00:00Et Pierre Cuevas qui est présent dans Moselle Info, bonsoir.
00:04Bonsoir.
00:05Merci d'être avec nous.
00:06France Ramosel, dont vous êtes le trésorier, organise une journée de dépistage gratuit des maladies rénales à Saint-Avol de vendredi.
00:15Alors, quelle est la ou les principales maladies rénales que vous cherchez à détecter via ces opérations ?
00:19Il n'y a pas que la maladie rénale, il y a aussi d'autres petites maladies.
00:22On peut chercher les infections, mais c'est vrai que celle qui nous intéresse le plus c'est la maladie rénale.
00:26Pourquoi ? Parce qu'on n'a aucun symptôme, dans la plupart des maladies rénales, on n'a aucun symptôme jusqu'au moment où il faut passer à une suppléance du rein par dialyse.
00:36En général, c'est par dialyse puisqu'on n'a pas d'autres possibilités.
00:39La greffe, c'est pour plus tard.
00:40Mais voilà, donc on cherche toutes les maladies rénales.
00:43Alors, qui peut bénéficier de ce dépistage de C, dépistage gratuit vendredi, il y a des conditions particulières, tout le monde peut venir ?
00:50Tout le monde peut venir, il suffit, on vous donnera un petit flacon pour uriner dedans, une prise de tension.
00:55Donc, en gros, entre 10 minutes et un quart d'heure et vous avez le résultat immédiatement.
01:00Ce dépistage est réalisé par du personnel soignant qui est issu soit de l'association Saint-André, qui est une association de dialyse, et de l'hôpital de Saint-Avold, donc SOS.
01:12Pourquoi insiste-t-on longtemps sur la détection précoce ? Quels sont les enjeux pour les patients, tout simplement ?
01:19Alors, le patient, c'est éviter d'avoir, comme moi, par exemple, depuis 34 ans, je suis traité par dialyse.
01:24Donc, c'est très lourd. Un jour sur deux, vous êtes obligé d'aller à l'hôpital pour vous soigner.
01:29Donc, ce qu'il faut, c'est éviter que le patient soit évité, soit ralentir cette maladie pour éviter ce traitement lourd.
01:36Vous, à l'époque, vous vous êtes aperçu comment ?
01:38D'un seul coup, j'ai les jambes qui ont enflé.
01:42Donc, au début, je pensais que c'était une entorse.
01:44Ça faisait exactement la même chose au niveau des chevilles très enflées.
01:47J'ai été voir le médecin et non, c'était l'insuffisance rénale qui était là et il fallait dialyser.
01:53Quels sont les symptômes, justement, qu'on peut voir, qu'on peut juger pour justement détecter cette maladie ou plutôt ?
02:00Alors, maladie, il y a énormément de symptômes qui sont un peu classiques à d'autres maladies.
02:04Il y a de la fatigue, comme j'ai dit, les jambes qui ont enflé, ça peut être les poumons, ça peut être le cœur aussi.
02:10Mais c'est vraiment très sensible, c'est cette fatigue énorme qu'on ressent.
02:16Vous avez des chiffres récents pour la Moselle, le nombre de personnes dépistées, par exemple, le pourcentage de résultats ?
02:21Alors, on a à peu près 1000 personnes qu'on dépiste chaque année entre la Moselle et le haut de la Meurthe-et-Moselle, puisqu'on va jusqu'à Mont-Saint-Martin.
02:31En général, dans chaque séance de dépistage, on découvre deux à trois personnes qui ont des problèmes très graves d'insuffisance rénale.
02:40Donc, ils méritent un traitement très rapidement.
02:43D'accord.
02:43Donc, l'avantage, c'est que nous, on peut leur trouver des rendez-vous chez les néphrologues.
02:46C'est un avantage en ce moment avec le système de santé comme il est.
02:51De toute façon, les néphrologues, quand on l'organise dans les hôpitaux, comme là, on le fait à Saint-Avold, il y a les néphrologues sur place.
02:56Donc, on gagne un temps fou.
02:57On peut tout de suite avoir des prescriptions pour avoir une analyse médicale, une analyse sanguine un peu plus complète que celle que l'on fait.
03:05Et commencer rapidement à soigner pour éviter la délice.
03:10– Tout à l'heure, on a parlé des symptômes.
03:13Avant d'en arriver là, quels sont les facteurs de risque peut-être aussi ?
03:16– Alors, les deux facteurs principaux de risque qu'on a, et en Moselle, on est quand même malheureusement touché, c'est le sel.
03:24Donc, on a malheureusement nos origines.
03:27On mange beaucoup de charcuterie.
03:29Donc, le sel qui a un impact sur la tension.
03:32Donc, ça abîme le rein.
03:34Et le diabète, qui, en gros, il y a 30% des patients qui viennent à cause du diabète, 30% qui arrivent à cause de la tension élevée.
03:42Et 30% autres de maladies, notamment, qu'on peut avoir par nos parents.
03:46– Au-delà du dépistage, de manger moins de sel, quels conseils vous donneriez aux habitants d'Amoselle pour préserver leur santé ?
03:55– Déjà, il faut boire.
03:56– Boire beaucoup.
03:57– Il faut boire entre un litre et deux litres d'eau par jour.
04:00Et vraiment faire attention à sa tension.
04:03Et pour les diabétiques, très, très, très attention au rein, au fonctionnement du rein.
04:07Ce qui n'est pas encore fait systématiquement par les diabétologues.
04:11– C'est important parce qu'aujourd'hui, vous êtes dialysé.
04:15Est-ce que vous pouvez nous raconter un petit peu votre quotidien, ce que ça engendre, les conséquences ?
04:19– Alors, moi, j'ai de la chance. Je suis dialysé à domicile.
04:21Donc, j'ai la même machine qu'à l'hôpital, mais je n'ai pas les transports à faire pour aller à l'hôpital.
04:27Moi, je dialyse un jour sur deux.
04:28Donc, la plupart des patients font trois fois dans la semaine.
04:31Moi, je fais un jour sur deux, donc trois à quatre fois par semaine.
04:34Je peux faire des dialyses longues.
04:35Moi, je fais six heures un jour sur deux.
04:37Donc, c'est la nuit, bien sûr.
04:39Mais quand on fait des dialyses longues, l'avantage, c'est qu'elles sont beaucoup plus douces.
04:42Et donc, on a une vie un peu plus normale à côté.
04:45– Sujet subsidiaire.
04:47La ville de Metz a été nommée ambassadrice du don d'organes.
04:52Vous travaillez aussi avec le département pour que ça soit le cas.
04:56C'est un gros sujet.
04:57– Oui, c'est un gros sujet.
04:58Oui, mais on a déjà 30 communes en Moselle qui ont accepté,
05:01donc le conseil municipal a accepté de passer commune ambassadrice du don d'organes.
05:05Vous devez le voir, il y a certaines, presque toutes les communes ont installé des panneaux
05:09village ou ville ambassadrice du don d'organes à l'entrée des villages.
05:12Les communes s'engagent à faire de la promotion du don d'organes,
05:15parce que notre problème en France, c'est que tout le monde est donneur.
05:18Mais quand il arrive quelque chose, on demande à la famille si la personne n'avait pas changé d'avis,
05:23si elle avait signalé, si elle était donneur ou pas.
05:25On a un registre du refus en France, mais très peu de personnes s'inscrivent.
05:30Et en gros, quand on questionne les Français, ils sont 15 à 17% à être contre,
05:34mais on arrive à 35 à 37% de refus lorsqu'il arrive un décès.
05:38Donc on conseille de parler, nous le but, c'est qu'on parle en famille de ce don d'organes
05:42pour libérer la famille quand ici devait se passer quelque chose.
05:45– Avant de se quitter, quelques infos pratiques pour vendredi,
05:49pour revenir au sujet des dépistages, les horaires.
05:53– C'est de 9h à 17h à l'hôpital de Saint-Avaule, rue Ambroise-Parey.
05:59Vous venez comme vous voulez, il n'y a pas besoin de ramener votre urine,
06:03sauf si vous avez un flacon chez vous.
06:04On fait tout sur place et vous aurez les résultats immédiatement.
06:08– Très bien, c'est notre théma. Merci beaucoup encore à vous pour votre venue.
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