- il y a 3 mois
Des cambrioleurs se sont introduits dans le Louvre durant la matinée, a indiqué la ministre de la Culture, Rachida Dati, ce dimanche 19 octobre. Le musée a annoncé fermer ses portes pour la journée.
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00:00Laure Becquot, on va essayer de revenir avec vous précisément sur ce qui s'est passé.
00:03Il était un peu plus de 9h30 ce matin quand des cambrioleurs sont entrés dans ce musée.
00:08D'abord, comment ont-ils fait ?
00:09Alors, les malfaiteurs qui ont été à l'origine de ce vol en bande organisée,
00:16eh bien, se sont arrivés dans la salle dite la galerie Apollon,
00:21à l'aide d'une nacelle qu'ils avaient amenée sur les lieux,
00:25quelques minutes avant de pénétrer dans cette galerie.
00:27D'accord, une nacelle qu'ils ont amenée eux-mêmes à côté du Louvre,
00:31qui leur a permis de grimper jusqu'au 1er terre.
00:33Ce n'est pas une nacelle qui se trouvait là, comme on a pu le lire, à cause de travaux.
00:35Non, non, non. L'utilisation de ce camion-nacelle était quelque chose qui a fait partie de leur organisation.
00:43Et donc, à l'heure actuelle, des éléments dont nous disposons, dont les enquêteurs disposent,
00:48nous avons sur les lieux quatre malfaiteurs qui agissent,
00:52deux qui arrivent l'un au volant de cette nacelle, l'autre en qualité de passager,
00:58et deux autres malfaiteurs qui précèdent et suivent la nacelle au moment où elle s'installe sous le balcon,
01:04qui va permettre l'accès direct à la galerie.
01:06Ces hommes, en tout cas ces personnes, étaient cagoulés ?
01:09Ils avaient en tout cas le visage suffisamment dissimulé pour n'être pas facilement identifiable.
01:14Est-ce qu'ils étaient armés ? Est-ce qu'il y a eu des tirs échangés ?
01:17Non, il n'y avait pas du tout d'armes au sens classique et entendu par nos concitoyens d'armes.
01:24Ils étaient porteurs de disqueuses.
01:26Et c'est pour ça qu'à l'aide de ces disqueuses, ils n'ont seulement fracturé la baie d'accès à la galerie,
01:34ils ont également fracturé les vitrines qui les intéressaient,
01:38mais ils ont également menacé les gardiens qui étaient présents sur les lieux,
01:42gardiens qui, à ce moment-là, se sont chargés d'évacuer les rares visiteurs
01:46qui pouvaient être susceptibles d'accéder à la galerie.
01:49D'accord, donc ils ont menacé également le personnel du musée du Nouveau ?
01:52Absolument, les surveillants étaient présents sur place
01:54et sous la menace, on leur a demandé de s'écarter des lieux.
01:57Y avait-il à ce moment-là un système d'alarme ?
01:59Je rappelle que le musée était ouvert depuis à peu près une demi-heure au public.
02:02Oui, les alarmes étaient en fonctionnement, le PC en a été destinataire
02:07et il reste la question à poser de savoir si les gardiens ont entendu ces alarmes
02:12qui doivent également sonner dans la pièce.
02:14Bon, peut-être que sous l'émotion et sous la responsabilité qu'ils avaient
02:19d'assurer la sécurité des personnes, ils n'ont pas entendu cette alarme.
02:23C'est un point, à l'heure où je vous parle, qui mérite d'être précisé.
02:26Ah, il est possible qu'ils n'aient pas entendu l'alarme ?
02:28Voilà, que l'alarme ait sonné et qu'il n'ait pas entendu,
02:30ou que cette alarme n'ait pas sonné dans la pièce,
02:32mais en tout cas, des derniers éléments que j'ai eu peu de temps
02:35avant d'entrer sur votre plateau, l'alarme était en fonctionnement.
02:38D'accord, donc il n'y a pas eu non plus d'appel aux patrouilles de police
02:41qui auraient pu se trouver dans le quartier pour qu'ils viennent éventuellement
02:43intercepter les voleurs ?
02:45Alors, sans doute qu'il y a eu une alerte immédiatement
02:49ou une alerte qui a été faite aux services de police
02:51qui pouvaient être destinées à assurer la protection du musée du Louvre.
02:56Ce sur quoi il faut insister, c'est que selon la chronologie que j'ai
03:02et la temporalité dont je dispose en l'état des éléments de l'enquête,
03:05ce camion nacelle arrive sur les lieux 9h30.
03:109h34, il y a la pénétration dans la galerie
03:12et quelques minutes, 6-7 minutes après, c'est la sortie de cette galerie
03:18et le départ des quatre malfaiteurs sur les deux scooters de haute puissance
03:23que j'ai décrits au début de mes propos.
03:25Donc, pas de coup de feu, 6-7 minutes tout compris.
03:28Je reviens sur ce que vous avez dit, comment les gardiens ont été menacés,
03:33sous quelle forme, quelle forme ça a pu prendre ?
03:34Alors là, sur ce qu'on leur a tenu des propos précis,
03:38vous comprenez bien que là, les auditions sont en cours,
03:41mais en tout cas, ce qu'on sait, c'est que cette menace avec les disqueuses
03:45a peut-être à être par geste ou par quelques propos
03:48que les auditions permettront de déterminer.
03:50Sait-on avec précision ce qui a été dérobé ?
03:53Oui, alors on le sait avec précision, en fait, dans les deux vitrines
03:58qui ont été finalement fracturées, deux vitrines, l'une qui est dite
04:02la vitrine des diamants, l'autre dite la vitrine du Second Empire,
04:06il y a eu au total neuf objets qui ont été ciblés par les malfaiteurs
04:11et huit ont été effectivement dérobés, puisque ça a été déjà diffusé
04:16sur un certain nombre de médias, dont la vôtre.
04:18La couronne de l'impératrice Eugénie, qui était une cible,
04:24a été retrouvée au pied de ce balcon,
04:28et les malfaiteurs l'ont perdue dans leur fuite.
04:30L'ont perdue, donc neuf objets volés,
04:33un retrouvé, peut-être abandonné dans la fuite.
04:37Voilà, sans doute de façon involontaire, oui.
04:39De quels objets on parle ? De quels bijoux on parle ?
04:41Alors, il y a des bijoux qui appartiennent à différentes collections,
04:45il y a deux bijoux, c'est un collier et une boucle d'oreille
04:48qui appartiennent à ce qu'on appelle la collection Marie-Louise.
04:51Ensuite, il y a trois bijoux qui appartiennent aux collections
04:54des reines Marie-Agnès et Hortense.
04:56Un collier, là une paire de boucles d'oreilles et un diadème.
04:59Et dans la seconde vitrine, dite vitrine du Second Empire,
05:04il y a quatre pièces sur les cinq qui étaient.
05:07Donc ça, c'est la collection de l'impératrice Eugénie.
05:10Deux broches, alors il y a une broche dite reliquaire,
05:13il y a ce qu'on appelle un nœud de corsage,
05:15et puis il y a un diadème et enfin il y a la couronne que j'évoquais.
05:18Au-delà de la valeur historique pour l'histoire de France de tous ces bijoux,
05:23est-ce qu'on peut estimer aujourd'hui la valeur sur le marché de ces bijoux-là par exemple ?
05:29Alors, je pense que cette valeur est...
05:31Enfin, monsieur le ministre de l'Intérieur a parlé de valeur inestimable
05:35et en l'état de la procédure, il n'y a que cet adjectif que je peux vous retourner.
05:39parce que ces objets, leur valeur historique, c'est ce qui en fait toute la spécificité,
05:43la particularité.
05:44Alors bien sûr, il y a de l'or, il y a des émeraudes, il y a des saphirs,
05:49il y a des diamants, il y a des perles.
05:51En l'état actuel, des choses, les investigations qui se produisent
05:55avec une détermination absolue, non seulement des services de police,
05:58mais également des magistrats que j'ai l'honneur de diriger,
06:02et les magistrats de la GIRS, c'est-à-dire c'est la juridiction interrégionale spécialisée
06:07qui s'est emparée de ce dossier, il y a une soixantaine d'enquêteurs
06:11de la police judiciaire de la préfecture de police
06:14qui sont actuellement en cours d'audition, de recherche de traces,
06:18d'exploitation des vidéos, et donc notre détermination est totale.
06:22Alors, pourquoi je vous dis ça en répondant à une question sur la valeur ?
06:27Je repose ma question autrement, est-ce qu'on peut imaginer
06:29que ces bijoux soient revendus, pardon pour l'expression,
06:31mais à la découpe, refondu s'il s'agit d'or ou de pierre ?
06:36C'est une des hypothèses que l'on veut garder en tête,
06:40parce que, je dirais d'abord, quand on fait une enquête,
06:43le meilleur moyen de la rater, c'est d'avoir une hypothèse privilégiée,
06:46donc on n'en a aucune, mais je veux dire,
06:48soit c'est une commande par un collectionneur,
06:51auquel cas, si on identifie ce collectionneur et ce commanditaire,
06:55on retrouvera les bijoux en état,
06:57soit, comme on peut le constater dans différentes occasions,
07:00c'est une commande par des gens qui n'ont repéré ces bijoux
07:04qu'en cause des pierres, des perles et des métaux rares
07:11dont ils étaient composés.
07:13Est-ce que vous disposez d'images de vidéosurveillance,
07:16par exemple, dans la rue qui jouxte le musée du Louvre ?
07:19Alors, non seulement nous avons des images de vidéoprotection
07:22du musée lui-même,
07:23nous avons des images de vidéoprotection de la plaque parisienne,
07:28mais nous avons aussi, et je le souligne,
07:31parce que j'avais déjà eu l'occasion de le souligner dans l'affaire Amara,
07:34une vraie mobilisation de nos concitoyens
07:36et nous avons reçu un témoignage,
07:38au cours de cette enquête, par exemple,
07:40d'un de nos concitoyens qui a signalé à la police judiciaire
07:43le fait que l'un des malfaiteurs s'est débarrassé
07:46du gilet jaune dont il était porteur
07:48et donc a signalé ce gilet jaune
07:50qui est désormais entre les mains des enquêteurs.
07:52Et ça, c'est un citoyen qui a appelé la police pour signaler ça ?
07:56Petite précision, le plus gros diamant
07:58de la collection du Louvre,
08:00qui s'appelle le Réjean, 140 carats,
08:02porté notamment par Louis XV,
08:03considéré comme le plus beau diamant du monde,
08:05se trouve dans cette aile, dans ce bâtiment,
08:08il n'a pas été dérobé.
08:09Non, la vitrine qui contenait ce diamant
08:11n'a pas été attaquée par les malfaiteurs.
08:13Comment vous l'expliquez ?
08:14Je n'ai pas d'explication,
08:15c'est quand il sera en garde à vue
08:18et face aux enquêteurs,
08:20qu'on saura quel type de commande
08:22ils avaient eue
08:23et pourquoi ils n'ont pas ciblé cette vitrine.
08:25Mais ça veut dire qu'ils étaient renseignés,
08:27qu'ils savaient exactement ce qu'ils venaient chercher.
08:29Alors, on peut évidemment déduire...
08:31Parce qu'un diamant de 140 carats,
08:33ce n'est pas ce qui s'écoule le plus facilement.
08:34Sans doute, j'en ai assez peu vendu dans ma vie sur le marché.
08:38Nous sommes dans le même cas, l'un et l'autre.
08:40Non, simplement, ce qu'il faut dire,
08:42c'est que, évidemment,
08:44tout ce que je vous révèle aujourd'hui,
08:46ça démontre une préparation.
08:49Donc, on a une forme d'organisation.
08:52Après, pourquoi ce type de vitrine a été choisi
08:55par rapport à un autre type de vitrine ?
08:57Je ne suis pas en l'état de vous le dire aujourd'hui,
09:00parce que les intéressés devront s'en expliquer.
09:02Vous nous avez parlé de quatre personnes cagoulées,
09:05deux qui se sont infiltrées dans le Louvre,
09:07deux autres qui les attendaient au volant du véhicule
09:10qui portait cette nacelle.
09:12Que sait-on de ce commando ce soir ?
09:14Alors, de ce commando, on sait sa capacité d'organisation.
09:18Après, on ne sait pas si c'est l'intégralité du groupe criminel,
09:23parce qu'il peut aussi y avoir des commanditaires,
09:25il peut aussi y avoir ceux qui peuvent être des petites mains,
09:30parce que dans ce type de phénomène,
09:32comme dans ce qu'on constate généralement
09:34dans la criminalité organisée,
09:35on peut très bien avoir des gens très aguerris,
09:40ce type d'attaques, d'objets contenus dans les musées,
09:43qui font eux-mêmes appel sur les réseaux sociaux
09:46avec des gens moins aguerris,
09:48mais qui ont une spécialité qu'ils reconnaissent,
09:51qui va savoir voler un engin de chantier,
09:53qui va savoir dissimuler ou le louer sous une fausse identité.
09:57Bref, tout ça, c'est la suite des investigations
09:59qui nous permettra de le dire précisément.
10:01Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
10:02a parlé de possibles ressortissants étrangers.
10:05Est-ce que c'est le cas ?
10:06Est-ce que vous avez des indications dans ce sens-là ?
10:08Tout est possible.
10:08Et François Hollande, qu'on a entendu il y a quelques instants,
10:10l'ancien chef de l'État, disait
10:11« N'écartons aucune piste »,
10:13y compris au vu des derniers vols qui ont eu lieu,
10:16il y en a eu beaucoup dans des grands musées ces dernières semaines,
10:19y compris une piste d'ingérence étrangère.
10:21C'est l'une des pistes sur lesquelles vous travaillez ?
10:23Le parquet de Paris est bien placé pour travailler sur les ingérences,
10:26parce que vous savez qu'un certain nombre de faits
10:28qui paraissaient des droits communs
10:29ont été déterminés comme étant des faits susceptibles
10:32de recevoir la qualification aggravée d'actes d'ingérence.
10:36Après, là aussi, ça peut faire partie d'une hypothèse parmi les autres.
10:41Ce n'est en l'état des comparaisons qu'on peut faire
10:44avec les attaques récentes de musées qui ont eu lieu sur la plaque parisienne.
10:49Pas l'hypothèse privilégiée.
10:50Pourquoi ?
10:51Parce que si on se réfère à deux attaques assez récentes de musées parisiens,
10:56je veux ici parler du musée Cognac-Jet,
10:58où il y avait eu des vols de tabatières et le musée
11:02où il y a eu des vols de pépites,
11:04dans les deux cas, nous avons interpellé au moins un des participants
11:09à chacun de ces vols,
11:11et nous ne sommes pas sur des perspectives d'ingérence dans ces deux dossiers.
11:14Donc ce n'est pas l'hypothèse qui prend le dessus sur les autres ce soir ?
11:17Elle n'est pas exclue.
11:17On est plutôt dans une hypothèse de quoi ?
11:19De grand grand déclisme ?
11:20On est dans l'hypothèse d'une criminalité organisée
11:23qui peut avoir deux objectifs,
11:25soit d'avoir agi au bénéfice d'un commanditaire,
11:28soit d'avoir agi parce qu'aujourd'hui,
11:30la criminalité organisée dispose de fonds absolument considérables
11:34et peut avoir pour objectif d'acheter des pierres précieuses
11:38pour pratiquer des opérations de blanchiment.
11:41Vous voulez dire que ça pourrait être lié par exemple à du narcotrafic ?
11:44De nos jours, tout peut être lié à du narcotrafic
11:47tellement les sommes obtenues du narcotrafic sont importantes.
11:50Le commando s'est enfui à Scooter ce matin après ce cambriolage.
11:54Est-ce que vous avez perdu leur trace ?
11:56Ou est-ce que depuis 9h35, 9h40 ce matin, ils ont été identifiés ?
12:01Peut-être que vous ne pouvez pas tout à fait me répondre ce soir
12:03pour le bienfait de l'enquête,
12:04mais est-ce qu'on a perdu leur trace ?
12:06Je ne dirais rien du tout sur les perspectives d'enquête qu'on a à l'heure actuelle.
12:11L'objectif de ma présence aujourd'hui,
12:14c'était déjà de vous donner les points très objectifs que je possède.
12:18Et puis aussi, encore une fois,
12:19manifester l'extraordinaire mobilisation des services de police
12:22et la mobilisation également des magistrats de Montparquet.
12:26Pouvez-vous, Madame la procureure, nous confirmer une information
12:28qui est donnée par nos collègues de l'agence France Presse ?
12:29C'est que l'un de ces scooters, en tout cas, a été retrouvé.
12:32Alors, au moment où je suis rentrée sur votre plateau,
12:35je n'avais pas cette information.
12:36Alors, si l'information de l'agence France Presse
12:38est une information de début d'après-midi ou de milieu d'après-midi,
12:42cette information n'était pas confirmée.
12:44Avez-vous retrouvé des traces d'ADN ou des empreintes,
12:47notamment, par exemple, sur la nacelle qui a été utilisée ?
12:49Tout est en cours d'exploitation.
12:51Il s'agit de faire des prélèvements.
12:53Et comme je vous l'ai dit,
12:54aussi bien les enquêteurs de police technique
12:56que tous les enquêteurs des services spécialisés,
13:00au premier rang desquels la BRB,
13:02évidemment qu'il y a une technicité extraordinaire
13:05dans ce type de dossier.
13:06Et c'est la raison pour laquelle je soulignais
13:08que sur les deux précédents dossiers,
13:09il y avait des identifications au moins d'un des malfaiteurs
13:12suspectés d'avoir été impliqués dans ces deux vols.
13:18Eh bien, bien sûr, on a un certain nombre d'éléments
13:21qu'on va devoir exploiter,
13:23ne serait-ce que parce que, par exemple,
13:24ce véhicule, avec cette nacelle,
13:27les malfaiteurs ont tenté de l'incendier.
13:30Ils n'y sont pas parvenus.
13:31Donc, évidemment, il va y avoir des exploitations majeures
13:34de toutes les traces qu'on va pouvoir trouver
13:35à l'intérieur de ce véhicule.
13:36Je ne m'y connais pas non plus beaucoup
13:38en véhicule avec nacelle,
13:39mais ce n'est pas quelque chose qu'on trouve au coin de la rue.
13:41Je pense que ce n'est pas évident d'en acheter
13:43ou d'en louer un.
13:44Ça veut dire que c'est l'une des pistes
13:45que vous explorez aujourd'hui ?
13:46Bien sûr, on explore, encore une fois,
13:48toutes les modalités d'acquisition de ce type d'engins.
13:51Soit c'est des locations auprès d'entreprises spécialisées,
13:54mais qui auront évidemment été faites
13:56sous de fausses identités avec des faux papiers.
13:58Soit ce sont des vols sur des chantiers
14:01qui ensuite sont utilisés pour perpétrer l'objet final,
14:07c'est-à-dire le crime final.
14:08Et donc, vous nous confirmez que pour l'instant,
14:10ces quatre hommes sont toujours en fuite
14:11à l'heure où l'on se parle.
14:12Il n'y a pas d'informations que vous pouvez nous divulguer
14:14ce soir sur leur parcours depuis ce matin,
14:17depuis qu'ils ont quitté le...
14:18Je pense que l'ensemble de vos téléspectateurs
14:20comprendront ma discrétion.
14:24Est-ce que vous lancez un appel ce soir pour des...
14:26Alors, à l'image de cette collaboration citoyenne
14:30que j'évoquais à l'instant,
14:34si l'un quelconque de vos téléspectateurs
14:36pense avoir vu quelque chose en lien avec cette affaire,
14:39bien sûr, ces déclarations sont toujours bienvenues
14:43auprès des services spécialisés.
14:44mais en l'occurrence, nos grandes pistes d'action
14:48sont évidemment les exploitations de la vidéoprotection,
14:52des personnes présentes au moment des faits
14:54et de l'ensemble des traces qu'on pourra relever en la matière.
14:57Des personnes présentes au moment des faits,
14:59y compris les employés du Musée du Louvre ?
15:00Bien sûr.
15:01Ils vont être entendus, tous, ceux qui étaient là dans la salle,
15:04l'ensemble ?
15:05Oui, oui, bien sûr, parce qu'on ne va pas se contenter
15:08d'expertiser la temporalité des faits
15:10sur ces 7, 8, 10 minutes que j'évoquais.
15:13À partir du moment où on pense qu'il y a une préparation,
15:16on va s'intéresser aux jours précédents
15:19pour savoir si on repère, par exemple,
15:21des comportements suspects,
15:23susceptibles d'être associés à des repérages.
15:25Tout ça, ça fait partie des techniques classiques
15:28des services spécialisés.
15:29Dernière question, L'Orbeco.
15:31Le musée était fermé aujourd'hui.
15:32On comprend évidemment pourquoi.
15:33Les visiteurs qui étaient là ce matin
15:35ont été priés de quitter l'établissement
15:38dans les minutes qui ont suivi.
15:39Est-ce qu'il va rouvrir dans les jours qui viennent ?
15:40Ou est-ce que le temps de l'enquête
15:41nécessite un peu plus qu'une journée ?
15:43Ça, c'est une décision de réouverture
15:45qui ne m'appartient pas
15:46parce que je pense qu'elle doit être liée
15:48à des considérations qui ne sont pas seulement
15:50celles de l'enquête judiciaire.
15:52Mais en l'occurrence,
15:54l'ensemble des investigations techniques
15:56semblent désormais achevées au sein de ce musée.
16:00Et je ne doute pas qu'il pourra rouvrir
16:02les prochains jours.
16:03Merci beaucoup, Laure Bécaud.
16:05Je rappelle donc quatre malfaiteurs ce matin
16:07qui ont cambriolé deux à l'intérieur,
16:09deux restants à l'extérieur,
16:10le musée du Louvre.
16:11Neuf bijoux dérobés dont l'un retrouvé.
16:14Une personne qui a témoigné également
16:15pour dire que l'un des malfaiteurs
16:17avait laissé un gilet jaune
16:19sur les lieux de son malfrat.
16:22Cet appel également que vous avez lancé
16:24si des personnes pensent disposer d'informations.
16:26Évidemment, vous n'intervenez pas
16:27mais vous appelez.
16:28Quel numéro ?
16:29Celui de la police judiciaire parisienne.
16:31Évidemment.
16:32Merci beaucoup, Laure Bécaud,
16:34d'être venue ce soir
16:35sur le plateau de BFM TV.
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