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  • il y a 5 mois
Pas de langue de bois, et encore moins de prudence diplomatique et institutionnelle : Cyrille Guimard est de retour, et il parle librement. Entre la montée en puissance de Paul Seixas (Decathlon AG2R), l’émergence d’une nouvelle génération française, la domination écrasante de Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG), l’effondrement annoncé de certaines structures historiques et le tabou absolu des droits TV dans le cyclisme, le "Druide" tranche et alerte dans ce long entretien accordé à Cyclism'Actu. Libéré de toute contrainte, il assume grandement : "Aujourd’hui, je peux parler. Alors je parle..."

Video : @CyclismActu

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Sport
Transcription
00:00Il y a eu le lancement d'un Criterium en Andorre, Andorra Cycling Master.
00:09Il y a des chiffres qui ont un peu flûté.
00:10On parlait de 150 000 euros pour Roglic, Del Toro, Vingegaard et Pogacar.
00:17Donc les quatre coureurs qui étaient présents sur cette course.
00:20C'est 150 000 chacun ou 150 000 ?
00:22150 000 chacun, bah oui, 150 000 chacun.
00:25C'est pas les choses à moitié quand même.
00:25J'ai eu peur.
00:27Ah oui, non, les pauvres.
00:28Est-ce que ça démontre un peu justement qu'il y a ce cyclisme qui se starifie de plus en plus ?
00:34Où il y a vraiment des stars qui gagnent beaucoup, des équipes qui dominent, qui gagnent beaucoup.
00:39Et les petits, entre gros guillemets, qui eux souffrent, ont du mal à trouver des sponsors, ont du mal à gagner des courses.
00:46Est-ce que voilà, on a souvent parlé de cyclisme à deux vitesses.
00:49Est-ce que c'est le cas de plus en plus ?
00:52Non, ça a toujours été le cas et ça le sera toujours.
00:55Bon, il y a toujours eu des riches et des moins riches et des pauvres.
01:04C'est l'histoire de la vie.
01:05On ne va pas vouloir faire en sorte que le sport, dans sa globalité, dans sa généralité,
01:12ne soit pas à l'exemple du fonctionnement de la planète.
01:21Parce que ce qui se passe dans un pays se passe également dans l'autre.
01:26On met des noms différents, mais c'est l'histoire de la vie depuis des millénaires.
01:30Là, le problème, d'abord, ce n'est pas un problème.
01:35Je suis heureux qu'on ait trouvé autant d'argent pour faire ce qu'on appelle un critérium
01:40qui est plutôt, pour moi, une exhibition de haut niveau, mais une exhibition quand même.
01:48Ça existe dans d'autres sports, dans le tennis, vous avez des exhibitions.
01:51Vous en avez dans d'autres disciplines.
01:55L'important, c'est que l'argent qui est allé là, s'il n'avait pas été là, il ne serait pas allé ailleurs.
02:02Ou du moins pas dans le vélo.
02:04Donc, point à la ligne.
02:08Et c'est quand même bien qu'il y a ce genre aussi de choses.
02:10Ça veut dire qu'on peut faire évoluer le cyclisme aussi vers d'autres formes, vers d'autres systèmes de compétition.
02:22Les questions sont posées.
02:24Elles le sont parce que vous savez que vous avez quand même certaines équipes qui aimeraient quand même que certaines choses évoluent.
02:31Alors, c'est vrai que si vous prenez, par exemple, certains sports, comme le tennis ou le football ou le rugby aujourd'hui,
02:44les recettes, elles sont en partie, pour ne pas dire en grande partie, celles des recettes de télévision.
02:53Oui, personne n'ose le dire, c'est un sujet tabou.
02:56Dans le cyclisme, un sujet tabou, et en France, il est même plus que tabou.
03:03Si vous en parlez trop, vous risquez quelques représailles.
03:06Je suis désolé de le dire, mais c'est la réalité.
03:09Il y a des acteurs, et encore, les choses ont évolué, parce qu'à une époque, pour faire le tour de France, on payait.
03:15Les équipes ont payé.
03:18Aujourd'hui, elles ne payent plus.
03:20Mais si on veut que les choses évoluent, il faut qu'on change aussi de système économique.
03:25Et la télévision rentre dans le système économique.
03:28La télévision fait partie, est un organe qui vend un événement et qui en tire des bénéfices.
03:38Ce n'est pas gratuit de montrer que le tour de France gagne de l'argent.
03:42Que le tour de France gagne de l'argent, c'est tout à fait logique, tout à fait normal.
03:45Mais il y a deux facteurs qui ne passent pas à la caisse, et qui sont d'ailleurs complètement absents.
03:55Si on voit en France, par exemple, vous avez, même par rapport aux autres sports, vous avez en France une fédération qui n'est jamais à la table des négociations de la télévision.
04:04C'est la fédération française de cyclisme.
04:08Parce qu'elle est à la table des négociations avec ASO, avec la télévision, à trois, jamais.
04:16Il ne faut surtout pas le dire.
04:18Donc on a une fédération qui ne dirige rien.
04:20Et qui, éventuellement, pour faire des recettes, augmente les licences et augmente les droits d'organisation.
04:24Et puis, vous avez les équipes.
04:30Et les équipes, elles amènent de l'argent.
04:33Elles ont un retour sur investissement au travers d'eux.
04:36Mais on doit partager les recettes.
04:38Les recettes qui sont liées à la qualité d'une organisation et à la qualité des équipes.
04:44Mais ça, encore une fois, sujet tabou.
04:50Aujourd'hui, je peux parler, donc voilà.
04:54On va se laisser sur ça.
04:58N'hésitez pas, bien sûr, à nous suivre avec Cyclisme Actu un peu partout,
05:02sur tous les réseaux sociaux, sur le site internet, bien sûr.
05:05Et voilà, merci Cyril.
05:07À bientôt.
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