
22:21La cousine, des trucs comme ça.
22:24Voilà quoi.
22:25– Quelles sont les prochaines étapes
22:27pour la furia ?
22:28Alors j'imagine que vous attendez,
22:29bien entendu,
22:29ce tribunal administratif
22:31qui va mettre deux années
22:33à se prononcer
22:34si vous avez de la veine.
22:36Mais entre-temps,
22:37évidemment,
22:38vous appelez les abonnés
22:39à vous suivre.
22:39Vous appelez ceux
22:40qui ne sont pas encore abonnés
22:41à vous suivre, j'imagine ?
22:42– Oui, c'est vraiment…
22:44C'est bête à dire,
22:45mais le nerf de la guerre,
22:46c'est celui-là.
22:48Les abonnés peuvent aussi faire des dons,
22:49mais évidemment,
22:50nous, on préfère avoir des nouveaux abonnés
22:52parce que le but, encore une fois,
22:53est de leur parler.
22:55Donc, les fêtes approchent.
22:57Je ne sais pas,
22:58vous êtes déjà abonnés,
22:58vous abonnez mémé,
22:59vous abonnez un ami, un ennemi…
23:00– Mémé, ça va secouer quand même.
23:01– Mémé, ça peut secouer un peu.
23:03Bon, elles en ont vu d'autres.
23:04Elles sont solides.
23:05– Et donc, non, mais voilà,
23:08c'est vraiment…
23:10C'est à vous de jouer
23:11parce que nous, on fait ce qu'on peut.
23:13On va se battre, évidemment, jusqu'au bout.
23:16S'il faut prendre le maquis
23:17et écrire depuis notre tanière
23:18sur un support différent,
23:19on le fera,
23:20on fera tout ce qu'on peut.
23:21Mais on a besoin des lecteurs.
23:23On pense vraiment que c'est utile
23:25de montrer, de marquer un coup d'arrêt,
23:26de dire,
23:27vous, ils ne peuvent plus nous faire ça.
23:29C'est trop tard.
23:30Maintenant, nous, on a décidé de dire ça
23:32et on va le dire
23:33et ils ne nous arrêteront pas
23:34et plus ils essaieront de nous arrêter,
23:35plus le message sera répandu.
23:37Là, on aura réellement marqué des points.
23:40Donc, c'est vraiment
23:41le message essentiel aujourd'hui.
23:43– Marceau, le mot de la fin ?
23:45– Pas grand-chose à ajouter
23:46sinon qu'effectivement,
23:47si on n'aide pas la furia à s'en sortir,
23:49le prochain, ce sera vous.
23:51– Ça, c'est très intéressant
23:52et c'est très important
23:53parce qu'on a vu à chaque fois,
23:55je le répète à chaque fois,
23:56il y a eu RT qui a été censuré.
23:58Après, il y avait nous au premier plan,
24:00en l'occurrence, sur YouTube.
24:02Et à chaque fois,
24:03il y a toujours même cette grande famille
24:05qui dit oui,
24:06mais ils avaient quand même
24:07quelque chose à se reprocher.
24:09La réalité, c'est que non,
24:10ça peut arriver à tout le monde
24:11et il faut être solidaire systématiquement
24:13parce que sinon,
24:14ça vous arrivera en fait.
24:15C'est chacun son tour.
24:16– C'est chacun son tour
24:17et c'est la loi du…
24:18peut-être pas la loi du plus fort,
24:19mais c'est la loi de la jungle.
24:20C'est-à-dire que c'est…
24:21enfin, ce qui nous arrive,
24:22c'est animal.
24:23C'est-à-dire que si on se laisse manger,
24:26on va finir à manger.
24:26Il n'y a aucun problème là-dessus.
24:28Et donc, il faut se battre.
24:30Et il faut que les gens autour,
24:31effectivement, se battent.
24:33Non pas forcément par solidarité,
24:35mais pour dire à l'ennemi,
24:36non, arrête,
24:37tu ne peux pas tout te permettre.
24:39Ça, c'est important ça.
24:41Mais je suis vraiment assez confiant.
24:43Alors là,
24:44on n'a pas encore atteint
24:45notre but d'abonnement
24:46pour sortir d'un seuil critique.
24:49Mais je suis assez confiant
24:50parce que je m'attendais quand même
24:53à pas mal de soutien,
24:54mais pas à ce niveau-là.
24:55C'est-à-dire que là, vraiment,
24:56il y a une bonne solidarité.
24:57C'est vraiment très bien.
24:58Ça monte petit à petit.
24:59Les gens s'emparent du sujet.
25:02Et ça fait chaud au cœur.
25:04Et pas que pour nous, vraiment.
25:06Ça fait chaud au cœur
25:07pour une question de principe aussi.
25:08Il ne faut pas se laisser faire.
25:09– Et on mettra le lien, évidemment,
25:10pour s'abonner à La Furia
25:11dans la description de cette vidéo.
25:14Merci beaucoup, Laurent Berton.
25:15Merci beaucoup, Marceau.
25:16N'oubliez pas, c'est La Furia.
25:17Ils ont voulu les censurer.
25:18Mais grâce à vous, ça n'arrivera pas.
25:20À bientôt.
25:20– Sous-titrage Société Radio-Canada
25:25– Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations