- il y a 3 mois
Commission du développement durable : Mme Anne-Cécile Violland, sur la prise en compte des enjeux de développement durable et d’aménagement du territoire (PLF 2026)
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00:12:22d'avoir évoqué ces difficultés au bureau. Le débat s'est ouvert hier en commission des finances. Je regrette évidemment cette situation, d'autant que nous connaissons tous l'ampleur des enjeux,
00:12:32aussi bien en termes de réduction du déficit et de la dette publique que de financement de la transition environnementale. Anne-Cécile Violon a néanmoins beaucoup travaillé par des auditions et consultations
00:12:42pour préparer les débats que nous attendions sur les articles de la première partie relatifs à la transition écologique et je l'en remercie.
00:12:50Il me paraît donc utile de l'entendre pour une synthèse de ces travaux et une analyse du PLF avant d'ouvrir une discussion avec vous.
00:12:59Si l'effort de retour à l'équilibre proposé par le gouvernement passe principalement cette année par la maîtrise des dépenses publiques,
00:13:06le projet de loi de finances pour 2026 prévoit aussi 14 milliards d'euros de recettes supplémentaires.
00:13:12Or, tout au long de cette année, notre commission a mis sur la table, après avoir longuement travaillé dans le cadre de différentes missions d'information,
00:13:20des propositions qui doivent être débattues lors de l'examen de cette première partie.
00:13:24Je pense bien sûr à la mission d'Olga Givernais et Béranger-Cernon avec Peyo Dufault sur le ferroviaire,
00:13:31à celle de Fabrice Barrusso et Philippe Fais avec Vincent Descoeurs sur l'adaptation de l'aménagement des territoires au changement climatique
00:13:38ou encore à celle que j'ai menée avec Constance de Pellichy et Marcelin Nadeau sur la transition fossière.
00:13:44D'autres sujets ont été abordés lors de travaux législatifs, qu'il s'agisse de la lutte contre la pollution de l'eau ou de la lutte contre la mode ultra-express.
00:13:53Il est donc souhaitable que ces différentes propositions trouvent un débouché lors de l'examen du PLF en séance.
00:14:00Notre débat aujourd'hui s'organisera ainsi après l'intervention d'Anne-Cécile Violent.
00:14:05Les orateurs des groupes s'exprimeront successivement, chacun pour trois minutes, et notre collègue leur répondra globalement.
00:14:13Viendront ensuite les questions d'une minute selon la même modalité.
00:14:17Et je cède donc sans tarder la parole à Anne-Cécile.
00:14:20Merci Madame la Présidente.
00:14:27Chers collègues,
00:14:29Effectivement, notre commission m'a désigné rapporteur pour avis sur le projet de loi de finances pour 2026 le 2 juillet dernier.
00:14:35C'est pour moi un grand honneur et une vraie responsabilité que de succéder à cette fonction,
00:14:40à Jean-Marc Zulézy, à Jean-Luc Fugy,
00:14:42et surtout de maintenir une transition instaurée sous la 14e législature par Jean-Paul Chanteuguay,
00:14:47à savoir que notre commission se prononce sur les orientations fiscales qui ont une incidence sur la transition écologique.
00:14:54Je vous remercie Madame la Présidente de me permettre cette communication, effectivement, en dehors de la saisine.
00:14:59Et je tiens à remercier aussi particulièrement nos administrateurs, M. Taillet et M. De Vitry,
00:15:04pour votre accompagnement et votre collaboration dans le contexte extrêmement contraint que l'on connaît.
00:15:10Comme vient de l'indiquer notre Présidente, nous partageons comme l'an dernier le regret,
00:15:14et je pense me faire ici l'interprète de l'opinion de tous les groupes,
00:15:17de ne pas disposer de temps cette année encore pour émettre un avis.
00:15:21Cette situation est regrettable.
00:15:23La situation que nous traversons nuit au fonctionnement normal de nos institutions.
00:15:28Les parlements ont été créés au fil de l'histoire, notamment pour consentir à l'impôt,
00:15:32et il m'apparaît anormal de ne pouvoir nous prononcer sur un projet de loi de finances
00:15:36dans des délais et des conditions adéquates.
00:15:39La transition écologique est le sujet majeur de notre siècle.
00:15:43Nous ne pouvons nous contenter d'effleurer les sujets,
00:15:45et j'espère que nous pourrons l'an prochain exercer pleinement et sereinement notre mandat sur cette question.
00:15:52J'ai également une pensée pour nos collègues de la Commission des finances,
00:15:57qui travaillent dans un délai très restreint.
00:15:59L'exercice auquel je me livre aujourd'hui est donc particulier et j'en conçois les limites.
00:16:05Il s'agit de vous présenter la synthèse d'audition que j'ai conduite récemment,
00:16:08afin de dégager dans un contexte très tendu pour les finances publiques,
00:16:12les priorités à maintenir ou à accentuer pour poursuivre la transition écologique,
00:16:16puis de mettre cette synthèse au regard des articles du projet de loi de finances
00:16:20qui portent sur la transition écologique, que j'ai analysé rapidement.
00:16:24J'ai bien conscience, encore une fois, des limites de cet exercice,
00:16:27dans la mesure où les groupes politiques ont fixé leurs lignes
00:16:29et défendent en ce moment même leurs amendements en Commission des finances.
00:16:33Le fait par ailleurs de ne pas disposer pour ce qui me concernait du PLF ou d'un avant-projet même succinct
00:16:38rendait ce travail difficile, puisque je ne connaissais pas les orientations du gouvernement.
00:16:44J'ai donc choisi de travailler sur une hypothèse simple.
00:16:47J'ai posé à toutes les personnes auditionnées la même question,
00:16:49à savoir, compte tenu de l'état des finances de l'État,
00:16:53dégager les 4 ou 5 mesures fiscales prioritaires à créer, maintenir ou amplifier
00:16:59pour poursuivre la transition écologique
00:17:02et porter un regard particulier sur celles qui n'étaient pas pertinentes.
00:17:07Les auditions étaient donc centrées sur les ressources,
00:17:09même si, inévitablement, le débat apportait également sur les dépenses fiscales,
00:17:13les subventions et les investissements assurant la transition écologique.
00:17:17J'ai auditionné les organismes souvent, Impact France, I4C, Raison Action Climat et le Shift Project.
00:17:25Je devais auditionner l'Inspection Générale des Finances,
00:17:28auteur en 2023 de deux rapports sur les recettes et les dépenses en faveur de l'environnement,
00:17:33mais l'ordre du jour de l'Assemblée, encore une fois, n'a pas permis.
00:17:36Et je vous engage à vous référer à ces deux rapports disponibles sur le site de l'Inspection Générale.
00:17:41Et puis, il y a eu d'autres auditions en mode plus informel.
00:17:46Je remercie ces contributeurs de m'avoir assisté dans ma réflexion
00:17:49et je me réjouis que de nombreux acteurs dans notre société réfléchissent à la manière de la transformer,
00:17:54car réussir la transition écologique est le combat majeur indéniablement de notre siècle.
00:18:03Quelques principes à respecter.
00:18:05Avant d'aborder la liste des mesures fiscales qui ont été envisagées,
00:18:08mes interlocuteurs m'ont tous fait part de principes qui leur semblaient indispensables.
00:18:13Le premier est en soi un impératif.
00:18:15Ne pas ralentir les politiques de transition écologique malgré l'état de la dette publique,
00:18:21au risque de devoir les conduire à un coût encore supérieur dans les années à venir.
00:18:25C'est évidemment le coup de l'inaction.
00:18:27En deuxième lieu, le consensus est général pour veiller à ce que les politiques de transition
00:18:31soient réalistes, socialement acceptables et comprises par tous nos concitoyens.
00:18:36Ce constat est partagé par tous mes interlocuteurs, y compris le Région Action Climat.
00:18:41La crise des Gilets jaunes est sans doute passée par là.
00:18:43Aucune politique de transition ne peut réussir sans tenir compte de la situation sociale de chacun de nos citoyens,
00:18:50comme de la capacité de nos secteurs économiques à l'assumer.
00:18:53Effectivement, cette question de l'acceptabilité est un enjeu majeur.
00:18:59En troisième lieu, éviter de taxer un mode de consommation ou un comportement sans qu'existe une solution alternative
00:19:05ou que les entreprises aient pu substituer, notamment grâce à leur recherche et développement.
00:19:11Ce point vise évidemment à ne pas placer les personnes taxées dans une impasse.
00:19:17Je n'insiste pas, je ne citerai que quelques exemples.
00:19:19Si l'on veut favoriser le recours à la voiture électrique en taxant les moteurs thermiques,
00:19:23il faut évidemment rendre les voitures électriques accessibles
00:19:26et développer un réseau dense de bornes de recharge.
00:19:30Si l'on supprime une ligne aérienne intérieure,
00:19:33s'assurer que le train offre une alternative crédible.
00:19:36Au plan fiscal, ce principe en entraîne un autre,
00:19:40à savoir coupler la taxation et la subvention.
00:19:43Pour qu'un secteur économique accepte un impôt,
00:19:46ce qui constitue un alourdissement de ses charges,
00:19:49le produit d'une taxation devrait lui revenir sous la forme d'une aide à sa transformation.
00:19:54Instaurer par exemple une taxe sur le kérosène aérien,
00:19:57sujet qui revient chaque année sous forme d'amendement,
00:19:59a un sens si le produit aide les compagnies aériennes à renouveler leur flotte
00:20:03avec des avions plus économes en carburant.
00:20:06Taxer les transactions immobilières en fonction du diagnostic énergétique
00:20:10peut également avoir du sens si le produit alimente ma prime Rénov'.
00:20:15Le malus automobile doit avoir pour corollaire l'aide à l'accession à la voiture électrique.
00:20:21Le principe peut donc se résumer ainsi, taxer pour redistribuer.
00:20:28Je rajoute pour ma part que l'on doit taxer pour décarboner.
00:20:31La taxation du secteur aérien a un sens lorsqu'elle alimente les investissements en faveur du transport ferroviaire.
00:20:37Et ce point joue lorsque les technologies ne sont pas matures.
00:20:42L'avion est de plus en plus sobre, mais l'avion décarboné n'existera qu'à horizon de 30 à 50 ans,
00:20:47si l'on en croit les constructeurs.
00:20:50Or, nous avons un besoin à court terme de régénérer et développer notre réseau ferroviaire.
00:20:55Un cinquième principe, tous nos interlocuteurs souhaitaient une programmation de long terme
00:21:02pour les investissements en faveur de la transition écologique.
00:21:05Ce point n'est pas proprement fiscal, mais il a bien une conséquence sur la fiscalité.
00:21:10L'État, comme les entreprises et les ménages, doivent disposer d'une visibilité sur l'effort qu'ils auront à produire.
00:21:16Or, le rapport Pisani-Ferry a évalué à 66 milliards d'euros la somme à investir chaque année d'ici 2030,
00:21:24dont environ 34 milliards par les pouvoirs publics, soit 1% du PIB.
00:21:29L'écart à combler de 26 milliards sous forme fiscale ou de réallocation des dépenses,
00:21:34c'est un écart non négligeable et son financement est au cœur de nos débats,
00:21:39entre réduction de certaines dépenses et accroissement de recettes.
00:21:42La programmation de long terme de la fiscalité comme des investissements a également pour objectif
00:21:47que chaque euro de taxation ou investi s'insère bien dans une stratégie globale de transition.
00:21:54Or, des doutes apparaissent parfois.
00:21:56Ainsi, pour Impact France, le crédit impôt recherche est l'exemple type d'une dépense fiscale
00:22:01ne s'insérant pas dans ce type de stratégie.
00:22:06Dernier point, le lien entre la politique environnementale, justice sociale et responsabilité sociale et environnementale
00:22:12des entreprises a été souligné à plusieurs reprises.
00:22:15Des entreprises qui procèdent à un meilleur partage de la valeur et qui se soucient de l'environnement
00:22:20améliorent l'état général de la société et évitent les dépenses induites
00:22:25par la lutte contre la provoté ou la défense de l'environnement.
00:22:30J'en reviens aux priorités fiscales qui ont émergé des auditions.
00:22:35Premier lieu, les mobilités.
00:22:36Ce n'est pas une surprise.
00:22:37Compte tenu de leur empreinte carbone, les mobilités forment une large partie des propositions fiscales
00:22:43dont le produit doit alimenter un montant important d'investissement
00:22:47comme ceux récemment évoqués dans le rapport d'information de nos collègues Olga Giverney
00:22:52et Béranger Cernon sur le rôle du transport ferroviaire dans l'aménagement du territoire.
00:22:58Ambition France Transport a ainsi évalué à 3 milliards d'euros par an.
00:23:01Le montant des investissements est réalisé en faveur des infrastructures existantes sur la période 2026-2031.
00:23:09Plusieurs leviers sont proposés.
00:23:11L'idée générale étant de disposer d'un large panier de taxation,
00:23:15ce qui permet de dégager des ressources sans trop pénaliser les contribuables.
00:23:19Dans tous les cas, il s'agit de provoquer un signal pris sur les mobilités recourant aux énergies fossiles
00:23:23afin de graduellement glisser vers les modes de transport décarbonés.
00:23:28Les mécanismes suivants de taxation ont été suggérés sur le poids des SUV,
00:23:32la diminution du remboursement de l'assise sur le gazole,
00:23:35sur le carburant des taxis et du fret routier,
00:23:38sur le kérosène du transport aérien par accords bilatéraux avec les pays qui l'accepteraient.
00:23:44En cas d'absence d'accords bilatéraux, je rappelle que l'augmentation de la taxe sur les billets d'avion peut servir de substitut.
00:23:50Elle semble être acceptée par la clientèle puisque déjà prévue dans de précédents PLF,
00:23:54elle n'a pas empêché une compagnie comme Air France de faire un chiffre d'affaires en progression en 2024.
00:24:02C'est aussi une augmentation de la TVA sur les billets d'avion pour inciter au report vers le train,
00:24:07une augmentation de la taxe de solidarité sur les billets d'avion notamment pour l'aviation d'affaires
00:24:11avec exonération des passages sur les vols vers l'outre-mer,
00:24:15jouer sur des taxes existantes dont le produit alimenterait les investissements en infrastructures,
00:24:22autoroutes, livraison urbaine, nuitées touristiques.
00:24:25Je rappelle à cet égard que le rapport d'ambition France Transport propose d'affecter à compter de 2031
00:24:31les recettes des péages autoroutiers à la petite et que la question pour nous est de trouver des financements avant cette date.
00:24:37Je le répète, l'idée générale est que ces taxes alimentent la transformation des secteurs visés
00:24:42et qu'elles impulsent également un report modal, par exemple du fret vers le filvial ou le ferroviaire.
00:24:48Il existe aussi des limites technologiques à nos politiques.
00:24:51S'il est facile de taxer les camionnettes qui servent aux livraisons du dernier kilomètre,
00:24:55l'offre de camions électriques ou d'autres modes de propulsion, comme le moteur à hydrogène, reste embryonnaire.
00:25:00Dans ce secteur, la taxation ne peut être que progressive et doit allier notre volonté de report modal et la réalité technique.
00:25:09S'agissant de la rénovation énergétique des bâtiments, les auditions ont montré là encore un consensus
00:25:13sur le fait de maintenir ou accroître le rythme des rénovations.
00:25:17Pour autant, il n'y a pas eu de proposition franchement novatrice.
00:25:20Les intervenants aient en conscience des goulets d'étranglement dans ce secteur,
00:25:24comme le manque d'ingénierie et d'artisans qualifiés,
00:25:27point souvent souligné dans les rapports d'information de notre commission.
00:25:31Ce qui émerge principalement, c'est le caractère primordial du soutien public aux ménages,
00:25:35car à défaut, ceux-ci n'entreprendraient pas de rénovation.
00:25:39Dans les mesures fiscales suggérées, je relève la modulation des frais de notaire en fonction du DPE,
00:25:45la baisse du taux de TVA sur les biens et services permettant de réaliser des économies d'énergie,
00:25:50l'augmentation en contrepartie des taux de TVA sur les travaux d'amélioration ou d'aménagement
00:25:55n'ayant pas d'impact sur l'énergie, décoration, réaménagement,
00:26:00la taxation des combustions fossiles de chauffage au profit d'autres modes,
00:26:05électricité, pompe à chaleur.
00:26:09S'agissant de la fiscalité sur l'énergie,
00:26:12le principe est de poursuivre la modulation des taxes pour inciter aux énergies décarbonées.
00:26:16Le Shift Project a ainsi souligné que la scie sur l'électricité était deux fois plus élevée que sur le gaz
00:26:22et qu'il faudrait progressivement passer à la situation contraire.
00:26:26J'ajoute pour ma part qu'il convient d'y procéder dans une logique de filière,
00:26:30car des secteurs entiers dépendent encore des énergies fossiles,
00:26:34OK, pour taxer par exemple le gazole agricole,
00:26:37à condition d'avoir une offre adéquate de tracteurs électriques.
00:26:40Les niches brunes, cette fin des dépenses fiscales défavorables en l'environnement,
00:26:46surnommée « niches brunes », est également demandée.
00:26:49Elles sont évaluées à 15 milliards d'euros par an par l'État.
00:26:53À mon sens, c'est là tout l'objectif d'une fiscalité environnementale.
00:26:57Mais les enjeux de compétitivité sont tels pour de nombreux secteurs
00:27:00que seuls, me semble-t-il, des contrats de filière permettront d'y parvenir
00:27:04sans créer de choc économique.
00:27:06Ils devront bien entendu planifier des mesures fiscales.
00:27:10Ce sont plus particulièrement concernées l'agriculture, le fret routier,
00:27:14le transport aérien, le secteur maritime, qu'il s'agisse du transport maritime
00:27:18ou des activités portuaires, avec des horizons d'une à plusieurs décennies
00:27:22selon les secteurs.
00:27:23Et là, encore une fois, une audition des armateurs a été vraiment manquante.
00:27:29Bien qu'il ne s'agisse pas purement de fiscalité,
00:27:31je voudrais faire un point sur l'éco-conditionnalité des aides publiques.
00:27:33Ce point a été évoqué lors de plusieurs auditions.
00:27:37Derrière ce terme apparaissent deux objectifs centraux.
00:27:40La traçabilité des aides, les enjeux d'acceptabilité par nos concitoyens,
00:27:44mais aussi l'insertion des aides dans une stratégie globale de décarbonation.
00:27:49Par exemple, pour Impact France, le crédit impôt recherche,
00:27:53encore une fois, est l'exemple type d'une aide qui ne contribue pas
00:27:56à la transition écologique.
00:27:58Un petit point sur l'analyse du PLF 2026.
00:28:04J'en viens maintenant, chers collègues, pour apprécier
00:28:06si elle répond aux enjeux que je viens d'évoquer.
00:28:08Dans le cas d'une saisine pour avis, nous aurions pu travailler
00:28:11sur 12 articles dans un monde idéal,
00:28:14soit près d'un tiers de la première partie du PLF.
00:28:17Il s'agit des articles 5, 10, 13 à 22.
00:28:20Certains articles s'inscrivent dans les orientations que je viens d'évoquer,
00:28:23d'autres moins, voire, il faut le dire, certaines sont même à rebours de nos préconisations.
00:28:30Enfin, il y a des occasions manquées.
00:28:32On peut se réjouir tout d'abord de l'utilisation du levier fiscal
00:28:35pour inciter à des comportements vertueux en matière de mobilité,
00:28:38tout en donnant aux différents acteurs de la visibilité.
00:28:42C'est ce que fait l'article 13,
00:28:43qui prolonge la trajectoire de hausse du malus de carbone jusqu'en 2028
00:28:47et introduit une nouvelle trajectoire de la taxe annuelle
00:28:50sur les émissions de polluants atmosphériques.
00:28:52Cet article adopte également les modalités de calcul
00:28:55de la puissance administrative des véhicules utilitaires et poids lourds électriques
00:28:59pour éviter qu'elles ne conduisent à défavoriser ces véhicules
00:29:02par rapport à leurs équivalents équipés d'une motorisation thermique.
00:29:07Il recentre également le dispositif de déduction exceptionnelle
00:29:10en faveur des poids lourds et véhicules utilitaires légers
00:29:13pour le réserver aux véhicules à émissions nulles
00:29:16fonctionnant exclusivement à l'électricité ou à l'hydrogène
00:29:20pour ne pas déstabiliser les entreprises déjà engagées
00:29:23dans des projets d'acquisition de poids lourds ou de véhicules utilitaires,
00:29:27légers utilisant le gaz ou des carburants de transition.
00:29:30Une entrée en vigueur différée au 1er janvier 2027 est prévue.
00:29:34L'article 14 permet de donner davantage de souplesse
00:29:37à la mobilisation du lever fiscal de l'éco-taxe poids lourd
00:29:40de la collectivité européenne d'Alsace
00:29:41en élargissant les possibilités d'exonération
00:29:44en permettant de faire varier le taux en fonction
00:29:46des classes d'émissions de polluants euros.
00:29:49On sait que la mobilité propre requiert des investissements importants.
00:29:53L'article 15 affecte à Ile-de-France Mobilité
00:29:56une majoration de la taxe régionale à l'immatriculation
00:29:58fixée par Ile-de-France Mobilité dans la limite de 13 euros.
00:30:02Ce prélèvement affecte les véhicules routiers les plus polluants
00:30:05pour financer les transports collectifs.
00:30:08Donc cet article évidemment suscite des réactions
00:30:11puisque cette majoration vient en compensation
00:30:13d'une perte de ressources pour Ile-de-France Mobilité
00:30:15privée depuis le projet de loi de finances 2025
00:30:18de l'assise sur les carburants.
00:30:20Il y a donc un report de la charge sur les automobilistes
00:30:22ce qui a suscité plusieurs amendements
00:30:25en commission des finances.
00:30:27S'agissant de la fiscalité énergétique
00:30:29l'article 18 permet de compenser des rémanences de TVA
00:30:31créées par la réforme du mécanisme de capacité du PLF 2025
00:30:35par une baisse d'assise sur l'électricité
00:30:37afin que la réforme soit neutre pour les consommateurs.
00:30:41Certains articles du projet de loi ne respectent pas vraiment
00:30:44les orientations que nous avons dégagées de nos travaux.
00:30:47Ainsi, l'article 16 reporte d'une année la réforme
00:30:49du système d'incitation aux énergies renouvelables
00:30:52dans les transports.
00:30:53Ce rapport se justifie par l'évolution du cadre européen
00:30:56qui prend davantage en compte les réductions effectives
00:30:59de carbone permises par les biocarburants.
00:31:03Certes, les acteurs ont besoin de temps
00:31:04pour se préparer au niveau système
00:31:06mais il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'une démonstration
00:31:09de l'instabilité fiscale et réglementaire en la matière
00:31:12préjudiciable aux anticipations des acteurs.
00:31:16Certaines dispositions, je le regrette,
00:31:18vont à rebours des préconisations de notre commission.
00:31:20Ainsi, l'article 5 propose la suppression
00:31:22de l'exonération de la taxe foncière
00:31:24dont bénéficient aujourd'hui les zones humides
00:31:26ainsi que la suppression de l'avantage fiscal sur le E85.
00:31:29Dans le premier cas, la mission d'information
00:31:32sur l'artificialisation des sols et la transition foncière
00:31:35conduite au sein de notre commission
00:31:37par notre présidente Sandrine Lefeur
00:31:38et par Mme Constance de Pellichy
00:31:40souligne l'importance de conduire une politique
00:31:42strictement à l'inverse de cette mesure
00:31:44pour encourager la préservation des énafs
00:31:47en exonérant totalement de taxes foncières
00:31:49les terrains situés en zone humide
00:31:51et inciter leurs propriétaires à les préserver
00:31:53à travers la conclusion d'engagement de gestion.
00:31:57Dans le second cas, la suppression de l'avantage de l'E85
00:31:59pourrait défavoriser l'utilisation de ce biocarburant
00:32:02au bénéfice des énergies entièrement fossiles.
00:32:06Je souligne l'importance de l'article 21
00:32:08sur la fiscalité des déchets,
00:32:10article dont l'ampleur et la portée ne nous auront pas échappé
00:32:13et qui équivaut quasiment à une proposition de loi en lui-même
00:32:16et qui suscite au minimum deux débats.
00:32:18On se limitera à ça.
00:32:20Le premier porte sur le relèvement de la TGAP,
00:32:23il est clair que le relèvement de 10% de la taxe
00:32:26due par les collectivités territoriales à l'État
00:32:28est un sérieux sujet de friction.
00:32:31Le PLF 2026 l'a fait passer de 65 euros la tonne
00:32:33pour les déchets enfouis non dangereux
00:32:35à 72 euros avant de la porter à 105 euros en 2030.
00:32:40L'impression pour plusieurs élus locaux
00:32:42est que le gouvernement recherche avant tout
00:32:44un rendement budgétaire,
00:32:45sans prendre en compte le fait qu'une moitié des déchets
00:32:47n'est pas recyclable actuellement
00:32:49et que les collectivités ne maîtrisent pas le volume.
00:32:52la nature et la possibilité de recyclage
00:32:55des produits mis sur le marché.
00:32:58Amor s'évalue à 450 millions d'euros
00:33:00le coût de la mesure pour les collectivités en 2030.
00:33:03Je rappelle que la position des élus locaux
00:33:05s'oriente vers d'autres formes de taxation,
00:33:07principalement celle des éco-organismes
00:33:09directement gérés par les industriels.
00:33:11Le second débat fait peut-être plus consensus.
00:33:15La taxe sur les plastiques non recyclés
00:33:17est une application du principe pollueur-payeur.
00:33:19L'objectif est une montée en charge progressive
00:33:21à 150 euros la tonne en 2030
00:33:23avec un doublement de la taxe sur les bouteilles plastiques.
00:33:27Il reste à voir si cette taxation,
00:33:29comme celle portant sur d'autres filières,
00:33:31profitera bien à l'économie circulaire.
00:33:33Le constat actuel est que la TGAP
00:33:36génère environ 1 milliard d'euros de recettes
00:33:39alors que le fonds pour l'économie circulaire
00:33:41est doté de 100 millions d'euros.
00:33:44Enfin, permettez-moi de terminer
00:33:45par un sujet qui me tient à cœur
00:33:46et qui montre l'utilité de nos travaux.
00:33:49L'article 22 instaure une taxe
00:33:50sur les frais de gestion des petits colis
00:33:53en provenance des pays tiers.
00:33:54Vous le savez, l'essor exponentiel
00:33:56du commerce en ligne venant notamment d'Asie
00:33:59pose d'importants problèmes
00:34:00environnementaux, économiques,
00:34:02administratifs, sanitaires et sociaux.
00:34:05La réponse doit être européenne
00:34:07et la France soutient l'initiative
00:34:08de la Commission européenne
00:34:09d'instaurer un prélèvement
00:34:11sur ces articles à faible valeur.
00:34:13En attendant que cette solution européenne
00:34:15soit trouvée, ce PLF propose
00:34:17d'instaurer une taxe temporaire
00:34:18de 2 euros par article avant TVA.
00:34:21Je sais que plusieurs amendements
00:34:23tendent à augmenter le produit,
00:34:25mais ce dispositif va dans le bon sens
00:34:26et on ne peut qu'on s'en réjouir.
00:34:29Au total, la transition écologique
00:34:31n'est pas ralentie par le PLF 2026
00:34:33et la fiscalité environnementale
00:34:36est mobilisée pour poursuivre
00:34:38la décarbonation de notre économie.
00:34:41Ce PLF donne de la visibilité
00:34:43à cet égard avec des trajectoires
00:34:45pluriannuelles d'évolution
00:34:47de certaines taxes.
00:34:48Nous avons déjà eu des débats intenses
00:34:51au sein de nos groupes
00:34:52et en commission des finances
00:34:53sur certains articles structurants,
00:34:55comme celui sur la fiscalité des déchets.
00:34:57On peut regretter l'absence
00:34:58de quelques sujets majeurs,
00:35:00comme celui de l'incitation
00:35:01à la civil culture à couvert continu
00:35:03ou au développement
00:35:04des réseaux de froid renouvelable.
00:35:07Mes chers collègues,
00:35:07j'arrête ici mon intervention
00:35:09pour que les groupes puissent s'exprimer
00:35:10et cette communication, évidemment,
00:35:13ne peut remplacer un examen pour avis
00:35:15en bonne et due forme.
00:35:16Mais j'espère qu'elle aura été utile
00:35:18à votre réflexion,
00:35:19notamment en vue de la séance publique.
00:35:21Je vous remercie.
00:35:22Merci beaucoup, Mme la députée.
00:35:25Je pense que vos travaux
00:35:26permettront vraiment d'éclairer,
00:35:28en tout cas pour la séance publique,
00:35:30nos avis.
00:35:31Je vais donner la parole
00:35:32à Pierre Morin pour 3 minutes.
00:35:39Merci, Mme la présidente.
00:35:41Alors, merci pour vos travaux, Mme Violon.
00:35:44Même si je suis un tout petit peu inquiet
00:35:45que vous ayez accordé ne serait-ce
00:35:46qu'une once de crédit
00:35:47au réseau Action Climat.
00:35:49Je n'ai que 3 minutes,
00:35:51donc je vais essayer d'être efficace.
00:35:53Il est temps d'en finir
00:35:54avec l'écologie décroissante
00:35:55et malthusienne
00:35:56qui considère l'homme
00:35:57comme un loup pour l'environnement.
00:35:59Vous avez greenwashé
00:36:00le Léviathan de Hobbes
00:36:01en en faisant un monstre vert
00:36:02normatif et punitif
00:36:04qui essore les Français
00:36:05avec ses attributs totalitaires
00:36:07infantilisation, taxation confiscatoire,
00:36:10atteinte aux libertés publiques,
00:36:11contraintes normatives envahissantes.
00:36:14Je cite Saint-Exupéry.
00:36:16On nous a coupé les bras et les jambes,
00:36:17puis on nous a laissé libres
00:36:18aux deux marchés.
00:36:19Mais je hais cette époque
00:36:20où l'homme devient
00:36:21sous un totalitarisme universel
00:36:23bétail doux, poli et tranquille.
00:36:25Fin de citation.
00:36:27Les ZFE au hasard.
00:36:28L'assignation à résidence
00:36:29pour plusieurs millions de Français.
00:36:31Une liberté de circulation
00:36:32sous octroi
00:36:33après avoir rempli
00:36:3415 serfas petits rouleurs
00:36:36avec autant de vignettes différentes
00:36:37qui finiront par couvrir
00:36:38la totalité du pare-brise du conducteur.
00:36:41On repasse pour la sécurité.
00:36:42dispositif immoral de ségrégation sociale
00:36:45qui favorise l'industrie automobile
00:36:47chinoise.
00:36:48Dans le budget,
00:36:49il est prévu de pénaliser
00:36:50les biocarburants,
00:36:50filière française,
00:36:52qui émet 50% de CO2
00:36:53et 90% de particules fines en moins.
00:36:56On peine à vous suivre.
00:36:57Pour le B100,
00:36:58qui remplit le réservoir
00:36:59de 20 000 camions par jour,
00:37:00ce sont des millions d'investissements
00:37:01qui partiraient en fumée
00:37:02pour les transporteurs routiers,
00:37:04secteur 1700 défaillants cette année.
00:37:06Je ne parle pas non plus
00:37:07des malus automobiles
00:37:08confiscatoires.
00:37:09Bilan,
00:37:09vous allez pénaliser
00:37:10nos entreprises françaises,
00:37:11la transition écologique
00:37:12et le pouvoir d'achat des Français.
00:37:15Hobbes disait
00:37:15le privilège de l'absurdité
00:37:17est réservé
00:37:18à la seule créature humaine.
00:37:20La France émet 0,9%
00:37:22du CO2 mondial
00:37:23dont la moitié provient
00:37:25des importations.
00:37:26C'est donc sur ce levier
00:37:27qu'il faut agir
00:37:28en investissant sur le localisme
00:37:29et sur notre souveraineté.
00:37:31Depuis 40 ans,
00:37:32vous avez créé
00:37:33des allongements de trajet
00:37:34en voiture
00:37:34tout en faisant disparaître
00:37:35notre maillage ferroviaire,
00:37:37déserts médicaux,
00:37:38dévitalisation
00:37:39de nos centres-villes,
00:37:40abandon de notre ruralité,
00:37:42métropolisation.
00:37:43Les voici,
00:37:44les politiques publiques
00:37:45climaticides.
00:37:46Vous ne ferez pas baisser
00:37:47nos émissions de CO2
00:37:49en misant sur l'apport
00:37:50industriel chinois,
00:37:51notamment dans les domaines
00:37:52de l'énergie
00:37:53et de l'automobile,
00:37:54car l'industrie chinoise
00:37:55précisément n'a que faire
00:37:56de nos légitimes ambitions
00:37:57climatiques.
00:37:58Elle est le prédateur
00:37:59de nos emplois
00:38:00et donc de nos vies.
00:38:02Pour notre part,
00:38:02une France souveraine
00:38:03qui fait confiance
00:38:04dans le génie français
00:38:05sans le pinir
00:38:06et donc le décourager,
00:38:07en favorisant nos entreprises,
00:38:09quitte à négocier
00:38:09avec l'Union européenne
00:38:10et en arrêtant
00:38:11de se coucher
00:38:12devant la commission,
00:38:13comme par exemple
00:38:14récemment sur le Green Deal
00:38:15et sur la date de 2035
00:38:16pour l'interdiction
00:38:17des moteurs thermiques neufs
00:38:19qui assomment
00:38:19notre économie,
00:38:20notre industrie automobile.
00:38:22Bref,
00:38:22une écologie
00:38:23qui ne rompt pas
00:38:24avec le pacte social,
00:38:25une écologie
00:38:26qui arrête
00:38:26de nous pomper l'air.
00:38:27On commence quand ?
00:38:28Je vous remercie.
00:38:28Merci.
00:38:31Je donne la parole
00:38:31à Véronique Riotton
00:38:32et vous l'aurez peut-être
00:38:33remarqué,
00:38:34chers collègues,
00:38:34le compteur
00:38:35est à l'inverse
00:38:36de d'habitude,
00:38:36il décompte les secondes.
00:38:39On va remettre
00:38:39comme avant.
00:38:40Oui, oui,
00:38:41moi aussi,
00:38:41ça m'a fait réagir.
00:38:43On va le remettre...
00:38:44Désolé, monsieur Meurin.
00:38:47On va le remettre
00:38:48dans le bon ordre.
00:38:49Alors,
00:38:50Véronique Riotton,
00:38:51vous avez la parole.
00:38:52Merci,
00:38:53Madame la Présidente.
00:38:54Je suis ravie
00:38:55de revenir parmi vous
00:38:57au sein de cette belle commission
00:39:00sur laquelle j'ai beaucoup œuvré
00:39:02lors du dernier mandat.
00:39:04Je reviens.
00:39:05Quelques mots
00:39:05à votre endroit,
00:39:06Madame la rapporteure.
00:39:07Merci pour votre travail.
00:39:11Moi,
00:39:11je voudrais saluer
00:39:12ce budget
00:39:13puisque ce budget,
00:39:15dans l'effort
00:39:16qui est demandé
00:39:16aux Français actuellement,
00:39:18on voit bien
00:39:18que l'État
00:39:19propose
00:39:20de continuer
00:39:21à investir
00:39:22dans la transition écologique.
00:39:24C'est un des seuls budgets
00:39:25qui voit
00:39:27ces montants
00:39:28augmenter.
00:39:29Donc,
00:39:30j'ai plutôt envie
00:39:30de saluer ça
00:39:31à la fois
00:39:32dans des engagements,
00:39:33vous l'avez dit,
00:39:34de mobilité,
00:39:35de rénovation énergétique
00:39:36des bâtiments.
00:39:37Peut-être réagir
00:39:38au sujet
00:39:39de la TGAP.
00:39:40Donc,
00:39:41je crois
00:39:41qu'il est important
00:39:42de conserver
00:39:43cette trajectoire.
00:39:44Bien sûr
00:39:45que les collectivités
00:39:46peuvent s'émouvoir.
00:39:48En même temps,
00:39:48je pense que la trajectoire
00:39:49est connue
00:39:50depuis de longues dates.
00:39:52À titre personnel,
00:39:52je pense qu'on n'oppose pas
00:39:54le Fonds Économie Circulaire
00:39:55à cette TGAP
00:39:56et qu'il est important
00:39:58de continuer
00:39:59la trajectoire.
00:40:01Et pour l'instant,
00:40:02je n'ai pas trouvé
00:40:03le dispositif technique
00:40:07qui nous permet
00:40:07d'adresser ça
00:40:08en PLF,
00:40:09mais je crois
00:40:10qu'à la demande
00:40:11des collectivités,
00:40:12de pouvoir flécher
00:40:12la TGAP
00:40:14sera certainement
00:40:15un élément
00:40:16qui permettra
00:40:17de rassembler
00:40:17à la fois
00:40:18les collectivités
00:40:19permettant
00:40:19d'être sur
00:40:20des investissements
00:40:21concernant
00:40:21cette transition
00:40:22écologique.
00:40:23Et puis,
00:40:24puisque l'occasion
00:40:25m'est donnée,
00:40:26je voudrais
00:40:26indiquer
00:40:27que sur
00:40:28l'accélération
00:40:30des changements
00:40:30de comportement,
00:40:32il est important
00:40:32de continuer
00:40:34à se défaire
00:40:34des bouteilles
00:40:36à usage unique
00:40:37et donc
00:40:38que je proposerai
00:40:40des amendements
00:40:41de façon
00:40:41à augmenter
00:40:42la TVA
00:40:43qui est aujourd'hui
00:40:44à 5,5
00:40:44pour lesquels
00:40:45on n'a pas besoin
00:40:46dans toutes ces boissons
00:40:47que ce soit l'eau
00:40:48ou les autres boissons
00:40:49non alcoolisées,
00:40:50qu'elles soient
00:40:51plastiques,
00:40:52cartons
00:40:53ou verts,
00:40:54une hausse
00:40:55de TVA
00:40:55à 20%
00:40:57et qui permettra
00:41:00de gagner
00:41:00200 à 300 millions
00:41:02selon les derniers éléments
00:41:04que nous avons.
00:41:05Donc,
00:41:05j'espère que vous serez
00:41:05tous derrière cet amendement.
00:41:07Je vous remercie.
00:41:09Merci,
00:41:10Madame la députée.
00:41:11On est ravis également
00:41:12de vous retrouver
00:41:12dans notre commission.
00:41:14Je donne la parole
00:41:15à Ercilia Soudé.
00:41:18Merci,
00:41:18Madame la présidente.
00:41:20Chers collègues,
00:41:21j'aurais aimé vous entendre
00:41:22sur l'agriculture.
00:41:23Comme vous ne l'êtes
00:41:24pas censé l'ignorer,
00:41:26un agriculteur
00:41:27se suicide
00:41:29une fois
00:41:30tous les trois jours
00:41:30en France
00:41:31et ce parce que
00:41:33beaucoup d'entre eux
00:41:34ne parviennent pas
00:41:34à vivre décemment
00:41:35de leur travail.
00:41:36Alors,
00:41:36de ce point de vue-là,
00:41:37l'article 10
00:41:38est plutôt positif
00:41:39dans le sens
00:41:39où il prévoit
00:41:41un certain nombre
00:41:42de dispositifs
00:41:43de soutien
00:41:43à l'égard
00:41:44de nos agriculteurs,
00:41:45notamment dans le bio.
00:41:46Je pense effectivement
00:41:47notamment à la prolongation
00:41:48du crédit d'impôt
00:41:49sur le bio.
00:41:52D'ailleurs,
00:41:53nous avions prévu
00:41:54de faire un amendement
00:41:54en ce sens,
00:41:55donc de ce fait,
00:41:55il est satisfait.
00:41:57Pour autant,
00:41:59ce crédit d'impôt
00:42:00n'est pas parvenu
00:42:01à remplir
00:42:03son objectif initial
00:42:05qui était
00:42:05de vraiment généraliser
00:42:06le bio
00:42:06puisque en 2024,
00:42:08on a pu le voir
00:42:08qu'il n'y a que 10%
00:42:09des agriculteurs
00:42:10qui sont dans le bio,
00:42:11ce qui ne nous permet pas
00:42:12pour l'instant
00:42:13de penser
00:42:15à atteindre
00:42:15notre objectif
00:42:16qui est en 2030
00:42:21de 21%.
00:42:22C'est ce que prévoit
00:42:23la loi
00:42:23et un objectif
00:42:24qui pourtant
00:42:25était déjà bien en deçà
00:42:26de l'objectif européen
00:42:27de 25%.
00:42:28Et avec ces 10%
00:42:30actuels,
00:42:31nous sommes aussi bien loin
00:42:32de pouvoir atteindre
00:42:32ce que nous souhaitons
00:42:33à la France insoumise,
00:42:34d'atteindre le 100% bio
00:42:35en 2050.
00:42:38Et pourtant,
00:42:39le bio,
00:42:39c'est vraiment
00:42:40l'avenir
00:42:40de notre agriculture.
00:42:43Alors,
00:42:44évidemment,
00:42:44avec ce PLF,
00:42:46c'est difficile
00:42:46de pouvoir aller
00:42:47à l'encontre
00:42:48de l'article 40,
00:42:49d'où le fait
00:42:49que nous soutenons
00:42:50cette prolongation
00:42:51du crédit d'impôt
00:42:52en guise de...
00:42:55comme pisalet,
00:42:56si je puis dire.
00:42:56Mais en vérité,
00:42:58ce qui nous semble
00:42:59absolument indispensable,
00:43:00c'est de penser
00:43:01assez rapidement
00:43:02à développer
00:43:03la commande publique
00:43:04dans ce domaine,
00:43:05puisque c'est par ce biais-là
00:43:06qu'on pourrait réellement
00:43:07généraliser le bio.
00:43:09Donc,
00:43:09je pense notamment
00:43:10à tout ce qu'on dit
00:43:11depuis longtemps
00:43:11sur le fait
00:43:12que les cantines
00:43:12devraient vraiment
00:43:13s'appuyer
00:43:14toutes sur le bio
00:43:16et le local.
00:43:17Et par ailleurs,
00:43:18pour permettre réellement
00:43:19à nos agriculteurs
00:43:20de pouvoir vivre
00:43:21décemment de leur travail,
00:43:22notamment les agriculteurs
00:43:23dans le bio,
00:43:23il nous semble indispensable
00:43:24de faire ce qu'on demande
00:43:25depuis un moment,
00:43:26à savoir établir
00:43:26des prix planchers
00:43:28pour nos agriculteurs.
00:43:32Alors,
00:43:32j'ajouterais par ailleurs
00:43:35que je voudrais dire
00:43:37un petit mot
00:43:37sur le Mercosur
00:43:38pour finir,
00:43:38puisque vous n'êtes pas
00:43:40sans ignorer
00:43:41qu'il y a quelques jours,
00:43:41des agriculteurs
00:43:42se sont mobilisés
00:43:42justement contre
00:43:43l'accord UE-Mercosur,
00:43:46accord qui,
00:43:47je le rappelle,
00:43:48instaure une concurrence
00:43:50déloyale
00:43:51entre nos agriculteurs
00:43:52et ceux des pays
00:43:52du Mercosur,
00:43:53ce qui va complètement
00:43:54à l'encontre aussi
00:43:56justement de nos objectifs,
00:43:57notamment en matière de bio.
00:43:58Et je voudrais souligner
00:44:01que tant que le bloc central
00:44:03ne remettra pas réellement
00:44:06en cause cet accord
00:44:06UE-Mercosur,
00:44:07en vérité,
00:44:08toute prétention
00:44:10à aider nos agriculteurs
00:44:12ne sera finalement
00:44:14que pure hypocrisie.
00:44:16Merci.
00:44:17Je donne la parole
00:44:17à Fabrice Barrousseau.
00:44:19Madame la Présidente,
00:44:20Madame la rapporteure,
00:44:22chers collègues,
00:44:22nous sommes en plein examen
00:44:23de la première partie
00:44:24du budget 2026
00:44:26qui, une fois encore,
00:44:28traite la transition écologique
00:44:30et l'adaptation
00:44:31au changement climatique
00:44:32comme une variable
00:44:33d'ajustement budgétaire.
00:44:35C'est une erreur stratégique
00:44:37incroyable
00:44:38qui, malheureusement,
00:44:39se répète.
00:44:40Une part importante
00:44:41de nos déficits publics
00:44:42provient justement
00:44:43de notre maladaptation.
00:44:45Reconstruction identique,
00:44:47perte agricole,
00:44:47dégradation des infrastructures,
00:44:50crise sanitaire
00:44:51liée à la pollution
00:44:52ou aux vagues de chaleur.
00:44:54Sur la baisse
00:44:54des gaz à effet de serre,
00:44:56la trajectoire déraille
00:44:58et évolue
00:44:59à un rythme trop faible.
00:45:01Continuer à sous-investir
00:45:02dans la prévention
00:45:03et la résilience,
00:45:05c'est aggraver
00:45:06la facture à venir.
00:45:08Il faut sortir
00:45:08d'une vision comptable
00:45:10à court terme
00:45:10pour faire du développement durable
00:45:12un levier
00:45:13de soutenabilité budgétaire
00:45:15malgré la situation politique
00:45:17d'aujourd'hui.
00:45:18Les collectivités locales
00:45:20sont en première ligne.
00:45:21Elles portent des projets
00:45:22concrets
00:45:22de transition énergétique,
00:45:25de mobilité durable,
00:45:26de protection de l'eau.
00:45:27Elles ont besoin
00:45:28de visibilité,
00:45:29de stabilité
00:45:30et surtout de moyens.
00:45:32Or,
00:45:33les baisses programmées
00:45:34sur le fond vert,
00:45:36les crédits dédiés
00:45:37au CPER
00:45:37ou encore
00:45:38le plafonnement
00:45:39en recette
00:45:40des agences de l'eau
00:45:41affaiblissent
00:45:42cette capacité d'action.
00:45:44L'État
00:45:45ne peut pas continuer
00:45:46à spolier
00:45:47les rares crédits
00:45:48destinés
00:45:48à l'adaptation
00:45:50et à la préservation
00:45:51de nos ressources.
00:45:53Les investissements
00:45:53locaux vertueux
00:45:54sont des leviers
00:45:55de croissance
00:45:55pour le pays
00:45:56et de l'activité
00:45:57devenue rare
00:45:58pour nos entreprises.
00:46:01À la lumière
00:46:02des enjeux sanitaires,
00:46:03maintes fois documentés
00:46:05de la progression
00:46:06alarmante
00:46:07des cancers environnementaux,
00:46:09de la dégradation
00:46:10de la qualité
00:46:10de l'air
00:46:11et de l'eau,
00:46:12rappelons-le,
00:46:13la transition écologique
00:46:14n'est pas une option.
00:46:15C'est une politique
00:46:16de santé publique,
00:46:18de justice sociale
00:46:19et d'avenir
00:46:20pour nos territoires.
00:46:21Enfin,
00:46:22votre conclusion
00:46:23sur le PLF
00:46:242026
00:46:25et la dynamique
00:46:26sur nos politiques
00:46:27de transition écologique
00:46:29et d'adaptation
00:46:30m'étonnent.
00:46:31En l'État,
00:46:32c'est un véritable
00:46:33coup de frein
00:46:34qui est donné
00:46:36à ces politiques
00:46:36et pas une dynamique
00:46:38qui est prolongée,
00:46:40il me semble.
00:46:41Merci.
00:46:42Merci.
00:46:43On poursuit
00:46:44avec Hubert Hotte.
00:46:45Merci,
00:46:50Madame la Présidente.
00:46:51Madame la rapporteure,
00:46:52un grand merci
00:46:52à vous
00:46:53pour le travail
00:46:54dont vous nous avez fait état
00:46:58et je partage
00:47:00évidemment
00:47:01ce que vous avez
00:47:03délivré
00:47:04comme message
00:47:05et je pense
00:47:07particulièrement,
00:47:09vous avez souligné
00:47:10pour revenir
00:47:10sur le sujet
00:47:11qu'a mis en lumière
00:47:13le collègue Barusso,
00:47:15l'environnement
00:47:17comme variable
00:47:17d'ajustement
00:47:18effectivement
00:47:19ce n'est pas
00:47:20ni favorable
00:47:22à nos objectifs
00:47:24ni de circonstances
00:47:25compte tenu
00:47:26de la gravité
00:47:26de la réalité
00:47:28de la chute du vivant
00:47:30des difficultés climatiques
00:47:31que nous connaissons.
00:47:32donc ne pas
00:47:34intégrer ça
00:47:35comme une priorité
00:47:36qui doit figurer
00:47:36dans les éléments
00:47:39de réflexion budgétaire
00:47:40et bien
00:47:40c'est tout simplement
00:47:42nier la réalité.
00:47:45Donc je prends un exemple
00:47:46celui que vous avez cité
00:47:47à propos du patrimoine foncier
00:47:48lorsqu'il concerne
00:47:49les zones humides.
00:47:50Une zone humide
00:47:52ce n'est pas
00:47:53un territoire
00:47:58à oublier
00:47:59ou un territoire
00:48:00problématique
00:48:01c'est tout simplement
00:48:02un espace
00:48:03dans lequel
00:48:03la vitesse
00:48:05ou la course
00:48:06de l'eau
00:48:06se pose
00:48:08et fige
00:48:10une ressource
00:48:11en eau
00:48:11qui est absolument
00:48:12vitale
00:48:13si ce n'est
00:48:14pour l'homme
00:48:14précisément
00:48:15c'est pour le patrimoine
00:48:16naturel en général.
00:48:18Et ce patrimoine
00:48:18naturel
00:48:19son intégrité est vitale
00:48:20notamment
00:48:21si on veut
00:48:22transformer
00:48:23le territoire
00:48:25en potentiel
00:48:26agricole
00:48:27ou en potentiel
00:48:28productif.
00:48:30Donc
00:48:30par voie
00:48:31de conséquence
00:48:32les zones humides
00:48:34sont indispensables
00:48:35pour les équilibres
00:48:36des territoires.
00:48:38Nous avons
00:48:38absolument besoin
00:48:39de rappeler ça
00:48:40et je m'inscris en faux
00:48:41par rapport à ce que disait
00:48:42le collègue Meurin
00:48:44tout à l'heure
00:48:44il est très dangereux
00:48:46et je
00:48:46j'interpelle
00:48:48les collègues
00:48:49RN
00:48:50sur le sujet
00:48:51il est très dangereux
00:48:52de systématiquement
00:48:54opposer
00:48:54la question
00:48:56de l'épanouissement
00:48:57de l'activité humaine
00:48:59et l'environnement
00:49:01qui serait un obstacle
00:49:02à cela.
00:49:03Il est grand temps
00:49:04de mettre un terme
00:49:05à cette vision
00:49:06manichéenne
00:49:06et de considérer
00:49:08l'environnement
00:49:08comme une source
00:49:09d'inventivité
00:49:11et même
00:49:12une source créative
00:49:13pour que l'activité humaine
00:49:15puisse s'appuyer sur elle
00:49:17et fonctionner harmonieusement
00:49:18avec elle.
00:49:19Cela doit être notre seule préoccupation
00:49:21et il faut absolument cesser
00:49:22cette opposition de style
00:49:24qui est
00:49:25excusez-moi du terme
00:49:26absolument grossière
00:49:28et même grotesque
00:49:29vu la réalité
00:49:30qui est la nôtre aujourd'hui.
00:49:31Merci.
00:49:33Je donne la parole
00:49:34à Sophie Panenac
00:49:35pour une minute.
00:49:36Merci Madame la Présidente.
00:49:38Merci chers collègues
00:49:39pour ce rapport
00:49:41très intéressant.
00:49:41Moi je me félicite
00:49:42bien évidemment
00:49:42de l'ensemble
00:49:44de ses priorités fiscales
00:49:45par rapport
00:49:45au soutien
00:49:46à l'environnement.
00:49:48Vous le disiez au départ
00:49:48ne pas ralentir
00:49:49la politique environnementale
00:49:50malgré cette dette publique
00:49:52au risque
00:49:53d'en augmenter
00:49:54le coût
00:49:55à terme.
00:49:55On est bien
00:49:56d'accord
00:49:57sur ce sujet.
00:49:58Moi ce que je regrette
00:49:59c'est qu'après l'article 21
00:50:00au niveau de l'article 24
00:50:01ce que je défendrai
00:50:02j'espère ce soir ou demain
00:50:03en commission des finances
00:50:04nous n'avons encore rien
00:50:06sur le sujet
00:50:07de l'adaptation
00:50:07des territoires littoraux
00:50:08face au changement climatique.
00:50:10C'est quand même
00:50:11une catastrophe
00:50:11de ne pas prendre en considération
00:50:131200 élus locaux
00:50:15qui demandent
00:50:17à ce qu'on prenne en compte
00:50:19leurs problématiques
00:50:20l'érosion bien évidemment
00:50:21la submersion
00:50:22l'élévation au niveau de la mer
00:50:23ça va être
00:50:25par rapport
00:50:26on parlait du coût de l'inaction
00:50:27dans 5 ans
00:50:2810 ans
00:50:2930 ans
00:50:30le coût va être
00:50:31tellement énorme
00:50:31que plus personne
00:50:32ne pourra y faire face.
00:50:34Nous proposons
00:50:34des solutions fiscales
00:50:36qui n'ont pas d'impact
00:50:37direct
00:50:37en tout cas pas d'impact
00:50:39par rapport à la dette
00:50:40de l'Etat
00:50:40il est absolument
00:50:41incompréhensible
00:50:42que le gouvernement
00:50:44dans sa totalité
00:50:45ne prenne pas
00:50:46à nouveau
00:50:47cette année
00:50:47en compte ce sujet.
00:50:48Voilà.
00:50:49Donc j'espère
00:50:49qu'avec l'ensemble
00:50:50des collègues
00:50:51que nous pourrons
00:50:52y travailler
00:50:53et que nous arrivons
00:50:54à avancer ensemble.
00:50:54Merci Madame la Présidente.
00:50:56Merci beaucoup.
00:50:57Je donne la parole
00:50:57à Anne-Cécile Violant
00:50:58pour vous répondre.
00:51:02Merci Madame la Présidente.
00:51:03Merci à tous
00:51:04pour vos éléments.
00:51:08Je me permettrai
00:51:09d'être assez synthétique
00:51:10parce que
00:51:10en parallèle
00:51:11comme on l'a dit
00:51:12et redit
00:51:12la Commission des Finances
00:51:13travaille
00:51:15et nous allons être
00:51:16amenés à défendre
00:51:17Madame la Présidente
00:51:18et moi-même
00:51:19et peut-être
00:51:19certains d'entre vous
00:51:20certains amendements
00:51:20en même temps.
00:51:22Merci pour vos contributions
00:51:26et vos réflexions.
00:51:27Alors écoutez
00:51:27Monsieur Merin
00:51:28au-delà
00:51:29de vos envolées lyriques
00:51:32il y avait beaucoup de choses
00:51:34je ne vais évidemment
00:51:35pas répondre point par point
00:51:36mais je crois
00:51:37que Hubert Roth
00:51:37vous a parfaitement répondu
00:51:39je ne sais pas
00:51:39si vous étiez là
00:51:40ou si vous étiez parti
00:51:41mais en tout cas
00:51:42c'est effectivement
00:51:42insupportable
00:51:43d'opposer sans cesse
00:51:45la nécessaire transition écologique
00:51:49et la question de l'environnement
00:51:52et la question
00:51:53de l'acceptabilité
00:51:56c'est justement
00:51:57dans cet esprit-là
00:51:58que cette partie du PLF
00:52:01a été travaillée
00:52:02c'est comment on arrive
00:52:03à réconcilier
00:52:03il y a des termes
00:52:04que moi je ne peux plus entendre
00:52:05quand vous parlez
00:52:06d'écologie punitive
00:52:07je crois que justement
00:52:08on est en train de montrer
00:52:09comment on arrive
00:52:10à concilier la nécessité
00:52:11de travailler
00:52:14et de financer
00:52:15notre transition écologique
00:52:16tout en préservant
00:52:17justement
00:52:18notre activité économique
00:52:20ces acteurs
00:52:22et évidemment aussi
00:52:23le pouvoir d'achat
00:52:24de nos concitoyens
00:52:25s'agissant de
00:52:28l'intervention
00:52:29de madame Riotton
00:52:31bah effectivement
00:52:33on partage justement
00:52:34ce constat
00:52:35d'un budget
00:52:36qui continue à investir
00:52:37dans la transition écologique
00:52:38même si évidemment
00:52:39il n'est pas parfait
00:52:40et j'aurai l'occasion
00:52:41d'y revenir
00:52:42avec votre
00:52:44pour certaines
00:52:45de vos interventions
00:52:46la proposition
00:52:47de pouvoir
00:52:49flécher
00:52:50la TGAP
00:52:50pour les collectivités
00:52:51bah
00:52:52madame Riotton
00:52:53l'a dit elle-même
00:52:54elle n'a pas trouvé
00:52:56l'outil
00:52:56et pour cause
00:52:57parce que
00:52:57aujourd'hui
00:52:58on n'a pas la possibilité
00:52:59effectivement
00:52:59de flécher
00:53:01nos taxes
00:53:03donc il peut y avoir
00:53:04une réflexion
00:53:04mais en même temps
00:53:05évidemment qu'il faut
00:53:06prendre en compte
00:53:06quand même
00:53:07moi j'entends
00:53:08quand même
00:53:08bien sûr
00:53:10l'alerte
00:53:10des collectivités
00:53:11territoriales
00:53:13madame Soudet
00:53:14considérant
00:53:15votre question
00:53:16sur l'agriculture
00:53:17biologique
00:53:18bien sûr
00:53:19que j'entends
00:53:20je pense que c'est
00:53:21encore une fois
00:53:21là une vision
00:53:22sur le long terme
00:53:23et c'est vraiment
00:53:23la ligne rouge
00:53:24enfin le fil conducteur
00:53:25pardon
00:53:26de nos entretiens
00:53:28aujourd'hui
00:53:29il y a aussi
00:53:30il n'y a pas
00:53:31qu'une volonté politique
00:53:32qui fait qu'on n'obtient
00:53:33pas les objectifs
00:53:34c'est aussi que
00:53:34vous le savez
00:53:35il y a une baisse
00:53:35de la consommation
00:53:36du bio par les français
00:53:37notamment par rapport
00:53:38au prix
00:53:38que cela peut représenter
00:53:40donc je pense que
00:53:41je vous rejoins
00:53:41sur la nécessité
00:53:42de pouvoir
00:53:42continuer
00:53:43à soutenir
00:53:45cette
00:53:45agriculture
00:53:47même si peut-être
00:53:48les moyens
00:53:48qu'on veut se donner
00:53:49ne seront pas tout à fait
00:53:50les mêmes
00:53:50s'agissant de votre
00:53:52groupe
00:53:53ou le mien
00:53:53et je soutiens
00:53:55aussi évidemment
00:53:56la nécessité
00:53:56de travailler
00:53:57sur tous ces enjeux
00:53:58de transition écologique
00:53:59on n'a pas pu développer
00:54:00la totalité
00:54:00mais sur les questions
00:54:01de commande publique
00:54:02évidemment
00:54:03monsieur
00:54:05Barrusso
00:54:06on partage
00:54:07effectivement
00:54:08un constat
00:54:09commun
00:54:10pour autant
00:54:14effectivement
00:54:14la conclusion
00:54:15n'est pas la même
00:54:16parce que
00:54:17même si
00:54:18oui
00:54:18c'est vrai
00:54:19que ce n'est pas
00:54:19totalement satisfaisant
00:54:21je ne crois pas
00:54:21qu'on peut parler
00:54:22de coup de frein
00:54:23c'est un budget
00:54:24quand même
00:54:25qui continue
00:54:25à soutenir
00:54:26cette transition
00:54:27encore une fois
00:54:28il n'est pas parfait
00:54:29et pour être
00:54:31totalement transparente
00:54:32dans le contexte
00:54:33dans lequel on était
00:54:33dans lequel on est
00:54:34aujourd'hui
00:54:35de contraintes budgétaires
00:54:36moi je m'attendais
00:54:36à avoir
00:54:37des choses
00:54:39beaucoup plus dramatiques
00:54:40en matière
00:54:41justement
00:54:41de financement
00:54:41de la transition écologique
00:54:42et je crois
00:54:43qu'on peut quand même
00:54:44s'allouer
00:54:44ce soutien
00:54:45de cette transition
00:54:48et ça me permet
00:54:50de faire un lien
00:54:51avec
00:54:51monsieur Hoth
00:54:53sur
00:54:54évidemment
00:54:55une vision
00:54:56que l'on peut partager
00:54:57et qui nécessite
00:54:58de travailler
00:54:59cette question
00:55:01de la transition écologique
00:55:02aussi sous un angle
00:55:03peut-être
00:55:04beaucoup plus macro
00:55:06et notamment
00:55:08la préservation
00:55:09de la biodiversité
00:55:10la préservation
00:55:11du vivant
00:55:11et je crois
00:55:12qu'il y a une thématique
00:55:13qui peut rassembler
00:55:14tout cela
00:55:14qui est justement
00:55:15la thématique
00:55:16d'une seule santé
00:55:17qui permet
00:55:19aussi
00:55:20de pouvoir parler
00:55:21à nos concitoyens
00:55:21lorsqu'on évoque
00:55:23la préservation
00:55:24de notre
00:55:25environnement
00:55:27sous quelque forme
00:55:27qu'il soit
00:55:28on parle de santé animale
00:55:29on parle de santé humaine
00:55:30de santé des écosystèmes
00:55:32et que là peut-être
00:55:33ça peut aussi
00:55:34nous permettre
00:55:35d'être plus convaincants
00:55:36et d'embarquer
00:55:36nos concitoyens
00:55:37avec cette idée-là
00:55:39c'est-à-dire
00:55:39c'est aussi comment
00:55:40il en va du devenir
00:55:41de l'homme
00:55:42de l'animal
00:55:42et de notre environnement
00:55:44en prenant en compte
00:55:45tous ces éléments
00:55:46Madame Panonac
00:55:48je ne peux que partager
00:55:49votre désespoir
00:55:51votre détresse
00:55:52de voir
00:55:53pas désespoir
00:55:54allez
00:55:55on reste déterminé
00:55:56et vous savez
00:55:58que vous me trouvez
00:55:59en soutien justement
00:56:00sur ces sujets littoraux
00:56:01qui sont effectivement
00:56:02la réalisation concrète
00:56:05de notre changement climatique
00:56:07et la nécessité
00:56:08de pouvoir
00:56:09y répondre
00:56:10notamment par rapport
00:56:11au nombre de personnes
00:56:12qui vivent sur le littoral
00:56:13je vous remercie
00:56:15Merci
00:56:16j'ai deux demandes
00:56:16de questions supplémentaires
00:56:18Monsieur Meurin
00:56:18Oui
00:56:21très rapidement
00:56:21merci Madame la Présidente
00:56:22Madame Violin
00:56:24votre réponse
00:56:28c'est pas tout à fait
00:56:28cette façon
00:56:29parce que vous m'avez répondu
00:56:29sur absolument
00:56:30aucune de mes objections
00:56:32vous m'avez simplement
00:56:33interdit d'utiliser
00:56:34le terme d'écologie punitive
00:56:35qui est quand même
00:56:36une perception
00:56:36de très nombreux français
00:56:39je vous explique quand même
00:56:40que le génie
00:56:41des politiques publiques
00:56:42dites climatiques
00:56:44c'est d'avoir réussi
00:56:44à retourner les français
00:56:45contre la bonne idée
00:56:46qu'est la transition écologique
00:56:47donc on a un sujet de fond
00:56:48quand je vous parle
00:56:50du fait que les politiques publiques
00:56:52notamment sur l'aspect automobile
00:56:55favorisent une industrie chinoise
00:56:57qui est quand même
00:56:57très moyennement vertueuse
00:56:59en matière de transition écologique
00:57:00et même de droits humains
00:57:01demandés aux enfants
00:57:03du Congo
00:57:04qui extraient
00:57:05les minerais
00:57:08en termes d'écologie populaire
00:57:11le compte n'y est pas
00:57:12donc je veux bien
00:57:12que ça vous plaise pas
00:57:14que je fasse
00:57:14que je fasse des envolées lyriques
00:57:16où j'utilise le terme
00:57:17d'écologie punitive
00:57:18mais il y avait quand même
00:57:19un certain nombre
00:57:19de considérations
00:57:20dans ma question
00:57:21qui méritaient
00:57:22un certain nombre
00:57:22de réponses
00:57:24et il est clair
00:57:25que dans ce budget
00:57:26il n'y a pas du tout
00:57:27de rupture
00:57:27pour emmener les citoyens
00:57:29avec nous
00:57:30dans la transition écologique
00:57:31donc là pour le coup
00:57:33pour le coup
00:57:34ça nécessite quand même
00:57:35des réponses
00:57:36parce que pour le coup
00:57:37on est plus que sceptique
00:57:37on est même radicalement opposé
00:57:39à ce budget
00:57:41y compris
00:57:42sur la dimension climatique
00:57:44Merci
00:57:45je donne la parole
00:57:46à Jean-Marie Fievet
00:57:47Merci Madame la Présidente
00:57:48Merci ma chère collègue
00:57:50pour votre présentation
00:57:51qui est passionnante
00:57:52et moi je vais revenir
00:57:53sur la décarbonisation
00:57:54des véhicules
00:57:55vous avez parlé
00:57:56des différents véhicules
00:57:57que ce soit terrestres
00:57:58aériens ou maritimes
00:57:59et il ne faut absolument
00:58:02pas oublier
00:58:02que les véhicules électriques
00:58:04c'est une des énergies
00:58:06d'avenir
00:58:06il n'y a pas que celle-là
00:58:07bien sûr
00:58:08il y a l'hydrogène
00:58:09et autres énergies également
00:58:10mais souvent
00:58:11on oublie de parler
00:58:12des bornes électriques
00:58:13pour véhicules poids lourds
00:58:14et aujourd'hui
00:58:15ces bornes
00:58:16par rapport à la norme
00:58:17AFIR européenne
00:58:18c'est une borne
00:58:19tous les 60 kilomètres
00:58:20aujourd'hui
00:58:20nous ne sommes pas encore
00:58:21dans cet équipement
00:58:23la France doit prendre
00:58:25toute sa part
00:58:26si on compare
00:58:27les véhicules électriques
00:58:28véhicules légers
00:58:29c'est 169 000 bornes
00:58:31aujourd'hui en place
00:58:32sur les 400 000 prévues
00:58:33on est dans le planning
00:58:34la France est le pays
00:58:35qui respecte plus
00:58:36le planning européen
00:58:38mais il faut absolument
00:58:39qu'on donne
00:58:39une spécificité
00:58:41justement à ces bornes
00:58:42électriques
00:58:42pour poids lourds
00:58:43les transporteurs
00:58:44quels qu'ils soient
00:58:45tous ceux que j'ai rencontrés
00:58:46attendent que ça
00:58:47d'avoir des bornes
00:58:48pour pouvoir acheter
00:58:48des véhicules électriques
00:58:49et tous les constructeurs
00:58:50sont prêts aujourd'hui
00:58:51à fournir des véhicules électriques
00:58:52sans difficulté
00:58:53juste la problématique
00:58:54c'est justement ces bornes
00:58:55est-ce que vous allez travailler
00:58:56dessus ces bornes
00:58:58pour poids lourd
00:59:00et qui amènera demain
00:59:01également bien sûr
00:59:02les camions
00:59:03les méga camions
00:59:05sûrement qu'ils soient
00:59:06dès le départ électriques
00:59:07et pas d'énergie fossile
00:59:09je vous remercie
00:59:10merci beaucoup
00:59:11monsieur le député
00:59:12madame la députée
00:59:13je vous donne la parole
00:59:14pour répondre
00:59:15merci
00:59:16merci à tous les deux
00:59:17monsieur Morin
00:59:19alors effectivement
00:59:20je peux reprendre
00:59:21point par point
00:59:21vos propositions
00:59:22mais je pense
00:59:23qu'on n'a pas vraiment
00:59:24le temps
00:59:24et on aura l'occasion
00:59:25de toute façon
00:59:26de pouvoir s'en reparler
00:59:27quand vous dites
00:59:30vous avez depuis 40 ans
00:59:32provoqué tout ça
00:59:34il y a 40 ans
00:59:36j'étais pas là
00:59:36donc je me sens pas
00:59:37forcément concernée
00:59:38et ce que je peux dire
00:59:39c'est que
00:59:39effectivement
00:59:40je pense qu'on porte
00:59:41tous une part de responsabilité
00:59:43aussi dans la manière
00:59:44dont on peut parler
00:59:45de la transition écologique
00:59:46vous y compris
00:59:47et que
00:59:48vous l'avez dit
00:59:50on l'a dit aussi
00:59:51on est nombreux à l'avoir dit
00:59:52qu'il y a évidemment
00:59:53une question d'acceptabilité
00:59:54et je pense qu'on n'a pas été
00:59:56forcément très très bon
00:59:57jusqu'à maintenant
00:59:57je sais pas si on le saura
00:59:58mais en tout cas
00:59:59j'espère effectivement
01:00:00qu'on puisse
01:00:01vraiment travailler
01:00:02parce qu'il en va
01:00:03de
01:00:04tout simplement
01:00:05de l'enjeu
01:00:06le plus important
01:00:07de ce siècle
01:00:08c'était mon introduction
01:00:09et que
01:00:10plutôt que de se battre
01:00:12sur
01:00:13des enjeux
01:00:14on va dire
01:00:15dogmatiques
01:00:16je crois qu'on peut
01:00:17dépasser cela
01:00:18vraiment
01:00:18j'ai une foi
01:00:20sur le dépassement
01:00:22des clivages politiques
01:00:23pour pouvoir
01:00:23trouver une voie commune
01:00:25ensemble
01:00:25pour travailler
01:00:26sur ces sujets
01:00:27s'agissant
01:00:28des voitures
01:00:30bien sûr que j'entends
01:00:31ce que vous dites
01:00:31et que
01:00:32encore une fois
01:00:33sans doute qu'il faudra
01:00:34accompagner davantage
01:00:36nos filières
01:00:37pour pouvoir
01:00:37et les soutenir
01:00:40et les soutenir
01:00:40pour pouvoir éviter
01:00:41d'aller chercher
01:00:42ce qui est en Chine
01:00:43c'est la réalité
01:00:43aujourd'hui
01:00:44après vous pouvez pas
01:00:45me taxer moi
01:00:46de soutenir cela
01:00:48quand vous savez
01:00:48très bien que
01:00:49je travaille
01:00:52sur justement
01:00:53les textiles
01:00:54et notamment
01:00:55les textiles
01:00:55qui viennent
01:00:56de pays tiers
01:00:57et notamment
01:00:58d'Asie
01:00:58donc sur ces
01:01:00sur ces questions là
01:01:00effectivement j'entends
01:01:02et je pense qu'il faut
01:01:03qu'on puisse
01:01:04développer encore
01:01:05d'autres choses
01:01:06mais tout reste
01:01:08à savoir
01:01:08si effectivement
01:01:09les réponses
01:01:09seront
01:01:10si on est en capacité
01:01:13de pouvoir
01:01:13travailler des réponses
01:01:14qui nous permettraient
01:01:16de
01:01:16d'avoir
01:01:18un
01:01:19on va dire
01:01:21une adhésion
01:01:22on a pu le montrer
01:01:22en matière écologique
01:01:24on peut le faire
01:01:24on peut être d'accord
01:01:25parce que
01:01:25on peut rester
01:01:26dans les clivages
01:01:27chacun votera
01:01:28de son côté
01:01:29et c'est pas ça
01:01:30qui nous fera avancer
01:01:31donc je pense
01:01:31qu'il y a une voie
01:01:32à travailler
01:01:32et j'espère
01:01:33qu'un jour
01:01:34ce sera possible
01:01:35pour votre groupe
01:01:37de revenir
01:01:37à quelque chose
01:01:38aussi
01:01:38de moins
01:01:40radical
01:01:40oui
01:01:43monsieur Rousset
01:01:47alors effectivement
01:01:48vous avez raison
01:01:49on a un problème
01:01:50de déploiement
01:01:51de ces bornes
01:01:52alors a priori
01:01:53le PLF 2024
01:01:54prévoyait
01:01:55le déploiement
01:01:56de cette offre
01:01:56donc c'est en cours
01:01:57d'oeuvre
01:01:58et puis il y a aussi
01:01:59de toute façon
01:02:00toute la filière
01:02:01aussi des poids lourds
01:02:03électriques
01:02:03qui reste à développer
01:02:05donc c'est en voie d'oeuvre
01:02:06on entend votre alerte
01:02:08et votre avertissement
01:02:09et je pense
01:02:10qu'il faudra
01:02:11effectivement le suivre
01:02:12de près
01:02:12pour pouvoir l'accompagner
01:02:13merci
01:02:14merci
01:02:16on a une dernière question
01:02:17de Hubert Hoth
01:02:18pour une minute
01:02:18merci madame la présidente
01:02:20je voulais encore une fois
01:02:21rebondir sur
01:02:22l'intervention
01:02:23de monsieur Meurin
01:02:24je pense qu'effectivement
01:02:26dans la continuité
01:02:27de ce que j'évoquais
01:02:28tout à l'heure
01:02:28les concepts
01:02:31qui nous éloignent
01:02:33posent un problème
01:02:35dans l'honnêteté
01:02:36d'un débat politique
01:02:37l'écologie punitive
01:02:41qu'est-ce que ça veut dire
01:02:42je pense
01:02:43moi
01:02:44si je réfléchis
01:02:45au sujet
01:02:46je pense que
01:02:47l'écologie punitive
01:02:48c'est le laxisme
01:02:50avec lequel
01:02:51on va continuer
01:02:52d'ignorer
01:02:53la problématique environnementale
01:02:54et qui va
01:02:55nous donner
01:02:56le scénario suivant
01:02:57j'ai assisté récemment
01:02:58à une réunion
01:02:59COP25
01:03:00organisée par la préfecture
01:03:01du Haut-Rhin
01:03:02et j'y suis allé
01:03:04j'ai écouté des experts
01:03:05qui ne me semblent pas
01:03:06être des charlatans
01:03:07on nous a évoqué
01:03:09la possibilité
01:03:10de voir
01:03:10d'ici l'horizon 2050
01:03:12des étés
01:03:13qui vont culminer
01:03:14à 50 degrés
01:03:15il faut aller
01:03:16actuellement
01:03:16bah oui
01:03:17ça vous semble peut-être
01:03:18surréaliste
01:03:19j'aimerais tant
01:03:20que vous ayez raison
01:03:21mais il faut aller
01:03:23en Extramadour
01:03:24en Espagne
01:03:24pour voir ce que c'est
01:03:25faisons un stage là-bas
01:03:27faisons un stage
01:03:28au mois de juillet
01:03:28au mois d'août
01:03:29et vivons un petit moment
01:03:30en Extramadour
01:03:31et on verra ce que c'est
01:03:32et voyons aussi
01:03:35ce que donnerait
01:03:35la calamité
01:03:37de la fin
01:03:38du cycle de l'eau
01:03:39donc tout cela
01:03:40c'est ça
01:03:42l'écologie punitive
01:03:43celle qu'on aura méprisée
01:03:45comme un problème
01:03:45à prendre à bras le corps
01:03:47et qui nous livrera
01:03:48un monde invivable
01:03:49et je pense que
01:03:50si on réunit
01:03:51nos bonnes volontés
01:03:52et nos forces
01:03:53nos forces respectives
01:03:54nous pouvons
01:03:55dans un esprit
01:03:57de compromis
01:03:57qui est tant attendu
01:03:59aujourd'hui
01:03:59par la population française
01:04:00imaginer
01:04:01quelque chose
01:04:03qui soit de l'ordre
01:04:04de la résolution
01:04:05de ce problème
01:04:05merci beaucoup
01:04:07madame la députée
01:04:09est-ce que vous voulez
01:04:10oui monsieur Bléry
01:04:11allez-y
01:04:11allez-y
01:04:12juste pour répondre
01:04:14au collègue Hoth
01:04:15qu'est-ce que
01:04:16l'écologie punitive
01:04:18c'est celle
01:04:18qui n'est pas équitable
01:04:19c'est tout ce qu'on dit
01:04:20c'est-à-dire qu'on avance
01:04:21jusqu'ici avec des normes
01:04:24on avance avec des concepts
01:04:25où on n'a pas d'alternatives
01:04:26et moi j'ai entendu
01:04:27dans le propos
01:04:28de madame Violant
01:04:28depuis tout à l'heure
01:04:29en propos liminaire
01:04:30des taxes
01:04:31des taxes
01:04:32et des taxes
01:04:32voilà ce qu'on combat simplement
01:04:34on veut avancer
01:04:34sur les questions environnementales
01:04:36on n'est pas là
01:04:37pour nier le fait
01:04:37que dans quelques années
01:04:38effectivement
01:04:39la température
01:04:40de la planète
01:04:41et naturellement
01:04:42notre pays va augmenter
01:04:43mais on va avancer
01:04:44avec des alternatives
01:04:45c'est tout ce qu'expliquait
01:04:46le collègue Meurin
01:04:47monsieur Imbert
01:04:48oui je vais également répondre
01:04:51parce que je pense
01:04:52qu'il faut aussi
01:04:53au bout d'un moment
01:04:53arrêter l'autoflagellation
01:04:55constante
01:04:55sur ces questions-là
01:04:57parce que la France
01:04:58c'est aussi un pays vertueux
01:04:59et ça on devrait en être fier
01:05:01collectivement
01:05:01et on a fait une transition écologique
01:05:03il y a 40 ans
01:05:04en arrière
01:05:05grâce au nucléaire
01:05:06nous sommes aujourd'hui
01:05:07un des pays
01:05:08qui polluent le moins au monde
01:05:10et ça on devrait en être fier
01:05:11au lieu d'être en permanence
01:05:12en train d'essayer
01:05:13de punir les français
01:05:15les efforts ont été faits
01:05:16en France
01:05:16on les a faits en avance
01:05:18par rapport à d'autres pays
01:05:20qui sont très en retard
01:05:22et je pense notamment
01:05:23à la Chine et aux Etats-Unis
01:05:24sur ces questions-là
01:05:25en termes de pollution
01:05:26et même l'Allemagne
01:05:27qui est retournée au charbon
01:05:28donc au bout d'un moment
01:05:29il faut arrêter
01:05:29l'autoflagellation
01:05:30ça a été dit par mon collègue
01:05:32Pierre Meurin
01:05:33la France c'est moins d'un pour cent
01:05:35des émissions de CO2
01:05:36dans le monde
01:05:37c'est ça la réalité
01:05:38merci madame la députée
01:05:40voulez-vous reprendre la parole
01:05:42rapidement
01:05:43alors ce n'est pas que
01:05:48ce PLF
01:05:50ce n'est pas que des taxes
01:05:51et je crois l'avoir dit
01:05:53justement en préalable
01:05:55c'est comment on essaye
01:05:58de projeter quelque chose
01:05:59sur du long terme
01:06:00sachant que les taxes
01:06:01en fait c'est justement
01:06:03un moyen d'agir
01:06:04sur les externalités négatives
01:06:06comment on fait
01:06:07comment on fait aujourd'hui
01:06:09et vous le savez très bien
01:06:10si vous êtes vraiment honnête
01:06:12que c'est aussi une manière
01:06:14de pouvoir inciter
01:06:15si ce n'est parfois
01:06:17effectivement contraindre
01:06:18certains acteurs
01:06:19à tout simplement
01:06:21changer de modèle
01:06:22pour pouvoir être plus vertueux
01:06:24si aujourd'hui
01:06:25on a effectivement baissé
01:06:27par exemple nos émissions
01:06:29c'est parce que justement
01:06:30on a entraîné quelque chose
01:06:32et notamment avec
01:06:33ces incitations là
01:06:34alors il y a effectivement
01:06:35les taxes
01:06:35mais il y a aussi
01:06:36des modalités
01:06:38qui sont incitatives
01:06:39et qui ne sont pas
01:06:39de l'ordre de la taxe
01:06:40qui sont plutôt de l'ordre
01:06:41de la récompense
01:06:42ou de la compensation
01:06:43il ne faut pas l'oublier non plus
01:06:45s'il existe
01:06:47d'autres moyens
01:06:48qui sont
01:06:49effectivement efficaces
01:06:51bah écoutez
01:06:52je vous en prie
01:06:53enfin je pense que
01:06:54vous l'avez fait
01:06:54vous l'avez fait
01:06:55par amendement
01:06:57mais aujourd'hui
01:06:58c'est un moyen
01:07:00effectivement
01:07:00de pouvoir avancer
01:07:01et puis c'est
01:07:02encore une fois
01:07:02s'agissant par exemple
01:07:04du principe
01:07:06du pollueur périeur
01:07:07la responsabilité
01:07:08élargie des producteurs
01:07:09c'est quand même
01:07:10aussi la France
01:07:11qui a voté cela
01:07:12de manière extrêmement
01:07:14précurseur
01:07:14puisque quand
01:07:16vous le votez
01:07:17je n'étais pas là
01:07:18mais madame la présidente
01:07:19vous étiez là
01:07:19la loi AGEC
01:07:20qui met en place
01:07:21cette responsabilité
01:07:22élargie des producteurs
01:07:23la France
01:07:24effectivement
01:07:25peut être fière
01:07:26de mettre ça
01:07:26puisque l'Europe
01:07:27s'en est inspirée
01:07:28aujourd'hui
01:07:28et que c'est aussi
01:07:30comment chacun
01:07:31qui contribue
01:07:32à polluer
01:07:33peut aussi
01:07:34contribuer
01:07:36à payer le prix
01:07:37de la dépollution
01:07:37on a un mur
01:07:39d'investissement
01:07:40écoutez vos maires
01:07:41écoutez vos élus locaux
01:07:42on a un mur
01:07:43d'investissement
01:07:44pour dépolluer
01:07:45les eaux
01:07:46le sol
01:07:47l'air
01:07:47il va bien falloir
01:07:49aussi trouver
01:07:49des financements
01:07:50pour cela
01:07:50et bien oui
01:07:51on a ce principe là
01:07:52et j'espère bien
01:07:53évidemment qu'un jour
01:07:54on puisse s'en échapper
01:07:56parce que
01:07:56dans ce monde idéal
01:07:58dont on rêve tous
01:07:59on aura
01:08:00beaucoup moins d'émissions
01:08:01on aura
01:08:02une mobilité décarbonée
01:08:03mais tout cela
01:08:04a effectivement
01:08:05un prix
01:08:05un prix humain
01:08:06et un prix
01:08:07fiscal
01:08:09absolument
01:08:10Monsieur Meurin
01:08:11et après on termine
01:08:12puisqu'on aura
01:08:13tout le moisir
01:08:13de poursuivre cette discussion
01:08:14c'est juste que
01:08:15je suis ravi
01:08:15de pouvoir débattre
01:08:17non mais nous
01:08:19on assume
01:08:19le fait de souhaiter
01:08:21une pause
01:08:23fiscale
01:08:25et réglementaire
01:08:26pas que en matière
01:08:27environnementale
01:08:28mais parce que
01:08:29en fait les français
01:08:30n'en peuvent plus
01:08:31les français n'en peuvent plus
01:08:32et si vous voulez
01:08:34cette transition écologique
01:08:36qui va à marche forcée
01:08:39alors que comme l'a dit
01:08:40mon collègue Sébastien
01:08:42Imbert
01:08:42on est déjà un pays
01:08:43très vertueux
01:08:44en la matière
01:08:45est une source
01:08:47de fractures
01:08:47du pacte social
01:08:48je pèse mes mots
01:08:49notamment entre
01:08:51les français
01:08:51des zones rurales
01:08:52et les français
01:08:53des zones
01:08:55des zones urbaines
01:08:56et il n'y a pas attendu
01:08:57qui est 140 députés
01:08:58RN
01:08:59pour que cet état d'esprit
01:09:01notamment dans les zones rurales
01:09:02existe
01:09:02il n'y avait pas besoin
01:09:03de nous pour ça
01:09:04nous nous en faisons
01:09:05le relais
01:09:06notre objectif
01:09:07c'est de vous expliquer
01:09:07en fait ce que perçoivent
01:09:09les gens
01:09:09en termes d'écologie punitive
01:09:11donc j'y tiens beaucoup
01:09:11parce que c'est un mot
01:09:12populaire
01:09:13c'est un mot qui vient
01:09:13des vrais gens
01:09:14en réalité
01:09:14c'est une expression
01:09:15qui vient des vrais gens
01:09:16donc vos experts
01:09:17ils sont sûrement
01:09:18très compétents
01:09:18et passionnants
01:09:19mais en réalité
01:09:20aujourd'hui
01:09:21vous ne pouvez pas aller
01:09:22à marche forcée
01:09:23contre le peuple
01:09:24mais aussi contre nos acteurs
01:09:25si vous écoutez
01:09:25les artisans du BTP
01:09:27toutes les chefs d'entreprise
01:09:28les maires d'ailleurs
01:09:29avec le ZAN par exemple
01:09:30ils n'en peuvent plus
01:09:31des normes supplémentaires
01:09:32en matière environnementale
01:09:34donc oui
01:09:34nous revendiquons
01:09:35en effet
01:09:36une pause
01:09:37fiscale et normative
01:09:38et dernière question
01:09:39madame Violent
01:09:40vous dites que les taxes
01:09:41c'est un des leviers
01:09:42mais dans le PLF
01:09:43il y a quoi d'autre
01:09:44à part des taxes
01:09:45aujourd'hui les leviers
01:09:46c'est uniquement
01:09:47les taxes
01:09:47et les contraintes
01:09:48normatives
01:09:49c'est quoi les autres leviers
01:09:50proposés aujourd'hui
01:09:51non mais les leviers incitatifs
01:09:53qui sont ni des taxes
01:09:54ni des contraintes
01:09:54parce que parfois
01:09:55on a tendance à faire croire
01:09:56que les taxes
01:09:57ou les contraintes
01:09:57sont incitatives
01:09:58mais j'ai jamais compris
01:09:59le principe de dire
01:10:00qu'une taxe peut être incitative
01:10:01merci
01:10:02rapidement monsieur Hott
01:10:04vraiment rapidement
01:10:05oui rapidement
01:10:06je ne peux pas vous laisser
01:10:07dire ça monsieur Meurin
01:10:08on est dans une urgence
01:10:10une urgence
01:10:11quand un malade
01:10:13quand un malade
01:10:14est dans une situation
01:10:15difficile
01:10:16le médecin
01:10:17il ne préconise pas de pause
01:10:19il soigne
01:10:20et c'est ce que nous devons faire
01:10:21avec notre environnement
01:10:22parce que c'est l'état
01:10:24de santé général
01:10:25ça a été dit par la rapporteure
01:10:27parce que le nôtre
01:10:28évidemment
01:10:29est celui du cadre de vie
01:10:31qui nous est vital
01:10:32si on veut poursuivre
01:10:33l'aventure humaine
01:10:33sur la planète
01:10:34et ça c'est indispensable
01:10:36je termine
01:10:36c'est indispensable
01:10:39de s'en occuper
01:10:41on ne peut pas faire de pause
01:10:42là où je suis d'accord
01:10:43où je vous rejoins
01:10:44c'est qu'il faut qu'il y ait
01:10:45un sentiment de justice
01:10:46il faut écouter nos concitoyens
01:10:47mais nos concitoyens
01:10:49ne nous pardonneront
01:10:49pas davantage
01:10:50que nous ne fassions rien
01:10:52pour l'environnement
01:10:53Madame la députée Violon
01:10:56je remercie
01:10:57les français n'en peuvent plus
01:11:00vous avez dit
01:11:00les français effectivement
01:11:02n'en peuvent plus
01:11:03non plus
01:11:04des épisodes climatiques majeurs
01:11:06ils n'en peuvent plus
01:11:07de la canicule
01:11:08ils n'en peuvent plus
01:11:09des conséquences
01:11:10du réchauffement climatique
01:11:11et ça c'est pas les experts
01:11:13qui le disent
01:11:13parce que
01:11:14excusez-moi
01:11:14permettez-moi quand même
01:11:16de vous dire que je suis
01:11:17élue locale
01:11:18je le suis toujours
01:11:18je suis toujours
01:11:19conseillère municipale
01:11:20donc oui j'écoute
01:11:21des experts
01:11:21oui j'auditionne des experts
01:11:23parce que ça fait partie
01:11:24du travail
01:11:24mais que je suis au quotidien
01:11:26comme vous effectivement
01:11:27monsieur Morin
01:11:27sur le terrain
01:11:28donc j'écoute aussi
01:11:29mes concitoyens
01:11:30et qu'est-ce qu'ils me disent
01:11:31qu'est-ce qu'ils me disent
01:11:32là en ce moment
01:11:33en Haute-Savoie
01:11:34dans l'Ain
01:11:35dans le Jura
01:11:36et plus récemment
01:11:38en Périnée-Orientale
01:11:39il y a la dermatose
01:11:40nodulaire
01:11:40contagieuse
01:11:42qui s'installe
01:11:43vous savez ce que c'est ça
01:11:44et bien ça aussi
01:11:45c'est une manifestation
01:11:46du réchauffement climatique
01:11:47c'est-à-dire
01:11:48que cette maladie
01:11:50elle vient des pays du sud
01:11:51donc c'est une manifestation
01:11:52de plus
01:11:53et la liste
01:11:54elle est infinie
01:11:55donc là aussi
01:11:57là aussi
01:11:57vous voyez là
01:11:57c'est les agriculteurs
01:11:58ils en ont marre
01:11:59ils n'en peuvent plus non plus
01:12:00donc c'est
01:12:01l'analogie de monsieur Haute
01:12:03est assez juste
01:12:04c'est qu'est-ce qu'on fait
01:12:04alors on cesse tout traitement
01:12:06on laisse mourir
01:12:06ce qu'il y a à mourir
01:12:07et puis on reprendra plus tard
01:12:08un traitement palliatif
01:12:10parce que de toute façon
01:12:11ce sera trop tard
01:12:12le problème c'est que
01:12:13ce sera trop tard
01:12:14merci
01:12:15je pense que le débat
01:12:16pourra se poursuivre
01:12:18à travers
01:12:19le projet de loi de finances
01:12:20dans la commission
01:12:21et dans les séances
01:12:22et on se retrouve
01:12:22demain matin
01:12:23ouais mais merci
01:12:25pour le débat
01:12:26je vous ai laissé débat
01:12:27d'ailleurs
01:12:28plus largement
01:12:29qu'une minute
01:12:29demain vous serez
01:12:31plus concis
01:12:32s'il vous plaît
01:12:33et on démarre
01:12:34dès 8h
01:12:35avec deux auditions
01:12:36article 13
01:12:37et vote
01:12:37donc merci d'être
01:12:38présent à l'heure
01:12:40merci
01:12:40à demain
01:13:10je vous ai laissé
01:13:12je vous ai laissé
01:13:13Sous-titrage FR ?
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