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  • il y a 8 mois

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00:00Europe 1, la France bouge, la pépite.
00:03La pépite s'appelle, s'appelle l'AMCA avec vous, Benatou Benichou.
00:09Vous avez créé cette école il y a à peine quelques mois, c'était en mai 2025.
00:15C'est exact, c'est ça, oui.
00:16Vous avez travaillé dessus pendant longtemps, pourquoi vous avez monté cette...
00:20Ah ben c'est une réflexion de plusieurs années, parce que j'ai travaillé pendant 24 ans
00:24dans la formation et l'accompagnement des étudiants dans le cinéma.
00:29Dans le cinéma toujours ?
00:30Ah, vous avez toujours été dans le cinéma.
00:31Dans une ancienne école qui est le Conservatoire libre du cinéma français.
00:35Grâce à cette école d'ailleurs, j'ai rencontré plein de réalisateurs qui ont fait la gloire du cinéma français.
00:40Claude Pinotto, De Broca, Patrice Lecomte, Tavernier, tout ça.
00:44J'ai côtoyé ces gens-là qui m'ont donné un petit peu, on va dire, la flamme pour ce métier.
00:51Et après j'ai accompagné plein d'étudiants qui sont déjà dans le métier maintenant
00:55et qui travaillent, tant mieux, parce que c'est ça le retour.
00:58Et puis c'est une réflexion de ce retour-là qui est revenu.
01:02Et puis autour de moi aussi, il y a un changement qui se fait,
01:05des écoles de plus en plus grandes, pas indépendantes,
01:09ce qui ne se fait pas dans l'enseignement qu'on fait nous et l'enseignement artistique.
01:16Finalement c'est le bilan de 24 ans de réflexion.
01:18Exactement.
01:19Et là, donc face à un constat où les écoles deviennent un peu des usines,
01:24ils sont tous en surnombre ?
01:28Le constat en réalité je l'ai vécu parce que moi quand j'ai commencé au conservatoire,
01:32c'était 150 étudiants et on est passé de 150 à 500.
01:37Et il y avait un ancien assistant réa, un grand assistant réa,
01:41qui était l'assistant réa de Robert Rossigne sur Les Misérables,
01:44qui m'a dit sur un plateau de tournage, la première des choses qu'on apprend,
01:48c'est les prénoms de chacun sur un plateau.
01:50Pour moi, la première des choses qu'on apprend dans une école,
01:53c'est les prénoms de chacun et le parcours de chacun,
01:55d'où on vient, où on va, pour les accompagner bien comme il faut.
02:00Et quand on a tous des cerveaux, à un moment,
02:02quand on a 500 étudiants, on n'arrive plus à donner de temps.
02:05C'est sûr.
02:06Et on n'arrive plus à accompagner les gens bien comme il faut.
02:09Et j'ai vu plein de personnes qui venaient me dire,
02:13oui, moi pendant trois mois je suis allé sur un tournage,
02:17j'ai appris plus que l'école.
02:19Je trouve ça vraiment un peu inquiétant.
02:21C'est regrettable.
02:22Et c'est regrettable parce qu'on apprend à l'école pour pouvoir exercer ce métier ailleurs.
02:26Et pas l'inverse, on a l'impression qu'on apprend plus.
02:28C'est pour ça que vous avez créé l'AMCA,
02:31Benatou Benichou, l'Académie des métiers du cinéma et de l'audiovisuel.
02:34Je vous laisse pitcher puisque ça va aller à l'opposé de ce que je comprends,
02:40de ce que vous venez de décrire.
02:41On vous écoute pour le pitch.
02:43Exactement.
02:43L'Académie des métiers du cinéma, c'est une idée, une réflexion
02:47qui est venue après un constat qui est clair.
02:50Pour pouvoir accompagner des artistes et des réalisateurs
02:53ou les former des réalisateurs, des monteurs, des directeurs de prods
02:56dans le métier du cinéma, il faut vraiment avoir ce qu'on appelle un coaching
03:00par des réalisateurs connus.
03:02Le plus important dans ce métier, c'est le réseau.
03:05Et un étudiant qui arrive dans une école n'a pas de réseau pour pouvoir intégrer.
03:08D'ailleurs, il y a plein de personnes qui n'ont pas eu leur diplôme
03:10ni leur formation.
03:12Ils ont pu vraiment exercer leur métier parce qu'il y avait le réseau.
03:14Et chaque, c'est des promos de 60 personnes sur 3 ans de formation
03:20et sur un an et demi de tronc commun et un an et demi de spécialisation.
03:26Et sur les spécialisations, ils se retrouvent au maximum 12 par spécialisation.
03:31Chaque 10 personnes est coachées et parrainées par un réalisateur reconnu
03:34qui n'a rien à prouver dans le métier et qui va l'accompagner du début jusqu'à la fin.
03:39La spécificité, c'est les mêmes intervenants qui vont suivre l'évolution des étudiants
03:45jusqu'à la sortie de l'école et garantir l'employabilité des étudiants.
03:50Ça veut dire pouvoir les intégrer dans le métier.
03:52On ne peut pas non plus arriver et jeter les étudiants à la fin du cursus
03:57en disant « débrouillez-vous ».
03:59L'idée, c'est de pouvoir vraiment les intégrer dans des projets.
04:02Et la spécificité, c'est qu'on a créé une maison de production à l'intérieur de l'école
04:05qui est à ses bureaux dans les couloirs de l'école
04:10pour pouvoir aussi recevoir les projets
04:11et pouvoir obliger les étudiants à proposer des projets.
04:14Merci de vous être prêté à cet exercice du pitch.
04:16Benatou Benichou, fondateur de l'AMCA.
04:18Petit tour de table, vous en pensez quoi ?
04:20Je trouve que c'est beaucoup mieux d'apprendre quand on est en petit groupe
04:24et d'avoir comme ça une sorte de tuteur ou de parrain
04:27plutôt que ce soit des usines où on est 150 dans l'amphithéâtre
04:30à avoir le même enseignement pour tout le monde.
04:34Adrien Moreto, vous êtes le patron de Minimages.
04:37Oui, la même chose.
04:37Je pense que ce côté, on va dire, plus de proximité,
04:41surtout sur des postes dans le cinéma, c'est extrêmement important.
04:46Philippe Sose, le coach de la France Bouche ce soir sur Europe 1.
04:48Alors moi, j'ai trouvé que c'était vraiment un projet...
04:51Visionnaire, c'est ça le mot.
04:52Oui, visionnaire.
04:53Et puis vraiment très intéressant, déjà, les forces du projet,
04:58on va dire, de la start-up, mais du projet,
05:01c'est déjà l'homme qui l'incarne,
05:02parce que vous avez une grosse expérience,
05:04donc vous avez vraiment un ressenti des manques, des attentes, etc.
05:07Donc ça, je trouve que c'est votre premier point fort.
05:10Ensuite, je me suis aperçu aussi en étudiant,
05:13le dossier, c'est que vous avez vraiment une pédagogie pratique,
05:17centrée vraiment sur la création.
05:19Pourquoi pratique ? C'est-à-dire, c'est des cas concrets ?
05:22C'est quoi ?
05:22C'est des tournages en vrai, il faut pratiquer pour pouvoir apprendre.
05:26En fait, ce qu'on fait en stage, vous, vous le faites directement dans l'école.
05:30Directement, et avec des grands réalisateurs,
05:32et sur des plateaux en intérieur, en extérieur,
05:34avec des contraintes, etc.
05:35Et pouvoir être vraiment...
05:38Créer cette émulsion qu'on voit sur les tournages.
05:41Quand on assiste à un tournage,
05:43on a envie de pouvoir tirer un câble,
05:45monter un projecteur,
05:47être à côté d'un directeur photo,
05:49discuter avec les comédiens, etc.
05:50Ça, on le crée déjà à l'école.
05:52Mais on ne peut pas le faire avec 500,
05:54ce n'est pas possible,
05:55on ne peut pas le faire.
05:55On ne peut le faire qu'avec des petits groupes.
05:58Philippe ?
05:58J'ai noté également,
05:59on vient d'en parler un petit peu,
06:01mais le matériel et des infrastructures modernes,
06:04donc vous mettez à disposition vraiment des locaux
06:06avec des équipements...
06:07Vous avez investi alors.
06:08Vraiment intéressant.
06:10On a un partenariat aussi avec Loka Images
06:14qui est mis à disposition tout son parc matériel.
06:18Et ça, c'est important.
06:20Je veux juste expliquer un truc vraiment simple,
06:23c'est que tout le monde peut aller louer une caméra,
06:25tout le monde peut aller louer une station de montage,
06:28mais l'artistique reste l'artistique.
06:31L'école n'est pas là pour formater les gens,
06:33l'école n'est pas là pour...
06:34Il faut qu'il y ait une patte.
06:35Il faut laisser la liberté de création,
06:38il faut accompagner cette liberté.
06:39C'est bien.
06:40Moi, j'ai toujours un petit exemple d'un ancien que je connais dans le métier
06:46qui m'a dit, voilà, on donne les outils,
06:48on apprend comment on utilise les outils,
06:49mais après, on leur donne la caisse à outils à l'étudiant
06:51et lui dit, fais comme tu veux, là, je t'ai appris.
06:54On ne vient pas dans une école pour trouver une méthode,
06:56mais on vient pour fabriquer sa méthode.
06:58Chacun sa méthode,
06:59mais quand on participe avec plein de personnes...
07:02Deux points forts supplémentaires que j'ai identifiés,
07:05bon, on en a parlé,
07:07l'individualisation ainsi que l'accompagnement vers la vie professionnelle,
07:13très important dans une école de cette taille.
07:15Également, l'ouverture et l'engagement sur la dimension internationale,
07:18parce que vous mettez en avant des partenariats,
07:22et donc ça, c'est vraiment intéressant.
07:24Et puis aussi, cette taille humaine.
07:26Alors là, c'est vraiment...
07:27Je l'ai mis en dernier point,
07:28parce que la taille humaine, pour moi, c'est vraiment crucial.
07:30Et notamment dans ce monde du cinéma,
07:32où je pense qu'il est important d'être proche,
07:34et vous venez d'en parler.
07:35Moi, je n'ai pas du tout cette expérience-là,
07:37mais je l'ai dans les jeux vidéo et dans les studios de jeux vidéo.
07:39C'est sûr que quand on est proche des créateurs,
07:41et que tout le monde fait partie du même projet,
07:44il y a une vraie dynamique qui s'installe.
07:47Vous êtes trois dans l'école aujourd'hui ?
07:50Oui, pour l'instant.
07:51Et l'école coûte par étudiant ?
07:528500.
07:54Pour l'année ?
07:54Pour l'année, oui.
07:55Pour l'année, oui.
07:55Pour l'année, nous sommes toujours avec le fondateur de cette école,
07:59l'Académie des métiers du cinéma et de l'audiovisuel,
08:01l'AMCA, Benatou Benichou,
08:02une école qui a à peine quelques mois,
08:04qui est une école à taille humaine,
08:0660 étudiants par promo,
08:08indépendante, 100% indépendante.
08:11Et ça, c'est important,
08:12c'est pour ça que je me tourne vers Philippe Sose,
08:13le coach de la France Bouge.
08:15Cette indépendance revendiquée du côté de cette école,
08:18ça, c'est quelque chose qu'il faut garder à tout prix, d'après vous ?
08:21Alors, moi, je pense qu'effectivement,
08:22au moins pour le lancement, déjà,
08:24il faut vraiment maîtriser ce secteur-là,
08:27en attendant de voir un peu comment les choses vont se passer.
08:30Après, la philosophie que vous avez,
08:32c'est-à-dire d'avoir un nombre d'élèves suffisant,
08:36enfin, pas grand, mais équilibré, correspond.
08:40Alors, mes conseils par rapport à ça,
08:42ce serait d'abord une gouvernance protégée.
08:44Il faut bien protéger votre gouvernance.
08:46Oui, allez.
08:46Parce que, voilà, déjà, je ne fais pas une ordonnance,
08:50mais je pense que c'est important.
08:58Absolument, docteur House, docteur Sose.
09:00C'est pas mal, on va l'appeler comme ça.
09:02Et puis, je pense que c'est spécialité, je ne sais pas.
09:06Même chose pour garder votre année.
09:07Et puis, LinkedIn nous crée un jingle, les conseils du docteur Sose.
09:10Jingle.
09:11On va le faire, on va le faire.
09:13Bon, et ensuite, une diversification économique est maîtrisée.
09:17Donc ça, je pense que c'est très important.
09:18On va parler économie tout à l'heure, au niveau de votre image et tout ça,
09:22pour bien vous asseoir votre réputation.
09:24Mais je pense qu'il est important également d'avoir une maîtrise de l'économie.
09:28Alors, donc, voir après comment on obtient ça,
09:31comment on arrive à diversifier les sources de revenus.
09:34J'ai noté quelques pistes, des formations courtes peuvent...
09:37C'est déjà prévu.
09:38C'est déjà...
09:38Ben voilà, parfait, parfait.
09:40C'est pas encore intégré, parce que d'abord on lance...
09:43Mais c'est déjà prévu.
09:44Les partenariats, j'ai noté les partenariats B2B aussi.
09:47Oui, c'est prévu aussi.
09:48C'est dans le schéma.
09:49C'est dans le schéma.
09:49Parfait.
09:50Des masterclass sponsorisées avec des marques.
09:52C'est déjà aussi prévu.
09:53Il y a même des avant-premières de films.
09:55Vous avez tout fait, vous avez comme un mot alors.
09:57Non, c'est bien.
09:58Parce que voilà, au moins, ça conforte vraiment de la réflexion.
10:02C'est très très bien, moi, d'avoir ces retours-là.
10:04Et moi, je pense qu'il faut aussi monter des projets européens,
10:07notamment avec, j'ai noté Erasmus, Creative Europe notamment.
10:10Tout à fait.
10:10Et je pense que même, on doit aller au-delà de ça,
10:14parce que moi, mon rêve, je sais pas, c'est un rêve.
10:18Mais on a tous des rêves.
10:19Ouais, non.
10:19Le rêve, c'est qu'un jour, l'Europe puisse créer sa plateforme de streaming.
10:24Parce que pour l'instant, on n'a qu'Apple, Disney, Netflix.
10:29Les Américains ?
10:30Ouais, il y avait un projet depuis dix ans, je l'ai entendu,
10:33je l'ai même lu tout ça, par rapport à ce qu'on devait créer ça.
10:37Mais mon rêve, qu'à un moment, parce que...
10:38La ligne éditoriale de la plateforme européenne,
10:41ça va falloir qu'on se mette tous d'accord.
10:43Ben, oui, mais au moins qu'on a un grand, on va dire,
10:49groupe européen qui va un petit peu concurrencer en face, Netflix, etc.
10:54C'est pour une seule idée très simple,
10:56parce que tous les autres pays européens,
10:57que ce soit la Belgique, la Suisse, l'Italie, l'Espagne,
11:00commencent un petit peu à copier ce qui se passe en France
11:02pour la création cinématographique.
11:04Tout le monde regarde que les comédiens,
11:06et on oublie les techniciens.
11:08Mais dans tous les pays où le cinéma s'est développé,
11:11c'est parce qu'on a formé les meilleurs techniciens.
11:14Parce que quand il y a deux comédiens devant la caméra,
11:16il y en a 100 techniciens derrière.
11:19Et on oublie tout ça, parce qu'on ne les voit pas,
11:20et dans le générique, ils passent après les comédiens
11:22et après les réalisateurs.
11:24Mais c'est super important.
11:25Il y avait une étude qui a été France 2030,
11:27tout le monde a entendu cette étude,
11:30où on disait qu'en 2030, il y aura plus de difficultés
11:33à booker des techniciens que booker des comédiens.
11:36Pour l'instant, on n'a pas de difficultés,
11:38on book des comédiens d'abord pour un long métrage,
11:40et après plus de difficultés.
11:42Parce qu'il faut trouver ses compétences.
11:44Et on doit penser à la formation,
11:45parce que la formation, c'est le moteur de la création
11:49et le moteur de ce qui se passe dans le cinéma.
11:52Dans le temps, quand on a le cinéma à commencer,
11:55c'était des personnes qui venaient directement,
11:57il y avait cet accompagnement,
11:58mais c'était moins, mais ça marchait,
12:00et puis ça prenait de l'élan.
12:01Là maintenant, on a diminué,
12:03et c'est pour ça qu'il y a un truc européen,
12:05bien sûr, il faut rentrer avec les grandes écoles européennes,
12:08en partenariat,
12:09et il faut développer tout ce que vous avez dit,
12:12et c'est génial,
12:12c'est exactement ça me conforte,
12:14parce qu'au moins...
12:14Parfait, donc là, pour la première partie...
12:17Vous êtes d'accord ?
12:17On va parler de la...
12:18Maintenant, c'est pour la notoriété.
12:20Comment pouvoir asseoir Amca dans le...
12:22Comment elle peut se différencier ?
12:24Comment...
12:25Il faut qu'elle devienne le réflexe
12:27pour tous les futurs techniciens, comédiens ?
12:29Moi, je crois déjà qu'il faut vraiment une identité.
12:30Alors, moi, je suis un peu perdu,
12:32parce que dans cet univers-là,
12:34que je ne maîtrise pas,
12:35je ne suis pas un professionnel dans ce secteur,
12:36mais c'est beaucoup...
12:38Il faut avoir une identité claire pour moi.
12:41Vraiment comprendre ce qu'est l'école des métiers créatifs du cinéma.
12:45C'est vrai que, moi, je trouve que
12:46Académie des métiers du cinéma et de l'audiovisuel,
12:48j'ai l'impression que j'ai lu 14 fois le nom.
12:51Alors, on ne va pas pouvoir le changer, malheureusement, Elisabeth.
12:54Non, mais voilà, quelle est la promesse ?
12:56Qu'est-ce qu'on a dedans ?
12:57C'est ça, c'est ce qu'il faut expliquer, exactement, Elisabeth.
12:59C'est cette réflexion,
13:00pour l'académie.
13:01Académie, ce n'est pas une école, c'est une académie.
13:04La différence, c'est très simple,
13:05c'est que l'académie, c'est petit,
13:07c'est comme si vous rentrez dans une...
13:09On vous est enfermé,
13:10et puis on vous accompagne pour pouvoir...
13:13Métier obligatoire,
13:14parce qu'on voulait vraiment absolument
13:15que métier du cinéma apparaît,
13:18et c'est pour ça que l'académie des métiers du cinéma
13:20et de l'audiovisuel,
13:21parce que maintenant,
13:22la liaison entre le cinéma et l'audiovisuel
13:23se rapproche tellement
13:24qu'on peut faire des séries,
13:26on appelle ça de l'audiovisuel,
13:28mais tout le monde se trompe.
13:28Donc, ce n'est pas le septième art,
13:30le septième art, c'est le cinéma.
13:31C'est ça qui regroupe les six premiers,
13:34c'est pour ça qu'on dit le cinéma,
13:35ils regroupent les six premiers.
13:37Bon, et on voulait vraiment une identité
13:39où chacun peut trouver un petit peu
13:40un repère par rapport à ce qui se passe.
13:43Là, c'est pour ça qu'on a intégré les métiers, etc.
13:44Mais, bien sûr, il y avait d'autres AMCA ailleurs,
13:49parce que si on cherche,
13:51on va trouver AMCA, etc.
13:53Mais non, on voulait vraiment AMCA et Paris.
13:56C'est exactement comme London Film School
13:58ou comme UCLA,
14:00on s'identifie par rapport aussi à l'audiovisuel.
14:03Le deuxième sujet,
14:06et je suis bien placé
14:08parce que j'ai eu l'occasion de lancer une école
14:09dans ma carrière avec LDLC,
14:12et c'est la reconnaissance institutionnelle,
14:15c'est-à-dire la certification.
14:17Oui, vous avez raison.
14:18Donc, je ne sais pas,
14:18quelle démarche vous allez avoir par rapport à ça,
14:21parce que ça, c'est vraiment un point très important
14:22qui va rassurer,
14:23Alors, pas nécessairement les étudiants,
14:26mais surtout...
14:27Les parents.
14:28Les parents.
14:29Qui vont mettre les 8900 euros, 8000 euros.
14:31Alors, moi, je vais juste dire deux mots.
14:33Alors, la certification,
14:34pour pouvoir obtenir une certification,
14:35il faut trois promotions sortantes,
14:38prouvant que les trois promotions sortantes
14:39intègrent le métier à 70%.
14:42Voilà.
14:43Ça, je connais par cœur,
14:44et il n'y a aucun problème.
14:46Après, je vais...
14:48Il faut prendre le temps.
14:48On peut trouver des partenariats
14:50avec des écoles
14:51pour avoir ce qu'on appelle
14:52une portabilité de titres.
14:55Ça existe beaucoup.
14:56Les grands groupes le font.
14:57Ils portent les titres
14:58d'une école à l'autre.
15:00On peut avoir, pour l'instant,
15:01c'est en discussion avec le rectorat,
15:03ou on peut passer à l'enseignement supérieur
15:05pour avoir vraiment ce qu'on appelle
15:06l'habilitation de l'enseignement supérieur.
15:08Et dans ce cas,
15:09c'est un titre de l'enseignement supérieur
15:11du niveau master, licence
15:13ou licence master, doctorat.
15:15Mais, l'intérêt, c'est plutôt
15:18pouvoir...
15:20Dans ce métier,
15:20on n'a pas besoin de diplôme
15:21pour pouvoir exercer,
15:22et on a besoin de compétences
15:23et de connaissances.
15:24D'accord ?
15:24On peut avoir le meilleur diplôme au monde
15:26si on n'a pas les compétences
15:27qu'on s'est rendu.
15:27Quel est le métier le plus recherché
15:28quand on veut faire du cinéma ?
15:29Le métier le plus recherché,
15:30c'est plutôt de l'assistanat,
15:32des scripts,
15:34et chef décorateur,
15:35beaucoup.
15:36Et c'est ça que vous formez aussi ?
15:38Oui, tout à fait.
15:38Donc, les formations,
15:40elles sont plus sur ces métiers-là
15:41que sur les métiers de...
15:43Il y a de la réalisation.
15:44Il y a de la réalisation,
15:45mais réalisateur, on devient.
15:47Quelque dernière chose, Philippe ?
15:48Oui, rapidement,
15:49un dernier point,
15:52donc une communication vivante et authentique
15:54pour moi,
15:54avec un storytelling,
15:56donc un étudiant,
15:57on prend un étudiant
15:57et on raconte un peu son histoire.
15:59Et ça, je pense que ça peut être...
16:00C'est déjà dans les réseaux.
16:01C'est déjà dans les réseaux.
16:02Bon, ben, il a pensé à tout,
16:03Benatou, Benichou.
16:05Benatou, nickel.
16:05Merci, vous êtes le fondateur
16:06de l'Académie des métiers du cinéma
16:08et de l'académie.
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